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DICTIONNAIRE DE CO&MOGONIE
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eaux céîe>les, Yoilà les notions fondamen^ taies de la cosmographie biblique, el cetles que les saints Pères y ont rues, parce qu*elles y sont réellement. Pour expliquer ce3 notions si contraires au système alexandrin, ils eurent recours aux hypothèses puériles que rinfluence de la poésie grecque avait popularisées, ou que I abus de la métaphy* sigue et le dédain de Tobservation avaient fait naître dans le cerveau des philosophes ^ecs. Forts de cette autorité, ils durent espérer que les païens ne se révolteraient pa.*< contre des explications qui émanaient des sages de Tantiquité. Ils eurent recours à des emprunts du môme genre pour expliquer la position du paradis terrestre, et le tableau des notions qu'ils firent valoir à Vapjrai de leurs idées à ce sujet est une des parties les ]>Ius curieuses, mais certainement une des moins connues de l'histoire des systèmes géographiques.
« Tous ces vieux préjugés, tous ces vains systèmes que les progrès des sciences raaihémaliquesdansl école d'Alexandrieavaient il peine atteints, reparurent avec bien plus do force à l'abri ae l'autorité des saints Pères ; ils firent une nouvelle invasion, et se répandirent partout à la suite du christianisme; ils régnèrent pendant tout le moyen Age. De là les obstacles que les théologiens (le Rome opposèrent aux progrès de la vraie philosophie et des sciences d'observation, en persécutant Galilée, en détruisant Tacademie del Cimenla, en faisant craindre à Bescartes de se prononcer pour le mouvement de la terre, et en mettant le savant Tycho dans la nécessité de recourir à un système astronomique infiniment moins raisonnable que celui de Ptolémée. Mais enfin^ lorscfue les immortelles découvertes de Kepler, de Huygfaens et de Newton eurent rcpou^ de proche en proche dans Pabsunle toutes ces idées puériles qu*on avait dtfendues pied à pied comme orthodoxes, il Cillut bien qu*en matière d'astronomie et de physique générale, raulorilé des opinions reculât devant Févidenoe des faits.
c De eetle lutte opiniâtre d'où la raison hamaioe est enfin sortie victorieuse, il récuite «B esseignement dont il faut profiter : c'est que les préjugés ne eessent de comt>attre que quand ils ont perdu Tespoir de vaincre; cet espoir, ils le conservent tant que la vérité qui leur est contraire , bien qu ayant acquis le caractère de réviden^^e anx yeux des savants, n'est pas descendue dans'uaiN les esprits. Mais lorsqu'il est devenu iomi é /ait-impossible de s*y opposer sans danger, on finit par reconnaître comme orthodoxe, ou du moins comme indifférent à la foi, ee qu*on avait déclaré hérétique. Cest ce qui est arrivé déjà pour le vrai système du monde (iST), que les théok^ens da Pape déclarjàrent ab$urde en pUlosoMê H formula lemeniTtérétique en rdifion. Cest ce qui ar-
(257) Cependant Taoteurde VHermimnai^ maie , ■• Jantsent, a été yertemenl tancé en Taajde ^rt^vQ 18i0, par un de sei confrères en théologie, ^^\kï iivoir ailmis le mouvement de la terre.(AaAS».
rivera, n*en doutons pas, pour les «uCr^ sciences, dès qu'il sera devenu évident que Moïse et les prophètes y sont restés tout aussi étrangers qu*à l'astroBomie. »
Nous sommes convaincu, avec l'auteur de cet article, d'après les mille opinions, les mille systèmes qui ont été imaginés sur le premier chapitre de la Gtnin depuis les premiers siècles de TEglise jusqu'à no3 jours, nous sommes, di»ge, hietk convaincu que Moïse n'est ni un cosmof^niste ni un géologue, et qu'en voulant lui donner cette ap- Earence scientifique, on lui Até jusqu'à l'omre du sens commun. Mais si le récit de Moïse est véritablement inexplicable lors-
3u'on part du point de vue de la science, il evient clair et fticile quand on ne veut y voir que ce qui y est réellement, l'expression d'idées élémentaires présentées simplement, comme il convenait, à un peuple dans l'enfance de la civilisation.
Nous ne venons donc pas présenter un système de prétendue conciliation de ia science avec la Gtni$e^ comme réfutation de l'article qu'on vient de lire, car ee ayslème n'existe pas. U y a, à cet ésard, complète anarchie parmi les savants et les tiiéologiens de toutes les époques. Chacun se décide pour telle ou telle bvpothèse, suivant sa fantaisie et le point de vue individu^ où les circonstances l'ont placé, celui-ci avec hésitation et doute, celui4à avec une sorte de passion, rejetant avec colère toute théorie qui vient croiser des idées préconçues qu'on professe avec une sorte de unatisme. Çnieiie hypothèse embrasserions-nous au milieu de cette multitude de systèmes qui s'anathémalisent les nns le^ autres et se renvoient les qualificatifs de faux, d'absurde, d'hérétique (258) T Est-il aujourd'hui deux cosmo- Sonistes de bonne foi qui puissent se regarer sans rire?
Nous n'avons donc point, encore une fois, à démontrer à M. Letronne l'accord d'une science, qui est aujourd'hui ceci et qui demain sera autre chose, avec le récit de la rréation. Le système que nous adopterions, fût-il le vrai, serait sans autorité et sans valeur, car il serait impossible d'en vérifier Texactitude, aussi bien du côté de la science incertaine et mobile que du côté du texte 5arré dont le sens n> jamais été fixé définitivement.
Mais tout en faisant bon marché de ces innombrables hypothèses cosmogonicorbiblîqoes, qui ne sont guère que les rêves d^une imagination échauffée, nous devons repousser des attaqnes.déloyales, des accusations sans fondement, que M. Letronne s est permises contre l'BKlise et contre les Pères, au point de vue de la science dans ses rapports avec le récit génésiaqne.
Dès les premiers âges du christianisme , la cosmogODie biblique devint le texte de
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• «„.^.. .., ta Uermen. Mcram.Mos.*
(iSS) fmf. M. GoMfvOT, La co$mogoi^f et U téUlicn. p. i7S.
£T DE PALEONTOLOGIE.
