r' «*la}îc parisien R
2t* ôlagc biiessoiiiow, 8
Toiaii.x. 127
Noniliiv rcci ilos cspcccs roiuiniiiirs après la suppression tics chiffres iViK'lrs, . . 9!
D'ipros les chiffres qui pro» tvk»nlt losfails ri'Ialits aux cspùccs, tiont oiï Irouvcra les ilùlails aux élages, nous pcrniellciit rie donlier, comme aux terrains prccédenls, les conclusions suivanlcs :
!• Il cxislc, dans les lerrains lerliaircs, plus de 8,000 espèces d'animaux entièrement dilTérents des animaux des périodes antérieures et de répoqnc actuelle, et pouvant caractériser ces lerrains;
2" Ce nombre se divise en cinq zones superposées Tormant, dans renscm))le des terrains tertiaires, autant de faunes chronologiques ou (répo([ued (jui se sont succédé régulièrement les unes aux autres ;
3' Chaque zone a montré encore une faune spéciale, distincte des zones inf<irieures et supérieures, qui constitue un étage, une époque bien caractérisée, de la mcMUe valeur que Tépoque actuelle;
4*" Le nombre des espèces qui se trouvent, par accident ou autrement, dans deux de ces étages à la fois, dont le nombre avait été considérablement exagéré, par suite de fausses déterminations, est dans les rapj)orts de 91 à 6,04.2, et ne s'élève, dès lors, en réalité qu'à un et demi pour cent. Ce nombre si peu élevé ne peut donc, en aucune manière, infirmer les résultais propres aux faunos spéciales successives.
Chronologie historique. — La grande période des terrains tertiaires a montré, à toutes les époijuos, des continents et des mers ; mais ces continents et ces mers, au moins en Kurope, se sont modifiés successivement à clia«iue étage. Voici, comme on en verra les ilétailsaux étages, les grands traits de ces moiliflcations d après M. Al. d'Orbigny.
« Première circonscription des mers tertiaires. — Au commencement de la grande périotle tertiaire, pendant la durée de l'élagc suesso.iion ou nummulili(]ue, les mers et les continents différaient peu de leurs dernières circonscriptions pendant ia période crélaiée. Le bassin anglo-jiarisien, Irès-res- Ireinl au sud. avait aimndonné la Touraine, f't ne sY'tendait [dus que du cours de la Seine jusqu'à liruxeîles en Hclgicpie, et dc- |Miis Keims et Monleroau en France jusqu'à Salisbnry et à llerlfnrd en Angleterre. Cette mer s'éfait donc diminuée au sud, et trèsélargic au N.-K. Elle était bornée au N.-O. par le continent anglais et au sud par le massif breton, réuni au plateau central et aux Vosges de la France, (|ui s'étend au N -E. jtiSipi'en Helg!((ue cl au grand duché du Bas- Hhin, etc.
Espèces spécial m
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nn seul étsge.
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« Le bassin pyrénéen parait aussi peu différer de la circonscription pendant la dernière période crétacée ; la mer seulement trcs-restreinte au N. et au N.-E., s'étend dé l'embouchure de la Gironde aux parties aujourd'hui occupées par les Pyrénées, qu'elle recouvre partout en France et en Espagne. Elle communiquait, par le S.-E., avec le bassin méditerranéen. Cette mer est bornée au N. et au N.-E. par le massif breton et le plateau central réunis.
« L^ mer méditerranéenne commence dans la Haute-Garonne, TA riége et TAude; elle parait ensuite avoir couvert, sur Tem-
K lacement des Alpes, un^ partie du Var, des asses-Alpes, et s'être prolongée beaucoup au N.-N.-È., dans les Aipes^ les Carpathcs, ritalie, la Dalmatie, etc.
