PIED
TERRAINS ÉOCÈNES. Voy. Suessokien.
TERRE. Nous n^avons pas l'intention de donner ici une théorie de la lerrc. Les hypoihèses qui ont été inventées à ce sujet ont 4^*té discutées dans différents articles do ce Dictionnaire. {Voyez Cosmogonie, Laplacb, Feu central, (iodefrot, etc.) Les idées géo-
f;éniques de M. Godefroy seront ici seules 'objet de notre examen.
M. Godefroy, après avoir fait remarquer la témérité des évaluations de M. Boubée relatives au nombre d*années nécessaire, aux divers âges du globe, pour le refroidissement progressif de la terre, expose les arguments de M. Poisson contre la théorie du feu central, et discute celle qu'il y substitue. M. Godefroy n'en accepte ni l'une ni •l'autre; il préfère en imaginer une qui soit •à lui tout seul.
Voyons d'abord comment il met aux prises M. Poisson et les géologues plutoniensfîfâS).
« L'illustre auteur de la Théorie mathématique de la c/m/eur voulut savoir quelle portée -avait, dans ces recherches, l'élément invo- 'que par certains géologues, et pourtant toujours négligé par ceux-là mêmes qui prétendaient en faire la base fondamentale <îlc la géologie moderne.
«Ces supputations desp/u/onienj, cosclcductions cnronométriuues les plus exclusives et les plus exagéiées, M. Poisson vient les soumettre à l'épreuve d'un calcul rigoureux; et il se trouve que, dans cette supposition d'une incandescence originelle ou d'une chaleur centrale, ce serait par myriades de millions de siècles, par centaines de myriades de nnllions do siècles qu'il faudrait compter l'âge do chacun des terrains géologiques même les plus superficiels; et que, pour exprimer l'âge des premiers terrains, il nous faudrait autant de chiffres qu'il y a de grains de sable sur le bord do la mer.
« Après avoir exposé que la chaleur centrale de la terre augmenterait la température de la surface, à l'époque actuelle, de 0", 02658 ou d'un quarantième de degré, le célèbre géomètre établit qu'il devrait s.'écouler plus de mille millions de siècles pour que cette valeur fût réduite h moitié (929).
« Dans le mémoire précédemment cité, il reproduit les mêmes démonstrations, et il en expose le résultat en ces termes : Si Vaccroissement (de température) observé dan$ le sens de la profondeur^ provenait réellement de la chaleur d'origine [cest-à^ire comme
(928) Si les idées particulières de M. Godefroy o*ont pas grande valeur au poinl de vue de la ihéork^ de la terre, ceUes qu*it discute sont exposées par lai et réfutées d^uiK^maniéi'e inléressaule quoique lu complète. (Jéb. (de St-^l.)
(9iS9} Théor. math, de la chaleur; chap. iâ.
Ventend M. Pcisson, de la chaleur eaiira/c), t7 s'ensuivrait quà Vépoque actuelle^ em chaleur initiale augmenterait la tempéralurt de la surface même ^ d'une petite fraction lU degré: mais^ pour que cette petite augmemih tion se réduisit à moitié^ par ejrewpUj Hfau* drqit qu'il s^ écoulât plus de mille mUiont de siècles ; €/, si ion voulait remonler ii mt ipoque où elle pouvait être assez considérehk pour influer sur les phénomènes géologiifuest on devrait rétrograder d un nombre de stides qui effraye V imagination la plus hanlie, queUt que soit d'ailleurs Vidée que l'on puisse avoir de rancienneté de notre planète (i)30).
a De ces déductions mathématiques il résulte en toute évidence, que l'hypothèse de la chaleur centrale est en opposition formelle avec tous les principes fondamentaux de la géognosie ; que dans cette hypothèse, aucune règle chronométrique ne peut être tirée de l'observation des terrains ni des fossiles; qu'enfin tout l'édifice de la géognosie, cette science si positive, s'écroule aTee cette hypothèse, puisqu'on a constaté une différence de dix degrés entre la température du milieu de l'époque si récente des terrains tertiaires et celle de l'époque actuelle, et que par conséquent Tâge des terrains que recouvre notre ailuvium répondrait à des millions de millions desiècles^
« M. Poisson, comme géomètre, ne s'arrête pas à ces conséquences inévitables: il accorde même, si l'on veut, qu'aucune de ces conséquences ne soit une obiection contre cette opinion des géologues ; il ne lui opposa que des diflTicultés directes, que des dillIcuW tés intrinsèques. Il lui oppose que latem()é- -) rature extérieure serait excessive è moins de 60,000 mètres de profondeur, et qu'au centre, où cette température surpasierail -deux cent mille degrés, et dans la plus grande partie de sa masse, les matières dont la terre est formée se trouveraient à l'état de gaz incandescents, tellement condensés, néan-* moins, que leur densité moyenne surpaierait cinq fois celle de l'eau. Il lui o|>pose
3ue pour contenir ces matières à ce dc^ré e compression et de chaleur, il faudrait une force dont on ne saurait se faire aucune idée; que la couche solidifiée du globe ne pourrait résister à Teffort des couches fluides intérieures pour se réduire en vapeurs ; 3 ue CCS couches intérieures, par leur tenance à se dilater, dont on connaît toule la puissance, auraient brisé l'enveloppe soiitle extérieure, à mesure qu'elle se serait for* mée (931).
