RIEN
CALCAIRE, son origine suivant M. Maupied. — Voy. Maupieo.
CALCAUŒ GROSSIER, MOYEN. Voy. Parisien.
CALCAIRE NUMMUUTIQUE. Voy. Sues-
$ONIEN.
CALCAIRES. Voy. Roches fossilifères.
CALCIUM, son rôle dans la constitution de la terre. — Voy. Matières élésientaires DU globe terrestre.
CALLOVIEN (ÉTAGE). — Le sixième étage des terrains jurassiques et le douzième de la série totale des terrains. De la dénomination de kelloway^rocki donnée par M.
Philipps, M. d'Orbignj a fait le nom de callovien qui rappelle le type anglais de cet état^e. C est Voolithe inférieur de c^uelques géologues français, Yargile de Dives des Normands ; etc.
L'étage callovicn forme l'horizon géologique le 1)1 us facile à distinguer et surtout celui qui se montre partout de la manière la plus évidente. On le trouve partout en Europe et jusque dans Tlnde, dans la chaîne de l'Himalaya, à 8,000 mètres au-dessus de la mer.
En réunissant toutes les couches plongeant à Test c^ui composent l'étage, depuis Lyon, Dives jusqu'à Villers (Calvados), on peut évaluer à loO mètres, environ, la puissance de l'étage, comme maximum connu.
Si sur quelques points, où les dépôts côtiers sont conserves seuls, plus ou moins éloignés des dépôts côtiers de l'étase antérieur, on peut encore croire qu ils ont pu être conservés par des oscillations du sol, aussi bien que par une perturbation Gnale , il n'en est pas ainsi des points où les deux dépôts côtiers sont superposés sur le même lieu. Il faut qu'il y ait eu certainement, sur ces derniers , un mouvement d'affaissement entre la fin de l'étage qui nous occupe et le commencement du suivant , pour que ces deux lignes supérieures des marées soient l'une sur l'autre souvent à une dizaine de mètres de distance en hauteur. Cette perturbation coïncide partout , du reste, avec la fin de la faune donnée par ses limites dans les couches.
Caractères paléontologiques. — Pour distinguer l'étage de l'époque balhonienne antérieure, nous avons les l^^ genres qui, nés dans l'étage précédent ou avant , n ont pas survécu, et ne sont pas arrivés à celui-ci.
L'étage callovien se distingue de l'époque oxfordienne, .par 96 genres, çiùi, encore inconnus dans oelui-ci, apparaissent avec Tâge suivant. En résumé, nous aurions 110 genres
f)ouvant donner des caractères négatifs pour 'étage callovien.
Les seuls genres de céphalopodes, palœoteuthisj et rhynchoteuthis^ distinguent Tépoque callovienne de l'époque précédente, où ils n'existaient pas encore. Sur ce nombre le premier genre, étant spécial à cet étage peut servir a le distinguer de l'étage suivant' où il manque; de même que les genres ichthyosaurus et pachycosmus , qui s'éteignent dans celui-ci. Ce peu de caractères positifs montre que l'étage callovien est aussi intermédiaire par les formes zoologiques de sa faune que par sa position stratigraphique rigoureuse entre les étages supérieurs et inférieurs.
En dehors des animaux vertébrés et des animaux annelés que contiennent beaucoup d'espèces, nous connaissons en animaui mollusaues et rayonnes seulement le nombre de z81 espèces, comme se trouvant dans celui-ci, et les 22 espèces qui paraissent se trouver en même temps dans Tétage oifordien. Il restera encore 255 espèces caractéristiques de cet étage qu'on peut invoquer pour le recx)nnaitre.
Chronologie historique. — Par suite d'une
Perturbation géologique, la fin de l'étage athonien a produit 1 anéantissement de 1^ genres d'animaux et de 533 espèces d'animaux mollusques et rayonnes, indépendamment des espèces d'animaux vertébrés et annelés et des plantes. Lorsque le calme s'est rétabli dans la nature , sont nés avec l'étage suivant quelques genres inconnus jusqu'alors et 2T7 espèces d'animaux molius-
Îues et rayonnes , sans compter les espèces es autres séries animales et les piantesqui sont arrivées jusqu'à nous, comme les vestiges de cette époque passée.
Entre la fin de l'époque bathonienne et le commencement de l'étage callovien , les mers paraissent avoir complètement change d'aspect. Non-seulement elles se sont rélrécies sur tout leur pourtour, par de nouveaux atterrissements , mais les détroits vosi^ieu et breton paraissent avoir cessé de comouuniquer, l'un entre les mers anglo-parisienne et méditerranéenne, et l'autre entre la pre* mière et la mer pyrénéenne, dorénavant entièrement séparées les unes des autres. Le plus grand changement qui se soit opère entre les deux étc'tges est un affaissement du
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grsad continent russe, surélevé depuis la fin de rétage permien, qui a permis aux mers caUoTiennes de recouvrir la Russie du hSr de latitude jusqu'à la mer Glaciale. Nous devons croire par les coquilles identiques , que la mer caftovîenne dTurope s'étendait sans interruption jusqu'au 9" de latitude nofd, dans la province du Cutch (Indes orientales) couvrant l'espace compris entre le 9* degré nord et le cercle polaire.
Les continents ont subi les cnangements correspondants; ils se sont accrus, tout autour des mers déjà circonscrites , d'assez larges afterrissements, et autour de la mer angloparisienne, en France et à l'Est de l'Angleterre ; autour des autres mers, où les points c^tfâcs viennent nous donner leurslimites.
le» mers nourrissaient des espèces d'animaux distinctes des faunes précédentes, mais presque des mêmes genres. Il en était de même des continents. Une faune marine, composée de beaucoup d'espèces identiques, se montrait depuis la zone torride, dans l'Inde, jusqu'à la mer glaciale. Cette répartition, si différente de la répartition actuelle, montre qu'à cette époque comme aux premiers âges du monde, la chaleur centrale propre k la terre neutralisait encore les zones isothermes que nous avons aujourd'hui.
Les oscillations du sol existaient durant cette période, et toutes les causes physiques oui agissent aujourd'hui avaient, sans aucun doute, la même influence.
La fin de cette époque a dû avoir lieu, comme celle des autres, par suite |d'un mou* Tement géologique, dont nous retrouvons des traces par l'isolement, dans la province de Cutch, de l'étage callovien sans celui qui le suit sur les points concordants, par la superposition des deux dépôts littoraux de cet étage et du suivant. Le résultat positif est encore l'anéantissement de presque toute la faune a^ant le commencement de l'étage oxfordien.
CARACTÈRES steatigraphiques POsrriFs
KT 1IÉ6ATIF8 DSS GENRCS P0SSU.ES. Voy. GbN- &KS FOSSILES.
CARBONATE SE CHAUX. Voy. Flntrodmction,
CARBOIŒ, son rôle dans la constitution du globe terrestre. — Voy. MAiiàRES élâiien-
TâMMSS du globe TERRESTRE.
CARBONIFÉRIEN ( ÉTAGE). — Troisième étage des terrains paléozoïques , ainsi dénommé, parce qu'il appartient à l'époque la plus nche en charbon de terre (carbo).
En France, on voit l'étage carboniférien sur quelques ^ints du grand massif de Bretagne. Il en existe deux lambeaux O.-N.-O., l'un près de Vou vaut , l'autre plus à l'ouest, près de Cbatonnay (Vendée). Un autre lam- Deau se montre à Sablé, à Solèmes (Sarthe), et se continue jusqu'auprès de Laval. Sans le Nord, on en connaît à Ferques, près de Marquise ( Pas^e-Calais) , une petite sur- &ee qui dépend peut-être des couches qu'on a retrouvées sous les alluvions , à Douai et à Valenciennes , et qui viennent api)arattre
t/e Landredes et Avesnes, à Beriaimont,
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et au nord de Givet ( Nord ), dans les Vosges. Dans le. grand plateau central de la France, d'après les savants auteurs de la carte géolo-
gîque, on voit des lambeaux houillers à ourneuf ( Creuse ) , à Vignoles , à Massât , à Lanteuil (Corrèze), à Pléaux, à Bassignac, et sur une ligne presque N.-N.-E., par le Deveix (Cantal), Heissex, Saint-Priest (Puyde-Dôme], et Noyant (Allier). Le môme dé- Eartement en montre quelques autres lameaux , ainsi que sur les points suivants : à la Machine (Nièvre), aux environs d'Autun , à Saint-Bérain , au Creusot , à Curdiu , à la Clayette (Saône-et-Loire), des bassins houillers se trouvent à Sainte-Foy, à Saint- Etienne, et des terrains marins à Rigny |3 lieues au S.-E« de Roanne). D'autres lambeaux houillers se voient à Aubin (Aveyronj, à Jaujac ( Ardèche), à Grand-Comhes, à Pigère , aux Portes ( Gard ] , près de Saint- Gervais , de Vaillant, et un lambeau marin à Neffiès (Hérault). On trouve, de plus, dana les Corbières, des lambeaux marins et houillers à Tuchan, à Durban (Aude), et des lambeaux houillers seulement près de Bagnols, du plan de la tour d'Esterel (Var;. On voit que, si la France n a pas de surfaces considérables, elle est, au moins, fournie d'unjgrand nombre de gisements de houillei qui font la fortune de son industrie.