(c Deuxième circonscription des mers tertiaires.—Las Pyrénées ayant surgi au-dessus des mers , en même temps que le pays de Bray et une partie de Surrey, en AnglelerrCt se sont surélevés à la fin de la période sue^sonienne, les mers ont totalement changé de circonscription. Dans le bassin angloparisien, la surélévation du pays de Bray. du Pas-de-Calais en France, de Surrey et du Sussex en Angleterre, paraît avoir refoulé les mers vers le S.-O. et le N.-E., en France et en Angleterre. Sur le continent actueU la mer parisienne s'étend du Colentin à la Seine et jusqu'à Epernay; mais, très-restreinte au N.-E., elle ne paraît pas s'étendre au delà de Laon. Interromjme dans une nartie de la Somme, du PasAle-Calais et de la Belgique, elle reparaît sur une ligne est et ouest, parallèle à Bruxelles, et se trouve alors séjjarée en deux parties. La même chose se voit en Angleterre, où les mers parisiennes se montrent seulement au noni et au sud du Sussex et du Surrey.
« Le bassin pyrénéen païaîl avoir subi da plus grands changements. La chaîne des Pyrénées ayant remplacé les mers suessoniennes, la mer parisienne a été considérablement réduite. On n'en trouve des Iracos qu'à Blaye, à rcmboucliure de la Gironde ft dans la Vendée, ou elle paraît s^éteodre pour la première fois.
« Dans le biissin niéJilerranéen, la mer
r)arisienne ne montre plus que des lam- »eaux dans les Alpes françaises cl )a Savoir. « Troisième circonscription des mers tertiaires \ à l'époque des dépôts longrion?. —Plus séparées que jamais en deux parties les mers du bassin anglo-parisien s'éloignent de plus en plus, ©n France, vers
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ET DE PALEONTOLOGIE
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le N.-O. dont elles n'occupent pins qu'une partie, autour de remplacement actuel de Paris. En Belgique, elles s'éloignent aussi beaucoup vers le N.-E. de Tongres, à Maëstricht. Datts le bassin pyrénéen, la mer occupe une surface E. et 0. comprise entre Nérac, Hergerac et l'Océan, et du N. au S. depuis Lesparre jusqu'à Dax.
« Quatrième circonscription rf« mers terîiaires. — Des changements de niveau» sans doute déterminés par des perturbations géologiques, viennent changer encore la forme des mers faluniennes. A cette époque, la mer se relire entièrement du bassin parisien où nous avons vu se succéder les mers de vingt^eux époques, des terrains triasiques à l'étage tongrien. Toujours en s'avançant vers le N.-E , la mer, dans l'ancien bassin anglo-parisien, ne se voit plus qu'au N.-E. de la Belgique, et au N.-E. de l'Angleterre, dans le Suffolk et 1« Norfolk. Comme pour compenser ce manque de mers autour de Paris, il se forme une nouvelle nier, que nous désignerons comme bassin Hgérietij qui s'étend de Pontlevoy jusqu'à Ih Manche, en couvrant une partie des déparlements de Loir-et-Cher , d'Indre-et- Loire, des DeuT-Sèvres, de Maine-et-Loire, i\e la Mayenne, de la Loire-Inférieure, d'IIelU- Vilaine et des Côte»-du-Nord. Dans le bassin pyrénéen, la mer falunienne se rétrécit seulement tout autour, et n'occupe plus que le dedans des parties occupées par ja mer tongrienne. Le bassin méditerranéen, au contraire, commence dans l'Hérault, occupe les Bouches-du-Rhône , et s*étendant au N.-N.-E., par Valence, la Touriiu-Pin, le fort de l'Ecluse, en Savoie et en Suisse, jusqu'au Danube, dans quelques parties du Var et dans les Etats Sardes.