*i L'impossibilité de concevoir la formation d'une enveloppe solide à un globe conslitti»! comme l'entendent les géologues, avait déjà frappé le premier de nos physiciens. Ctui qui admettent la liquidité du noyau intérieur
Mauv. de la chaleur dans Vînicr. et à la surf, de U lerre^ p. 408 et suiv.
(950) Mémoire sur la température de la fQTiie solide du globe^ p. 15 et 46.
(931) Théot. math, delà chai., t. Và\ et Ulm. sur les temp. du qtobe.
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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di la terre, disait M. Asipère» parais$ent ne
{)a* avoir songé à Vaction qu exercerait la une sur cette énorme masse liquide^ action d'où résulteraient des marées analogues à celles de nos mers^ mais bien autrement terri" hles^ tant par leur étendue que par la densité du liquide. Il est difficile ae concevoir cornment Vemeloppe de la terre pourrait résister^ étant incessamment battue par une espèce de levier hydraulique de 1,400 lieues de lon^ gueur (932).
« En renonçant donc h la chaleur centrale pour rendre raison de réIé?ation de température qu'on observe à mesure que Ton pénètre plus profondément dans l'intérieur de la terre, M. Poisson propose une autre explication de ce phénomène. Cette explication, il la fonde sur la supposition de 1 inégalité de température des régions de Tespace que la terre traverse, en s'y mouvant avec le,soleil et tout le système planétaire, • et sur les variations correspondantes de chaleur qui en résulteraient pour la terre. Dans cette explication, Taccroissement de température de la terre à partir de sa surface serait sensiblement Uniterme jusqu'à une profondeur d'eaviron 7,000 mètres; mais^ à cette profondeur, cette température du globe, atteifnant son maximum^ et diminuant au delà, influence de l'inégalité de température do l'espace disparaîtrait entièrement versGOiOOO mètres de distance à la surface. Puis, la température de la surface du globe, il y a 5,000 siècles, aurait surpassé celle qui a lieu auj.ourd*hui d'environ 200", et 500 siècles avant l'époque où nous vivons, cette température de la surface n*aurait excédé que d'à peu près 5° celle de l'époque actuelle.
« Z7an«cer/f/A^orte,fait observer ici M.Poisson, la température moyenne de la superficie varie avec une extrême lenteur, mais incom^ parablement moindre que la partie de la tem* pérature qui serait due à la cnaleur d^ origine, si elle était encore sensible à l époque actuelle. Déplus, cette variation est alternative, et peut ainsi concourir à Vexplication des révolutions que la couche extérieure du globe a subies ; au lieu que la partie de la température, qui pourrait être due à Cautre cause^ diminue continuellement et sans alterna^ / III? (933).
^ Nous ne voyons pas en quoi cette variation alternative pourrait concourir à Texpliration des révolutioiis de la surface du gloiie. Toutes les études des terrains et des fossiles nous montrent les températures terrestres en décroissance avec la succession des temps. Il est hors de doute qu'à l'époque des ter-
(95i) Théorie de la terre, par M. AarÈnc. Uevue des Ùeux^Mandts. — M. Poisson oppose encore aux vues des plutoniem que, mènie dans ceUe supposition d*ijne incandescence originelle ou d*niie fuiidît4* ignée, la »olidilicalio:i do dobc aurait encore c^tminenoé par le centre ; que, dans celle supposiiion inadmissible, les parties extérieures ou les plus voinines de la 8urraa\ en se rerroidissaiit les prepiières, auraient dû descendre à Tintcrieur, et <^tre remplacées par des parties internes qui seraient venues se refroidir à h superiicie, pour redcscend € ensuite à leur tour. (Théor. math, de la chai.,
rains de transition et des premiers terrains secondaires, la température de la soperflcie terrestre a été absolument uniforme et in« dépendante des latitudes ; et que, depuis cette époque, la plus ancienne dont nous puissions vérifier la date, la température moyenne n'a pas cessé de s'abaisser, jus*** qu'au moment où la terre fut donnée aux enfants des hommes. [Ps. c\iii} (934). Mais nous voyons que, si dans cette théorie ta température moyenne de la superficie varie avec une lenteur incomparablement moindre que dans Thypothèse de la chaleur centrale; ce décroissement de la température est encore infiniment plus lent que le décroissement constaté par l'observation des phénomènes géologiques.
ff Nous pouvons dire, sans craindre de nous tromper, qu'en assignant une durée encore aussi prodigieuse et aussi exhorbitante à l'accroissement ou au décroissement d'une température acquise, M. Poisson n'a fait que sacrifier à l'exigence du principe qu'il invoque. Le mouvement propre du so^leil, auquel il a recours, s'opère avec une lenteur telle, que, dans les o(»érations mèine les plus délicates, et dans les calculs qui embrassent les plus longues périodes, il n'est pas distingué et ne saurait être distingué d une fixité mathématique. Un mouv^ ment qui doit se soutenir pendant des si^ clés pour être appréciable, exige sans doute des milliers de siècles pour que son influence puisse altérer les températures terrestres. Il a donc fallu attribuer, à Taction de Taccroissement ou du décrotssenfient do ces températures, une durée qui fût en rapport avec la longueur de la mystérieuse révolution qu'on a imaginée.