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nombreuses explications, de pieux et savants eotomentaires» et plusieurs d'entre les Pères de TEgliso se sont plu à paraphraser les quelques tersets dans lesquels Thistorien sacré raconte les six jours de la création. Mais Vimperfection de Tastronomie chez les anciens» et leur défaut absolu de connaissances géologiques, devaient nécessairement avoir provoque, de la part des premiers interprètes du livre divin, de nombreuses erreurs scientifiques. Si les opinions des saints Pères, en matière théologique, sont d'un si grand i>oids dans TEglise, parce que les premiers ils out recueilli les enseignements apostoliques, parce qu'ils joignaient à d'héroïques vertus un éminent savoir, parce çitt'enfin ils sont nos pères dans la foi, tou-
{'ours est-il que jamais on n'a prétendu attrimer une autorité semblable à leurs opinions scientifiques. Ces vastes génies, de uui Ton peut dire hardiment qu'ils n'étaient étrangers à aucune des connaissances de leur époque, devaient cependant, comme tout ce que l'antiquité a produit de plus illustre, subir quelques-uns des préjugés de leur temps. Les saints docteurs, partout où ils n'étaient pas guidés par le flambeau de la foi, ont dû payer tribut à l'humanité; plus d*une fois ils ont dA céder, à leur insu, aux erreurs populaires qui dominaient autour d'eux les esprits les plus éclairés ; et Ton ne doit point être surpris de les voir se perdre en de vaines conjectures, en des systèmes inadmissibles, lorsqu'il s agissait d'exuliquer par le moyen des sciences naturelles le soleonel et mystérieux récit de la Genèse. Formés presque tous dans les écoles philosophiques de la Grèce, il est tout simple qu'ils aient tenté d^appliquer à la cosmogonie sacrée les bypotnèses imaginées parles anciens philosophes et généralement admises sur la foi de leurs noms. Convaincus de la vérité du récit de Moïse, mais dénués en même temps des connaissances positives au moyen desquelles ils eussent pu en pénétrer la profondeur, ils ont tenté d'interpréter le sens à l'aide des données admises ]>ar la science de leur époque; et l'on doit * avouer que, si parfois ils se sont élevés à de magnifiques et sublimes aperçus, plus d'une fois aussi leurs interprétations ont été plus ingénieuses que solides. Mais qu*en conclure f La foi les obligeait à confesser Tins-
îration des livres saints, et par conséquent a vérité de tout ce qu'ils renferment ; la foi les obligeait à se soumettre d'esprit et de cœur aux interprétations canoniques de l'Eglise, doot«ils étaient eux-mêmes les soutiens et la lumière; mais l'Eglise, alors comme toujours, n'exerçait qu'avec une judicieuse réserve ce droit sacré d'interprétation ; elle ne signalait Terreur que lorsque celle-ci était de nature à porter atteinte a la pureté de la doctrine religieuse ou de la morale. Lorsqu^il ne s'asissait que .d'explications purement scientifiques, elle se taisait et n'intervenait point dans la querelle : rroàidii mundum ditputationi eorum. Lors donc que dans ce silence de l'Eglise les saints
docteurs parauhrasaient les six jours de la création , et bâtissaient sur les expressions i du texte sacré des systèmes cosmogoniques vraisemblables alors, mais que la science d'aujourd'hui réprouve, ils faisaient ce qu'ont pu faire les savants de toutes les époques : lis parlaient la lançue de la science et non point celle de la théologie.
Cependant, dans ces derniers temps sur* tout, la cosmogonie des Pères de l'Eglise a servi de point de mire aux plus acharnés adversaires de la Bible, qui n'ont point vu ou qui n'ont point voulu voir tout ce qu'il y avait de vicieux et de faux, je pourrais dire de déloval, dans cette manière de combattre. Le plus simple bon sens indique que Moïse ne saurait être responsable des erreurs de ses commentateurs, et qu'il ne peut y avoir aucune espèce de solidarité entre la cosmogonie de la Genèse et celle des saints Pères. L'Eglise non plus ne saurait être accusée d'erreurs qui lui sont évidemment étransères. Pour qu'une telle responsabilité jpesêt sur eUe, il faudrait qu'elle eût adopté comme siennes ces opinions iso« ïées, en les couvrant du manteau sacré de son autorité, en les élevant à la dignité de dogmes; et voilà ce qu'elle n'a jamais fait, ce qu'elle n'a jamais songé à faire, mais voilà aussi ce cfu'ignorent ou ce qu'affectent d'ignorer les ennemis du christianisme.
Ces opinions fondées sur la Bible avaient tellemeni d'empire^ dit M. Letroune, gu'ellu étaient mises au rang des dogmes^ et Qu*on ne pouvait les contredire sans tomber à rtnstant sous laredouiable censure des théologiens^qui avaient toujours au service de leur opinion^ bonne ou mauvaise^ trois arguments irré-^ sistibles : la persécution^ la prison et le biUhsr. A cette assertion voltairienne, il n'y a qu'un mot à répondre : Ces opinions fondées sur la Bible n ont jamais été mises au rang des dogmes. Les dogmes de l'Eglise catbo-^ lique sont contenus dans les symboles qu'elle propose à notre foi , dans les décisions des conciles œcuméniques, et aussi, comme nous le crevons, dans les solennelles déclarations que, du haut de la chaire pontificale, le successeur de Pierre adresse a l'Eglise universelle. Hors de là, nous voyons des opinions S lus ou moins respectables , mais point do ogmes. Qu'on nous montre donc dans quel symbole ces opinions sont proposées à notre foi. Qu'on nous dise quel concile a imposé l'obligation d'y adhérer, sous peine d'hérésie. Quel Souverain Pontife a prétendu les élever au rang des vérités catholiques ? Jusque-là nous aurons le droit de répondre à une assertion gratuite et sans preuve par une simple dénégation ; jusque-là nous aurons le droit de vous dire, ou que vous ignorez la valeur des mots que vous employez, et que vous faites preuve d'ignorance, ou
Îue vous calomniez sciemment l'Eglise de èsus-Christ.
Mais, dit-on, les opiniona cosmogonîquea des Pères de l'Eglise ont été (^énéralemenl admises pendant une longue suite de siècles, sans qu aucune réclamation se •^i^ Âïm^Â^
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cont^*l€S erreurs xiu'elles contiennent. Le fait (*st exact, mais que prouve»t-ilî Que ces onmions ont été mises au rang des dogmes? Nullement; mais que, pendant une longue suite de siècles, la science n'arait pas fait mieux.
On sait que les progrès des sciences mathématioues et naturelles ont été presque insensibles pendant le cours du moyen âge. i/esprit scientifique, gui était loin aloi^s o'ôlre stationnaire, avait pris une autre dir(;ction; on étudiait plus dans les écrits des anciens que dans le livre de la nature. Il était donc tout simple qu'on s*en tint sur ces matières aux systèmes précédemment admis, et qui étaient encore la dernière expression de la science. Mais que l'autorité des saints Pères ait été nu obstacle aux progrès de l'esprit scientifique pendant cette période du moyen âge, voilà ee qui est maniréstement faux, voilà. ce qui. dénote, dans Tes hommes qui profèrent de telles accusations, ou une bien profonde ignorance, ou une bien aveugle prévention. Le moyen âge était en générai une époque de foi: mais, comme tous les siècles, il a produit des esprits indociles et sceptiques, qui «ne se soBt pas fait faute do déverser l'injure et le blâme sur la doctrine catholique. Les Albigeois> on en conviendra, avaient peu de respect pour les enseignements de l'Eriise. Quel est cependant celui d'entre ces hérétiques ou ces esprits forts qui ait signalé l'asservissement de l'esprit, chez les catholiques, à des opinions erronées en matière de science? Et si aucun d'entre eux, ne s'est attaché à réfuter les systèmes eosmogoniques des saints Pères, c'est que d'abord ces systèmes, étrangers au do^me, étaient en dehors de la discussion religieuse; c'est qu'ensuite, en fait d*astronomie et de physique, leurs connaissances ne dépassaient pas, si elles éga* laient, celles de leurs adversaires. Us étaient donc hors d'état d'opposer à leurs opinionS| si erronées qu'elles fussent, des opinions plus exactes.
