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c des sciences à cAté de Tastronomie; » et I*hisloire de la structure de notre planète, dis qu'elle sera bien comprise , conduira l'humanité aux mêmes grands résuItaB moraux qu*e1le a déjà obtenus de Tétude des mécanismes célestes. La géologie a déjà établi, sur des preuves physiques, que la surface du globe n*a p>as existé de toute éternité, dans les conditions qu'elle présente de nos jours» mais qu'elle y est arrivée par une série de créations distinctes qui se sont succédé durant des périodes consécutives d*une étendue considérable, mais parfaitement limitées entre elles; que toutes les combinaisons actuelles de la matière avaient été précédées d'autres combinaisons, et que ses derniers atomes, dans toutes les transformations qVils ont subies, ont été régis par des lois tout aussi invariables et tout aussi régulières que celles qui tracent aux
Klanètes leur route dans l'espace. Et comien tous ces résultats sont en harmonie avec nos sentiments les plus élevés, avec la conviction où nous sommes de la grandeur et de la bonté du Créateur de cet univers 1 Si donc des sources de certitude aussi importantes pour la théologie naturelle, n'ont été admises qu'avec répugnance, par des hommes animés d'un zèle sincère pour les intérêts de la religion, c'est que faute d'avoir pénétré assez avant dans les sciences physiques, et de les avoir sainement appréciées, ils avaient craint des contradictions entre les phénomènes naturels et l'histoire de la création telle que la Genèse nous la raconte, c En outre, de ce que les géologues n'ont
Eu jusqu'à présent s'entendre assez pour étalir une théorie de la terre complète et incontestable; et de ce que de vieilles opinions, qui ne s'appuyaient que sur des matériaux sans valeur, ont disparu devant des découvertes plus étendues, on a conclu qu'il n[7 a rien de certain dans tout ce que l'on dit à ce suiet , et que toutes les déductions sur lesquefles cette science est fondée n'ont rien que d'indigeste et de purement conjectural : c'est s'armer contre la géologie, d'un raisonnement laux et injuste. Tout homme de bonne foi conviendra nue le temps n'est Vàs encore venu où une théorie de la terre parfaite puisse être établie d'une manière complète et définitive , parce que nous n'avons pas encore i>ar devers nous tout
fût loales mes recherches, il ne me reste plus qu'à élever mes yeax et mes mains vers le ciel, el à adresser avec dévotion mon humble prière à Fauteur de tovle lamiére : 0 toi qui, par les lumières sublimes que la as répandues sur toute la nature, élèves nos aésirs jusqu'à la divine lumière jde ta grâkce, afin que nous soyons un jour transportés dans la lumière étermlle de ta gloire, je le rends gi^ces, Sei|pMiir et Créateur, de toutes les joies que j'ai éprouvées dans les extases où m'a jelé la contem* pïalion de rœuTre de tes mains.
< Voilà que j'ai terminé ce lÎTrequi conlîeut le fruit de mes travaux , et j*ai mis à le composer toute la sofluue dlnlelligence que tu m*as donnée. J*at pro damé devant là hommes toute la grandeur de tes «euvres , je leur en al expliqué les témoignages, aaiaol que mon esprit fini nfa nermis d'embrasser
l'ensemble de faits, sur lesquels elle doit un jour être basée ; mais en attendant nous possédons déjà beaucoup de ces faits bien démontrés; à leur suite, nous pouvons dès maintenant atteindre à des conclusions d'une > importance et d'une certitude incontestable, . et la somme de ces conclusions , à mesure > qu'elle s*aecrott, fournit à cette théorie, qui un jour sera l'une des richesses de l'esprit humain , un point d'appui de plus en plus ferme. Chaque jour nous la perfectionnons davantage; déjà il nous est donné de construire le premier, le second, le troisième étaçe de notre édifice, avec toute la solidité r désirable, quoique un temps bien long doive encore s'écouler avant que le couronnement puisse y être posé. Ainsi donc, tout en admettant qu'il nous reste beaucoup à apprendre, nous afiirmons avoir déjà beaucoup et de solides connaissances, et nous protestons contre ceux qui demanderaient la destruction de ce qu'A y a déjà de construit, sous le prétexte qu'il y a encore beaucoup à construire.