« Mais avons-nous besoin de reoourir à cette influence plus que problématique, pour rendre raison de 1 élévation de température qu'on observe au-dessous de la surface du globe? avons-nous besoin de recourir à cette translation de la terre dans d'antres régions de l'espace, et à cette inégalité de chaleur de ces régions c^ue rien ne justifie et que rien ne peut autonser t Nous esi-il permis d'ignorer que la formation définitii^ on la constitution physique de la terre a précédé celle du soleil 7 Nous savons qu'immédiatement après sa formation, la terre opérait encore sa révolution dans les régions supérieures de l'atmosphère primitive de la masse génératrice de tout le système solaire ou planétaire. Les mêmes circonstances qui ont fait que cette atmosphère primitive n'a pu opposer qu'une résistance Insensilile
cliap. 12. — Mém. sur les lemp. du globe, p. Il et h.)
(935) Mémoires sur les tempéralures du giote^ p. f 5.
(934) Noos ferons oKserver à M. Godefroy q»*il sérail plus exact de dire que jusqg*à Téiage subapenniQ qui a précédé ravenement de rtiomme sur la terre, il n*y a pas en de lignes Isoibennes ser notre planète, et la température y a été absotoRMiii indépendante des latitudes. La Ject^^ee «êS fienes tl dcH flores ne date mie d^ ' '««^lle.
(JÉn. (w St-Ci..)
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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aux corps qui to traversaient, u'ont-elles fias dû agir sur la température des couches extérieures de notre globe? Les effets résultant imiuédiateinent et nécessairement d*un fait aussi positivement révélé que celui de la formation de la terre avant Torsanisation du grand /umtnaiVf, sont bjen plus satisfaisants et beaucoup plus compréhensibles que ceux qu'on veut attribuer à une incertaine inégalité de chaleur des régions de t'espare parcourues par la terre, dans un mouvement tout à fait insaisissable (935).
< Ceux qui regardent la Genèse comme le livre dicté par Tesprit de Dieu comprendront toute la portée de cette déduction, si légitime d'ailleurs. A ceux qui ne reconnaissent il*autre autorité que Tautorité de la science de rbomme, nous proposerons une considération qui ne sortira pas du cercle étroit qu'ils se sont tracé.
« Nous dirons à ces derniers : La science des hommes nous apprend que la terre a été créée à Tétat de matière vide et taine^ à l'état de molécules élémentaires, ou, pour parler un langage purement scientiflque : Toutes les théories modernes^ fondées sur les données les plus positives que nous fournissent Vas^ tronomie^ la physique et la ^éologie^ admettent que la terre était primitivement à tétat fazeui^à l'état de vapeur; c*est-à-dire dans état d*un fluide aériforme dont la densité ne peut dépasser un maximum relatif à son degré de chaleur^ et qui se liquéfie ou se solidifie dès que l'on augmente la pression qu'il éprouve sans changer sa température. Nous leur dirons : La température de la terre dépendait alors du lieu au' elle occupait dans F espace: mais, indépendamment des attractions et répulsions qui n'ont lieu qu'entre les molécules vois'nes^ et qui produisent la force élastique des fluides aeriformes^ égale et contraire a la pression qu'ils supportent^ les molécules de la terre étaient aussi soumises à leur attraction mutuelle^ en raison inverse du carré des distances ; et de cette force il est résulté, sur toutes les couches de la masse fluide, une pres^ sion nulle à la surface, et croissante de la surface au centre, t'est celte pression croissante, leur dirons-nous encore avec les savants, ei non pas une température extérieure beaucoup moindre que celle du fluide, qui a fait, que les couches les plus voisines du centre se sont d'abord solidifiées, à raison de ' l'excessive pression qu'elles éprou- Taient (936). Mais ici nous leur ferons obyer que cette pression, qui allait décroissant du centre à la circonférence, oti elle était nulle, n'a pu déterminer la solidification entière des dernières couches de l'enveloppe du globe. Nous leur ferons observer que les molécules de ces dernières couches, soumises à une pression infiniment moins puis-
. ^935) Voici les idées cosmogonlques, particalières al auteur, qui reparaissent. Déjà, à ranicle Go- WROf , nous avons vu en parlant de l'œuvre du troisième jour, la sinj[uliére théorie qu^il imaffîne pour donner de la lumière et de la chaleur aux plantes créées ceiour-là. Nous y renvoyons le Jecieur. (Jeu. (DE St-Cl.j ^