L'étage carboniférien est parfaitement représenté partout en Europe. Un lambeau existe en Sicile, suivant M. de La Marmora, L'Espagne renferme l'un des plus riches bassins connus, dans leb Asturies, à Pola de Lena et à Mières. En Angleterre , on en voit un vaste lambeau dans le Devonshire et une partie du Cornwall. Une très-grande surface allongée se voit dans le pars de Galles. Elle commence dans le sud du Caermarthen, se continue dans le Glamorjgan, au sud de l'étage devonien; se rétrécit pour se continuer à l'est de l'étage devonien, dans le Glocestershire, le Monmouthshirc, THerefordshire, le Shropsbire et le Denbigshire. Des lambeaux existent dans le Staffordshire et le Leicestershire ; puis une vaste surface dirigée au nord , quelques degrés à l'ouest , prend dans le Derbyshire, et couvre une partie du Lancasshire, du Nottinghamshire, du Yorkshire et du Northumberlaud. On en voit encore au sud , au nord , à l'est et à l'ouest de l'Ecosse, et en Irlande. Ces grandes étendues de l'étage carboniférien, qu'on trouve en Anslelerre, en font peut-être le pays le plus iavorisé sous le rapport des terrains nouillers , ce qui n'a pas peu contribué à l'extension de son industrie manufacturière.
La Belgiqpie est également un pays riche par l'étage carboniférien, qui, appartenant .au même lambeau de Douai, en France, forme plusieurs bandes dirigées à l'est et à l'est-nord-est, dont une s'étend depuis Tournay, Peruwelz, Reculs, Charleroi, Fleurus, Namur, Hug, Liège , le Limbourg jusqu'au delàd'Aix-la-Chai/elle. C'est cette bande qui contient les meilleurs et les plus considérables dépôts de houille.
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DlCTlONiNAIRE DE COSMOGONIE
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En Allemagne , une grande bande N.-E.
s'étend dans la Prusse et la Bavière rhénanes , de Sarrebruch , de Sarrelouis , parOItweiler, Saint-Wendel, Wolfalein, jusqu'à Sobernheim et Wonsheim, etc. L'étage est bien développé autour de Prague (Bohème).
La Russie, d'après la carte de M. Murchisen, de Verneuil et de Keyserling, offre des surfaces immenses de l'étage carbouiférien. Une large bande occupe tout le versant occidental de la chaîne de l'Oural , depuis le 5' degré de latitude jusqu'auprès de la mer Glaciale. Deux autres bandes parallèles se voient de chaque côté de la chaîne des monts Timans, depuis Naldey-Kross jusQu'à la mer Glaciale.
L Amérique n'a rien à envier à l'ancien monde pour l'étendue de l'étage carbonifétien (ju'on y rencontre.
Suivant M. Murchison, la partie occidentale des comtés de Shropshire et d'Hereford- Shire offrirait des puissances de 1,200 à 3,200 mètres. Dans les Asturies, en Espagne, M. de Verneuil évalue la puissance à près de 4,000 mètres; à la Nouveîle-Écosse , au nord du Canada, on a reconnu plus de 3,0()0 mètres d'épaisseur de l'étage carboniférien. Il est impossible de douter, d'après la puissance aeule , de la très-longue aurée de l'époque carboniférienne à la surface de la terre.
Composition des couches par rapport à la houille. — On a cherché à diviser Tétage carboniférien en deux ftses distincts superposés, les calcaires carbonifères inférieurs et les terrains houillère supérieurs ; mais lorsqu'on voit les mêmes fossiles traverser indistinctement, dans toute leur épaisseur, ces deux divisions qui , du reste, ne sont distinctes nulle part, ne sont superposées que sur peu de points, et qui toutes les deux renferment de la houille, on arrive à trouver
2ue l'ensemble ne peut être divisé en deux tages , comme nous le comprenons, et qu'il ne forme réellement qu'une seule et même époque géologique, dans laquelle aucune ligne de démarcation n'existe : nous entendons de ces lignes de démarcations générales, uniformes sur le globe. Nous réunissons donc l'ensemble en un seul tout, un seul étage, que nous allons chercher à décrire relativement à deux questions importantes : la position de la houille , considérée comme 'dépôt , comme débris terrestre , par rapport aui couches remplies de coquilles , considérées comme dépôts marins. Il est certain que là se trouvent les éléments relatifs au mode de formation des couches de houille et aux déductions qu'on peut tirer des différents documents géologiques, sur l'état passé de l'âge carboniférien, le plus instinctif, peut-être, comme science , et certainement le plus important comme utilité industrielle. Divisons d'abord les faits en trois f;roupes : les dépôts terrestres et marins, et es dépôts purement marins.
Dépôts purement terrestres, — A en juger par le manque complet de coquilles marines, on doit croire que les dépôts houilliers du grand plateau central de la France, depuis
Autun, dans le departementdeSaône-et-Loife« par les départements de la Creuse, de l'Allier* de la Corrèze, du Puy-de-Dôme, de la Loire* de l'Aveyron, de l'Araèche, jusqu'à l'Hérault, sont tous des dépôts purement terrestres. Ils sont formés de couches tantôt fortement inclinées, d'autres fois plissées ou ondulées, et même horizontales, comme à Saint-Etienne, composées d'alternances : l*de greshouiller^ plus ou moins grossier, contenant, le plus souvent, des troncs d'arbres couchés, évidemment charriés, et quelquefois des troncs verticaux, comme M.Brongniart les a vus au Treuil, près de Saint-Etienne ; 9r de schistes ; feuilletés plus ou moins 6ns, par lits contenant de nombreuses empreintes de feuilles, couchées dans les lits parallèles des schistes, quelouefois des poissons « comme a Autun; 3* entin des couches plus ou moins épaisses de houilles ou de charbon de terre. Ces dernières couches sont répétées un grand nombre de fois entre les couches de grès ou les couches schisteuses , à tel point qu'on en compte jusqu'à 21 dans le bassin de Saiit- Etienne. Ces couches sont fréquemment très-minces et alors bien plus nombreuses. Elles sont quelquefois très-épaisses et plus rares. On en connaît de 13 mètres d*éiviisseur à Saint- Aubin; mais à Sales, dans l'Aveyron , on n'a pas trouvé la base à 23 mètres, et H. Cordier leur assigne, sur co point, jusqu'à 103 mètres de puissance.
Dépôts terrestres et marins superposés.
— C est le cas général , le plus fréquent dans l'étage carboniférien , que de trouver des dépôts bouillers joints aux dépôts marins. Il en est ainsi en France, dans la Vendée, dans la Sarthe, dans le Pas-de-Calais, dans le département du Nord; en Angleterre, dans le Vorkshire , le pays de Galles et le Somersetshire ; en Ecosse, dans la Belgique, la Prusse rhénane ; dans toute la Ru^sie ; dans l'Amérique septentrionale et dans l'Australie. Il reste à dire qu'elle est la relation des uns avec les autres. Les couches de houille. Ou couches imposées exclusivement de produits terrestres, sont inférieures, supéneures ou intercalées dans les couches marines.
Les couches de bouille sont inférieures au calcaire marin, remplie de fossiles, dans le Valdaï, dans les provinces de Toula et de Kalouga, en Russie.