Cependant l'esprit d'observation, qui s'était
i)eu à peu introduit dans les études , avait ait faire aux sciences, à l'astronomie surtout, d'admirables découvertes. On venait (l'entrevoir la rotation de la terre ; et celle idée, dont la géométrie à démontré depuis Vexactitudc jusqu'à l'évidence, soulevait alors une formidable op}K)sition, non point (le la part de l'Eglise, mais bien de ha part des astronomes. Cela est si vrai, que ïe cardinal Cuza enseignait le mouvement du globe terrestre ; aue Copernic dédiait au Pape Paul III son livré De orbium cœlestium revo* lutionibus^ sans encourir l'anathème et la persécution. Et si un tribunal religieux, qui n'était point l'E^^lisc universelle, et qui pouvait bien, en fait de sciences naturelles, ri'èlrc pas plus avancé que les sarants de l'époque, condamnait un siècle plus tard,
(259) Voil^ Texeinplcle plus souvent cilé de celle affreuse persécution exercée par l'Eglise contre les «axaiils. On ne pouvaii parler avec ubsez J'indigna-
Galilée h six mois de détention dans le délf* cieux palais de la Trinité du Mont (259], c'était bien moins pour avoir enseigné la rotation de la terre que jK)ur avoir voulu faire de cette découverte un dogme théoiogique, un dogme religieux. D*ailleursdevrion»iioûs Ctre surpris, en voyant quelques théologiens timides jeter un cri d'alarme à i'topiffition d'une doetfinB scientifique qui, violant tou« tes les idées reçues , faisait entrer la science dans une voie nouvelle, et paraissait, au premier aspect, porter atteinte, sinon à la vérité des livres saints , du nîoins au sens que jusqu'alors on avait généralement attribué à quelques-unes de leurs expressions. Celte crainte, cette réserve excessives peutêtre ne trouvent-elles par leur explication, et à la fois leur justification,' dans les opinions des savants mèmea de cette époque ? Mais il 7 a loin, en tous cas, de cette quanm* taine^ imposée par la théologie à une iioo-* veauté scientifique , qu'on nous p8S5o cette manière de dire, à la cooséavition dogmati^ que de l'opinioii contraire. Mettre jen garde, contre les dangers possibles d'une doctrine incomplète encore^ et qui n^a point reçu jusque-là la sanction du temps et de ta science, n'est point, on on conviendra, proclamer la fausseté de cette doctrine ; ce n'^sl que provoquer sur son compte un plus sérieux examen. Et d'ailleurs^ encore un coup, l'Ëglise es^ restée étrangère h tous ces enseignements, à tontes ces condamnations; et tesjstème de Ptolémée, pas plus que celui de Copernic , n'a trouvé place dans aucun de ses symboles ou de ses catédiismes.
L'Eglise n'a empêché ni l'astronomie» ni aucune autre branche des connaissances humaines, de poursuivre sa carrière et ses progrès. Sûre de posséder la vérité, elle n'a iamais redouté la constatation régulière d un fait scientifique ; car les vérités qui nous apparaissent, à quelque ordre qu'elles appartiennent, loin de se combattre et de se nuire, ne peuvent que s'élayer et se prêter un mutuel appui. Il est donc de l'intérêt du catholicisme qui, du reste, l'a toujours compris, non point d'entraver les progrès des sciences, mais de provoquer leur développement. Ses docteurs les plus illustres ont toujours marché, sous ce rapport même, à la tête de leur siècle. Les Augustin, les Jérôme, les Basile, les Tertullien, tes Origène, ont été incontestablement les plus sa^ vants hommes de leur époque, et, dès les premiers figes de l'Eglise, à Rome comme à Athènes, à Carthage comme à Alexandrie, Téclat des écoles païennes pfilis&ait devant les lumières resplendissantes des chaires chrétiennes.
Le moyen fige si longtemps jugé avec prévention et outrageusement calomnié, mais aujourd'hui glorieusement réhabilité parles consciencieux travaux dont il a été 1 objets le moyen fige a dû au clergé tout son éclat
lion de ce cacliol ôbscor dans lequel rîUustre astronome avait éié plongé tout vivant. Il faot en eonveiiir, la bonne foi 4e ]i?s messi^Ts est a4iiiiralile
ces
ET bE PALEONTOLOGIE.
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33îr.
scientifique. Qui Jamais a poussé plus loin Tamour delà science, qu'un Albert le Grand, un saint Thomas d'Aquin, un saint Bonaven* turet un Roger Baeon? £t si Télan que de tels génies ayaient imprimé aux travaux intellectuels s*e$t ralenti dans les siècles sui^ vantSy certes, il y aurait une bien criante in-* înstice à Tattribuer à ce même clergé, qui avait donné à l'esprit humain la phis puis-' santé impulsion qu'il eût peut-être jamais reçue.
L'Eglise, depuis lors, n'a cessé de compter plusieurs de ses membres parmi ceux qui ont cultivé et fait progresser chaque genre d'études et de coa&aissances. Tous ils en ont hâté le développement de leurs vœux et de leurs travaux, loin de vouloir y apporter, eomme on ose le prétendre, de religieuses' entraves ; car, plus leur foi était vive, sin« cère» éclairée, plus ils étaient convaincus que la vraie foi et la vraie science peuvent se contempler face à face, sans avoir rien k redouter l'une de l'autre. La demi-science, les théories incomplète?, les systèmes élevés à fa hâte et sans base certaine, voilà les véritables ennemis de la foi catholique. Le Tvin* siècle est là pour appuyer ce que nous aVançons (260),
Mais il nous tarde d'opposer à une criti-^ que sans discernement ou sans bonne foi les appréciations graves et la voix pleine de di- ^ité d'un savant qui a approfondi la ouestion traitée par M. Letronne avec une légè-. reté çiui fait peu d'honneur à son caractère. Voici comment l'ilhisti^ cardinid Wiseman s'exprime à la &n de son Septième discours sur Us rapports entre la science et la religion rétiUe :
c Après ce que j'ai dit, il pourrait paraître superflu de conclure que la religion chré^ tienne n'a aucun intérêt à comprimer l'étude des sciences et de la littérature ; qu'elle n'a aucun motif d'en craindre la diffusion, tant
Ju'elles seront accompagnées de l'attention ue aux principes de la morale et à la pureté de la foi . Car si l'expérience du passé nous assure que les progrès des sciences tendent constamment à augmenter le nombrja des preuves du christianisme et à répandre un nouvel éclat sur celles que nous possédons déjà, c'est notre intérêt , c'est notre devoir d'encourager ces perpétuels et salutaires pror grès. Toutefois, aepuis les premiers jours de rfi^lise, il s'est rencontré des hommes qui ont professé une opinion contraire; et on peut les diviser en deux classes, d'après les motifs qui ont suscité leur opposition à la science numaine.