santé, n'ont pu être élaborées par cette compression, comme les molécules des couclies centrales. Pour celles-là, la déperdition ou l'expulsion du calorique n'a pu se faire arec la même rapidité ; et leur superposition n*a dû constituer que des couches concentriques dans un état de mollesse ou d'intumescence analogue à la quantité de calorique qu'elles retenaient. On conçoit en effet que, la près- * sion, diminuant progressivement d'intensité du centre à la circonférence, laquelle n'avait à supporter que le poids des molécules de la mer et de 1 atmosphère, les effets de cette énorme compression produite primltivement par le poids de la masse du globe, ont dû diminuer dans la même progression (937). « Cependant la science ajoute que les couches suivantes se sont solidifiées ensuite à unt température et sous une pression moindre; et ainsi de suite, de proche en proche, jusquà la superficie (938). Et, comme ici nous ne voulons rien dire que ce qu'elle dit ellemême, nous répéterons avec elle que, en le solidifiant ainsi du centre à la surface, et^ ti Fon veut, en continuant à se refroidir aprèi être devenue entièrement solide, la terre a pu perdre, depuis longtemps, toute sa chaleur d'or lytnf (939). La terre a pu perdre, depuii longtemps, toute sa chaleur df originel Mais qui pourra nous apprendre si elle a déjà perdu toute sa chaleur d'origine? Comment saurons-nous si elle ne continue pas ern-ore à se refroidir pour la phemièiie fois? Or, si personne n'a feçu la mission scientiGque de sonder les profonds recoins de l'univers ou de la création, quelle nécessité d'aller faire réchauffer notre globe dans des régions inconnues de l'espace, pour le voir refroidir ensuite ? Pourquoi vouloir assigner une autre cause de la différencede températuredes lieux profonds et de la surface de la terre, lorsque nous connaissons la véritable cause, lorsque la science humaine concourt si merveilleusement avec la science divine pour nous donner l'explication de ce phénomène? U ne s'açit plus ici d'une chaleur d'ignition, d'une incandescence originelle, d'une chaleur centrale ; ainsi nous n'avoifs pas besoin d'accumuler des centaines de myriades de millions de siècles pour supputer les tempî» qui ont précédé l'époque actuelle. Et puisque, d'un autre côté, nous n'avons iatna|s eu l)esoin de recourir à l'influence périodique d'une incalculable révolution dans Kinimensité de l'espace, et que rien ne nous oblige à donner telle ou telle durée i /Wion de la température originelle de notre Rloto nous laisserons aux géologues, seuls juf^ compétents de la matière, le soin de coDsiater, par l'observation des phénomènes géologiques, l'étendue des progrès du décroissement de la température terrestre.
(936) Mém. sur ta temp. du globe, p. 41— f*'^ fiMth, de ta chat», p. 429.
mauvaise de
(938) Théorie mathém, de ta chat., p. W*
(939) Ibid.
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ET D£ PALEONTOLOGIE.
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« Quant au degré de température de cette couche extérieure du globe, et à la limite de Taccroissemcot de cette température dans le sens de la profondeur, rien ne s'oppose à re qu*on adopte les bases proposées par M. Poisson ; G*est-à-dire au'on peut admettre, avec le physicien géomètre, qu'à une profondeur d'environ 7,000 mètres la température du globe atteint son maximum^ et surpasse d'environ 107 degrés celle de la superficie, et qu'au delà de cette limite elle diminue, pour disparaître entièrement vers (>0,00Ô mètres de distance à la surface. On pourrait même, sans inconvénient, donner une plus grande extension aux effets de cette cause primordiale ; et môme on pourrait, avec M. de Boucheporn, attribuer à cette cause l'existence d'une couche visqueuse ou fluide entre le noyau solidifié par écrasemenij et la pellicule extérieure soIidiGée par le refroiaissemeni (9W). Mais il y a certaines limites qu'il n'est pas permis de dépasser. Il est démontré que, depuis 2,000 ans, le jour sidéral n'a pas varié de 1}100' de seconde, ou que la diminution de la température de la masse totale du globe a été moindre de 1/200* de degré ; c <est-à-dire qu'il est démontré ou'en 2,000 ans la terre n'a pas {prouvé fa plus légère diminution dans ses limensions. Ce résultat, qui, dens l'hypohèse d'une fluidité centrale, détruit tous es fondements de la chronologie des eéoogues, est une nouvelle couGrmatiou ae la heorie que nous opposons aux pltUontens^ )uisque dans nos principes le volume du ;lobe est à très-peu près invariable, et indépendant du décroissement de la tempéraure de sa croûte extérijure, de son écorce uperficielle.
« Evidemment, les deux méthodes que DUS venons d'exposer, ces deux méthodes ui s'appuient sur le même principe, et u'en réalité nous déduisons également de économie de la narration sacrée, rendent lison de l'accroissement de température es lieux profonds du globe, tout aussi bien ue rimroersion accidentelle de la terre dans Efs régions de l'espace d'une température lus élevée que celle des régions qu'elle ;cupe aujourd'hui.
•c Dans cet exorde, si propre à concilier les léories de la terre les plus opposées, il est plus question, pour expliquer certains lënomènes géologiques, dé faire de la terre 1 noyau de comète, une déjection incanscentedu soleil, une étoile éteinte, un soil encroûté. Le phénomène de la chaleur opre du globe terrestre est la conséquence comme le résultat nécessaire de sa pression de la masse moléculaire de la créa- »n, que l'esprit de Dieu ou le principe lorifique tenait à l'état de gaz ou de vaars au milieu des ténèbres universelles.
