‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 212 sur 216 · TUR · texte numérisé non relu

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DlCTlONNAIflE DE COSMOGONIE

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égyptienne , oh au scia des ruines d'Horculanuna, il ne nous viendrait pas à l'esprit de nier que Tauleur de cet instrument ail ignoré les principes de l'optique. Nous devons arriver à la niôinc conséquence, mais avec une conviction bien plus grande encore, quand nous voyons (pnlrc cents lenlilles microscopiques ajustées bord à bord dans Tœil composé d'un Irilobite fossile. Mais la puissance de ce raisonnement est centuplée si nous l'appliquons à l'infinie variété dos modifications qu'ont subies ces instruments dans les genres et les espèces, en nuantilés innombrables, qui se sont succédé à partir (les périodes de transition el de la famille depuis si lonjçtemps perdue des trilobiles, en passant par les crustacés éteints des périodes secondaires et tertiaires, jusqu'aux crustacés et aux innombrables essaims d'insectes du monde actuel.

H paraît donc impossible de se refuser à admettre un plan primitif unique, tiranl son ori|jçinc d'un souverain auteur commun de toutes choses, attesté, comme il nous Test, par tant de preuves réunies d'une intelligence et d'un pouvoir créateur qui surinassent les facultés les plus élevées de Tesprit humain, à un degré aussi infini que les mécanismes de la nature, lorsque nous les étudions dans leurs minutieux détails , et en aidant nos yeux du secours des instruments les plus puissants, nous apparaissent au-dessus des œuvres les plus parfaites de l'art humain.

TRIP0L1S. Voy, Hoches fossilifères et V Introduction,

TURONIEN (ÉTAGE). — Le cinquième des terrains crétacés, et le vingt-et-unième de la série totale des formations géologiques. Ce nom dérive de Turonia^ la Touraine, parce qu'on trouve un des ï)Ius beaux types de cet étage depuis Saumur jusqu'à Môntrichard (Loir-et-Cher), h Tours, route de Poitiers, etc., etc. C'est aussi la cra/f , le grès vertj la craie tufau^ la craie chloritée^ etc.

Aussi nettement tracé que l'étage précédent, celui-ci nous offre l'horizon le plus marqué et le mieux caractérisé par la zone de rudistes , identiquement la môme eh Saintonge, en Provence, en Espa:;ne, en Italie, (in Autriche et en Egypte. Il constitue la sommité des hauts coteaux de Saumur, de Doué (Maine-et-Loire); les couches exploitées à Poncé, à la Martre, à Château-du- Loir, à Grand-Lucé, àCourdemanche; et les couches crayeuses inférieures de la Chapebe-aux-Bois, de Saînte-Cérolte, de Saint- Germain, près de La Flèche (Sartlie), de Gacé (Orne) ; les couches supérieures d'Honfleur (Calvados), du Havre; les couches inférieures de Rouen, de la côte du Phare, au nord de Fécamp (Seine-Inférieure), lui appartiennent encore. En faisant ainsi le tour du bassin parisien, on remarque que les couches, d'abord minces et peu distinctes de l'étage turonien, au nord et au nord-est, prennent une grande puissance dans toutes les régions sud-ouest du bassin, oii elles constituent à

elles seules les cinq sixièmes des terrains crétacés de cqs contrées.

Partout où Ton a signalé à la fois sur le rodme point les étages cénomanien et turoni<»n, ce dernier repose en couches concorodantes sur l'autre, et suit en tout les mômes allures, au pourtour des bassins anglo-parisien, pyrénéen et méditerranéen. Il ne ])eut donc rester aucun doute sur la succession régulière dans l'ordio chronoloî5ique de cet étage, après l'étage cénomanien qu'il recouvre sur tous les points où il n'y a jws <le lacune. .

. L'étage acquiert une assez grande épaisseur dans la Touraine, la Charente , la Charente- Inférieure et dans la Provence; mais sur aucun }K)int il n a cette puissance de près de 200 mètres que M. de Verneuil lui a reconnue près de Saint-Ander et d'Oviedo en Espagne.

La conservation des points littoraux , et l'alternance des dépôts (liôtiers littoraux faits au niveau des marées avec les dépôts sans coqts flottants et faits au dessous, qu'on remarque sur plusieurs points de la Touraine, donnent la certitude que des oscillations du sol ont été fréquentes durant l'étage turonien.

