‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 42 sur 216 · COL · texte numérisé non relu

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plus modeste et non encore entièrement ou- Terl ; non loin de là. il en est une troisième qui n*est encore qu en bouton, et qui n*c^r» qu*ttn léger espoir de s*épenouir plus tard arei; beaucoup d'éclat : il attend néanmoins aTec patience, sachant bien que, d'après une loi fiie et immuable, elle payera également, quand le temns en sera arrivé, son tribut h la lumière et à fa chaleur qui l'ont nourrie. Pe même l'homme gui s'applique, comme nous J'arons dit, à l'étude des sciences, les voit l'une après l'autre, quand l'heure marquée est Tenue et qu'elle a fait sentir son influence mûrissante, découvrir quelque nouvelle formule qui igoute à l'harmonie variée de la vérité universelle, et récompense amplement la puissance génératrice qui lui a donné le jour; et c'est ainsi que, quelque stérile

Sfu'elle eût paru d'abord, elle produit des ruits propres à orner le temple et l'autel consacrés au culte de Dieu.

« Que s'il enregistre soigneusement ses propres convictions et les cgoute à la masse déjà existante]des preuves diverses, mais tendant toutes au même but , il aura certainement atteint la fin la plus noble pour laquelle iliomme puisse vi vreet acquérir delascience : son propre avantage et le bien de ses semblables. Car, comme l'a dit autrefois un poète sage, d'après un saint plus sage encore : Le principal u$age que F homme doive Ihire de ce quu $ait^ est de faire êervir au )onheur des autres les peines qu*it se donne : non pas en pleurant avec faiblesse sur les maux que nous nous sommes attirés ; non pas en riant avec fel et tristesse^ ni en s'ofrancren^ nani é la haine , comme une âme qui répand famertume qui s'échappe à /lois de la prison dans laquelle elle avait élé retenue^ mais en cherchant plutôt à soulager^ à dilater ou à resserrer^ selon auUl en est besoin^ cette frêle espèce humaine déchue.

« Quetques-'uns cependant cherchent à con» naître seulement pour être connus^ et ce n*est là qu'une vaine curiosité: ceux-ci ne veulent que vendre et non répandre avec libéralité: ceux-là ne veulent que gaaner et dépenser mal à propos leur temps et leur bien^ avilissant les arts en les faisant ainsi servir à des usages ignobles: d'autres ont en vue d'édifier lepro* chainj et e*est charité: mais il en est enfin qui veulent s'édifier eux-mêmes , et ceux-là sont les sages (282).

« Quand la science aura une fois été consacrée par de si nobles motifs, elle sera bientôt sanctifiée par des sentiments plus purs, et prendra un caractère plus calme et plus vertueux qu'il n'est possible aux connaissances humaines de l'avoir jamais. Il naîtra dans l'Ame un amour enthousiaste de la vérité, qui nous la fera seule rechercher, et étcinara tout sentiment , tout motif moins

(i82) Lord Baoou, Traité de la science humaine. — Cet lignes ne sont qu*ane paraphrase do superbe passage de saint Bernard qpe voici : Sunt namque qui scite tolunî eo lantum fine uti sciant^ et turpis cmriûsitas est. Et swtt qni uire volunt ut sciantur ipsi , ei tuffis vanitas at. Et sunt item qui scire toiunt ut scitntiam suam venéant , terii causu

noble el plus terrestre. Nous n'envisagerons jamais avec un oeil partial la cause que nous aurons en main ; nous ne l'apprécierons pas d'après des motifs personnels , mais suivant ravis de l'excellent Schlégel , nous éviterons toute espèce de dispute inutile et d*animosité contraire à la charité ^ et nous tâcherons de conservet en nous un véritable esprit d'amour et d'unité (283). Nous regarderons notre cause comme trop sacrée pour la traiter sous l'influence et avec laide des passions humaines. Elle semble emprunter les paroles du poète pour nous engager à rechercher la victoire, mais seulement par la puissance de Dieu :

BovXou upuxth fiiv^ Çuv eiM d*àic Xj&arf cv.