« Durant la période d'enfance de la géologie, alors qu'aucune des sciences, qui seules peuvent lui fournir une base assurée, n'était arrivée à maturité , la prudence voulait que l'on remtt à une autre épooue le parallèle entre le récit de Moïse et la structure actuelle du globe, structure alors presque entièrement inconnue ; mais notre position a tout à fait changé depuis cinquante ans ; un mouvement immense s'est opéré dans nos connaissances, et leurs limites ont été portées si loin que, à cette heure, le sujet août il s'agit réclame impérieusement sa place dans notre discussion.
« Or, un premier fait important, c'est que tous les observateurs, quelles que soient d'ailleurs leurs opinions sur les caractères secondaires qui ont agi dans la production des phénomènes géologiques, s'accordent en ce point au'ils n ont pu s'accomplir que dans une urée composée d'une suite de périodes immenses en étendue. Ce n'est donc pas sortir de notre sujet, que d'examiner, dès maintenant, jusqu'à quel degré l'histoire de la création , telle qu'elle est contenue dans le narré concis que nous en a lait Moïse, se trouve d'accord avec l'ensemble des phénomènes naturels, dont nous ferons ouelques pages plus loin l'objet de notre éliide. Car il
rétendue infinie. J*ai fait tous mes efforts pour m*éleTer jusqu'à la vérité par la philosophie; el, s*il m'était arrivé de dire quelque chose d'indigne de toi, à moi méprisable vermisseau conçu et nourri dans le péché, fais-le moi connaître, afin que je puisse Teflaoer. Ne me suis-je point laissé aller aux séductions de la présomption , en présence de la beauté admirable de tes ouvrages? Ne me suis-je pas proposé ma propre renommée parmi les hommes en élevant ce monument qui devait être tout enl*er consacré à ta gloire? Oh ! s'il en était ainsi , reçoismoi dans ta démence et dans ta miséricorde , et accorde-moi cette grâce que l'œuvre que je viens d'achever soit à jamais impuissante à pnrauire le mal ; mais qu'eUe contribue à ta gioire et au salul des âmes.
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DICTIONNAIRE DE COSUOGONIE
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importe qu'il ne nous reste plus aucun deute à cet égard, lorsque nous entrerons dans ces recherches, ayant pour but la reconstruction d'une série d'événements dont la majeure partie a précédé la création de TespèCe humaine.
« Or, je crois pouvoir démontrer non-seulement qu il n'y a pas incompatibilité entre les déductions auxquelles nous serons conduits et le récit de Moïse, mais que les études géologiques auront uour résultat de jeter d'importantes lumières sur plus d un point de ce récit demeuré jusqu'alors obscur. Comme nous serons conduits peut-être à proposer quelques idées peu d'accord avec les interprétations les plus généralement reçues jusqu'ici et les plus popularisées, je «i.éclare qu on peut les admettre sans craindre que nous allions jamais jusqu'à porter atteinte à Tauthenticité du texte lui-même, ou au respect que nous devons à l'autorité d'hommes qui, par cela même qu'ils nous ont précédés, n ont point compris comme nous les passages en question, privés qu'ils étaient du secours de ces mêmes faits qui sont venus les éclairer à nos yeux d'une Jumière toute nouvelle; et si à quelques égards la géologie semble demander que Ion sacrifie quelque chose de Tinter^jrétation littérale du texte aux exigences des déductions scientifiques, elle nous en dédoraagera largement par les nouveaux appuis
au'elle fournira à la religion naturelle sur ivers points que la révélation n'avait pas eu pour but de nous enseigner.
« L'erreur de ceux qui veulent trouver dans la Bible une histoire complète et détaillée des phénomènes géologiques, c'est d'exiçer trop ; les opérations créatrices dont ils lui demandent gratuitement compte s'élèvent à des époques \ii à des localités n'offrant plus aucun rapport direct avec l'espèce humaine, il ne serait pas plus déraisonnable d'accuser le récit mosaïque d'imperfection, parce qu'il n'y est point fait mention des satellites de Jupiter ou de l'anneau de Saturne, que de s'enprendreà lui du désappointement auquel on s expose lorsqu'on y va chercher un ensemble de connaissances géologiques qui peuvent entrer dans une encyclopédie des sciences, et nullement dans un volume, dont l'unique but est de fixer nos convictions religieuses, et de nous donner des règles de conduite. La révélation devait-elle être une communication de l'omniscience tout entière? et, si elle devait s'arrêter quelque part, à quel point des sciences physiques plutôt qu'à tout autre, pour qu'elle fut à l'abri des mêmes reprocnes d imperfection et d'oubli dont on s'obstine à poursuivre les récits de Moïse. Une révélation qui eût dit Je l'astronomie tout ce qu'en savait Copernic, fût restée au-dessous des découvertes de Newton, et Laplace l'eût trouvée fort défectueuse s'il n'y eût rencontré de science que ce qu'en possédait Newton lui-même.