OiO) Théorie nouvelle des rételulioHS du globe, rtimunicaiion faite à rAcadëmie des scieuees, nce du 15 juillet 1844.
Uil) Nous pensons que M. Godefroy se fait d'ère K^$ illusions et aue tes idées n*aitron( poit:t cette Ja-:': fortune. (/(1h. (de St Cl.)
« On comprend combien cette théorie, que nous présentons avec toute la confiance que doit nous inspirer sa conformité entière avec le plan de création traré dans la Genèse^
[leut répandre de clarté et de lumière sur 'interminable querelle des Nepluniens et des Plutoniens (941).
« En faisant de notre planète tantôt un laboratoire chimique et tantôt une machine hydraulique, les géologues se sont appli-
aués à tout déduire d'un feu souterrain, ou s se sont amusés à tenir en suspension, dans une mer universelle, tous les éléments des substances actuellement observables ; mais leurs conceptions n'ont jamais embrassé Tuniversalité des phénomènes, parce que ni les uns ni les autres n*ont pu remonter jusqu'à leur première cause. La solidification des gaz et la volatilisation des solides est aujourd'hui la base fondamentale de la chimie et de la physique. Ce même principe doit incontestablement servir de base à toute théorie synthétique sur la formation de la terre* et sur les changements arrivés à sa surface. Alors tous les phénomènes géologiques et cosmogoniques dériveront d'un seul et même fait, du fait de la gazéité de la matière de la création ; et le procédé que la nature a suivi dans la composition progressive des globes de l'univers nous sera entièrement dévoilé. Mais c'est aux physiciens qu'il appartient de déterminer les etfets de cette cause primitive, unique , générale» qui a présidé à l'organisation des corps célestes.
m Déjà M. Ampère, d'accord sur ce point avec M. Poisson et avec MM. Davv, Gay- Lussac, Becquerel, etc., a démontré que la fluidité de la masse inférieure du globe est inadmissible, et que tous les foyers de chaleur dont Texistence nous est révélée par lès Iihénomènes géologiques ont nécessairement eur siège à une très-faible profondeur.
« Dans l'impuissance où ils se trouvent de repousser les objections du célèbre physicien, les géologues plutoniens répondent : qu'on pourrait admettre qu'il existe au centré, des matières qui nous sont inconnues, et qui resteraient infusibles à la plus grande cna* leur (9i2).
« Et les géologues, aui font cette réponse désespérée, sont ceux-là mêmes qui enseignent que, au moment de la rr^ton, te terre était un globe fluide et incandescent, une d^jection incandescente et fluide du soleil (9tô) ; et CCS mêmes géologues, qui renient ainsi leurs propres principes, proclament en ce même lieu quil n'est aucune pierre, aucun métal, si réfractaire, qui puisse rester solide à la profondeur de 20 ou 25 lieues, et qui ne thive y être dans un état complet d^ineandescence et de fluidité (M4).
« Plus tard, s'étant aperçus qu*à ce compte
(04i) Géologie éUnuntttire, par M. Nérée BoobAb, p. 13. I'- édtt.
(9i3) Tableau de Vétaidu globe à ses diférentséges, par M. N. BotiaÉe.
(944) Géolog. élém. pw le ménK» p. 13» i" édit^ Les corpt les plus réfractaires seraiM à l'éUl de |âa
^ïSti
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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la tcmpérattire du centre de h terre serait de plus de 200,000 degrés, ils ont imaginé,
^ pour échapper h cette conséquence absurde, de mettre des limites à cet accroissement de température en raison de la profondeur : On conçoit, disent-ils aujourd'hui, que celte prGgreè'rion ait un terme ; car la température centrale de la terre ne peut pas être plus grande maintenant que lors de la formation au globe ou que lors de la fusion générale de toutes les matières qui le composent (9V5).
'Mais a!r)rs les diflicullés que leur oppose M. Ampère, avec tous les physiciens et les géomètres, restent dans toute leur force : aussi jugent -ils à propos aujourd*hui de I)asser sous silence ces malencontreuses
' objections. Puis, il faut bien le dire, on ne conçoit nullement que cette progression ait un terme ; on ne conçoit pas que cette progression puisse avoir d'autre terme, à cause de la pression toujours croissante de la circonférence au centre, que la soliditication de la masse centrale |)ar reipulsion du calorique, h moins qu*on ne veuille recourir à la vojatilisation de cette masse centrale, dont la puissance matérielle sous un volume égal est si supérieure à celle de son enveloppe solide (9V6). Comme cette dernière supposition est par trop insoutenable, "et que aail- Icurs elle ne répond à aucune des difficultés que soulève Thypothèse d'une incandescence origine^ie, il faut de toute nécessité que les géologues plutoniens s*attar|uent tout à la ois aux formules algébriques des géomètres
à anc profondeur beaucoup moindre ; car il n*est aucuu lie ceé corps qui ne se volatilise à une clialeur de 400 degrés, et d'après les géoiosucs l^s plus modérés, la chaleur augmenterait d uu degré par SO mètres de profomlcur.