La houille est intercalée et alterne, entre les couches marines de grès ou de calcaires . en Angleterre, dans le Northumberland, où elle forme jusqu'à 40 couches; dans le Newcaste la plus riche localité houillère de la Grande-Bretagne ; dans le Yorkshîre.
Ces couches houillères de l'Angleterre sont d'autant plus remarquables, que MM. Wood et Witham y ont reconnu, dans les grès à Killengworth et à Blancbford (Durham), des troncs d'arbres encore verticaux ayant leurs racines implantées dans les couches dft houille. En Espagne, dans les Asturies, la puissance de 4,000 mètres , que nous avons signalée, est composée, à la partie inférieure, d'alternances de couches marines et de couches de houille, le tout recouvert par de la
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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houille seulement. EnRussie^ dans le Douctz, on voit la même alternance de calcaire marin et de houille. Il en est ainsi aux Etats- Unis, où, pourtant; les parties supérieures contiennent seules de la houUle; mais le point le plus remarquable, sous ce rapport, est, sans contredit, la Nouvelle -Ecosse, au nord du Canada, où M. Logan a observé, sur C4stte immense puissance de 3000 mètres environ, qu'il y avait répété un grand nombre de fois I des couches houillères, avec des arbres encore debout, munis de leurs racines» alternant avec des couches épaisses séparées par une grande puissance de grès et de calcaires renfermant des fossiles marins très -nombreux.
8 La houille est supérieure aux couches marines , en France , a Ferques (Pas-de-Calais), à Avesnes (Nord), dans les Corbières , à Tuchan, a Durban (Aude); en Angleterre, dans le pays de Galles , dans le Somersetshire , dans le Derbyshire ; en Ecosse, et dans toute la Belgique. Elle a la même position, au-dessus des alternances, dans les Asturies , en Espagne et dans les Etats- Unis (53). »
« Déductiom tirées de la nature des siditnents et des fosBiles. — L'étage carboniférien, par la disposition et la composition si diverses de ses couches, est assurément celui qui prête le plus aux déductions générales ; en effet, aux conditions des mers nous devons encore joindre quelques observations sur les parties continentales.
« La nature purement terrestre de presque tous les points du grand plateau central de la France porte à croire que cette partie formait déjà un vaste tlot terrestre pendant toute la durée de Tétage carboniférien. Le manque complet d*éléuients marins sur tous les petits bassins houillers uui y sont disséminés amènerait au moins a cette conclusion. Si, d'un côté, les nombreux crustacés cyproïdes qui ac<;ompagnent les poissons des environs d*Autun peuvent faire croire à une formation riveraine et peut-être lacustre de certaines couches de ces dépôts terrestres, il est difficile d'expliquer de la même manière Talternance des nombreuses couches de houille» qui ont succédé aux grès et aux couches schisteuses des mêmes bassins. Quelques savants ont pensé que ces dépôts houillers, évidemment composés de débris de végétaux, s'étaient déposés dans des basfonds, comme nous voyons aujourd'hui se former la tourbe de nos marais. Examinons celte question sous différents points de vue. Voyons d'abord de quoi se compose la flore de cette époque. D*après les beaux travaux de M. Adolphe Brongniart, les plus c implets sous ce rapport, on voit que ces plantes appartiennent principalement aux cryptogames acTOgènes » comprenant les fougères et leslycopodiacées; aux dicotylédones symnos- ^nnes, comprenant les astérophyllitidées, Tes sigiÙariées, les nœggerathiées, les conifères et' les cycadées. Où se trouvent au-
jourd'hui les plantes les plus voisines où appartenant à ces familles, surtout les grands cryptogames arborescents, qui ressemblent le plus à cette flore perdue? C'est évidemment sous la zone torride, comme l'a trèsbien prouvé cet observateur consciencieux : car il établit qu'à la Jamaïque les fougères sont aux phanérogames comci-^^ 1 à 10; à la Nouvelle-Zélande, comme 1 à 6; à l'Ile Sainte-Hélène, comme 1 à 2; tandis que le terme moyen est ailleurs comme 1 à 30. Il parait, dès lors, évident que cette végétation de l'étage carboniférien était partout formée d'un ensemble de plantes au'on ne trouve
{)\\xs aujourd'hui que sous la zone torride.' 1 nous reste à dire ce que nous avons observé dans nos voyages sur les conditions d'existence de ces plantes. Nous avons rencontré des fougères arborescentes, et cette profusion extraordinaire de cryptogames, qui les accompagne, seulement quand se trouvaient réunies plusieurs circonstances. Il fallait d'abord des pays montueux , accidentés, comme les Ues citées par M. Brongniart, ou les continents ; car jamais nous n'en avons vu dans la plaine, à moins que ce ne soit au pied même des montagnes. Il fallait encore une exposition favorable qui pût amener à la fois une chaleur constante et une grande humidité. Il y avait toujours, de plus une grande épaisseur d'un terreau noir, entièrement formé de détritus de végétaux presque sans aucun mélange étranger, à sa partie supérieure. Nous avons trouvé ces conditions parfaites dans les montagnes, aux environs de Rio dé Janeiro (Brésil) et sur beaucoup des points les plus escarpés du versant oriental des Andes boliviennes, dans les provinces de Yurngas et de Yuracarès; tandis que nous n'avons observé que très-peu de fougères dans les forêts des plaines chaudes et humides, et jamais dans les marais de ces régions où les plantes graminées dominent comme en Europe. Quant aux cycadées, nous les avons vues seulement sous la zone torride et dans les lieux montueux, secs et découverts. Ces circonstances d'exis tence des plantes les plus voisines des plantes fossiles sont peu iavorables à l'hypotbè&e que ces dépôts houillers peuvent être d'anciennes tourbières, puisque, d'un côté, nous n'avons jamais remarqué aucune fougère' dans les marais des régions chaudes, et que, . de l'autre, nous n'avons jamais rencoutre de tourbières sous la zone torride. S*il a existé è l'époque carboniférienne des marais rem- / plis de débris de végétaux, ce qui est très- ^ possible, il est au moins, nous en sommes convaincu, très-difficile, d'expliquer par les ' tourbières actuelles seulement, ces puissances si extraordinaires de couches de houille que nous avons signalées dans les dépôts
Sûrement terrestres. D'après une conviction ^ asée sur l'étude comparative des faits, nous * les attribuons à des causes plus puissantes [
S rue les causes actuelles. En effet, quelle^ orce pourrait, aujourd'hiii , enlever ces'
(IS) Aie D^OuMm, Conr$ élém. de Paléont., I. Il,
Diction, dk Coshogo?iir et Dk PAi.éo!fTQL06is.