Une révélation de toutes les connaissances chimiques du xviii' siècle eût été bien pauvre en présence de celles d'aujourd'hui, et
ces dernières, sans nul doute, éprouveront le même sort lorsqu'on les comparera à celles de l'âge qui doit succéder au nôtre ; et, dans toute la sphère des connaissances humaines, il n'en est pas une à laquelle ce raisonnement ne puisse s'appliquer, jusqu'à ce que l'homme ait obtenu la révélation complète de tout ce qu'il y a de mystérieux dans le mécanisme des mondes matériels et dans les forces qui les mettent en raouvemem. Une telle mise en possession de l'intelligence de Dieu lui-même dans ses œuvres et dans toutes ses voies, conviendrait peut-être à des êtres d'un ordre supérieur ; peut-être aussi entre-t-elle comme élément dans le bonheur auquel nous sommes réservés par delà cette vie. Mais elle dépasse les forces de la race humaine placée dans les conditions physiques et morales où nous la voyons ; elle serait en contradiction manifeste avec les vues que h Divinité s'est proposée toutes les fois qu'elle s'est communiquée par des révélations. Ces sortes de raanirestations ont eu pour but de donner à l'homme des lumières morales, et non des connaissances scientifiques.
« Diverses hvpothèses ont été proposées dans le but de faire concorder les phénomènes géologiques avec la narration concise que Muïse nous a faite de la création. C'est ainsi que plusieurs ont voulu expliquer par le déluge de la Genèse la formation des couches stratifiées , opinion incompatible avec l'épaisseur énorme et les subdivisions en nombre immense que présentent ces couches, avec la variété infinie et la constante régularité suivant laquelle s'y succèdent les restes d'animaux et de végétaux, dont la diflérence avec Tes espèces actuelles sont en raison directe de leur antiquité et des profondeurs où elles se trouvent. Ce fait que la jilus crande partie de ces restes appartiennent a des genres éteints, et presque tous à des espèces perdues, lesquels ont vécu, se sont reproduits et ont péri sur le lieu même où on les trouve, ou à une distance trèsrapprochée, prouve que toutes ces couches ont été successivement et lentement déposées, durant des périodes d'une longue durée et à de grands intervalles. De ces végétaux et de ces animaux, il est impossible qu'aucun ait fait partie de la création à laquelle nous appartenons immédiatement,
« Suivant d'autres, ces couches auraient été formées au fond des eaux dans rintervalie qui s'est écoulé entre la création de l'honripo et le déluge sacrés ; et, à celte dernière époque, les portions primitivement élevées audessus du niveau des mers qui formaient les continents antédiluviens, se seraient engouffrées sous les eaui, tandis que 1 ancien lit des océans se serait soulevé pour former h son tour des montagnes et des continents. Mais cette hypothèse tombe irrésistiblement devant les taits que nous devons exposer dans la suite de cet ouvrage.
« Une troisième opinion a été éniise en même temps par de savants théologiens et par des hommes versés dans les éludes géologiques, et sans qu'ils y aient été conduits
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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far les mêmes considérations ; e^le consiste dire que les jours dont il est question dans le récit génésiaque, ne sont point des intervalles égaux à ceux que le globe emploie pour opérer une rotation sur luimême, mais bien des périodes se succédant entre elles, et chacune d'une grande étendue ; et l'on a été jusqu à affirmer que Tordre suivant, dans lequel se succèdent les débris qui nous sont restés d'un monde antérieur au nôtre, était en tout d'accord avec l'ordre de création raconté dans la Genèse. Cette assertion, malgré son exactitude apparente, ne s'accorde pas encore dans son entier avec les faits géologiques (kS). Car il est ()rouvé que les plus anciens animaux marins se rencontrent dans ces mêmes divisions de couches de transition les plus inférieures, où Ton rencontre les premiers restes végétaux, d'où cette conclusion irrésistible que ces animaux et ces végétaux sont d'origine contemporaine ; et si quelque part la création des végétaux a précédé celle des animaux, c'est un fait dont jusqu'ici les recherches géologiques n'ont pu rencontrer aucune trace. Cependant il n'y a encore là , dans mon opinion, aucune objection solide, que la théologie ou la critigue puissent faire contre remploi du niot jour dans le sens d'une longue période ; mais l'on demeurera convaincu de l'inutilité d'une telle extension dans le but de réconcilier la Genèse avec les faits naturels, si je parviens è démontrer que toute la durée dans laquelle se sont manifestés les phénomènes géologiques est en entier comprise dans l'intervalle indéfini dont l'existence nous est annoncée par le premier verset.