Au i-eslc, il raiii bien que ceClc chaleur ne vienne ' pfts d'un foyer commun, puisque rcxpfirien're prouve tous W jours que son accroissement peut être deux et même trois fois plus grand dans une contrée que i\m6 une autre.
(945) Céohg. élém. par M. Nérée Boubée, p. 12, Z' Cilit.
(946) La densité moyenne du sphéroïde terrestre est de 5,4i, celle de leau étant i. b*ou 11 résidte que ia densité des couches centrales doit dépasser de beaucoup ia densité du platine écroui, qui est 2% fois plus grande ((ue celle de Teau; augmentation de
• densiié cfemonlrée d'ailleurs par raocroissemeut de la pesanteur, par les calculs hydrostatiques et par )es observations astronomiques.
(047) Cette iilée du célèbre Davy a été adoptée par DOS plus habiles physiciens qui attribuent les phénomènes de la chaleur des lieux profonds du globe et tous les [ihénomènes volcaniques, soit à Faction des méiauY qui possèdent à un haut degré la propriété d<^ décomposer Teau , tels que le potassium, ' le sodium , le calcium, le silicium, le magnésium,
• etc., aott aux actions électriques résultant du coïklact immédiat des différents métaux.
La cause productrice des volcans, suivant M. Gay- Lussac, est une affinité très-énergique et non eu-
. em satisfaite entre les subëtanccs que le contact a mises à même dagir les unes sur les autres; d^où résulte une chaleur suiMsanCe pour fondre les laves, et pour donner aux fluides élastiques dégagés dans ce travail de la nature, une force capable de les éle-
^ ver et de le« vei«er è la surface de la terre. (Hé" fissions sur les volcans. Annales de cliimie, t. XXlî).
et aut impossibilités iBaléfiélIes d^ physiciens.
c En aUendant, nous ferons obsctrer à ces derniers, aux physiciens aussi bien gu*aux géomètres, que, si rhy|X)lhè5e d'une incandescence originelle ou aune fluidité centrale, conorae Tentendent les plutooiensi c'est-à-dire d'une fluidité solaire ou sldlaire , va directement contre le récit de la Genèse, la théorie dVne chaleur originello est le complément indispensable d'une cosmogonie qui assigne au ciel et à la terre, ou a tous les globes de l'univers, une môme nalure et une origine commune, de même qu'elle est la seule qui puisse satisfaire à toutes les conditions du problème que présente la géologie.
«i Dans la théorie de M. Ampère, si re* marquable à certains égards par sa coïncidence avec la théorie mosaïque, tous les I)hénomènes géologiques s'expliquent avec a plus grande facilité; et, comme nous nV vons en vue dans cet essai que le triomphe de la vérité, nous ne pouvons mieux faire
3 ne de transcrire le passage suivant, extrait es Mémoires et des leçons du grand phjsicien.
« ^hypothèse d'un noyau non oxydé ^ déjà présentée par Dary (947) comme la seule admissible, explique trcs-hien les volcans^ sans qu'on ait besoin de supposer que la terre ail en elle une chaleur énorme, qui serait due à Vétat de fusion de toute sa partie intérieure. En effet f cette masse non oxydée est une
M. Becquerel a émis en plus d^une oocastos topiiiion qu'd doit se produire dans le sein dé la icrrf. au contact de Peau avec les niasses oiinéraks, é^ phénomènes analogues à ceux qui se niauifest nt entre le platine et le paroxydc de manganèse, placée aux deux extrémités dn m d'un galvanomèirv, et plongés Tun et Tautre dans Teau. M. Becquerel pense donc aue les masses minérales qui coaiposeiit le^ oorce au . globe, doivent se charger d'une qttaptiie coRsidéraole d'électricité, et déterminer, dans certaines circonstances, de puissantes commtùons, comme il arrive aux deux m&aux, dans le fait qu'il a observé le premier.
Déjà ou a appliqué les effels électra-chimiques à Texplication de la chaleur qui s'observe daos Tecorce de la terre, et de plusieurs phénomènes |éolo* giqties ; on a expliqué ainsi le nonleverseroeut arrivé le 8 février 1858 dans le vallon de Sassari^où le terrain fut rehaussé et déchiré en tous lens.
Dans les /ifs/rvcttani de V Académie fwrVesfééilion scientifique en Scandinavie, on expose <iueii) phénomènes électriques ont pris auiounTbui we telle importance, ep raison de leur relation avec do grand nombre de phénomènes naturels, qu^il ^ tes prendre en considération lorsqu'on émit «^ derniers.
