‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 47 sur 216 · BAL · texte numérisé non relu

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eëces iossHes, par Texistenee d^une série de ourgeons naisisant de l'aisselle de plusieurs des écailles qui entourent le tronc (305). Ces bourgeons nous expliquent des apparences analogues qui se voient à raisselie de plusieurs des écailles fossiles du cycadites megch lophylluM et du cycadites microphvllus^ et ils établissent une connexion physiologique des plus importantes entre les cycadées vivantes et les cycadées fossiles.

Ainsi nos deux rvcadées fossiles sont étroitement rapprochées des cvcadées| actuelles par un grand nombre de caractères remarquables, tels que :

1* La structure interne de leur tronc qui contient un ou plusieurs cercles rayonnants de Gbres ligneuses , au sein d*une masse de tissu cellulaire ;

2* La structure de leur enveloppe extérieure formée par les bases persistantes des pétioles, qui tiennent lieu d*écorce ; et en out)^ par plusieurs détails de la structure interne de chacun de ces pétioles en particulier ;

3* Leur mode d'accroissement par bour-

Feofis qui naissent de germes situés dans aisselle des pétioles.

Si reculée que soit l'époque où ont cessé d'exister ces types primitifs de la famille des cycadées, cet ensemble étendu de particularités d'organisation qui leur sont communes avec] les cycadées actuelles rattache ces arrangements anciens de la botanique fossile h ceux qui caractérisent l'une des famîUes de plantes les plus remarquables parmi celles qui font partie de la création actuelle. Les

cycadées de nos iours, par suite de cette structure particulière, deviennent un anneau important que nous ne pourrions rencontrer dans aucun autre groupe, et qui, réunissant la grande famille des conifères aux fam^iiies des palmiers et des fougères, comble ainsi l'intervalle qui existe entre les trois grandes divisions naturelles des dicotylédons , des moROcotyiédons et des acolylédons.

' Le grand développement qu'a pris ce groupe intermédiaire, dans les périodes secondaires de l'histoire géologique, est une preuve importante de I uniformité de plan qui a toujours présidé et qui préside maintenant encore aux lois de 1 organisation végétale.

Des faits semblables sont d'un prix inestimable pour la théologie naturelle, car cette identité dans les détails de l'œuvre tout entièrjB de lacréation nous y fait reconnaîlre partout la main d^un seul et mémei architecte. Ils parlent au physiologiste un langage bien autrement puissant que celui de moquence humaine; ils appellent en quelque sorte ces troncs et ces pierres qui sont demeurés ensevelis pendant des âges sans nombre dans les profondeurs de la terre à proclamer un seul Créateur, dirigeant tout, soutenant tout^dans la volonté et la puissance duquel tous ces harmonieux systèmes ont pris leur origine, et deat l'universelle providence les a toujours maintenus et conli* nue de les maintenir encore.

CYCLES. Yoy. PoLVPiEas.

CYCLOmiENS. Yoy. PoMSOift.

DALMAS (J.-B.). — M. Dalmas, membre de la Société géologique de France, a publié en 1852 un livre intitulé : La toemogo^ nie et la géologie^ ba$ée$ sur les faits pkysi • fuef , astronomiaues et géologiques fui ont été constatés ou admis par les savants du xix* siècle^ et leur comparaison avec la formation des deux et de la terre selon la Genèse. Ce cosmogottiate a emprunté à Laplace' et à M. Godefroy leurs théories ; il en a r^eté certaines idées, en a modifié d'autres, y a joint les siennes, et de tout cela il est sorti

(305) Cette plante a vécu plusieurs années dans les serres de lord Granville, a Drupmore. Dans Tautomoe de 1827, on enleva la partie la plus extérieure de Fenveloppe écaiileuse, pour la débarrasser des ioaedes ; au printemps suivant les bourgeons comineneéreot à se développer. On voit de sembla- Mes bourgeons dans la mémeserre sar un tanUa tpîratis de la Nouvelle-HoUande. Dans le tome YI des Uorticult. Transaei.^ page 501, on assure que des feuillet se sont développées sur les écailles d*un tronc carié de samia horrida^ dans une serre à Saint-Pétersbourg.

