‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 21 sur 216 · BUG · texte numérisé non relu

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c Le second verset décrirait donc Tétat du globe au soir du premier jour (car Moïse ayant divisé le temps d'après la méthode judaïque, chaque jour se compte du commencement de la soirée au commencement de la soirée suivante), et ce premier soir peut être considéré comme la fin de cet espace de temps indéfini qui suivit la création première, annoncée par le premier verset, et comme le commencement des six jours qui allaient être emplovés à peupler la surface de la terre et à la placer dans des conditions convenables pour qu'elle pût recevoir l'espèce humaine. Ce même second verset mentionne distinctement la terre et les eaux comme existant déjà, et comme enveloppées dans les ténèbres. Cette condition d alors nous est décrite comme un état de confusion et de vide, tohu^ bohu^ que l'on a coutume de traduire par chaos^ mot çrec d'une signifi4!ation vague et sans précision, et que les géologues peuvent considérer comme indiquant le naufrage et la ruine d'un monde antérieur. Ce fut à ce moment que se terminèrent les périodes indéfinies qui font l'objet de la géologie; une nouvelle série d^'événements commença, et TcBuvre de la première matinée de cette nouvelle création fut de faire sortir la lumière des ténèbres temporaires qui avaient enveloppé les ruines de l'ancien monde (46).

' Plus loin, dans le neuvième verset, nous retrouvons une mention de cette ancienne terre et de cette ancienne mer. 11 y est dit que fef eaux reçurent l'ordre de se rasêemhier en un seul point, et le sec d*apparaUre. Or, le sec dont u est parlé ici est cette mémo terre, dont la création matérielle est annoncée dans le premier verset, et dont le second verset décrit la submersion et les ténèbres temporaires; et ces deux faits de Tapparition du sec et du rassemblement des eaux sont les seuls sur lesquels le neuvième verset se prononce : nulle part il n'y

mimerralle eonsidéraliie entre^k création mentiomiée dans le premier Tcrset de la Genèse et celle dont le récit nousest présenlé par le verset 3 et les sviraBts; aussi, dans quelques vieilles éditions de h BiUe anglaise, où la division en versets n*existe pas encore, trouve-t-on, à la 6n de ce qui est niaiolenant, la sec«md verset séparé du reste par un inlerraOe;etdans la Bible de Luther (Wittemberg, \hS7)t on voit le chiffre I, répété au ooroinencement da troisième verset pour indiquer que là commence en rêalîlé le récit du premier jour de la création.

Ain» donc nous trouvons dans ce qui précède la nnfiniatîon dont nous avions précisément besoin ; car bien que nous repoussions loin de nous Tidée impie de donner à la parole de Dieu une interprétation dfJiérenfe de sa signification la plus claire, il Bons fdirestéja crainte de nous être bis8é influencer ânolfe insu par les opinions flotUnles de notre >iede; c^esl pour cela que nous avons dirigé nos recherches avec le plus de soin vers les hommes qui MU eipliqué les divines £critiires k des époques où or théories n'eiistaient pas. Qu'il nous soit permis fajcnier que nous ne porterons pas plus loin ces îiiTe^tJgations. Nous ne savons rien de ce que c*est ^'nne création, rien descsnses premières, rien de Tes- ^sce, si œ n*est de la portion limitée par les corps ac-