« Cinquième circonscription des mers ttr^ tiaires. — A l'époque de l'étage subapennin, les mers ont encore changé de formes. La surélévation des Alpes ayant changé les niveaux et amené de grandes perturbations, elles n'occupent plus le bassin ligérien, ni Vc bassin pyrénéen ; et, de toutes les mers tertiaires de France, nous ne voyons plus, .••ur les continents actuels, mie d'eux points tnnritimes, les environs de Perpignan et de ^lonlnellier ; mais en Italie, au contraire, if)Ut l'Astesan et une grande surfiice de la fM^ninsule étaient 50us les eaux. On s'aperr^>ir, néanmoins, que les mers tertiaires se sont rapprochées de leur forme actuelle durant la période subapennine, et qu'il reste peu de changements pour leur donner la forme qu'elles ont aujourd'hui.
« Durant la période tertiaire, les animaux se sont bien souvent renouvelés, mais le «-'^ractère le plus tranché de cette époque est, sans contredit, l'apparition et le développement extraordinaire qui a eu lieu parmi les animaux vertébrés. C'est, en effet, alors que les continents ^e sont peu|.lés, pour la première fois, de ces mammifères si remarquables par leurs pro|)orlions ou leurs caractères, ti^ls que les antarolhcrium, ïes lophioJon, les paUfolhprium, les ano'
nlotherium, les dinolherium, les toxodon, les mastodon , les srailodon , les glyptodon, les megalherium, les megalonix, et tant d^aulres que nous nous dispensons de citer. C'est encore alors que les continents étaient peuplés de ces oiseaux réellement géants, même à côté de notre autruche; de ces salamandres (andrias) aussi grandes que les crocodiles actuels. II est à remarquer que tous ces grands animaux devaient être entourés d'une végétation proportionnée. Les mers étaient également peuplées d'un nombre considérable d'êtres de toutes les classes, presque aussi variés que de nos jiours. »
Pour les végétaux, voici ce que M. Brongniarl en dit, après avoir donné le tableau suivant du nombre des espèces :
Epoque Epoque Epoque 4k)cènc. niioeciie. pliocène.
Cryptogames. 53 t iO i 13 i
Atnphigénes. t 16 • 6 i 0
Acrogénes. • 47 i 4 • 7 Phanérosaroes mo-
nocotuédones. 33 33 26 6 4 4
Dicotylédones- 143 » 97 • 103 •
Gymnospermes, • 40 i J9 i 31
Angiospermes • i03 i 78 i 1G4
ToUux, .209 133 212
«t Quant aux caractères tirés des formes végétales pendant ces trois époques, les plus remarquables me paraissent :
« !• Pour l'époque iocène (nos étages suessonien et parisien), la présence, mais la rareté des palmiers, bornés à un petit nombre d'espèces. La prédominance des «Igues et des monocotylédones marines qu'un doit attribuer è la grande étendue des terrains marins pendant cette époque. L'existence d'un grand nombre de formes extra-européennes, résultant surtout, du reste, de la présence de fruUs fossiles de Sheppey ;
«2*Pour l'époque mioc^n^ (nos étages ton-
Srien et falunien), l'abondance dés palmiers ans la plupart des localités appartenant sans contestation à cette époque; l'existence d'un assez grand nombre de formes noneuropéennes, et particulièrement du genre steinhauera^ qui me paraît une rubiacée voisine des naur/fo, trouvée dans plusieurs localités de ces terrains;
«3* Pour l'époque pf/on'nf, la grande pré-* dominance et la variété iles dicotylédones , la rareté de monocotyléJones et l'absence surtout des |>almiers ; enfin , l'analogie Générale des formes de ces plantes avec celles des régions tempérées de l'Europe, de l'Amérique septentrionale et du Japon.
« IJn caractère remarquable des ftores oo ces trois époques, mais qui devient plus frappant encore i)Our cette dernière, dans laquelle les plantes dicotylédones sont plus nombreuses, c'est l'absence des familles les plus nombreuses et les plus caractéristiques de la division des gamopétales. Ainsi, au milieu des emî»reintes si nombreuses do Partschlug, d'OEningen, de lîoprring, deltadolioj, etc., rien n'annonce l'existence des composées, des campanulaci>es, des porson^