« La première comprend ces chrétiens bien intentionnés qui, dans tous les siècles, se sont imaginé que les sciences et la littérature étaient incompatibles avec l'application à des 4tudes plus saintes; qu'elles détournaient l'esprit ne la contemplation des choses céles«« tes ; que c*était un aHiage nuisible à cette pu-
reté de pensée qu'un chrétien doit s'efforcer toujours de conserver; que de pareilles études sont clairement condamnées dans l'Ecriture partout où la sagesse de ce monde est. réprouvée. Cette classe de chrétiens timides dirigea d'abord son opposition contre cette philosophie que tant de Pères , spécialement de l'école d'Alexandrie, essayèrent d'unir et de conciliée avec la théologie chrétienne r mais ils furent vigoureusement attaqués et réfutés par Clément d'Alexandrie, qui consacra plusieurs chapitres de ses Stromates à la justification de ses études favorites. Il ob-^ serve avec beaucoup de justesse quunescienc»* riche et rariée recommande celui qui enseigne les dogmes étetés de notre foi^ lui donne crédit auprès de ses auditeurs^ inspire Padmirationàses disciples et lesattireà la vérilé{^%i). C'est aussi ce qu'avait dit Cicéron : Magna estenimvis^adperstiadendumy scientiœ (262). Clément appuie ensuite ses arguments d'une foule de citations do la sainte Ecriture et des auteurs profanes. Je vous lirai un passage remarquable :
« Quelques personnes ayant une haute api^ nion de leurs bonnes dispositions^ ne veulent pas s'appliquierà la philosophie ou aux études dialectiques^ni mémeà la philosophie naturelle ; elles ne veulent que la foi nue et sans orns'^ ment ; en cela elles sont aussi raisonnables que si elles espéraient recueillir des raisins sur une vigne quelles auraient laissée sans culture Notre^Seigneur est appelé allégoriquement une vigne^ donc nous recueillons Iju fruits par une culture assidue, suivant la parole du Verbe étemel. Nous devons tailler, oécher, attacher, et faire tous les autres travaux nécessaires: et. comme en agriculture et en médecine celui-là passe pùur le plus expert qui a étudié un plus grand nombre de sciences utiles à ses deux artSy noiks aussi, nous devons regarder comme le plus propre ànotre art sublime celui qui fait aboutir toutes choses à la vérité, et tire de la géométrie, de la musiauSi de la gram-maire et delà philosophie elïe'^méme, tout ce qu'elles contiennent d utile à la défense de la foi. Mais celui qui ne s'est pas instruit avec soin sera certainement méprisé (263).
« Ces paroles, je dois 1 avouer, ne sont pas . pour moi un médiocre encourasement. Car si, au lieu de la géométrie et de Ta musique, nous mettons la géologie, l'ethnographie et l'histoire, nous pourrons considérer ce pa^ sage comme une confiriuation formelle de la méthode que nous avons suivie dans ces dis^ cours, et une approbation des principes qui nous ont guidés.
« Tant que cette opposition continua dans l'Eglise, elle fut énergiquement combattue par des pasteurs zélés et éloquents, comme très-préjudiciable à la cause de la vérité. Le grand saiqt Basile parait surtout avoir été, de son temps, un des plus ardents défenseurs des études profanes : il recommande fortement d'étudier la belle littérature, à cet âge oà,
^i60) Foy. M. Emcst de Bricoa, Introd, à la cas- Pottcr. mo^onie de la Bévélalion, (262) Tapica, Opcr.
("itil) Stromatu, lib. i, cap. 3, t. I, p. 537, cdll. (265) Topica, Opcr
•4. Loiid., i7êf.
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DICTIONNAIRE pE CÛSMOGO!<iB
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selon lui, Tesprit est trop faible poursnp^rter la nourriture plus solide de la parole ins* pirée : il dit expressément que, par la lecture des écrirains tels qu'Homère, une jeune flme se forme aux sentiments vertueux, poun^u toutefois qu'on ait soin d'en faire disparaître tout ce qui pourrait corrompre l'innocence du ocBur. (Basilii opera^ 1. 1, hom. St^.}
^ « Saint Grégoire de Nysse le loue beaucoup d'avoir fait servir ces principes à la cause de la Mkgion , et de les avoir appuyés de sa vaste érudition. Plusieursj dit-ii, font hommcge à F Eglise de leurs connaissances profanes: telaétiy entre autres y V illustre Basile^ ^ui^ s*itant^ dans sa jeunesse^ emparédes dépouilles de t Egypte^ les consacra à Dieu^ et orna avec ces richesses le tabernacle de r Eglise i^Wj.
^ « Mais l'illustre ami de saint Basile, saint Grégoire de Nazianze, a encore mieux ap-* proiondi cette question. Ils avaient été condisciples à Athènes ; et tous deux animés du même esprit religieux, ils s'y étaient livrés à l'étude avec de brillants succès ; ils considéraient (a vérité^ partout où elle se trout^e^ comme la propriété de f Eglise du Christ : ce sont les expressions de saint Augustin. Leur condisciple Julien comprenait parfaitement le prix Qu'ils attachaient, comme les autres saints Pères de leur temps, aux sciences humaines, et le puissant avantage qu'ils en retiraient pour combattre l'idolâtrie et Terreur ; aussi, après son apostasie, publia-t-il un décret pour défendre aux chrétiens de suivre les écoles publiques et d'étudier les sciences. Or ce décret fût considéré comme une persécution des plus cruelles. Voici un passage tiré de l'oraison funèbre que saint Grégoire prononça en rhonneur ae son ami ; il suffira pour vous montrer son opinion à cet égard :
€ Tout homme d'un esprit sain convfenara^je pense^ que la science doit être regardée comme le premier des biens terrestres. Je ne parle pas seulement de cette noble science gui est notre part à nouSf et quij méprisant tout ornement extérieur^ s'occupe exclusivement de F œuvre du salut et de la beauté des idées intelfectuelles; mais encore de cette science humenne que des chrétiens peu éclairés rejettent comme perverse^ dangereuse et détournant Vàme de Dieu. H observe ensuite que l'abus que les païens ont fait de cette science n'est pas une raison pour Ja rejeter, pas plus que la substitution sacrilège gu'ils font des éléments matériels à la Divinité ne doit nous détourner de leur légitime usage ; puis il ajoute : // ne faut donc pas réprouver Férudition, parce guil a plu à quelques hommes de penser ainsi ; il faut^ au contrairCf reqarder comme des insensés et des ignorants les hommes qui raisonnent de la sorte: qui voudraient que tout le monde fût comme eux, afin qu'ils pussent se cacher dans la foule,
ifU) De 9ita Mosis, S. Greg. Nyss. Opéra • Paris, 46ÎHL t. I. p. «09. » J F-
(M5) Sancti GaicNàz. Funsbrit Oratioin laudem BasilH Magm: Oper., Par., 1609.
(966) Rsspomumhabeëntnon Ueo me kebetiê fuitse carrfti, et tsm crassœ rustieiiatis, quam Hli $oiam pn stmetituis habem, piscatprum u diuipu(o$ asêerenUs, quasi ideireo isncti $int, il nihii êcircitt. Ep. 15, ad
et mêe personne ne pût découvrir leur manque ^éducation (265).