est dit ({ue le sec ou les eaux aient été créés le troisième joui

« On peut interpréter de la même ma£lI1^re le quatorzième verset et les quatre suivant» Ce que l'on y dit des luminaires célestes paraît avoir trait seulement à leurs rapports avec notre planète, et plus spécialement encore avec l'espèce humaine qui allait y prendre place. Nulle part il n'est dit que la substance même du soleil et de la lune ait été appelée è exister pour la première fois le quatrième jour (W); le texte peut également signifier que ces corps célestes furent, à cette époque, spécialement adaptés à certaines fonctions d'une grande importance pour l'espèce humaine : — « A verser la lu- «( mièresur le globe; à régner sur le jour et « sur la nuit. » — « A fixer les mois et les « saisons, Jesannéeset les jours. » — Quant au fait même de leur création , il avait été annoncé d'avance dès le premier verset. La Genèse mentionne aussi les astres (cb. i, 16), mais en trois mots seulement, et, pourainsi dire, sous forme de parenthèse, comme si elle ne se fût proposé d'autre but que de nous rappeler que tous ils avaient été créés par la même puissance qui avait fait exister déjà le soleil et la lune, ces autres luminaires d'une importance bien plus grande pour nous (hS). Cette mention si brève accordée en passant à toute la phalange innombrable de ces corps célestes, dont chacun, selon toute probabilité, est un soleil à part, et le centre d'un système plané(aire , tandis que la lune, notre petit satellite, est citée comme approchant le soleil par son importance, nous démontre clairement qu'il n'est accordé d'autre intérêt aux phénomènes astronomiques que celui qui résulte de leurs rajiports aYecleglobe,etsurtoutavecrespècehumainet et nullement de leur importance réelle dans l'immensité de l'univers. El n'est-il pas impossible que nous mettions les étoiles fixes au nombre des corps que la Genèse (i, 17)

toelleroent existants ; rien du temps, excepté ce qu: en est déterminé par les mouvements de ces mêmes cor|>s. Je regretterais amèrement de paraitre dogmatiser à propos de ces choses sur lesquelles un instant de reflexion et d^huniilité nous conduira à confesser notre ignorance profonde. Cest à peine si nous devinons les choses de ce monde, et tons nos travaux m peuvent nous faire apercevoir ce qui se passe sous nos yeux ; qui donc oserait scruter les secrets des cieux, (Sapesse, ix, 16. ) — (E.-B. Pcset).

(iG) D*apres l'opinion que m*a émise le professeur Pusey, ces mots i que la lumière soit, > Yehi or, (Cen. i, 5), n'impliauent pas davantage que les mots par lesquels on les a traduits que Ëi lumière n'eut Jamais existé antérieurement ; on peut les Interpréter simplement dans le sens d'une substitution de la lumière aux ténèbres sur la surface de notre planète. Quant à la question de savoir si la lumière avait déjà existé guelc^ue part dans les œuvres de Dieu, ou si elle avait précède sur cette terre les ténèbres décrites au verset 2, eUe est absolument étrangère au but du narrateur.

(471 Voyez les notes précédentes.

(48) Les mots veeth haccocabim si^ traduiseiM littéralement par: i Et les étoiles. * (E.-B. Pussi.)

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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nous dit avoir été placés à la voûte des cieux pour réuandre la lumière sur la surface de notre globe, alors que, sans le secours du télescope, le plus çrand nombre de ces corps célestes demeure invisible? Le même principe parait dominer la description de la création, quant à ce qui concerne notre planète; la formation des matériaux qui la composent, une fois annoncée dans le premier verset, les phénomènes de la géologie comme ceux de l'astronomie ont été passés sous silence, et la narration arrive sans intermédiaire aux détails de la création actuelle dont les rapports avec Thomme sont plus immédiats (4.9).

« L'interprétation que je viens de proposer semble en outre résoudre la difficulté qui , sans ce secours, paraît résulter de ce qu'il est dit que la lumière existait dès le premier jour, tandis que c'est au quatrième seulement qu'apparaissent le soleil, la lune et les étoiles. Si nous supposons que la terre et les corps célestes aient été créés à cette époque dont la distance reste indéterminée, et que l'Ecriture désigne par le mot cornmencementj et que les ténèbres, qui couvraient le soir du premier, n'étaient que des ténèbres temporaires produites par l'accumulation de vapeurs denses — « sur la face de l'abtme, » —on peut concevoir comment un commencement de dispersion de ces vapeurs

(49) Les observations suivantes de Tévèque Gleig, bien qu*à Tépoque où il les écrivait il ne fût pas eiitièrcroeul convaincu de la réalité des faits annoncés iiar les découvertes géologiques, nous font voir qu'il partageait dès lors cette opinion que le récit de Moïse pourrait sans inconvénient sMnterpréter en admettant que Teiistence de l'espèce humaine a été précédée d'un laps de temps indéfini.