^ annàBB fougères et UMite la ?égétation des ré- \ gions eiceplioijijellps que nous avons iudiquéest ^m^i-^^ )es pluies torreulielles ? Mais mr )e .^I vier^ d^s ^égio^s chaude^} da« pépies lès plus 4i^rupte$t 1$ uluie, foême torfeotiplje, n'arrive ^ ferre qifftpfè^ AYOïr traversé un rés^a^ serré de f^raflcbe? et dfi feuillages ; elle p*entr»)^e fm ' ?^ Q^ souille même ft^s souvent Teflu Uwpide du torrent (Fpy. Coucpç§ sépjMçifT^f^ps). Oî} ne peut donc l^\ aUrit^upi' 1^ traqspqrt de la «ûipme ifpmense des de^ifif d^ vé^éiau^ né-
çessaipps ppur formef (i^§ couche/ pgiss^Ur te5. Ra supposant que. mè.m en for^^nt !e$ choses, on puissp auineitr^ 1# fonn/ition 4'une couche de houille d'ijuni de ces d.eui^ manières différentes, il resierft tomoi^r§ k expliquer pourquoi ces dépôts de vec^elau^
ont été iiU^r^'O^P^^ ^^^^ ^^ '^^^^ à)^'ni§ dans lesdéj.ûts pureinent terrestres, comme daqs
le iias§in de ^ain -^tienn^» p^f ^^^^ 469tii9
sédio^entair^s qe ^res pp d'ar^ijç schlsi^U^P évidemment (raiisportés par les eaux, ajusi que les eou^'^c^ de hpqiUe. Nous pepsons que, peur expliquer p^s alternances, i] faut . recourir au^f mêqjes pauses qui m\ déier rainé les dépôts de h^ille avec des arbres encore debout* {tllernant plu^i^ur^ fois ^vpc des dépôts niarips d*une (srande pui3sancç. Kou;) f eviepJrpns dope sur celte uucsiiQn, ^ tropos de^ osclU^tÎpns du ^o\ Ou^quejles nous 4ttribuonSi h 1? foisi ce? 9<tern9Qce§ de fipuille et de ^édipicnts, des i puchc? ierrç§tfp§ et des cpuplies I5a^tncs(a5^). ç
« OsciltcKions a\é 9qI' ^ U c4t une question importante ne la science gép)p<îique | Îui , bien qu'elle participe en m0me Temps, es causer géqlp^iiques , doit cependant appartenir aux caqs.QS actuelles, puisqu'elle montre encore ses eÇets de nos jours, Noq^ YQUlQns parier des p^pijlations du sol } car ce sont ces affaissements f t pes exhaussènients de quelques points |iltpraux qui peuvent ihoditier les ^éaOts ^u£q§ssifs de ces' points. Ces psci|lation3 se ppnjpji^ent d'exihausr semenls lents et ^ru^U^Si l^s preniiers sq
j^connajssent aW3l pAte§ tpmQur^ ep retraite, successives , ^qq Jut^ro^PUes i jandis que les autres fprmejilde^^ gr§Jins élpi^nés , des ressauts disignts (es ufedcs autres, l-es affaissements doivçnti par h même rtiispn i avoir été lents et 6f usques! Si I9 n jtùre {tçtuelle nous doqne çn etjfets au^qycs pr^qvejs de ces affaisseinçQts |)rusques, )a ngtur^ passée , surtout la pl'qs eiîcifennet «oit iious en révéler beaucoqu ôi^s ^^exemplçs ; car U est évident que I9 croûte rubins épaisse c|e l'écqrçe 'terrestre dev^ft arneper plus spq- Tentj ces petites' d|sIoçatiQn.s p4rliçlK'S df^- • terminées par çtçs trembl^q^ents ue terre. Partout o(i lés soipts pôtiefs gm ^.if conservés^ il y a pouf' nous prçuVe èyidènlf d'un offâisseinent , qui g per^nis |^ çç point littoral de se cQJpserYer. Quand on trouve sùpen/psées^ comme à Tpurnajr. ^es couches évidenimènt côtièr^ âyéç qes coquilles flottantes 4?^ ÇQ^ches (ji^pos^çi daq^ le Vpisiaa^a
<54) Ibid., p. 546.
DIGTlONNAïaE PE COSMOGONIE
aR
des côtes , et des couches formées dans les régions profondes des mcrs^ )} esj encore impossiide de ne pas les attribuci* ^ des os* cil|ationsduspK }1 nous reste, pourtant, une |)reuve pluis convaincante que toutes celbscji et nous allons ]^ donner.
« 6n parait^ daiis pes derniers tempSi n'a* yoir pas attaché àsse^ c|'j'^P^C^^°*''e à la pré* sen'ce , rtan§ les eouches de féla^c carboniférien, de troncs d'arbre? encore dehouts, dans une pôsitîpn yertirafe: ceux que M. AJexanJre •Bron^niart j tus au Treuil, près dé Sàint-Etienne,'diàns les dépôts terrestres ; ceux qu'a observés M. Daubuîsson, à H^rnchén ; ceux qu'pnl décrits MM. Withain. à Blahchfbrt ; M. Wood , h Killin^'-Worth • M. Lp^an, dans la Nouvellé-Èçpssc , par exemple, tious les considérons au contraire^ comme des fjfiits trèsriToprès à expliquer des questions difficile^. La disposition en couches })jra!lèles de tout l'éta^je earbôniférien, soit terrestre j soit marin, ne permet pas (]e douter que renseu||»le ne se soit formé mSus Pinfluencç d^s eaux, et souvent tlap? ies/eaûV PP> comment lés'trpnc^ d*arbres et tbiis les grands vé^élauiç se com-
IiQrtentrils, |orsqu*ils sont charriés |ar les ;aui 1^ Nous en ^vons vu en trop ^raad nombre sur les rivages de toutes les vastes rivières du nouveau monde , sur les affluents de l'Amazone et de jaPlata, pour ne f)âs avoir remar(]ué que ces troncs, surtout .ors.ju'ils sont entiers, sont toujours dans iihe position qui apprpche plus pu meinsde riioribontalilé; mai^ qu'ils pe sont jamais yerticaux, ni voisins de la verticalité. Celte
f)psitipn verticale des troncs de grands végé-» au|: , éomine les ^igillari^es de 2â mètres de long trouvées danslesenvironsdèNewcastle, çoipine celles de 18 mètres observées à Craiglaithi annoncent donc certainement qu'ils sont dans leur position normale, sur le point od ils ont vécu, ce que ^ du reste, mm! Wûod el de La Bèch« ont parfailcnieiit reconnu, d'âbprJ, pâneque ces grands troncs irçiversept plusieurs couches de grès et d^argile schisteuse, et surtout parce que ces plantes ont encore leurs racines. D'ailleuris, le jgrand npmbrf de végétaux verticjiux ç|e sigillaria, dont les racipes étaient enfoncées dan^ une çoiichè mipcé de houille, U es de Ncwcasll^ ^ eq ApuletfirrQ ? ainsi que e§ arbres gveo leurs rscipes dans les lianes hputllèrs quç If, t^ig^U % décrits à la Nouvelle-Ecpsse, ^ans la t)aie de Fundj, nous (jqnnent I0 preuve quç ççs vé^jétaux sont non^ Seûiv^mcqt îîÇ(i1s Qnl vécu, in^is çncbrç cians les pi^mçç détritus {\e vMtW^ oÇi nou^ avons KU vivre ^otu.eflwent l^s grandes foug^rçs^ qélrUus qui, «ivçQ 1^ temps çt la pres5ipn^ ont formé dçs cquchçs de lioaille, Nq! doute, AU)rs, que çe§ pl.anle» liu soient, ayeç Igurs trontjs YÇrli.çau^ et leurs ratines» surU pOînt pu elles ont vécu (^5) » et Ion peut certainement prendra ces couches comme des [toint^ terrestres,
« Npus. ?irr4Ypns maintenant ^va preuves
(55; MM, Aleiandre Brongniarl et Wemer aval^ai la n.étm opinion retalWenieiil asx troMt VMUChiu.
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tT DE PALEONTOLOGIE.
Car
d^s osrillalîons du soi, Si, en effet, ces cou* I lies avec dfes troncs yerticaux du NoribumlierlanU, du Purhaoï. ^Q Angleterre, de )« i\^ouveile*Ecosse, au Canada» sont bien réel» icment des points terrestres, ce dont ou ua peut douteff cofumeAl f iplùiuerart^a leur présence, plusieurs UiU répétée, au milieu fie dépôts mariQj» qui Aonveui ont descen» tnines de luèlresde puissimcaT Pourqu^uQ point continental quelconque derienne sousr jiiarin, avec ces arbres encore verticaux, il nous parati évident qu'il doit d*abord s'affais»- 5er brusquement dans la m^ avec les par* ties consolidées qui le supportent. Les sedinieuts marins, par Teffet constant du nivel* loment, le recouvrent Je suite et conservent
insi la vé^élatjon et le terreau dans lequel elle poussait; mm$ pour que sur le même point on trouve, comme A la NouveIle*Ecosse, cesi ouc))es terrestres, piiisieurs fois répétées h quelques ecntaines de mètres de disUoce verticale, à^x milieu des dépôts marins, il laut« à chaque fois« des affaissements brus^ ques et des reléveuients lents ou brusques qui constiiuenif cQmtnê unie voit, des oscil^latioos du sol analogues k ce que nou^ Yoyons dans la nature actuelle. Il est évident que, s'il a iallu un aA/ûssement pour que ces points terrestres devinssent des points sou^ marins, il a fallu également unesurélévation pour quelles points submer^ redevinssent des points coutin^eutauz. Pour redevenir en eFet un point continental^ après être restées un temp6 ooosidérablesou^ les eauXf ces parties sous-marines ont d surgir au dehors, soit par raccuxoulatix>n successive des sédiments marins, soit par un mouvement lent de surélé'etipn, soit eoôn par un mouvement brusque. IJ a dA même s'écouler, pos^ téri eu rement, bien des années avant que la Té^étalion terrestre pût s*/ développer. Nous croyons donc, en dernière anal/se« qu*on ne peut expliquer cette succession de points continentaux devenus sous-marins, et des points sous-marins devenus des points coniinentam, que par autant d'oscillations successives du soU que par autant de mouyecuenls d*afiaissement et d^ surélévation de ce même sol.