0*aprè« le professeur Henslow le tronc d*un cycas twolaite qniy en 1830, a produit un edae chargé de CruI t roûrt, dans la serre chaude du comte Fitz-

une conception romanesque que M. Dalmas s'efforce d'ajuster à la Genèse. Nous n'entrerons point dans le^ longs développements au'il présente dans son ouvrage, les bases e ce système étant discutées dans plusieurs articles de ce dictionnaire auxquels nous renvoyons. (Foy. Laplace, Godefroy, Jours- PÉAioDKs, Cosmogonie, etc. Nous nous bornerons à présenter le résumé que l'auteur a tracé lui-même de sa théorie appliquée au récit génésiaque.

Le ciel, créé dès le commencement du pre-

william, à Wentworth, se recouvrit d*un grand nombre de bourgeons prenant leur origine dans Faisselle des écailles extérieures, après que Ton eut eilevé le cône qui le terminait à son sommet. On voit figurer dans les Transactions linnéenneê, t. VI, pi. 2S\ uu cène seiid)lable oui porta des fruits, au cfaikieao de Famham, en 1799.

On lit dans le Dictionnaire du jardinier^ par Miller, que le cucaê revoluta fut introduit ?n Angleterre vers' 173i8, parle capitaine Hutcbirison. Dans une attaque que le vaisseau qui le portait eut .à sou • tenir, la tète de la plante se trouva coupée par une balle, mais la tige ayant été conservée donna na ^ sauce à de nouvelles tètes qui en furent détachée»^ et constituèrent autant de planteii sépaiées

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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mtr jour^ dit M. Dalnias, était Vespace ou V étendue qui renferma^ durant le premier jour ^ toute la matière élémentaire^ soit pondérable^ êoit impondérable de Vunicers.

Au commencement du second jour, un autre ciel concentriqucy appelé d'abord firmament et puis cielf se forma au sein du premier ciel^ et le second ctel renferma dès lors toute la matière pondérable ae Vunivers, Nous avons vUf en effet f qu'il ne resta plus j le secondjour, aucun atome de matière pondérable dans Vespace vide compris entre le cercle G C et le cercle C M (300;, et que le premier ciel alors réduit à cet espace vidcy contenait seulement au deuxième jour^ le Jluide impondérable de Véther à Vétat latent.

Nous avons dit encore que le second ciel ne fut point achevé à la fin au second jour ; que ce ciel, en un mot, ne fut que la première sphère ou premier cercle du ciel étoile, de ce

{Irmament du ciel où parurent successivement es innombrables luminaires destinés à éclairer la terre et le ciel dont ils furent Vome-ment à la fin du quatrième jour.

Nous avons dit encore que ce fut précisément parce que le second ciel ne fut pas achevé à la fin^du second jour, que Dieu ne lui donna pas sa sanction comme il Va donnée à chacun de ses ouvrages exécutés le premier et les quch tre derniers jours de la création, par cette formule laudative : Dieu vit que gela était BON. [Gen. ly i, k, 10, 12, 19, 21, 25, 31.)

Enfin, nous avons vu comment tous ces firmaments ousphires parallèles et concentriques, dont Vensemhle constituais ciel étoile au quatrième jour , s'étaient formés successivement dans le sein du cte/, créé le premier jour , d'après les lois physiques imposées à la matière dès le principe de la création,

La terre, créée aussi au commencement du j^remier jour, était vide, vaine, incomposée, incohérente, et fluide comme un gaz : c était, suivant Moise, un abîme ou océan de matière diffuse impalpable, invisible, en un mot, une néouleuse unique et universelle. Mais, aussitôt quelle commença à se condenser, et que son électricité intérieure, sa lumière latente, son éther intérieur se porta à sa surface, Moise se sert d'un autre nom, il Vappelle onde ou matière liquide et fluide comme Veau, pour exprimer que la matière élémentaire commença à prendre alors un état un peu moins gazeux, un peu moins diffus qu'au commencement de sa création.