c Je suis très-dispoaé à croire que la matière dont se compose Tunivers a été cr^ d'un seul jet,

?[uoique plusieurs portions aient reçu leur dernière orme à des époques très-diverses. A quelle époque précise l'univers fut-il créé, ou combien de temps le système solaire demeura-t-il dans le chaos ? Ce sont là autant de vaines questions auxquelles on ne peut faire aucune réponse. Moïse nous raconte Thistoire de la terre, seulement dans son état actuel : il nous annonce qu'elle fut créée, et qu'elle était vide et informe alors que l'esprit de Dieu flottait âi la surface des eaux. Mais il ne nous dit pas combien longtemps dura cet état de chaos, ni si c'étaient ou n'elaienl pas les débris de quelque système plus ancien

3 n'auraient habité des créatures vivantes de races ifférentes de celles qui existent maintenant à sa surface. Du reste, ceci n'a point pour but de répondre au reproche souvent fait à la cosmogonie de Moïse de n'accorder aux oeuvres de la création qu'une antiquité de six ou sept mille années tout au plus; car nulle part dans les livres sacrés Moïse n'a donné cctt * détermination. Quelque éloignée d'ailleurs que soil rcpo:]ueoù Dieu créa le ciel et la terre, et, selon toute probabilité, elle l'est beaucoup, il fut un temps où elle n'était distante que d'une année, d'un jour, que d'une heure. Ceux donc qui soutiennent que la manifestation de la gloire du Tout-Puissant par ses œuvres n'a pu être limitée à une courte période de six à sept mille ans, ne sentent pas que la même objection s'adresse à la période la plus immense que puisse concevoir l'esprit humain. Il n'est pas de durée détenninable qui puisse entrer en pro- Mrtion avec l'éternité, et que nous assignions à i*uiiivers matériel six millions ou six cents millions

rendit la lumière à la surface de la terre le premier iour, sans que pour cela les causes oui produisaient celte lumière cessassent d'âtre obscurcies, et comment la purification complète de l'atmosphère au quatrième jour fut cause que le soleil, la lune et les astres apparurent dans la voûte des cieux et se trouvèrent dans de nouvelles relôtions avec la terre, nouvellement modifiée, et avec l'espèce humaine (50).

« La lumière existait durant toutes ces périodes longues et distantes entre elles, oii se succédèrent toutes les formes animales qui se sont manifestées sur la surface primitive du globe , et que nous retrouvons maintenant à l'état fossile. Nous en avons la preuve dans l'existence d yeux chez les animaux pétrifiés, appartenant à des formations géologiques de divers âges. Dans un des chapitres suivants, je ferai voir que les yeux des trilobites, fossiles propres aux terrains de transition, sont, par leur organisation, tout à fait analogues à ceux des crustacés actuellement existants, et que les yeux des ichthy<>saures, du lias, renferment un appareil tellement semblable à celui qu'on trouve dans les yeux de plusieurs oiseaux, qu'il nous est impossible de douter que ces yeux fossiles ne fussent des appareils optiques calculés pour recevoir de la même manière les impressions de la même lumière qui transmet