« Les termes ici employés sont vraiment se* vères ; mais ils servent k montrer de la manière la plus éner^que quels étaient les sentiments de ce saint et savant évèque sur l'utilité de la science humaine et de la littérature. Tournant ensuite nos regards vers les grandes lumières de l'Eglise (TOccident, nous y voyons la conduite de ceux qui se prononçaient contre la science profane réprouvée avec non moins de sévérité. Saint Jérôme, par exemple» s'exprime même arec dureté sur le compte de ceux qui, comme il ledit, prennent F ignorance pour, de la «otfitetéf et.se vantent a être les disciples depankvres pécheurs ^1166). Dans une autre occasion, il explique l'Écriture en se servant de plusieurs renseignements empruntés à la philosophie païenne, puis il conclut en ces termes : HœcautemdeScrtpturapaucaposumus^utcon" gruerenostra cumphilosophis doceremusf^):
paroles qui indiquent clairement qu'il regardait comme un travail intéressant et non indif^ne d'un bon chrétien, d'étudier les rapports qui existent entre les vérités révélées et la science humaine, et de s'assurer si elles ne peuvent pas être mises en parfaite harmonie.
« Son savant ami, saint Augustin, pensait évidemment de même ; car, en énumérant les
Sialités nécessaires à un théologien accon- . i, il y fait entrer la science mondaine, comme une chose d'une grande importance. Voici comment il s'expnme : Si ceux qu'on appelle philosophes ont enseigné quelques r/rités qui soient conformes à notre foif loin de les redouter, nous devons les approprier à notre usaqe, comme un bien qu'ils possèdent tnjustement. Ensuite il fait observer que les vérités qui se trouvent éparses dans leurs écrits sont comme un pur métal au sein des éléments grossiers qui le recèlent dans la mine. Le chrétien doit s'en emjoarer dans le but légitime de prêcher FEvanatle (268). Tant de chrétiens,parmi les plus fidèles éFentrênous, continue-t-il, en ont-ils agi autrement f De quelle quantité dor, dargent et d'omemtnts précieux n'avons^naus pas vu Cyprien^ ce docteur si exquis, ce martyr si vénérable^ revenir chargé, de F Egypte? N'en estait pas de même de Lactance, de Victorin, dOpteU, d'Hitaire et d'un nombre infini de Grecs (969)7
« Il n'est pas difiScile de concilier avec ces passages plusieurs endroits de leurs écrits, où les Pères semblent réprouver la science humaine ? comme quand saint Augustin luimême, dans une de ses lettres, parlani de Téducation qu'il donnait à Possidius, dit crae les études vulgairement appelées libérales ne sont pas dignes de ce nom alors honorable, qui appartient en propre aux études fon-
Mareetlam ; Oper., 1. 11, par. u, p. 6i, ediu Mariiauay.
(267) Adverêus Jovinianum, lib. u ; ibid., p. SOQ.
(268) Débet ab eu auferre chriêtianus, ad usum justum prœdieandi Evangetium.
(269) Dedoctr, ehrist., 11b. ii, cap. il. Oper.,UU. par. I, p. 42, éd. Maur^
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dées sur la vraie liberté que Jésus-Christ nous a acquise ; ou lorsque saint Ambroise, pour citer ce passage entre mille, dit à Démétrias que ceux qui savent quelles souffrant ces tmr salui a coûtée et à auet prix ils ont été raekeiéê^ ne désirent pas être des sages de ce mande (870). Car il est évident qu'eir ces occasions ils parlent de la science vaine, futile et présomptueuse d'arrogants sophiste3 et de rhéteurs subtils; de cette science qui, dé« pourvue du sel de la grAce et d'esprit religieux est insipide, fade et bonne a rien. Et comment, en effet, pourrions-nous un instant penser autrement, quand nous parcourons leurs glorieux ouvraj^es, que nous contemplons les trésors de science antique qui y sont accumulés , que nous apercevons aans chaque alinéa des traces de la profonde connaissance qu'ils avaient de la philosophie païenne, et que nous voyons dans chaque phrase combien leur étaient familiers les plus purs modèles de style ? Qui pourrait douter, ou qui oserait regretter que Tertullien, lustin, Arnobe etOngène, aient eu entre les mains toutes les armes que pouvait fournir la science païenne pour combattre en faveur de la vérité? Qui pourrait désirer que saint Basile, saint Jérôme, saint Grégoire et saint Augustin eussent été moins versés qu'ils ne Tétaient dans toute la belle littérature dés anciens? Bien plus, dans la lettre même dont j'ai fait mention, saint Augustin, si je me le rappelle bien, parle sans regret, et même arec satisfaction, des livres de musique qu'on ami lui avait exprimé le désir de se procurer.
« Le temps n'a pas apporté plus de changement aux sentiments de l'Eguse primitive sur ce point que sur tout autre. Mabillon a démontré de la manière la plus irréfragable que, même parmi les hommes qui avaient embrassé la vie monastique, l'étude des sciences avait été dès le commencement encoure- Sée etmise en vigueur (271). Bacon narie avec e grands éloges du zèle que l'Eguse catholique a toujours iUt paraître pour la science. iheUf dit-il, a envoyé sa divine vérité dans le monde, accompagnée de toutes les autres branches de la science^ qui lui servent comme descorte et de servantes. Nous voyons que plusieurs des anciens évéques et des Pires de l'Eglise étaient profondément versés dans les sciences des païens ^ à td point fue Védit de r empereur Julien^ qui interdisait aux ehré Hens les écoles et les exercices littéraires^ parut un instrument plus funeste pour la foi que les persécutions sanguinaires de ses prédécesr seurs. Ce fut en effet TEglise chrétienne quij au milieu des invasions des Scythes venus'du nordrouest , et des Sarrasins venus de /'0-» rient^ conserva dans son sein les restes de la science mime profane ^ qui sans cela eussent entièrement péri. Dans ces derniers temps enrare^ les Jésuites ont puissamment ravivé et fortifié r étude des sciences^ et contribué à con»
(270) EmstelsK, lib. iv, ep. 35, Oj^r., t. V, p. 264, «d- Par ^1632.
(i7l) TfaiHdei,étndnmonaHiqw%y^9iXW\t^» lo, p. !I2; Paris, i69i.
solider lesié^ dé Rome. Il y a donc^ conclutil, deux services importants que la philosophie et la science humatne procurent à la religion^^ indépendamment de Téclat et des lumières ou* elles y répandent. Vun consiste en cequ'eU les contribuent efficacement à Vexaltation de la gloire de Dieu; Foutre^ qu'elles fournissent un préservatif tout particulier contre IHncré^ duKté et terreur (272).
«( Entre les deux extrêmes indiqués p.ar Bacon, je veux dire les anciens Pères de 1 Eglise et la société de Jésus, il existe un long intervalle, durant lequel, en dépit du préjugé ordinaire, il n'est pas permis de penser que Tesprit vivifiant de l'Eglise n'ait rien fait en faveur des sciences profanes. Je ferai o6scrvtr^ dit un savant et agréable auteur, que^ pour un catholique y non-seulement l'histoire philosophique^ mais aussi Fhistoire littéraire du monde s'est prodigieusement élargie : les objets changent déposition relative^ et beau-^ coup de ceux qui étaient autrefois reléguées dans une profonde obscurité j sont maintenant' environnés de l'éclat d'une lumière resplendis-^ santé. Tandis que les écrivains modernes ne cessent de nous entretenir ^ siècle par siècléj (tes Césars et des philosophes^ et d'eaercer leur génie à tracer des parallèles entre leurs rowtemporains; le catholique découvre entre la civilisation païenne et l'état actuel de la so^ ciété l'existence d'un monde entierj illustré par tous les genres de grandeur intellectuelle et morale. Les noms qui se troutent sur ses lèvres ne sont plus ceux de Cicéron et d'Horace, mais ceux de saint Augustin^ de saint Bernard f d'Alcuin^ de saint Thomas el de saint Anselme: les lieux 4fue, dans son esprit, il as^ socie aux Coques paisibles et glorieuses de lu science ne sont ptus le lycée ou l'académie ^ mais CUeauXf Cluny, Crowland et l'Oxford, du moyen âge (273).