« Nous avons dit que nous croyons pouvoir expliquer cette alternance de couches ^le bouille et de roches sédimentaires des dépôts purement ierrp^lr^ par ces mêmes oscillations. Nous avons^ dans réta^je contemporain, défini une oscillation brusque, qui, pour nous, est Téqui valent d'une l^^e perturbation géolo^que^ analogue aux Iremblomentsde terre, comme« par exemple^ celui de Lisbonne, en ITâS^ perturbation locete
Ïui a des effets plus ou moiiis resireint^. ugeons néanmoins par comi^araison^ Nous avons vu que^ pendant ce tremblement de lorrc de 17», où Ton a pu seulement constater l'affaiftsemenl d*une partie d'un quai« le mouvement des eaux fut coasidérable^ ^e fit sentir jusqu^aux Antilles, et amenj» de ^ombi^ut désastres sàxr toutes Jes pÂtes. Cne oscillation du sol, sans sortir des effets qui BOUS sont connus, peut donc, par suite
de déplacement qu*aura causé dans les eaux un aSiiisafment bru;ique ou une brusque surélévation, emener d^ {^erturbatiomu même ^r les dépôts terrestreii des conlim fiants* Le« eauXf en envahissant les conU« nents de cette époque avec d*a*'*'«nt plu^ da ftcilité qu*ils devai<»nt être bien moins éle jés que les continents actuels^ durent enln ver violemment des points voi^inst ou plus <9U moins éloignas, suivent la valeur dn TosciUation, tou^ 19» vét^taux ^ Içsdéisim ius ok ilê nonssaient, pour les jeie^ d»M ioutes les dépressîQns terrestres voisineSf 4ivec tous les matériaux sédimentaires, qui« suivant Taccélérati n ou le rêlentissement de rimpulsion des fiâai, ont pu recouvrir de grès des parliez» terrestres pourvues de leurs arbres, comme au Treuil ; déposer d*abord des grés, même pendant Ta^ilatiou, puis des sédiments plus fins, comme ceux des coi^ i^hes schisteuses, dM que le mouvement di.minua; et, enfin, ces mêmes détritus de vé«gétaux terrestres en suspension da^is |e$ eaux« et des végétaux en nature destinés à former la Imuille. C'est ainsi que nous expli^ quons les nombreuses alternances de bouille et de couches sédimentaires des parties ter^^ ri^Ur^^ de France, et ces amas s} considérai* blés de houille qu'on a signalés à Saiut-4&> bin et surtout k Salje (Avej'ron). Nous pensons donc que, sans ces circonstances, plus aictiveç que les simples phénomènes physjr ques de J*atmospliére ^ déterminées par lep oscillations du sol |)endant la durée de 1*6^ ta^ carboniiérien^ on ne pourrait expliuuer Timmense extension àeê parties houillères de France, d^Aiixleterre, dp Bussie, de Bel<gique, et surtout ces jsurfaces considérable^ ùQ bouille qui existent nu;^ Etats-Unis, ijas plus ({ue tous les iaitsde stratification qu on y a si^fialés^ Sans aucun ^s, les tourbières où il n*v a pas de fougères, le transport par les rivières qui n'a qu'une action tres-linû.tée, pas plus que les autres causes actuellos de ce genre, n*expiiqueraieot la puissance et surtout Timmense extension que nou^ connaissons aux bassins houillers de Tanc^en et du nouveau nu>nde. Deux faits déplue viennent encore appujrer notre suppositM>n : ,on a vu que les petits bassins houillers du plateau central de France affectaient un^ direction très-remarquable^ Cette direction annonce qu'une longue dislocation avait eu lieu sui* s» plateau avant le dé^ pOt de la houille, qui se serait xiéposé(5 dans les dépressions préexistantes, ce qui concorderidt avec notre hj^pothèse. La position le pln^ souvent supérieure aux cou^^s U^iw'B de J# j^ilje, à Ferques au nord ile k France, au pays de iisSles, dans Jse Perbysbire , dans toute la Beli^ique , aux A^ turies et aux £tats4Jnis^ ne coincideraitreljye pa^ avnç la i^nJe commotion géologiipio
Sui ^ déterminé la fin de l'étage . iiommoiion e wèaa^ jMwe que les oscillations ^t i^ons Avons parlé, mais ^nt fois plus eonsAiiér»i)i0 et générale sur )# gloi;>e? iQe serait au moins Texplication la plus plausible que
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DICTlONNÂinE DE COSMOGONIE
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nous pourrions donner de ce dernier fait incontestable (56). »
Caractères paleonlologiqneê, — Pour séparer rétage carooniférien des étages inférieurs, nous avons tous les genres éteints successi- Toment dans ces étages ; les 28 eenres qui naissent et disparaissent dans retage silurien ; les 21 genres oui s'éteignent à Tétage silurien supérieur ; les 52 genres qui s'éteignent à l'étase dévonien, sans arriver, au moins dans l'état actuel de la science, jusqu'à l'étage carboniférien. En additionnant ces
S genres propres aux étages paiéozoïques inérieurs, mais inconnus à l'étage carboniférien, nous ^n aurons 101 pouvant servir de caractères spéciaux pour distinguer l'étage carboniférien des étages inférieurs, et en particulier 52, pour le distinguer de l'étage dévonien.
Aujourd'hui, en attendant le travail que M. Kingdoitfaire paraître sur l'étage permien d'Angleterre, nous avons, pour en distinguer l'étage carboniférien, les genres suivants encore inconnus dans ce dernier : parmi les mollusques lamellibranches, le genre vanopœa et les deux autres suivants; parmi les mollusques bryozoaires, le genre Arerafophytes : parmi les zoophites, le çenre stenepora: c'est-à-dire 5 genres. En joignant les caractères négatifs pour les étages supérieur et inférieur de l'étase carboniférien, nous trouvons, en réalite, 106 genres pouvant servir de caractères négatifs pour distinguer l'étage carboniférien, des autres étages paiéozoïques.
Avec l'étage carboniférien, ont paru, pour la première fois, un nombre considérable de genres, oui, inconnus aux étages paiéozoïques inférieurs, peuvent donner autant de caractères paléontologiques positifs pour le distinguer des trois étages iniérieurs. Ainsi, sans compter les nombreux genres d'insectes et d'arachnides qui naissent à cette époque, sans compter les formes génériques de plantes qui apparaissent pour la première fois, nous avons, seulement parmi les animaux vertébrés, mollusques et rayonnes, 72 genres, qui, inconnus dans les étages précédents, et surtout à l'étage dévonien, sont autant do caractères positifs qu'on peut invoquer pouren distinguer l'étage carboniférien où ils apparaissent.
Les genres qui peuvent, jusqu'à présent, nous donner des caractères positifs uifTérentiels d'avec l'étage permien sont les genres qui, nés avec l'étage carboniférien, paraissent s'être éteints dans cette même époque, n'ayant fait que paraître et disparaître sur la terre. Le nombre de ces genres spéciaux à l'étage carboniférien, s'élève à 5(5, qui, joints aux 46 genres nés antérieurement, s'éteignent encore dans cet étage; le tout formant un total de 102 genres, qui peut donner autant de caractères différentiels avec l'étage permien. En résumé, nous avons . 106 genres donnant des caractères négatifs, <i et 102 genres susceptibles de fournir des caractères positifs pour distinguer paléonto-
(M; Loc. eU., p. 34S. V. Ftou Fomile.
logiquement l'étage carboniférien des autres étages des terrains paiéozoïques, ou 2(^ formes animales, dont la combinaison donne l'aspect particulier de la faune spéciale do cet étage, et pourra le faire reconnaître partout.