Caractères paléontologiques, — L'ensemble de la faune turonienne représente, à côté d'une disparité presque complète des esjièces, une grande analogie générique avec la faune de l'étage cénomanien. Néanmoins on y voyait, pour la première fois, un assez grand nombre de genres, parmi lesquels déjà quelques formes que nous voyons prendre leur maximum dans les terrains tertiaires, comme les genres pyramidella^ oro/a, h côté de formes encore spéciales aux terrains créfàcés, ccmime les arteonella^ les caprinula, les hippuritcsy etc. C'est le règne des bracbiopodcs cirridés, pendant lequel se dévelopjient un grand nombre de genres qui constituent une ;:one de rudisles. Par un nombre plus grand {2k) de genres existant depuis plus ou moins longtemps, qui s'éteignent au commencement de cet âge, on voit qu'il y a déjà une légère tendance à un changement dans les formes génériques propres aux terrains crétacés. Voici, du reste, les caractères plus spéciaux de l'étage.

Pour distinguer Tétage turonien de l'étage précédent, nous avons ,36 senres qui, nés avec ou antérieurement, ont également cessé d'exister à la fin de ce même étage sans se continuer à l'étage turonien.

Pour limites entre l'étage turonîen el IVtagc sénonieuy qui lui est supérieur , nous avons, comme caractères négatifs, 83 genres qui manquent encore dans l'étage turonien et n'apparaissent que dans le suivant. Ces genres sont distribués ainsi quil suit dans les classes : Parmi les oiseaux, 1 genre; parmi les reptiles, 3 genres; |«armi les [>oissons, 26 genres; parmi les crustacés, 2 genres ; parmi les gastéropodes, 5 genres ; parmi les brachiopodes, 3 genres ; parmi les bryozoaires, 6 genres; parmi les échinoder* moSf 11 genres; parmi les zoopbytes, 7

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genres; parmi Icsforaniiiiifbres, 12genn parmi les amorphozoaires, 7 genres. En suroé, nous aurions 109 genres ou forn animales pouvant donner des caractères i gatifs pour réta;4e luronien.

Les genres f^u», encore inconnus à la | riode cénomah:ennc , naissent dans !a j rîoJe luronienne, seront aulanttle caraclè positifs pour la distinguer dos étages in rieurs. Ces genres sont au nombre de 33.

De ces genres, ceux qui naissent et me rent dans lYtage turonîen sont , au mo dans rétat actuel de nos connaissances, ( tant de caractères iKjsitifs qui peuvent s vir à le distinguer de l'étape sénonien, ils sont encore inconnus. Ces genres si au nombre de 11. Nous aurons 27 uen pouvant donner des caractères positifs i férenls.

Indépendamment des espèces d'anima viTlébrés etannclés, nous avons seuIeuK en animaux mollusques et rayonnes t espèces dont on a pu constater riioriz stratigraphique. Sur ce nombre, 1 esp( s'étant rencontrée dans Télage turonîen, 2 espèces, le capsa discrepans et le cyc Utei f//ip/ira, séfant rencontrées dans étages turonien et sénonien, il nous re encore 377 espèces caractéristiques prop à tous les faciès de dépôts, et se rencontra clans toutes les formes minéralogiques ( couches.

Chronologie historique, — La fin de 1 tage cénomanien, déterminée par une p( lurbatîon géologique, a été marquée | l'anéantissement de 26 genres et de 8^1 pèces d*animaux mollusques et rayonn composant la partie qui nous est connue la faune de cet étage. Après un laps de ten

F lus ou moins considérable, sont nés, ai étage turonien, 33 genres inconnus a époques antérieures , et 379 espèces d'ai maux mollusques et rayonnes, indépenda ment des animaux vertébrés et annelés, (les plantes qui animaient les mers et continents.

Les mers sont, à peu de chose près, resU les mêmes juqu*à I étage cénomanien, né; moins, les eaux paraissent s'être retirées plusieurs points, notamment dans le t nsi pyrénéen, de la Loire-Inférieure à la Vi <i«>e; dans le bassin méditerranéen, sur t( les points connus de la chaîne des Alp rie la Malle (Var) jusqu'en Suisse. D'un i tre côté, les mers auraient gagné sur ( points éloignés de nos bassins français.

Les continents ont subi des changemei correspondants, au moins pour les part qui nous sont connues; cnangemenls c remplacent, par des points exondés,les lie où la mer cénomanienne faisait des dép marins dans la Vendée et dans les Alpes, tout autour du bassin anglo-parisien.

(d75) Les lorrilites sont de» coquilles cxlr^i ment minces, ei leur surface extérieure ofTie, coni celle des ammooites, des côtes et des inbcrcules leur sont un ornement, en même temps i]nVlles açcrois8èi;t la -rêsislauee. Ellis ressemblent, r«2le, en tout aux anmooites, ii leur mode d^nr

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