< le me contenteraide vous renvoy erà cette page riche et brillante, pour vous convaincre que les études classiques et philosophiques nirent cultivées avec zèle et habileté dans la solitude du cloître par i- les moines pence seurs, dont toute l'attention était de plaire « à Dieu, pour le doux amour du Christ, et <c qui, mus par des sympathies humaines, « sortirent au sein de l'Eglise. i> {Yarroui revisited ; 2* éd. , p. 25&. ) Mais je ne puis m'empècfaer de vous faire connais tre l'opimon d'un homme qui a été un des bnllants ornements de ces siècles calomniés. Parmi les excellents sermons de saint Bernard sur le Cantique des cantiques , il en est un qui a pour suj[et que la connaissance de la science humaine est bonne. Voici de quelle manière ce Père éloquent s'y exprime : Peut-être vous paraitrairje trop déprécier la science, condamner presque les savants, el proscrire l'étude des lettres. A Dieu ne plaise! Je n'ignore pas combien les savants ont rendu et renaent encore de services à l'Eglise, soit en réfutant ceux qui lui sont oppo-
(272) Deauqmentis idiiid«niin; Œuvres de Bacon, Lond., 1818, Vol. VI, p. 68..
(273) More» caihottd. • ' "» ; Loi;«l., 1833, p. 277.
blCTlONNAJUE DE COâ&lOCOiMfi
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êé$^ êoU enr ifUiruisanl lt$ iffnorafUs, Et j ai lu : Parce que tous avez rejelé la science, je vous rejetterai , aiin que vous ne remplissiez point rofBce de prêtre dans mon tem* pie (:tn).
« Tels 0|it donc été les sentiments et la conduite de TEgiise catholique, par rapport à ]*u5Cge que Ton peut faire de la science profane pour la défense et Texplication de la vérité: et la meilleure réponse peut-être qu'on puisse adresser à ces chrétiens inconsidérés qui prétendent que la religion n'a pas besoin dé ces secours étrangers et empruntés, est celle du docteur South : Si Di€u n'a pas besoin de noire science^ il doit encore moins avoir besoin de notre ignorance.
« Laseconde classe d'écrivains qui soutien-, nent que la religion n'est pas intéressée aux ii»r6grès de la science est mue par des motifs bien différents. Cette classe comprend les ennemis de la révélation, contre lesquels ces Discours ont été principalement dirigés, et qui prétendent que Tavancement de la science tend à renverser, ou du moins à infirmer, les preuves de la religion révélée. J'ai eu tant de fois l'occasion de réfuter formellement ces hommes, que je ne m'arrêterai pas à faire ressortir davauta{<e la folie de leurs assertions. Je ferai seulement observer que ce re* proche sans fondement n*est pas une inven^ liop des adversaires modernes du chrisliaf nismci qu'il est au contraire la plus vieille accusation qui ait été portée contre lui. Car Celse, un des plus anciens ennemis de la vérité chrétienne dont les objections nous soient parvenues» nous reprochait principalement cette hostilité pour la science, dans la crainte qu'elle ne fût nuisible à notre cause. Mais il rencontra un habile et victorieux adversaire dans le savant Origènc, qui repousse cette calomnie d'uue manière triomphante et eu tire une conclusion que je ne leux manquer de citer : S'il est démontré que lareligiim chétienne invite et encourage les hommes à f étude des sciences^ ceux-là méritent de recevoir une réprimande sévère ^ qui cherchent à excuser leur propre ignorance en tenant un langage capable de détourner les autres de s'appliquer à l'étude \{21b). Cette remarque est a la fois une preuve de la confiance où était Origène que le christianisme ne pouvait recevoir aucune atteinte de l'encouragement donné aux sciences, et une juste condamnation de cette classe d'amis timides qui s'alarment de leurs progrès.
« Plus d'une (ois j'ai eu l'occasion de venger
(î7i)Serin. 36, super Cent; Oper., p. G08; Basil.,
(475) Contra Cel$,, !ib. ni, Oper. tom. I, p. 476. éd. de La rue.
(i76) J*éproave un grand plaisir à raconter Tance- Jote suivante. Il y a quelques années, je U$ précéder unetbése soutenue par un des élèves de mon établissement, d'une disserlalion laliue de dix ou douze pages sur la nécessilé d'unir aux études ibéolosiqucs des conn.nissances générales, et scientifiques. J y passais brièvement en revue les différentes branches de sciences traitées daus ces discours. Cet Essai Tut I icnlôt traduit en italien cl imprimé dans un joiirn.M de Sicile ; il fut aussi, je crois, publié à Milan.
l'Italie, et spécialement Rome, d'injustes calomnies sur ce point} j'ai prouvé que celle ville a été la première à encouragereti aider, sans jalousie comme sans alarmes, k science et la littérature^ qui devaient avoir pour résultat de constater , de la manière la plus complète, la solidité des fondements delà leligion. Il n'y a peut-être pas de pays où les plus hautes branches de Téducatioa soient livrées avec aussi pende restriction à l'accès de tous les rangs de la société, où l'étude des sciences physiques soit plus libre » et où la littérature orientale et la critique aient M
Elus favorisées. Cetle cité possède trois étalissements en forme d'universités, où toutes les branches de la littérature et de la scienct sont simultanément cultivées, sous la direction d'habiles professeurs} et il y a dans la grande université une chaire d*un caractère tout à fait unique, où les découvertes de la physique moderne sont appliquées k la dé^ fense des saintes Écritures (la chaire de physique sacrée). Pour ma jpart, je serais imusto si j[e laissais échapper 1 occasion de déclarer qu en toute circonstance , mais surtout par rapport au sujet de ces discours, j*ai reçu Tencouragemetit le plus bienveillant de ceui dont tout catholique regardera Tapprohation comme sa meilleure récompense sur la terre (276).