• Aux caractères paléontologiques tirés des genres qui pourraient être très-suffisants pour distinguer l'étage carboniférien des autres, viennent se joindre les innombrables caractères positifs tirés des espèces. En dehors de tous les animaux vertébrés, de tous les animaux annelés et de ces nombreux végétaux qui présentent quelques centaines d'espèces caractéristiques, nous avons seulement pour les animaux mollusques et rayonnes, le nombre considérable de l,0i7 espèces qui, après avoir été sévèremenf discutées, sous les rapports de leurs caractères et de leur synonymie, donnent autant d'espèces caractéristiques de tous les faciès sous lesquels s'offrent les différents lieux, suivant les diverses zones d'habitation. On a cité beaucoup d'espèces comme se trouvant à la fois dans les étages dévonien et carboniférien : mais toutes les comparaisons que l'on a pu faire ont démontré qu'elles étaient basées sur de fausses déterminations. Mous devons donc, en attendant les preuves contraires, considérer toutes les espèces comme caractéristiques.
Tous les points que nous avons cités à l'extension géographique de l'étage contiennent les mêmes espèces, lorsaue se présentent les mêmes circonstances ae dépôt; ce qu'il ne faut jamais oublier dans l'assimilation de localités quelconques. On verra 3ue tous les lieux de France que nous in iquons comme dépendant de l'étage carboniférien, contiennent des espèces qui se retrouvent, soit en Angleterre, soit en Belgique, sur des surfaces non douteuses : il en est de même en Espagne et sur tous les autres points du monde, Ainsi, que vous preniez l'étage en Espagne, en France, en Angleterre, en Belgique, en Allemagne et en Russie, jusqu à la mer Glaciale et le cercle polaire, vous trouvez partout, avec quelques espèces plus ou moins circonscrites, un très-grand nombre d'espèces communes qui témoignent de la parfaite contemporanéité d'époque et de déuôt pendant l'étage carboniférien. indépenclammeut de ces espèces, se trouvant en Europe depuis l'Espagne jusqu'au cercle polaire, il en est qui se rencontrent également dans l'Amérique septentrionale, depuis le Tennessee jusqu'à l'Ile Melville, et même dans l'Amérique méridionale, en Australie et à Van- Diemen. Aussi nousavonsdes espèces qu'on voit, à la fois, sous la zone torride et des deux côtés du monde, jusque près des pôles. Les larges limites d'extension de ces espèces prouvent leur contemporanéité d'exis tence sur tous ces points, et l'unité de milieux d'existence peu en rapport avec ce que nous observons aujourd'nui.
Les recherches actuelles ont déjà iUtcoo*
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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naître 39 espèces se trouvanl à la fois en Europe et en Amérique, et sur ce nombre 9 qui, plus largement réparties, occupent les régions tropicales et les régions tempérées et froides de Tancien et du nouveau monde. Comme, dans Tétat actuel des choses, les mêmes espèces n'existent que dans les zones isothermes spéciales, et lorsqu'il y a continuité des mers ces faits, qui montrent une contemporanéité parfaite d'existence et une filiation certaine des espèces, nous amènent tout naturellement à ces conclusions importantes : que les mers de t'époque carfooniférienne devaient s'étendre sans interruption depuis l'Europe jusqu'à TAmérique septentrionale et méridionale, et même jusqu'à l'Australie ; et qu'il régnait, sur tous ces points, aujourd'hui si disparales« une température presque uniforme.
A l'instant où Tétagedevonien a fini, probablement par snite des dislocations géologiques que nous avons signalées (Voy.
Detohibh), la faune et la flore ont été totalement anéanties. ?ious voyons, en effet, d'après nos connaissances actuelles, s'éteindre à la fois, puisqu'ils n'existent plus dans l'étage carboniférien, 52 genres d'animaux
rus avant l'étage devonien ou spéciaux cette époque, en même temps qne la flore, que les animaux vertébrés et annelés et 1196 espèces d'animaux mollusques el rayonnes, qui formaient la faune et la flore connues de l'étage devonien. Longtemps après, sans doute, le calme s'est rétabli sur la terre, elle se repeuple d'une riche végétation, et de beaucoup d'animaux terrestres, et parmi les animaux marins, de 71 genres, et de 10^7 espèces inconnues dans 1 étage devonien, et qui viennent donner l'animation du monde entier à l'épocpie cartx>niférienne.
L'immense puissance de l'étage carboniférien, les accidents si nombreux et si variés qu'il présente partout où il se trouve, nous portent à croire qu'il est peut-être, parmi les diverses époques géologiques qui se sont succédé à la surface du globe, celui oui a duré le plus longtemps. Il existait a cette époque des continents et des mers.
La merde cette époque s'étendait, des deux côtés du monde, depuis la zone torride'jusqu*au cercle pcilaire, vers le nord, et jusgn'au W* vers le sud, ou sur 116* de latitude, en faisant, pour ainsi dire, le tour du monde : car les houillères connues en Chine en dépendaient peut-être, ces mets étant, sans aucun doute, soumises aux xoémes influences aue les mers actuelles.
Les continents de cette époque, qui probablement étaient considérables, à en juger par les débris de végétaux, commencent à &e mieux dessiner pour nous, au milieu de ce chaos des temps passés. Un lambeau de ce continent occupait tout le plateau central de la France, dans les limites comprises entre l'Hérault et Avallon (Yonne) et le cours du Rhdne jusqu'à la Vienne. On ne retrouve, en effet, sur cette surface, que
des dépôts carbonifériens terrestres. Un autre ^ambeau continental forme tout le massif breton, comprenant : la Bretagne, la Vendée, une partie du Maine et de la Normandie. Il s'étendait probablement, à l'Ile Anglaise, an Comwal, au pays de Galles, au Cumberland, à l'ouest des mers de cette époque. Les points cfttiers de la Belgique nous font croire que l'étage devonien servait, sur plusieurs points, de limite mé- * ridionale. Par ces mêmes points cAtiers nous pouvons croire que la Norwège, la Finlande et l'ouest de la Russie formaient déjà une vaste région continentale que bornaient des mers peut-être semées d'Iles; car nous avons quelques points côtiers dans l'Altaï et l'Oural. Sans doute encore une partie continentale occupait, de l'est à l'ouest, une partie du Canada. Nous croyons de plus, qu'un vaste lambeau existait dans le Brésil oriental, sur une grande surface.
' Les mers carbonifériennes offraient une faune assez différente de la faune de l'étage devonien, formée de quelques reptiles marins probablement, riverains, de très-nombreux poissons placoïdes et ganoîdes, remarquables par les écailles osseuses dont ils sont cuirassés. C'est même à cette époque que les poissons placoïdes se trouvent à leur maximum de développement générique. Lesannimaux annelés montrent, pour la première fois , des représentants de la classe des cirripèdes , sous la forme d'aptychus, quelques nouveaux genres de crustacés trilobites et cyproides, avec la nouvelle série des pliyllopodes et des xiphosures. Les animaux mollusques s'y enrichissent de quatorze genres nouveaux de gastéropodes et d'acéphales; et quelques-uns, déjà nés dans les autres étages antérieurs, y atteignent leur maximum de développement spécifiaue, comme les produclui j les chonilts, les oellerophonWf etc. Les animaux rayonnes s'y montrent sous plusieurs formes nouvelles, parmi les echinodermes surtout, où nous voyons, pour la première fois, des echinides, avec un nombre considérable des crinoïdes. Les zooph^tes s'y multipliext encore, et les foraminifères commencent à s*y montrer sous la forme générique des fusulines. En résumé, nous y c4>mptons plus de soixante-douze genres nouveaux inconnus à l'étage devonien. On connaît de ces mers les plantes marines suivantes,. formées d'algues (genre condridites, deux espèces ; genre amansites^ deux espèces).