Il y a tout lieu de croire, portent ces kifitradioa^ qu'il existe des courants électriques parcourant lr« veinules métalliques conduarices de 1 élecu'tcilé,<|tti établissent la communication entre la partie non oxydée du globe et les liquides vcnos de la sarfacr par des interstices, comme les d^ectteas votcaiit-
la partie oxydée rélect:idté négative. Delà untioa^ de décompositions, de composiiions nouvelles, (((<
KTJ .TCR ET DE PALEOM
source thimique \niarU$Mt de chaleur, qui do
se manifestera toutes les fois quun corps liq
tiendra former arec elle quelque combinaison ; qui
de sorte qu^un volcan en activité semblerait ter
n'être antre chose qu'une fissure permanente^ se
une correspondance continuelle du noyau gk
non oxydé aieee les liquides qui surmontaH pei
su couche oxydée (948). Toutes les fois qu'a toi
lieu cette pénétration des liquides jusqu'au et
noyau non oxydée il u produit des élévations t mj
de terrain ; et c'est un. effet qu'on pouvait pré» lo%
voir^ puisqu'on sait que U métal^ en s' oxydant ^ vét
doit augmenter de votume (949). ^é^
€ La chaleur résultant de Faction chimique *
itoit avoir son maximum d'intensité au point ^^
où se fait la combinaison y c'esl-^-^ire à la ^i
surface de contact de la partie oxydée avec le ^^
noyau métallique: et de là elle dott se propa- ^'
ger non^seulement vers Vextérieur du globe, ™J
$nais aussi vers son intérieur. On voit, aaprès *©'
cela, que la marche de la chaleur dans tinié^ H^
rieur du globe est une marche centripète : à ^^^
mesure que C oxydation de la croûte va plus *^!
avant, la région des actions chimiques, source ^V^
de la chaleur, s approche du centre, et la cha-- ^'^
teur dégagée se propage, en s' affaiblissant, du ^'
dehors vers le dedans; de sorte que, si les ^^
tnétaux étaient moins bons conducteurs, on ^^
pourrait supposer que ce centre est tris-froid, ^^
« Ce que nous venons de dire parait, au ^^^
premier abord, être en opposition avec les ^^^
faits observés. On a reconnu, en effet, qu*à V^
partir de la surface, et jusqu'à une certaine <
profondeur, la température va toujours en éci
augmentant: et on s'est pressé et en conclure Ba;
que raugmentation continue à aller jusqu'au fot
centre, oii au moins jusqu'au noyau liquide, dé
Les observations sont bonnes, mais la conclw- ten
èion est attaquable. Remarquons d'abord que pa\
cette augmentation de température, à partir ph
de la surface jusqu à une certaine profondeur, été
ne fournit pas matière à une objection : dans ho\
notre hypothèse même elle est nécessaire, puis-' Im
que le masimuin d'intensité de la chaleur sm
(BAS) c On peul Ciirc, avec doc petite masse de gèi
pocasanim» vne eipéricnee qui reiMnéseoie ea iiiîiiîa- pai
mre les boHleversenieiils qui oni dû avoir lieu sur scr
le gtobe terrestre^ ^uaud une substance jusqu*alors qu<
sazeuse est tombée a Tétat liquide sur ce globe, dont en
la surface était de nature à agir chimiquement sur à 1
eDe. Pour cela il suffit de projeter en 1 air de Teau, an'
de manière à ce qu^elle retombe en gouttes imper- «ei
ceptibles sur ce globe de polas&iun. A mesure qu elle puj
y arrive, chaque molécule d*eau est décomposée ; do
•siHi bvdrogèue, à cause de rélcvatioo de température p.
qai se produit, braie avec une petite Ëamnie sem» (
-lUable à celle d*un volcan ; il se Csit au point Je oon- tac
lact une petite cavité, qui est le cratère, et Toxyde et i
de potassium se relève sur les bords en formant un qui
monticule, dont le cratère occupe le centre. t{Revnê poi
des iMmX' Mondes, i" juillet 1853; TkéoHe de la coi
Terre, d'épris Jf. Ampère, p. 102.) dei
(9i9) I il reste un jcrand monument des boule- ran
versements qn*a ptodmta sur le globe la décomjtoai- ma
tioii des cfir|M oxygénés par les métaux dans Ténor* de
ne quantité d*aioie qui forme la plus grande partie put
4e notre atmosphéie. U est peu natorer de supfMser ma
4|ueoetaiale naît pas été prirnîtivemest combiné; cot
probablement il Tétait avec Toxygèue sous la forme ma
diacide ttitreilx ou nitrique. Pour cela il lui aurait (Ib
lalu^ ceaume on le sait, huit à dix fois plus d^oxy- {
TER
DIGT.ONNAIRE DE COMOGONIE
TER
iUO
qu'Us éprouvent une chaleur S5 fois plus grande que celle du soleil en été; et en éte\ lorsque cet astre les brûle ^ ^'^^^ périraient de froid sUls n'étaient échauffés que par ses rayons (952)? BufTon, daas ses Epoques de la mturcy u*a pas été plus modeste dans son évaluation : il estime que la ?ie de la nature sensible s*éteiudra dans 93,000 ans, époque à laquelle notre globe sera plus froid que la glace. Si quelques-uns de nos géologues pluloniens n'osent pl4is exprimer numéri-
auement leurs pensées sur l'intensité et la urée de la chaleur terrestre, ils ne persistent pas moins à nous menacer d'une congélation générale à une époque plus ou moins reculée. L'atmosphère ^ disent-ils, ne cessant de diminuer par la condensation des matières qui la composent y finira par disparaître sue^ cessivementy à mesure que la chaleur centrale diminuera, que la croûte terrestre s'augmentera par-dessus et par-dessous, et que le globe s'approchera dune inertie et d'une extinction plus complète. Alors il n'y aura plus de vie sur le globe, ou du moins, n'y ayant plus ni air ni chaleur, et les eaux ne formant qu'une masse de glace, aucun des êtres qui vivent aufourd'hui ne pourra y exister (953).