« De tout ce quej*ai dit et espéréavoir prouré jusqu'ici, on peut assurément déduire plo" sieurs conséquences uraliques. D'abord qu'il me soit permis de m adresser, avec toute la déférence convenable, à ceux qui partageut les devoirs et les dangers de la charge doat je suis revêtu ; et, sans avoir la présomptioa de les instruire ou de leur donner des avis, je les conjurerai, comme un frère ou un aiui, de ne laisser échapper aucune occasica de démentir par leurs actions les reproches pe^ sévérants des ennemis de la religion. Ce n'est point par des raisonnements abstraits que nous convaincrons le genre huoiaia que nous ne craignons pas les progrès de la science : c'est en marchant hardiment à sa rencontre, ou plutôt en l'accomi a^nant dans sa marche progressive, en la traitant toujours comme une alliée et une amie, et en la faisant servir à la défense de notre cause,
a ne nous pouvons raisonnablement espérer e persuaoer è ceux q^i en douteraieipt en* core, que la vérité n'a sa source qu'e^ Dieu, et que ses serviteurs et leur cause n*09t ries h craindre de sa part. La raison pour laquelle l'incrédulité a fait tant de ravages en France,
Ce qui fut cependant très-flatteur pour moi, et qui peut servir de conlirmatlon à ce qiiej'ai avancé dans le texte, c*est qu'étant allé deira jours après Taire visite au défunt pape Pie VIII, qui était très-profondément versé dfins la littérature sacrée et piofanr. pour lui oflyir, suivant Tufitige, un exemplaire de la ilièse préparée pour lui, Ten trouvai vu sorsatallr. et, dans tes termes ks plus bienveiUanfs, il mt- clii qu*ayanl entendu parler de mon petit Essai, il V^^^ envoyé chercher sur-le-cbamp ; puis il «joviaco termes qui faisaiefit allusion à Texpression li^urt^ employée plus haut, d'après les anciens Perfs: I Vous avez enlevé à PEgyple ses dépouilles et prouvf qu'elles a ppa ri ion lient aii peu pic de Pieu. »
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ET AE PALEONTOLOGIE.
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lians le siècle dernier, c'est que ses émissaires la présentaient aux esprits du peuple ornée de tout le diarme séduisant d'une science railleuse ; c*esl (pi*ils produisaient des eipKeations et des preuves spécieuses tirées ae toutes les brancbes delu Uttérature» et qu ite enduisaient les bords de la couf^e de Ions les charmes d*un style élégant et d*u0e diction animée; tandis que^ par ma !^ heur, eeux qui entreprirent de les réfuter, si l'on en excepte Guénée et peut-^ire quelque» autres seutetnent, se jetèrent dans des rai? soiftiemeiits abstraits et de simples démon^-t tratiOQS^ didactiaues (3T7). Or, est-ce trop exiger que de demander qu'on prenne le mdmd soin pow orner la religion des char* mes qui sont son ornement naturel, qu'elle a reçus de Dieu IttiHaoéme, et que son enne^ mie a sacrilégement usurpés?
« Les formes sans cesse variées que prend rincrédulité, la facilité avee laquelle cet au«* tre Protée varie son air et ses mouvements, devraient nous teqir dans un état dlnfaiigable activité pour lui faire face dans toutes ses métamorphoses, lui résister d*une ma*^ oière convenable, et nous mettre ainsi è même de rétouflhnr dans toutes -les formes fantastiques sous lesquelles il a coutume de ft produire. Lm versalité d$ Ferreur ^ dit un éloquent écrivain de notre temps, txige une rfiUe variété danê les mùyens emotoy/s pour la déftnêê de la vérité; tt iequi le public a^ /•tl le plue de droit danenâfte qu'elfe eûit dé^ tendue eautre le$ ewwhitewnmitè de Verreureè \ie VincréduHtéj sinon de ceux qui font pro^ feeeion de coneaarr leurs étude» et leur vie <1 l'arancement de la vertu et de ta rv/tgrtonf .... Le ministère chrétien ayant éêé établi pour instruire les honmes durant tûut te cours de$ siècle» dans la vérité et la sainteté^ il doit s accommoder omjp scènes toujours chan". géantes du monde morale et se tenir prêt à repousser les attaques de l'impiété Jet ae VcT't reur, »ou$ quelque» formes ^'eUte puissent st produire {^Sj.
« Ces sentiments, dont on vctit que soient animés ceux qui sont chargés d'enseigner la leli^on, ont été exprimés, il y a plus de mille ans, touchant notre ministère, par le
ratifs de guerre de Fenncèni ne sont pas éTune »euiéeêpece: la guerre Hit de sa natùrtf variée^ et le» attaques partent d'ennemis dioere. Time ne se" servent pas des mé^ee armes et ne diri^ gent pas leurs assaut» d'après le même plan. Celui doue qui veut lés combattre taus^ doit connaître les artificos de chacunfffusB : ildmt savoir à la fois manier Vare^tla fronde^ r»m'* pHr Fofflee àe simple soldat et de -capitaine^ être^ selon le besoin^ cavalier ou fantassin^ et »» battre éigaiem^t sur un vaieseau et sur le» fempari». Dan» lee guerres ordinaires^ chacun attaque $on adversaire d'après la manière dont il a é$é formé à ce» sortes dPerereices; maisdènece conflit^ il- en cet bien. autrement : car si celui qui devrait remporter la victoire n'est pas entièrement initié à, tous les secrets de cef artf le démon sait très^ien tirer parti de queU que point mal gardée et introduire dans la place se» êotellitts spolmteursy pour s'emparer du troupeau et le mettre en pièèes. Uaistl n'en estipas ainsi hrsau'il sait que le paeteur est pourvu de toutes les ressources nécessaires^ e^ se tient en f^fde contre ses tuses\ H convient donc que. nous soyons préparés sur tous les points^ {De saeeroûiio^ lih.^ iy, iAv p. T7.j
« AceteHCOurageantt;émoigttageenfaveur delà légitimité des sentiments que j'ai ex-
S osés, ie puiscijouter cehiid'iln illustre Père e l'Eglise latine. Saint Jérôme, dans son Corn i mentaire nurYEccL, ii, 8 : J'ai amassé pour moi for et Fàrqenl et les richidsses dès rois, s'exprime ainsi : Par les richesses des roi» on peut entendre les êoctrimesdeef^ilosophe» et t(u sciences profanes; et rtedésiaetique qui. les entend bien est capable de prendre les saga dans leurs propres filets (279).
H C'est, airtex-rvous, une tâche pénible que de se préparer tK^mme il est nécessaire à «es attaques variées; mais n'en est-il pas de même des qualités requises pour toutes les fonctions nobles de la sociétet
Ptt^r io$e colendi
^aud [acilem e^$e viam voluU
(ViRGiL., Georg,^i, 141.)
Îi si l'orateur romain déclare que nul n'a roit d'espérer d'atteindre la perfection de son art , à moins d'avoir acquts la connaiscslorieux Chrvsostome, dans le livre d'or qu'il ionce de toutes les ecienccf (280), et cela pour a écrit pour ceux de notre profession. Voici flatter la multitude et détourner peut-être — ^« -♦ i— i-« - même le cours de la iustice (281); serionsnous donc détournés d un même genre de travail, qui est en lui-même agréable et fécond en résultats heureux, par l'idée de la peine et
en effet comment il s exprime sur ce point : C'est pourquoi nous devons faire tovt ce qui dépend de nous pourqMe la doctrine du Christ habite abondamment en nous. Car les prépa^
(S77) En preoYC de ce défaat, dans qn écrivam qui s*est placé sur un terrain pins élevé que je ne rai eru nécessaire, et mil a tlN*hé de porter la guerre dans le pays ennemi, je pourrais citer «a ouvrage pnblié à Nap!ss sur la fin du siècle dernier, et qui poi te pour titre : Virreli^osa libertà di femere nemica tU( oroaresso délie scieme, C^est un énorme io-4* ; mau oepiiiis la première page jusqu^à la dernière, il ne contient pas un si^ui fait lumineux qui prouve Gue rincrédulité ait été hostile aux progrés de la science. C'est tm ouvrage d*un raisonnement sec et dans lequel il v a bien de la dëclaroation.