d'années, un sophiste pourrait dire avec une égale raison que la gloire du Tout-Puissant manifestée dans ses œuvres ne peut être ainsi limitée. Ce n'est donc pas dans le but de faire taire de semblables objections que j*ai admis l'existence d'une terre et d'un ciel plus anciens que ceux que nous avons sous les yeux, comme compatible avec le récit de Moïse ou tout autre passage des livres sacrés , mais dans le but seulement de raffermir la foi des lecteurs pienit qui pourraient se laisser ébranler par les déGoa\ertes réelles ou prétendues des géologues modernes. Si ces philosopîlies ont réellement découvert des os fossiles ayant appartenue des espé^ ou à des genres d*animaux qui maintenant n'existent plus sur la terre ni dans l'océan, et si la destruction de ces espèces et de ces genres ne peut être expliquée par le déluge général ou tonte autre catastrophe dont l'histoire nous dit que notre globe a été le théâtre; s*i| est de fait que la surface de la terre est formée de couches qui ne peuvent y avoir été déposées dans l'état où elle sont que par la mer, ou par toute autre masse d'eaux demeurées à l'état tranquille sur ks points où ces couches se rencontrent pendant des périodes beaucoup plus étendues que- n'a éléla dorée du déluge de Noé; si, dis-je, tous ces faits prennent le caractère d'une certitude complète, ce dont je ne suis nullement convaincu, nous ne trouvons rien dans les livres sacrés qui nous empêche de penser que ce sont les ruines d'une terre antérieure, formée au sein du chaos d'où Moïse nous apprend que Dieu tira les éléments du système actuel. Son histoire, au^si loin qu'elle remonle, est celle de la ten*e telle qu'elle existe maintenant, de ses habitants actuels et de leurs ancêtres des premiers âges ; et un des géoto^aes les plus ingénieux et les plus profonds, Cuvier {tvuà sur la théorie de la terre)^ a démontré que la race humaine ne peut pas être beaucoup plus ancienne que ne nous Tannoncent h^s écrits do fégislaimr hébreu. » ( Stackhouêé's Bible ^ psiv l'évèque Ginc, p. 6-7; 1846.) (50) Voyez la note 16 col. 158.

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ET DE PALEONTOLOGIE.

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encore la perception de la ?ue aux animaux existants aujourd'hui. Cette conclusion est entièrement confirmée par ce fait général one toutes les tètes fossiles des poissons ou de reptiles, quelle que soit la formation géoloaque où on les rencontre, offrent des caTitâ orbitaires pour que des yeux aient pu 7 être lo^és, avec des trous pour le pasâge de ner6 optiques, bien qu*il soit rare de rencontrer dans ces cavités quelques restes de Vasil lui-même. De plus, la présence de la lumière est tellement indispensable à Taccroissement des y^étaux actuels, que nous ayons le droit de la regarder comme une condition non moins essentielle du déyeloppement de ces nombreuses espèces végétales fossiles qui accompagnent les débris des animaux dans toutes les couches de toutes les formations.

« D*après une opinion à laquelle des découvertes récentes (51) sont venues lyouter un grand poids, la lumière n'est point une substance matérielle, mais seulement un effet des ondulations de l'éther, substance infiniment subtile et élastique qui remplit Tes- Ece tout entier et même Fintérieur de tous ( corps. Tant que Téthêr demeure en repos, il 7 a obscurité complète ; si, au contraire, il est placé dans un certain état de vibration , la sensation de la lumière existe; de plus, ces vibrations peuvent être produites par diverses causes, telles que le soleil, les astres, Félectricité, la comoustion, etc. Si donc '• lumière n*est pas une substance particulière, mais une série de vibrations de Tétlier, c*est-è-dire un effet produit sur un fluide subtil par l'action d'une ou plusieurs causes extérieures, il ne serait pas exact de dire, et la GaUse ne dit pas, dans le verset 3 du cha-

f31) Pé«r Texposé général de la théorie des ondoluiaiii laaÛBeiises, coosal&ez sir J. Hebsoiel, an. tBMÎiri', m* partie, section 2 de FEmofcL miétrapei, Toyex cnoore le MëlkématicëU irmeu du professcnr ÂKT, 2« édît., IS3i, p. 249; et madame SoMEaviixK, ouvrage Intitulé : Cojwexton ofihe ph$tical 1851, p. 185.