« Dans ma leçon inaugurale, publiée à Oxford en 1820, pages 31-32, j'ai formulé mon opinion en faveur do cette hypothèse, que « le mot commencemeni a été appliqué par Moïse, dans le premier verset de la Genèse^ h un espace de temps d'une durée indéfinie et antérieure h la dernière grande révolution qui a changé la face de notre globe, ainsi qu'à la création des espèces animales et végétales qui en sont maintenant les habitants. Durant ce temps, de longues séries ^ de révolutions diverses ont pu s'exécuter, ' lesçiuelles ont été passées sous silence par Thistorien sacré , comme entièrement étrangères à l'histoire de la race humaine. Il ne s*en est autrement inquiété que pour constater ce fait, que les matériaux constituants de l'univers ne sont pas éternels, ne tirent pas d'eux mêmes leur propre existence, mais ont été créés dans 1 origine des siècles par la volonté du Tout-Puissant. » Et j'ai éprouvé une véritable satisfaction lorsque j'ai vu que cette manièire d'envisager notre 5uj€t, qui avait déjà depuis longtemps pris I}lace dans mon esprit, était tout è fait d'accord avec l'opinion imposante du docteur .
iAô) Vog. Tart. Jours-Périodes dans ce Dictionnaire.
(i4) Le ploriol liébreu shamaim, {Gen. ii, 1), que l'on ira luit par ciW, désigne, par sa fii(iiilication ccrinologiqiie, les régions au-dessus de ncns, tout ce
Chalmers. Il l'expose en ces termes dans son Evidence ofthe Christian révélation^ chap. 7 : « Est-ce que Moïse a jamais dit que Dieu , en créant le ciel et la terre, ait fait autre chose qu'une transformation de matériaux déjà existants ? ou avance-t-il quelque part qu'une longue suite de siècles ne sépare pas le premier acte de la création dont il est parlé dans le premier verset de la Genèse^ et qui dit s'être passé « au commencement^ » et toutes ces autres opérations dont le récit plus détaillé commence au second verset, et qu*il nous décrit comme s*étant accomplies dans un nombre déterminé de jours? ou enfin nous donne-t-il a entendre que ces généalogies vont plus loin qu'à fixer l'antiquité de l'espèce humaine, abandonnant à la discussion philosophique Tantiquité du globe lui-même? »
« Les théologiens les plus savants ont longtemps discuté la question de savoir si le premier verset de la Genèse devait être considéré comme désignant les choses qui vopt suivre, et offrent un préambule sommaire de la création nouvelle, dont les détails constituent l'histoire des six jours qui remplit les versets suivants : ou comme établissant simplement ce fait, que le ciel et la terre ont été créés par Dieu, sans limiter la durée dans laquelle s'est exercée son action créatrice. La dernière de ces opinions est parfaitement en harmonie avec les découvertes de la géologie.
« Le récit de Moïse commence par déclarer que, « dans le commencement. Dieu créa le o ciel et la terre. » Ce peu de mots peuvent être reconnus par les géologues comme l'énoncé concis de la création des éléments matériels dans une durée qui précéda distinctement les opérations du premier jour. Nous ne trouvons aflirmé nulle part que Dieu créa le ciel et la terre dans « le pre- « mier jour, » mais bien dans « lejcommencetf ment, » et ce commencement peut avoir eu lieu à une époque reculée au delà de toute mesure, et qu'ont suivie des périodes d'une étendue indéfinie, durant lesquelles se sont accomplies toutes les révolutions physiques dont la géologie a retrouvé les traces. >^ « Le premier verset de la Genèse nous parait donc renfermer explicitement la création de l'univers tout entier; du «ciel», ce mot « ^'appliquant à tout l'ensemble des systèmes «I sidéraux [kk) ; et de la terre, >* notre planète étant aussi l'objet d'une désignatioa spéciale, parce qu'elle est la scène où vont se passer tous les événements sans rapport avec l'histoire de resuèce humaine, et qui ont eu lieu sur la suriace du ^lobe, depuis l'époque indiquée par le premier verset, où furent créés les éléments qui entrent dans sa composition, jusqu'à celle dont l'histoire est résumée dans le second verset, il n'en est fait aucune mention ; aucune limite n'est
ui est an-dessus de la terre, comme nous disons c Dieu qu*il est au-dessus, qu*il est en ha>H, qu'il est au ciel, lorsque nous voulons indiquer la présence de sa divinité dans des espaces distincte e cette terre. (E.-B. Pisev.)