Avec cette animation toujours croissante des mers, les continents de l'étage carboniférien n'étaient pas moins bien partagés. On y voit, pour la première fois, apparaître de nombreux insectes coléoptères, orthoptères et névroptères, et des arachnides pulmonaires, voisines des scorpions. En même temps que ces insectes ailes viennent animer la campagne de leurs couleurs diaprées, la végétation s'y développe à propoi^ tion. C'est alors que se montre ce luxe exubérant de végétaux ; ces élégantes fougères arborescentes, au.feuillage léger comme It
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
S lus riebe dentelte; ces lepidodendroM lan^'és; ees ftailles si vanéet des fougères, des Ijreopodiacées, dont la (erre de» vait 6tre couverte; tes sigillariées gigan^ lesquea luttant de hauteur avee lea coui* fères de Vépoque. ftlen* aaus doute, aujourd'hui, irégalerait le pittoresque d*une telle i^cbosse végétale, dont néanmoins nous donnent une idée ouelques*uAes des parties montueuses privilégiées de la zone torride. Cette magnifique végétation , couvrant alors les régions tropicales, les répons tempe* ré«)6, eljusqu*aux régions de 1 Ile Melviile, où, depuis, les frimats sont éternels; cette iFéj;élation, croissant partout, sous une tem^ pérature uniformément chaude, était pour<tant destinée , après quelques milliers de siècles, après tant de i^volutions terrestres, A devenir pour la race humaine une nouvelle providence 1 N'est-il pas merveilleux qu'elle se soit conservée, comme pour don-* ner à Thomme, sur tous ce» points maintenant refroidis et souvent glacés, une chaleur factice que la nature ne produit plus ? M'est-il pas roerTeilleux de voir , après un laps de tem|)s si considérable, cette antique végétation rivaliser et même dépasser la végétation moderne pour les services qu elle rond k rbumanitét On lui doit, en effet, ces magasins souterrains, ces inépuisables dépôts devenus, en ce moment, des sources incessantes de prospérité, et les plus puissants moteurs du développement de Tiodustrie et du commerce»
Nous devons aux savantes recherches de M« Adolphe Brongniart, de pouvoir donner, dans la liste qui suit, reoaemble des genres et le nombre des espèces qui oomposent ta flore de l'étage earbonifârieo
nORB DK LA MÈmODK CARBONIFÈSE*
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Woodwsnuiei»
Letiehopierii»
Glnaaopieris.
Scbizoateris.
Upblebia.
Selemipteria.
Gyrtipieris.
Aiiaclieropiaris.
Ptiiorachis.
DiMluphacelui.
Catoptei'is,
Tempskia.
Tigu.
Gaulopleris.
Prottkpieria*
Zippoa.
Astcrochiicnâ.
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Lépidendrées, LcpiéedaMb-en*
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8 PiaroniUi,
2 Psaronius.
« Dîploiegium.
^ fiQOlSiTiCiES.
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DICOTTLÉDONES GTMNCtSPERMES*
UTtaOntUJTÉBS. ll4KGC£RàTBl£U.
Lepiéostrobtts.
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Vlodendrôn.
MftgaiiliyteD.
Halonla.
LepMopUoiei«
Knorria.
Catamodendron.
AsicropbyUilcSt
Hippwriies.
PliyUolheca.
Attiiularia.
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SICIUUUÉBSt
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Slis^marîa«
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Diploxyton.
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oasfffttsa.
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I Daitosttmt.
I Pala»xTlon.
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DiCOTYLÊDOMES ANGIOSPCMIBS*
AttCttiia
IKWOCOTTLÊDONEf.
(Très- douteuses et îm- renus U
parraitemeiit connue!.) -^ \^^^^/ '
Musasites prinnems i Hydoxyftm {MêàulMi
Cromyodendron radi* eU^m), |
caiis. I lfnsiicar|Miiii# '
Psimacites ctitani» Trigoi^^^—»»^ '
En résumant ees nombres t et en entant, autant que possiblot les doubles eronUjis résultant de la répétition d'organes différenis ap|)artenant probablement aui mCoits plantes, tels que Jes fettiltes, .P**% *^ tiges de fougères^ etc.t on a les cbiiuts suivants pour les diverses familles t
Cfyptogamu ampAi*
Algues 4
Cbaittptgneni, S Cfypf9^fMÊ9 swe**
Fempres, »• Lycopeikiacéet^ 8v Eqiiisclacées. 13 DUotylidonêi. g^tn* Mospermes. (S5
A&léfO|ibylUlas.4i
Sî^iilaricès^^ 6U Nœggcnllûccs. ts ICycadécs. 5
Coiiifrrcs. 46
Pkaiyêédonefangiât-^ permet»
MouocoiyUdoneêifh^ éQuieuëeê. "
Le savant professeur à qui nous empruntons CCS résultats a reconnu, pour les planteSf ce que nous avons signale pour les animaux marins; c^estquc l>caucoupdes esiièics européennes se trouvent aux Etats- l'iu^- Cette flore est encore peu de chose, conniarée aux flores actuelles; mais il £aut hu'n se remire compte, avant de rien concIi;r»'i du nombre considérabled*es|)èccsanéaiiUcs comparé au nombre conservé clans les 'juches terrestres, qui ne sont que des ox« eptions. Nous croyons donc que les planlcs que nous connaissons ne sont, comme* !f^< animaux de cette éi>0(|ue, que queliucs débris échappés, comme par njîraclc, au naufrage général dt à la déi-omposilioa trop
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prompte de beaaeoup de plantes et aux diverses réTOlulions du globe. Néanmoins, M. Bren^niart s'exprime ainsi relatiTement j la fauyrelë et aux cal^aetères propres de i elle flore :
« L*absencecomptètedes dirxitylédones of- (linairesou an^ospermes, celte presque aussi a»fflplète des monocotjlédones , etpliçuebtt du resté, celle réduction de la flore ancienne; csr actuellement ces deut embranchements du rè^ne Tégélal forment au moins les quatre c nquièmes de là totalité des es^^èces Tirâmes connues. Hais aussi les familles, d peu notnbh!Uses, existantes ft cette époque, renferment d*une manière atisolue beau* coup plus d*espéees qu'elles a*en offrent maintenant sur le sol de TEurope. Ainsi les fougères du terrain houiller • en Europe, comprennent entiron 250 espèces différentes, ei r£urone entière n'en produit actuellement qae 50 espèces.
« De même les gymnospermes, qui maintenant ne comprennent, en Europe qu*en- Tirr n 23 espèces de conifères et d'éphédrées, renfermaient alors plus de 130 espères de formes très-différentes.
€ Ces bmîTtes, seules existantes et bien plus nombreuses alors qu'elles ne le sont maintenant dans les mêmes climats, si Ton embrasse la période carlionif&re entière, étaient encore plus remarquables par les formes si différentes sous lesquelles elles se présentaient. Ainsi, parmi les criptogames nous remarquons des genres de fougères actuellement complètement détruits et plusieurs espèces art)orescentes, des prèles ou des végétaux Yoisins presque arborescents; des licopo'Jiacées formant des arbres gigantesques : toutes formes actoellement inconnues, soit dans le sonde entier, soit du moins dans les zones tempérées.
c Parmi les té^taux que fious rangeons dans les dicotjl&iones gymnospermes, les différences sont encore plus tranchées ; car ils constituaient des familles complètement anéanties depuis cette époque : telles sont les sisillariëes, les nœ^érathiées et les astérophjlliiécs.
c I^es caractères de la tégétation pendant la période carbonifère peuvent ^e résumer ainsi :
« Absen<re complète des dicotylédones angiospermes ;
< Absence complète ou presque complète ù^$ monocotylédunes.
• Pré Jominance des crjptogaaaes acfogè* nés et formes insolites et actuellement détruites dans les familles des fougères, des Ijcopodiacées et des équiséfacéea.
<S7) DaneCndaiîTaneiil aui yfémkiux fossîfes île Lamore et de la Tara.taisc. M. Brongniart adaet, ce nous crojofis à Coaie la valear rétllede les observiiioD-^, que les Té^éuox de ce point en litige sont bien eue dépendance ér. Téfage carlNiiiiréfien. Les le>âiea tuirifle qse M. Si-mîon Gras a rencontra *ar ce poînl sont Mea eerunement auisi, et aaas ^'ea piL-ase éterer le moindte dôme i cet èpant« des tt>|ttule»deré:a§aainéniiiiien o« du lias mférieor. Joiâ inê doii tàiti biaa petit fs en préàence. Comme M rMllalt éMaét par katésétaoi sontparto^t
< Grand déTeiopperaentdes dicotylédones gymnospermes, mais résultant de Texistence des familles complètement détruites, non -seulement actuellemeutt mais dès la fia de cette période (57). »
Comme nous TaTOfid ftlt remarquer, la même l^uue marine se trouvant à ta fois sous la zone tOrride et iusqu'adx pCtes,
{rendant Tétage carbonifénen, on a la certitude que cette unité de répartition tient encore à la chaleur rentrale projire à Ta terre, qui neutralise Veftex des zones isothermes que nous donne la température ao tuelle.