(SopiiocLE, Ajoj^ 764.)

« Mais ces motifs auront plus de portée encore : ils nous assureront le succès ; car si un amour pur et une admiration sincère pour la religion viennent une fois à animer nos efforts, nous nous sentirons enflammés pour son service d'un dévouement chevaleresque qui nous rendra infatigables et invincibles, lorsque nous serons armés pour, sa défense. Nos recherches pourront être longues et périlleuses , nous pourrons rencontrer sur notre route des enchantements et des sortilège^, des géants et des monstres, des appAts trompeurs et des difficultés ; nous avancerons cependant , pleins de confiance dans la force ae notre cause ; nous dissiperons tous les fantûmes, nous combattrons avee courage tous les ennemis sérieux, et la couronne infailliblement tombera dans nos mains. En d'autres termes, nous nous résignerons avec patience è tous les ennuis que peut causer un examen qui doit entrer dans de si longs détails : quand il s'élèvera quel-

3ue objection, au lieu de nous contenter 'une réponse vague, nous examinerons tout d'abord la branche même de science sacrée ou profane d'où elle aura été tirée ; nous nous livrerons avec calme et modestie à ce travail pénible ; nous nous efforcerons d'en débrouiller toutes les obscurités et d'en délier avec soin tous lesncauds; et je vous promets que, quelque peu d*espoir qu'ait pu paraître d abord vous offrir cette tAche, le résultat de vos efforts sera certainement contenu dans cette légende courte, mais expressive, qui s'est conservée sur une pierre précieuse fort antique, et que je puis , je Ves- {»ère, considérer comme le résumé et l'épiogue de ces discours : Religio , vicisti ,

RbUGIOIV , TU AS VAINGD 1 »

COTES (UsuBB BBs). Foy. Couches sioi-

VBNTAIRES.

COUCHES CARBONIFÈRES , lbcb disposrrion , utilité db la houillb. — Les plus grands magasins de combustible fossile ap-

pro pecuniu^ pro honoribust et turpis qumstus est. Sed êunt quoque ^ui scirs volunt ut mdlficênt , et charitas est. Et Uem qui scire tolunt mt œdifieentur^ et prudentia est. Senao. 36, super Cunt:^ p. 608.

(185) Pkilesophische verlaunpn , p. t65.

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DiCTlOMxNAKRlk D£ COSMOGONK:

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l artienneat presque exclusivement aux couches de la série de, tnmsîtion. Onn^aren* contré qoe rarenfieat de ta houille dans des fopjnatioos secondaires , .et ce n'étaient que^ des ttisements sans iinport^oce ; et les lignir tes des formations tertiaires, bien qu'ils se montrent quelquefois en petits dépôts d'une substance cofupaete et que l'on peut utiliser pour le chauffage ^ n'exercent aucune m lluanoe imitante sur la conditkm.de l'espèce humaine (284).

Nous allons étudier parmi les phénomènes physiques dont la surface du globe a été la. théâtrci ceux auxquels nous devons la disposition de ces restes précieux- d'un monde ancien dans des conditions qui nous pei;mettent d'avoir accès jusqu'aux trésors ines*. timahles du cbarbôn ïpineral.