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rPiCTIONNÂlRE DE COSMOGONIE
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imposée à la duréede ces événements intermédiaires, et des millions de millions d'années peuvent s*étre pressés dans l'intervalle com-
(45) Je suis heureux de pouvoir joindre ici la nde suivante de mon ami le professeur royal d^hébreuàOxford; elle vient apporter la sanction importante de la critique hébraïque aux considérations à Taide desquelles jernesuiseiTorcé de faire disparaître les diflOcullés spécieuses soulevées à Toccasion des plié- Boméoes géologiques contre l'interprétation littérale du premier chapitre de la Genèse,
c Deux erreurs ont été commises par les crîf iqites au sujet de la siçuillcation du mot bara^ créer; Tune par ceux qui prétendent que le mot hébreu doit nécessairement être entendu dans le sens de c créer de rien ; > Tautre par ceux qui essayent de démontrer à Taide de Tétymologie que ce mot entraîne la signiflcation de i formation au moyen d'une matière existante déjà. > Ce n*est pas plus ici le cas de Tune que de Tautre signiGcalion. Je ne connais aucune langue dans laquelle il y ait un mot qui sîgniûe nécessairement i créer de rien. > Et, d*un autre cété, quel que soit le mot que Ton emploie, il est évident ques'ilsagitde Taciion créatrice de Dieu, ce mot ne peut impliquer d*une manière nécessaire b préexistence de la matière. Ainsi notre mot créer^ qnt rend le mot hébreu bara^ exprime que la chose créée reçoit son existence de Dieu sans indiquer par lui-même si Dieu, en rappelant à exister, la fit iortir ou non du néant; et la nésessité où nous sommes de le faire suivre des mots de rien suffit à prouver uue le mot créer n*a pas en lui-même cette étendue de signification ; et, en effet, ouand nous parlons de nous comme créatures de Dieu, nous D'entendons pas du tout par ces paroles que nous ayons été matériellement créés de rien. Ainsi c*est à Tensemble du texte, aux diverses circonstances, aux révélations que Dieu a faites ailleurs, et non à la force du mot en lui-même, qu*il faut s'en rapporter sur la question de savoir si bara exprime que la chose a été créée de rien (autant que nous pouvons aiTiver à comprendre cette expression) ou que Dieu a donné à de la matière déjà existante une forme d'existence tout à fait nouvelle. Or cette dernière signification est parfaitement indiquée dans la Gen&e^ I, 27, où il est parlé de la création de Thommc; lorsque nons savons d'après le chapitre H, vers. 7, qu'il a été tiré d'une matière déjà existante, — c la poussière de la terre, i — et le mot bara n'est réellement tant au-dessus du mot asah, faire, que par la raison que le premier s'applique uniquement à Faction divine, tandis que le second se dit également de Faction humaine; et la différence eiitrç ces mots est exactement la même qu'offrent dans notre lanpe les mots créer et faire par lesquels on les traduit : mais toute cette dispute me semble tefiir plutôt à notre manière d'envisager le sujet qu'au sujet lui-même ; cat faire ^ quand on l'applique à Dieu, est l'équivalent du mot cr^er.