Les oscillations du sol nous paraissent avoir été, durant cette épôoue, plds nombreuses que dans beanconpd autres; et sans elles nous ne pourrion< etr'liqoer d*une manière satisfaisante ces |:arties continentales avec leur végétation en place, alternant plusieurs fois avec des centaines dé mètres de poissance de couches marines.
En résumé, toutes les causes physiques qui eussent aujourdliui avaient, sans aucun doute, la même influence pendant Tétage carboniférien ; mais celui-ci a été interrompu par une perturtiation géologique générale dont nous trouvons des traces k la fois dans les discorJances de straiiflcatlon, peut-être dans la formation tie la houille supérieure, et duns les limites des &unes.
Cest à la fin de rétamé carbonfférien, et avant les premiers dépôts {fcrmicns, qoe M. Marchlson ferait remonter la première dislocation de la chaîne de TOural , tjni aurait amené son relief. Cette disloration est êssez importante pottrqtt*on puisse lui attribuer la fin de la période caflioniférenne. Cést encore ft cette épO'ine que M. Êlie de Beau mont place la dislocation de son m/êufe du nord de rAngUtetre^ dirigée If. 9* O., att 8. SrË.
CARDAlf. fotf. GtOLOGtt.
CAHNIVORES {hniMAtx), leur rôle dans la police de la nature, — Dans le plan oni^ tersel de la création, nous remarquons qii1i toutes les époques un système de destrne*tion générale, contrehalaneé ( ar un renot»- Tellement c/mtinuel, a contribué k accroître, pour les animaux, la somme du bien-être sur la surface tout entière du globe.
Parmi les prévisions lês plus importantes dont nous trouvons la nreuve dans Tanatcfmie des animaui fossiles « plusieurs soitt propres aux ot^àDeê qui leur ont été donnés
I'Onr saisir leur proie et la mettre k morl. îî comme des oesseins dont la révélation nous est fournie par des inatrumeifti évi-
en rapport avec les résultata donnés par la xoo!-ogid fossile, nous croyons que ceS deoS ététnèti^ de Vc r-tlé fie peuvent être en déndi, ttir en Sr ul noint eticore assez obscnr, qttjMl tissent, fâtunn i Heifrt, daus raceonf le plus parfaite Ces réBèKila fênénui nous pofflem k penser ^uê éeitt àfis géati^çi^nfs wperpiisés tfiatincto esiOCAl sir ara po:nia, et qne des obaervatieMs posiérienrea Vkmireni nHMitrer ^ne Ci-lte exception si ëlran^e ^lou j a sigillée lient il <|Uilr|»e iuerversion geologi^ttc locale des «oucbes spéciales aua dett époqjntl.
CAR
DICTIONS AIRE DE COSMOGONIE
CAR
demment façonnés dans un but de mort et de destruction peuvent, au premier abord, sembler mal en harmonie avec le plan d'une création toute fondée sur la bienveillance, et tendant à produire la plus grande somme de bien-être pour le plus grand nombre d*individus, il est bon que nous disions •quelques mots sur l'histoire de cette quantité énorme d'animaux du monde ancien qui ne furent créés que pour détruire.
La mort une fois établie par le Créateur ^ comme une irrévocable conaition de la vie, ii a dû entrer dans ses desseins de bienveil- Jance de rendre aussi doux que possible, pour chacune de ses créatures, ce triste terme de toute existence. Or, la mort la plus douce, un proverbe le dit, est celle qu'on attend le moins ; et, bien que pour des raisons morales et propres à notre espèce nous demandions au ciel de détourner de nous cette fin subite, il n'en est pas moins vrai que pour les animaux c'est là ce qu'il y a de
1)1 us désirable. Les douleurs de la maladie, a décrépitude de la vieillesse, sont les précurseurs ordinaires de la mort, lorsgu elle est amenée par un affaiblissement graduel. C'est dans l'espèce humaine seulement que tous ces maux sont susceptibles d'allégements ; car nous possédons en nous des sources nombreuses d'espérance et de consolation, et c'est au sein des douleurs que l'humanité trouve à développer les sentiments de charité les plus élevés et les sym- .pathies les plus tendres. Mais rien de semblable à ces facultés n'existe dans les animaux inférieurs. Là, point de tendresse, point d'égards pour ceux qui sont faibles ou cassés par les années : aucun soin n'y vient .alléger les douleurs de la maladie ; et la vie, .prolongée jusqu'aux époques reculées du clecJin et de la vieillesse, ne serait'pour chaque ôlre qu'une série de longues misères. Avec un pareil système, la nature offrirait le spectacle quotidien d'une somme de souffrances énorme, si on venait à la comparer avec la somme de jouissances qui a été accordée aux animaux. Dans ce système, au , contraire, oii les êtres sont soudainement détruits et promptement remplacés, tout ce qui est faible ou cassé est bientôt délivré de ses maux, et le monde n'est habité que par des myriades d'êtres doués de toutes leurs facultés et jouissant de tous les bienfaits de l'existence; et si, pour un grand nombre, la
Eart de vie qui leur est accordée n'a que ien peu d'étendue, du moins peut-elle être considérée comme un bienfait non interrompu, et la douleur momentanée d'une mort soudaine et inattendue n'est plus gu'un mal bien léser, si on le compare aux jouissances dont elle vient arrêter le cours. Ainsi donc, des deux grandes divisions dans lesquelles se sont toujours partagés les habitants du globe, herbivores et carnivores, ces derniers, dont l'existence semble au premier abord avoir pour but d'accroître la somme des maux poui tous les êtres animés qui les entourent, nous apparaissent sous un point de vue tout oppose, dès que nous
venons à les considérer dans l'ensemble de leurs rapports.
A tout nomme qui, dans l'économie de la nature, ne s'arrête pas aux résultats généraux, le globe peut paraître le théâtre d'une guerre incessante et d*un carnage sans règle. Mais toutes les fois qu'un esprit plus large étudie les individus daiis leurs rapports avec le bien général de leur propre espèce, et aussi des autres espèces qui lui sont associées dans la grande famille de la nature, il ramène bientôt tous les cas isolés, où le mal parait se montrer, à servir d'exemple qui prouve combien tout est subordonné a un système de bien-être universel.
Dans cette manière d'envisager les choses, non-seulement la somme totale des jouissances auxouelles sont api)elés les animaux s'est agrandie par la création des races carnivores, mais ces dernières sont une source de bienfaits même pour les races herbivores qui sont soumises à leur terrible domination.
Outre le bienfait si désirable d'une mort qui vient les saisir au moment où va commencer la maladie ou la caducité, il en est un autre encore dont sont redevables à l'existence des carnivoreis les espèces mêmes qui deviennent leur proie : c*est la sorte df contrôle que ces derniers exercent sur leur accroissement excessif, en détruisant un grand nombre d'individus pleins de jeunesse et de vigueur. Sans ce frein salutaire, chaque espèce s'accroîtrait à un tel point, que, bientôt arrivée a une exubérance funeste, elle ne trouverait plus à se nourrir, et que le groupe tout entier des herbivores désolé par le fléau de la famine, ne se composerait plus que d'êtres dont chaque jour des milliers seraient enlevés par la mort lente et cruelle de la faim. Tous ces maux ont été prévenus par l'établissement du pouvoir destructeur des carnivores. Let^r action contient chaque espèce dans des limites convenables. Les malades, ceux qui sont estropiés, ou affaiblis par l'&ge, ceux qui dépassent le nombre fixé dans les prévisions providentielles, sont immédiatement dévoués à la mort ; et en même temps qu'ils sont ainsi délivrés des maux qui les affligeaient, leurs cadavres servent de pAtur? aux carnivores, leurs bienfaiteurs, et la place qu'ils laissent accroît d'autant le bienêtre des animaux de leur espèce qui leur survivent pleins de santé.
Cette même police de la nature qui est pour les animaux terrestres un bienfait si grand^, s'étend de même sur les habitants des mers et n'est pas pour eux un moindre bienfait. Parmi ces derniers en effet, il y a, de même que parmi les premiers, toute une grande division qui ne se nourrit que de végétaux, et qui fournit la pâture à toute l'autre division, laquelle ne peut se nourrir que de chair. Or, ici comme dans le premier cas, il est facile de voir que, si l'on suppose l'absence des carnivores, les herbivores , dout rien ne limitera la multiplication, s'accroîtront indéfiniment» 9ao9
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