« Mflisnous savons aujourd'hui de science certaine gue l'abaissement de la température a tout à lait cessé; que la chaleur primitive du globe, quelle qu elle soit, ne contribue plus depuis longtemps à la température de sa surface, puisque la température des pôles et celle de l'espace où la terre se meut sont ramenées, ou a fort, peu près, à l'équilibre. M. Laplace avait annoncé que la chaleur intérieure de la terre n'ajoute pas maintenant un cinquième de degré à fa température moyenne de sa surface; mais des expériences décisives f dues à M. Fourier, nous ont appris que l'effet thermométrique de cette chaleur sur la température de la surface n'est pas même de la trentième partie d'un degré. C'est ce qui a fait dire à M. Arago, que Vingénieux roman des géologues s'est dissipé comme un fantôme devant la sévérité des cal" culs mathématiques, et que V affreuse congela'^ iion du globe, dont Buffon fixait l'époque au moment où la chaleur intérieure se sera totalement dissipée, est un pur rêve (954). »
Un peu plus loin, M. Godefroy rejette, et avec raison, l'idée bizarre de H. Boubée, qui forge à la terre, avec des matières métalliques, mercure, plomb, zinc, etc., une atmosphèce impénétrable aux rayons solaires* jusqu'au quatrième jour, c'est-à-dire jusqu'à une époque où, d'après la Genèse, comme d'après la géologie, la terre, depuis longtemps sortie du sein des eaux, se couvrait de végétaux.
M. Godefroy termine son chapitre sur la
(052) Neuvième lettr,^ à M. de Y chaire sur Vorigine dei iciences,p. 293 et 503.
(953) Céofog. élém. p. 74. — La Géotog. liée à rastronom. par M. de Nigbis, p. 50, 4843. ^ (954Mn/i. 4834, p. 491,492. ' (955) Les partisans de ce système renouvelé de ¥fhi8ton se divisent tout d*abord. Les nns , comme M Marcel tte Serres , estiment que les formations
Théorie de la Terre par la réfutation d'une opinion de H. Marcel de Serres, sur l'état de notre elobe au troisième jour.
<f Chez les cosmogonistes à création doubh (9S5), la terre avait, dès l'oriçine, une lumière aussi vive qu'étincelasUe ae clarté, mais une lumière propre, à elle appartenant.
Voici ce qui le prouve ou comment on le prouve :
«r Dans le principe des choses^ tous k$ matériaux qui composent aujourd'hui la motte solide du alobe ne formaient qu'un tastt bain liquide, ou bouillonnaient de toutes partt Itt matières les pius denses et les plus /fjcei. Comment une pareille conflagration auraitelle pu avoir lieu sans produire une lumièrt aussi vive qu'étincelante de clarté?
« On assure même que cette lumière devait être des plus resplendissantes, à peu prh comme celle que nous produisons enporiafit à l'état iignition des fragments de chaux dans certains mélanges gazeux dont tœil ne peut supporter f éclat ni la vivacité : ei tucore que c'est sur les données fournies parla Genèse, que nous avons eu les premières idéet sur l'origine de cette tertre, qui, comme certains des astres qui nous éclairent , est maintenant un soleù éteint et tout à fait encroûté (9^).
« Nous ne nous arrêterons pas à demander à ces continuateurs de Whiston, quels sont ces certains astres qui nous éclairent, €t comment ils nous éclairent s'ils ne sont pk« que des soleils éteints et tout à fait encroûtés, ni quelles sont ces données fournies far, la Genèse sur cette orisine de notre terre l'état de soleil. Nous ne leur demanderons même pas si la terre était encore un Tasie bain liquide et bouillonnant, ou si elle n'a* vait aéja plus sa lumière propre, si elle était déjà un soleil éteint à la troisième éf»oque
Senésiaque, alors que sa surface se couvrait e végétaux. La réponse à Tune ou à l'autre de ces questions serait par trop embarrassante. Nous ne nous arrêterons pas non plusl faire voir que l'explication non moins désespérée des cosmoçonistes à effluxions solaires est en opposition flagrante avec les premières notions de l'hydrostatique, de la gazéostatique et de la physiologie v^étale; que les matières métalliques ont plus de pesanteur que l'eau, et que ces substaoces ont besoin d'un degré de chaleur beaucoup plus élevé pour se maintenir à l*état de gsi ou de vapeur; que la lumière est indispensable à la végétation, et que toutes les plaates ont besoin d'être sous son influence pour croître et se reproduire (957). n TERRE. Voy, Matièbes êlémentaiabs dc