i^) Aprésm*étie alnsliiasardé à entrer dans une d*espUcaiioiis ipiî, je pense , prouvent entièreraeeofd qui eiîsie entre le texte lîuéral même et ht Cemaeti les phénomènes géologiques, je m*absôendrai d*en dire plus long sur ce sujet important, cC je suis beoreux de pouToir renvoyer mes lecteurs h ^nelfaes admirables articles du Ciristtan Obgener (mai, jnn, juillet, aoèt 1834). ils j trouveront un rétmmé CrèsHMt et très-complet de cette question, dans Irqncl sont présentées les diflicultés dont eUe est en-

temps que Von y propose pfaisienrs et judicieuses sur Tesprit dans lequsl de semblables invesligaiions. Je reii- «Brrai aussi aux divers ouvrages dont les noms suivent : Sermons de VMtpu Bonle^^ in-8*, 1816; lu voL, série 39; — RecanU of création , par Tévéque Bmn-Scvvn, n* ▼ol.4p. 356 ; — Douglas , Erron reyurrfuif vslt^m, I830,jp. iSl-iSi; — HiGcms, Un the mtmiemi nméwÊimerml Geofogies^ 183g; — elphuspé- #ulf If jit à rdoquent et admirable Ducomrs du proies- •evr Scncwn, mr les Etndes de tCmwersité de Camhidfe, 1833, dans lequel il a fait voir avec beaucoup

pitre I, que la lumière fut créée, bien qu'oi# puisse dire littéralement qu'elle fut mise en action.

< Enfin, lorsque le quatrième commandement {Exodey XX, llj rappelle les six jours de la création, on j trouve le mot asah « faire» » le même qui se trouve aux versets 7 et 16 du 1" chapitre de la Genèse , et que nous avons déjà prouvé être d*nne signification moins forte et moins étendue que le mot bara^ • créer, » et comme il n*entralne pas nécessairement la création de rten, il peut être id employé à désigner un nouvel arrangement de matériaux qui existaient déjà.

< Mais nous rappellerons en terminant que ce n'est nullement le récit de Moïse en luimême, dont nous mettons en question Texactitude , mais seulement la manière dont il doit être interprété; et nous devons avoir surtout présent à Tesprit que Tobjet de ce récit n'est aucunement d'établir de quelle mor» niêre^ mais bien par qui le monde fut créé. Comme il y avait une tendance de l'esprit humain , dans ces premiers âges du monde, à adorer les objets les plus ^orieux de la nature, et nommément le soleil, la lune et les étoiles, nous devons croire que Moïse, en racontant la création, eut pour but principal de préserver les Israélites du polythéisme et de l'idolâtrie des nations qui les entouraient, en proclamant que tous ces corps célestes, si pleins de magnificence, n'étaient {jas eux-mêmes des dieux, mais seulement l'ouvrage d'un Créateur unique et tout-puissant, auquel seul devait s'adresser l'adoration des hommes (52). »

BUFFON. Yoy. Géologie.

BURN£T. Yoy. Géologie.

d*balâlefé tous les rapports qui unissent la géoiope et bi reltgion naturelle, et on il résume en ces termes sa prédense opinion sur le genre dlnstruction que aous devons recbercber dans la Bible : c La BiUe nous ap|irend que Tbomme ei les autres êtres virants n'ont ete pbcés sur cette terre qu*il y a peu d'années, et tous ki monuments physiques viennent à Pappui de celle vérité. Si Fastronomie nous fait voir des myriades dont il n*est pas question dans les livres sacrés, la géologie nous prouve de son cété ( et non point à raâe d^argnqients ttrés de Tanalogie, mais bien en employant Tévideoce incontestable des faits physiques ) que notre planète fol pbcée primitivement dans des conditions physiques tfês^verses» séparées les unes des antres par de longs intenralles de temps et pendant la durée desquelles rboronie et les autres créatures de même date n^avaient pas encore été appelés à Texistence. Des périodes telles que celles-là n^appartiennent donc pas a Thistoire morale de noire race, et ne sont comprises ni dans bi Ittire ni dansFe^ldehi réTéblkm.Qoi oserait d rjqueOe distance sepaure le jour oà fui créée hi terre et celui oà il plut à Dieu de placer lliomme k sa sarface? Sur ces questfons, rCcnture se tait, mais son silence ne détruit pas la signification de tous ces monuments physiques que Dieu a placés sous nos yeux pour attester sa puissance, en même temps qu il nous donne toutes les facultés qui peuvent nous conduire h les inlerpréler ei à en comprendre les enseigncmeiils.

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