Ainsi les mots bara, créer, asah, faire, yatsar, former, sont-ils fréquemment employés par Isaîe, et une fois par Amos comme tout à fait équivalents. Bara et asah expriment également la formation de quelque chose de nouveau {de novo), d'une chose dont l'existence, sous cette nouvelle forme, commence, et dépend entièrement de la volonté de celui cui la crée ou qui la fait. C'est ainsi que Dieu se désigne lui-même comme le créateur, — c Borée, > —du peuple juif {Isa. xliii, i, 15), et un événement nouveau est désigné sous ce même terme de création dans le livre des Nombres, chap. xvi, ^ 30 : < Si le Seigneur (texte anglais) fait quelque chose de nouveau, i et, dans Fhct)reu , c crée une créature. » — Le Psaliniste l'emploie aussi {Ps. civ, f 50) quand il parle du renouvellement de la face du globe, par la succession des créalures douées de
pris entre ce commencement où Dieu créa le ciel et la terre , et le soir où commence le premier jour du récit mosaïque (45).
vie : — c Tu enverras ton souffle et elles senwt créées, et tu renouvelleras la face de la terre, i Cette question a été traitée, mais d'une manière superficielle , par Beaiisobre , dans son Histoire du manichéisme, t. II, liv. v, chap. 4 ; et mieux par Péta vius, Dogm. théoL, t. III, De opificio ux dterum, lib. I, chap. i, § 8.
c Après avoir relu et étudié ce récit, le seul résultat auquel je puisse arriver, c'est que Icâ mots cr^er et faire sont synonymes , quoique le premier exprime cette idée avec plus de force ; et ils soDt en effet continuellement pris l'un pour l'autre. — c Dieu créa les grandes baleines (uen. i, ^ 21) ; — Dieu fit la bêle de la terre (^ ^). — Faitùm 1 homme (^ 26) ; ainsi Dieu cnéa l'homme () 27). i
— Mais il est en même temps probable ^ue le mot c bara > créer, fut choisi à cause de la si^iificatioa plus élevée pour désigner la formation primitive du ciel et de la terre.
f Cependant le seul point réellement important qu'il y ait à débattre dans Tinterpréution du premier chapitre de la Genèu, c'est de déterminer d une manière définitive si les deux premiers versets sont un simple résumé de ce aui va être raconté plus en détail dans le reste du cuapitre, et conséqucmmeot une sorte d'introduction à ce dernier, ou s'ils renferment l'indication d'un fait de création distinct. Or, cette dernière interprétation me parait être la vraie, d*abord parce que la création du globe lui-même n'y est mentionnée nulle part ailleurs, puis parce que le second verset nous expose l'état de la terre après qu'elle eut été ainsi créée,- et nous prépare de cette manière au récit de l'œuvre de six jours; et s'il y est question d'une création, il me semble que celte création, qui a eu lieu , au commencement, i a df^ précéder les six jours: car on observera que l'histoire de chacun de ces jours est précédée de U déclaration, c Dieu dit, i ou i Dieu voulut que tdte chose fût > — ( c el Dieu dit > ) — ; et par conséquent la forme même du récit semble nous indiquer que la création du premier jour commença quaud ces mots furent prononcés pour la première fois, c'est-à-dire lorsc^ue la lumière fut créée, au verset 3. Quant à l'époque de la création dont il est question au verset i, elle ne me parait pas déterminée ; ce que nous y apprenons seulement, c'est ce qui seul nous importe, savoir, que toutes choses om été créées par Dieu. Et ce n'est pas ici une opinion nouvelle. Plusieurs Pères de TLglise, cités par Pétavius {toc. cit., chap. Il, § i-8), pensent que les deux premiers versets de la Genèse renferment le récit d'un acte de création distinct et antérieur.
Quelques-uns, comme saint Augustin, Théodoretet autres, rapportent à cette époque la création de la matière; d'autres, celle des éléments; d'au 1res encore (et ce sont les plus nombreux) pensent que ce ne sont pas les cieux visibles dont ilestquestion dans ce passage, mais ce qu'ils regardent comme désigné ailleurs sous les noms de — île plushautdescieux,i— cieutdescieux,»
— la création de notre ciel visible étant manifestement rapportée au second jour. Pétavius lui-mémo regarde la mation de la lumière comme le seul fai* du premier jour (cli. 7 De opère primœ diei, i(t est (uce), considérant les deux premiers versets comme un sommaire fait par Moïse de la création dont il allait entreprendre le récit, et comme une déclaration générale ayant pour but de rapporter à Dieu U création de toutes choses.
Episcopius et plusieurs autres auteurs pensèrent qU't la création et la chute des anges devaient êtn» rapportées à la période dont il est ici question, et toutes déplacées que soit de telles hypothèses, ellts nous font voir combien il est naturel de supposer
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