Au second jour cette matière fluide , cette onde, selon V expression biblique, fut divisée et séparée en eaux sous -célestes et en eaux célestes par le premier firmament, c est-à-dire par la première sphère que décrivit dans Vespace {le premier ciel), Vanneau de matière fluide qui, aucommencement du troisième jour, devint par concentration notre nébuleuse SO'laire {la nébuleuse génératrice du globe terrestre et des autres corps planétaires de notre système solaire).

Puis enfin, au milieu du troisième jour no-

^306) Ces lettres se rapportent à des figures qae donue rauieur pour faire comprendre ses idées.

tre nébuleuse solaire, formée par lu cofirentration vers un seul point de toute la matière fluide sous-céleste [de toutes les eaux souscélestes), se divisa en diverses masses ou congrégations planétaires; et cliacùne de ces masses planétaires se condensant à son tour, vers son propre centre de gravité, se trouva divisée, pat le fait même de cette condefisation, en deux éléments distincts, savoir : Vêlement aride ou solide qui prit alors le nom de terre, et Vêlement liquide et fluide qui pn < alors le nom de mers ^ Moise ne distingue pas encore la partie liquide de la surface de ces corps d'avec la partie restée fluide dans leurs atmos-

f hères, parce que la vapeur et les gaz résolules en eau ne devaient se séparer que graduellement des gaz permanents ou atmosphériques, par V effet de V affinité des éléments, et surtout à la faveur de l'augmentation de chaieur que l'apparition du soleil devait produire au quatrième jour pendant le jour, et du refroidissement que sa disparition successive devait produire pendant la nuii. Bien plus,

Îïour mieux rendre Vidée de la fluidité et de a confusion, durant le troisième jour, de ces deux éléments répandus tout atUourde Varide comme un vêtement (307), Motse les désigne, sans distinction, par le nom de mers ùu amas d'eaux.

Mais, lorsque la séparation des deux éléments liauide et fluide fut accomplie, à Vépth Îue du déluge universà, nous avons vu que toise avait conservé le nom d'abîme à la matière restée fluide dans les diverses atmosplUres des corps célestu^ et qu'il avait en même temps donné le nom de cataractes du ciel, ou grands réservoirs deaux célestes, aux congrégations deaux déposées à leurs surfaces : en sorte que les fontaines du grand abîme n'ont été réellement que des pluies^ tor" rentielles descendues sur la terre des diverses atmosphères des corps célestes {des corps de notre système solaire), de même que lès cataractes m ciel ouvertes pendant quarante jours et quarante nuits n'ont été que les mers des mêmes corps célestes ouvertes par la toutepuissance de Dieu pour submerger ioute la terre et noyer tous ses habitants, à Vexeeption de la famille de Noé et des ammauœ renfermés dans V arche.

Le fluide impondérable que Moïse a nommé un esprit divin, faute de ooiwiollre les noms scientifiques d' éther et de thermo-électricité des physiciens modernes, commença dès Is premier jour à se porter peu à 9€U à la nirface de la nébuleuse universelle ^ à mesure qu'elle se comprimait en se condensant.

C'est pour cela aussi que Moïse s*est serti à dessein de V imparfait FERBBAToii et non du parfait défini, afin de nous donner une juste idée de Vtucenston graduelle du fluide électrique et de son effusion A ta surface de Vonde {ou nébuleuse): car le terme hébreu, traduit en latin par perbbatur, signifie que ce fiuids se répandait et vibrait à la surface. A la fin du premier jour, lorsque ce fluide électrique

(S07) AbwsMs sicut vestimentum, amictus ejus. P$al. cm, 6.)

DâH

ET DE PALEONTOLOGIE.

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