Nous voulons passer en revue quelques im^rtants phénomènes géologiques de la série carbonifère, et voit jusque quel point les avantages qui résultent pour nous de l'étal actuel de cetle portion d^e^ la Qroâte du. globe peut nous rendre probable que cet état est une CBuvre de prévoyance et de salasse.

f! ne suffisait pas crue ces débris végétaux fussent entrataés de leurs forêts natalesi et. eoseveiis au fond des lacs» -ctès gcdies et des mers aneienneSt pour y être convertis en bouille; il fallait eh outr^^ que des 4>liange-. ments de niveau d^une grande étendue yins sent soulever et convertir en des terres ItabitaMes ces èouchos oà gisaient tant de richesses, qui n eussent* eu aueune utilité; tant qu'elles seraient demeurées ensevelies dans les profondeurs inaccessibles où^ elles s'étaient entassées. U fallait que s'exerçât l'aetion de quelqu'un des ressorts las plus puissants de ia dynamique du ^lobe* terrestre, i^ur produire les révolutions qui den vaient mettre sous la main de l'homme ces puissants éléments d'art et d'industrie. Examinons en peu de mots quels ré&ultats ont été produits.

La surface .de la terre se montre couverte d'une série de dépressions irrégulières ou bassins s^rés les uns des autres , et quel« quefôis entièrefiient entourés par des portions saillantes des couches qui sont au««dessous, ou par des roches cristallines non stratifiées, qui ont soulevé ou des collines ou des montagnes variant entre elles par leur hauteur, par leur direction et par leurs degrés divers de continuité. De chaque côté de ces points plus élevés, les couches plon^ gent par une pente plus ou moins rapide vers les vallées qui séparent une chatne de montagnes de la chaîne voisine.

(284) AvAnt que Tétude nous eût conduits à quel* «lues connaissances étemittes sur chacune des âries de formation que les géologues savent maintenant déterminer avec facilité, il n'y avait aucune raison a priori de s'attendre à rencontrer la houiUe dan^ «ne série de coaches plutét que dans une autre. Des travaux au tiisard, ayant pour bi|t la * rechercha de la houille daiis des couches d'une formation quelconque, étaientdeiic toujours quelque chose dc^désU rablê et d'utile à unie ëpo«[ue où le nom même de la

Cette dispositioa«de la surface terrestre en des bassins ou des sortes d'auges, dlsposi-p tioQ commune à toutes Jqs formations, a été constatée plus spécialement dans la série carbonifère, par la raisonque Timportance des lits de houille à été cause qu on les a exploités dans toute leur étendue.

Un bienfait qui résulte de la disposition par bassins des eouelt^s carbonifères,, c*ast qu'elles viennent toutes à la surface, sur la circonférence de chaque bassin, ce qui per« met à rhomme d*y pénétrer , en y creusant desmines, sur presque tous: les points de leur étendue respective. Une pente non interrompue dans une direction constante eût eu pour résultat déporter promptement les couches inférieures à. uoe profondeur inaccessible à l!homme.

Le bassin de Londres offre une disposi-. tion pareille des couches tertiaires au-dessus de la ccaie. Les bassins de Paris , do Vienne et de la Bobême,soiit d autres exem-« ^es de même nature.

Les couches secondaires et les couches de. transition des districts du centre ettiu nord* ouest de TAngleterre sont des portions latérales du grand bassin géologique de TEurope septentrionale,^ et elles se continuent dans ies plaines et sur la surface des con* trées monta^euses du continent.

Ladispo^ion générale qu*affectent toutes ces couoaes en forme de bassin a été le résultat d'un double système d'opérations dans l'économie du globe. L^ premier de ces systèmes a formé les dépôts sédimentaires. provenant soit des débris dés roches plus an-* ciennes, soit de précipitations chimiqaes ,, d^ius les régions basses où les détritus des régions anciennement élevées fuient transiter tés psr ia force des eaux. Le second a eu pour effet de soulever ces couches de la p!ac^ où elles étaient déposées au fond des eaux, par l'emploi de forces analogues à ceV» les dont Taction se manifeste quelquefois sous nos yeux dans ces terribles mouvements de la croûte du globe , qui sont Tua des phénomènes des tremblements déterre de l'époque actuelle.