(278) Viticrédulité moderne considérée par rapport è svm Meence sur la société, dans Un sermon du
fi. Hall, ministre anglican; Lond., 1822, pp. 4
elU.
(i79) Pouunt tegium substantiœ et pktlesepkorHm éUî degmatm et seienHœ seculmes , qnes ecclesiastkmsvir éiiigenter intelUfens^ »pifreàendit sapUnties m osiuêia eoram» { Cemnunt, in Eccles. ; t. U«
(280) Âe mea quidem sentenlia nemo potuU eue omni laude cuniulatus oraior, nisierit omfitum rerum magnarum aique artium sciendam conueutus. (De oral., Ilb. t, p. 89.)
(281) Dhcitnr innocuas ut agàt, faemndki caasas ,
Protfgiî hese sontei , immeritosqae premit^
(Taitt., \u ^î?«^
ces
DiCTION.NAIR£ DE COS^fOGOME
COS
desdifflcultés qu'il en doit coûter, nous, dont le but est le plus noliie et le plus saint qu'on puisse se proposer sur la terre, lorsque les sciences elles-mêmes , filles de la sasesse éternelle « seront consacrées et devi^tdront les prétresses du Très-Haut par Toffice même auquel nous les emploierons? Qu*il faille du temps pour se former autant qu'il est nécessaire à cette méthode ou manière de combattre Terreur et d'expliquer la vérité, on ■e peut le nier ; mais, je le demanderai avec confiance, à quoi le temps peut-il étr* mieux employé? ce n'est pas certainement k des choses frivoles qui^occupent pendant us jour l'esprit publie, ni a la lecture de ces piUes écrits qui sortent chaque jour de nos presses nationales comme un torrent intarissable,, ni enfin aux plaisirs insipides qu'oSre la société générale. BriMns , dirai-je avec le poète , orisom l9s liens, de ctê froids soueiSf et sui- 9ons la route quenous trace la céleste sagesse^ afin iétre la gloire de notre patrie et de possé^ der en nous-mêmes une source de bonheur.
Quod $i Frigida eurarum fomenta relinquere postes. Que te eœleêtis êojrientim dueeretj ires. Hoc q^^ hoc itudium pabvi PBOHttEHiis et awli, Si patries volumms^ si notis rlvere, cari.
(HoaAT., lib. I, ep. 3, 25.)
Oui, ffarvi praperemus ei ampli : tous^grands et petits, hâtons-nous d'accomplir cette noble tâche. Il est au pouvoir de chacun de s'y prendre de manière à faire servir ses études iiltéraires à ses progrès religieux et à l'affermissement de ses plus saintes convictions, quand même il n'aurait pas reçu en partage les talents nécessaires pour ajouter à la masse de preuves déjà connues, dans Hntérèt du bien public. Car si le nombre est petit de ceux qui sont destinés par la divine Providence à briller dans son Église comme des lampes ardentes qu'on ne (itoit point cacher sous le boisseau, chacun a cependant une lampe virginale è entretenir ; une faible, mais précieuse lumière à tenir toujours allumée dans son âme', en l'alimentant sans cesse par de nouvelle huile,, afin qu'elle puisse lui servir de guide dans le rude sentier qu'il doit parcourir , et qu'il ne se trouve pas h tâtons et embarrassé au moment où l'Epoux viendra. « Et cependant je ne vois pas pourquoi tout homme, qui n'est doué que de talentàordinaires, ne pourrait espérer, au moyeu d un travail persévérant, d'augmenter aussi quel* que peu la masse de preuves sur lesquelles la vérité repose. Dans cet art, comme dans tous les autres, il y a des degrés modestes, il y a des sentiers paisibles et retirés qui ne eonduisent pas au delà de l'enceinte de l'intérieur domestique ; les esprits timides peuvent y errer, et, sans s'exposer aux regards du public, cueillir des plantes humbles et agréables, qui exhaleront une odeur aussi suave, sur l'autel de Dieu, que le parfum précieux que Bezaleel et Oholiab composèrent avec Unt d'art. {Exod.^ xxx, 35; xxxt, 11.) Le coqutllaire chargé de figures que Peufant raavMe «ur le penchant d une colline, peut
Îuelquefois être une preuve aussi certaine 'une grande catastrophe qae les ossements énormes des monstres marins que le naturalisteMécouvre en fouillant dans le scindes rochers ; une petite médaille i>eut attester la ruine d'un empire d'une manière aussi certaine que F^béiisque on l'arc-de^triomphe. Tandis que d'autres^ dit saint lérême, canlrtbuent de leur or et de leur argent au service du tabernacle^ pourquoi neferai-je pas aussi mon humble offrande de poils, oii«fiiotns, et de peaux dCanimaux. (Prolog. Ga<., en tète delà Vulgate.) A cette belle figure, qu'il est permis à chacun de s'approprier, j'mouterai simplement que tandis que l'or et l'argent servent à l'ornement de la maison de Dieu, ces offrandes plus humbles, les peaux et les tissus de poils d'ajûmaux, servent à l'abriter et à la défendre.
« Vous avez tous, je n'en doute pas, souvent admiré ces peintures exquises qui ornent les plafonds des appartements de Borgia, au Vatican, et où les sciences sont représentées tenant leurs cours séparées. Chacune d'elles est assise sur un trône magnifique , avec les traits et le maintien de la plus noble et de I& plus rare beauté , environnée des emblèmes et des marques les plus augustes de sa puissance sur la terre, et semble revendiquer les hommages de tous ceux dont elle frappe les regards, lugez donc quelle aurait été la conception du peintre, et à quelle subUmité d'expression il se serait élevé» s'il s'était ^^i de représenter celle qui est la plus noble des sciences, notre divine religion, assise sur un trône, comme elle le doit toujours ètre^ pour recevoir les hommages ei les adorations de toutes les autres sciences , qui sont ses servantes 1 Car si, comme on l'a prouvé, elles ne sont que des ministres soumis à sa puissance ; si leur destinée est de fournir des preuves de son autorité, combien ne doit-elle pas les surpasser en beauté, en gcâoes, ea majesté et en sainteté L Ei quels ne doivent pas être l'honneur et là gloire de celui qui se sent député pour lui porter le tribut de quelqu'une de ces nobles vassales, et combien soa admiration pour leur reine ne devra-t-elle pas s'accroître ,. lorsqu'il se verra ainsi en sa présence et si près d'elle 1
«I Quiconque tentera de cultiver un champ plus vaste, et suivra de jour en jour, comme nous avons humblement e:ssayé de le faire ici, les progrès constants de chaque science, ayant grand soin de considérer TinQuence qu'elle exerce sur la science plus sacrée qu'il possède déjà, y trouvera des joies si
Pures et des consolations si abondantes, que étude, souvent stérile, d'une science purement humaine n'en peut fournir dépareilles. Un homme de ce caractère, je ne sais à qui le comparer, sinon à celui qui, unissant un amour enthousiaste des charmes de la nature à une connaissance suffisante de ses lois
Ïasserait ses jours dans un Jjardiu rempli des eursles plus précieuses. Ici, il voit une Oeur magnifique qui étale toute sa beauté aux rayons brillants du soleil , là, c^est une autre fleur qui ebi tout près dVpanouir son cslice
ET 1>E PALEONTOLOGIE.