Les amas les plus remarquables d^ cette importante production végétale qu'il y ait en Angleterre se trouvent dans les terrains houillers de Wolverhampton et de DuUIey. La couche de houille y a dix mètres d'épais* seur. Le terrain houiller des environs de Faisley, en Ecosse, offre dix lits distincts dont l'épaisseur réupie est d*environ cent pieds; et le bassin houiller du sud du pays de Galles renferme, près de Pontypool, viugt-irois lits de houille ayant une éi^ais*

géologie était encore lucoumi. Mais rhomme qui eiiirei^reodrait des recherches semblables dans des districts que Ton sait mainteDant composés de couches non carbonifères des séries secondaire et 1ertiaire, serait taxé de folio, depuis que Tcxpérience réunie d*uii grand nombre d*aunée$ a ])rouTé que c'est seulement dans ces couches de la série de train> sition, que Ton a désignées sous le nom âv grotip<^ carbonilôrc, c^ue se découvrent; des mines de houille prod'ucliYcs cl ctciiduos

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tt DE frAI-EONtOI.OGIE»

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scur totale d'enTiron qualre*viR^t*troiz« pieds.

La présence dans plusieurs terrains booiU lers de rjcbes oouehes déminerai ferrugineux, eonienu dans les schistes argileut qui alternent avec les lits de charbon aiiné> rai, est onecirconstanoe qui rend les districts adjacents remarquablement propres à Téta^ hiisaement des fonderies de ler les pins imporlaDtes ; et d'ordinaire ces localités offrent en outre celte antre circonstance précieuse pour Texploitation» qu'au-dessous de la bouille ei du minerai ferrugineux se trouve une eondie de ealoaire qui fournit te fondant nécessaire pour la réduction du minerai & Télat métallique (285).

Les grandes fonderies de .fer des comtés de Derbyshire et d'Yoriishire, et du sud de Tficosse, de Ponhrpool et de Merthyr-TydfiU sonl des exemples des. bienfaits qui nisul^ tant d*uae juita^^iosition semblable de la houille et a*un riche ibiaenii de fer ai^<* leax.

// y df dit Bf. Gonjbeare (386), Anu là fnTiu^pQ$ilian immédiàtt de cê métat^ de io^$ le plue niibs .avec le eombueiible fur dâii eervir à le rédnirt^ ei avec le c&haire fUi doit être employé pùùT faMùtf telle opéra ^ If an, urne dUpoeititm ei heuremsemeiù enrap* pori avec lee kewf^ de Fmduetriehumainei ^pÊ€ fcn ne nom accueene pae de reeouris

(â^n^fD après U. Forsler (Vewex les TroMaetiem ée îa Soeiéié dllUtoire neUrdU du Norîhumker" Uni, etc., 1. 1^^ P- Hi)* ^ Quaiilitc lie fer que Teo eslratt annuelieinetit dans le pays de Galles est d^eoriron 270,000 umnes, dont tes trois (laaits soni en barrcft et le dernier qaait en sanmons et en fMeuaes. Une tonne de feri pour 6tre obtenue, néccv ûlc remploi d*eiiTÎron cinq tannes et demie de houille, ce qni porte ai, 600,000 1 nmes r pai près b eonsomniatioD delà bouille pour b quaniitéde fer dont nous venons de parler. 0*i p^Mt-cstlnncr à 550,000 tonnes la quantité de houille anplo^ée a la fasîon du minerai de cuivre importe de la Cornoii* ain^, à la fabrication de YéVàxw iaminë, à forger le frr et aux usages domestiques, œ qui JN>rfe à l,850,U0i) UHiMs la eoDsonmation annoelié du diarbon dans le povs de Galles. L>xlraetion du fer dans toute la Grande-Orclagne s*est élevée, pour Taiinée 4027; à b qoaatiié énorae de 690,000 toaiiefr réparties de b ■u&iêre suivante :

CMMé d« SuUbfdfhire,

(:»llc»dii Siid.

rtafl«^d«f Nort, CMtfié dTorMdre, CMUé de DefkvsUre,

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