DeTonien
I, Silurien. If^P^r*®*''-
NOMDBE DES espaces
par par élages. terrains.
ToUttX. . 18,286 18,286
SU à ce nombre de 18,286 es()èces, nous ajoutons les animaux vertébrés et anneïés , qui n*j sont pas compris, on aura le total d'environ 24,000 espèces, dont la répartition dans les Ages du monde nous est parfaite* ment connue. Les 2(^,000 espèces sont donc Si,000 laits qui constatent la succession « dans un ordre chronologiaue constant , snr toutes les parties du monae, de faunes distinctes par étages, et qui se sont remplacées les unes les autres , depuis la première animalisation du ^obe jusau'à présent. 11 reste maintenant à chercher aans les connaissant ces actuelles sur l'état ancien et présent des conditions d'existence, de la température et des perturt>ations géologiques, les causes
S fui ont pu amener ces cnangements. Les aits constatés sont l'extinction et la créalion des faunes. Traitons ces deux questions séparément.
D$ la création de la première faune du monde j et du renouvellement des autres. — Si nos recherches nous amènent , par des faits, à expliquer l'extinction des faunes , ox)mme on le verra plus loin, rien ne peut nous dévoiler le mystère qui se rattache aux créations successives de la première iusqu'à la dernière époque du monde animé. Kf)us voyons, en effet, apparaître simultanément sur tous les points du globe à la fois une: multitude d'êtres différents, appartenant à tous les grands types d'animaux, sans que rien les annonce sur la terre, sans que rien les sépare des époques inanimées antérieures. Comment s*est formée cette multitude d'êtres qui couvre, pour la première fois, la surface du globe terrestre ? Quelle est la force créatrice qui a eu cette toutepuissance si extraordinaire. Ici nous devons confesser l'impossibilité complète dans laquelle nous nous trouvons de répondre à aucune de ces hautes questions. Il est des limites que Tesprit humain ne peut franchir, des circonstances où l'homme doit s'arrêter et se borner i admettre les faits qu'il ne peut expliquer. Une première création s'est montrée avec Tétage silurien. Après l'anéantissement de celle-ci, par une cause géologique quelconque, après un laps de temps considérable, une seconde création a eu lieu dans rétage devonien; et, successivement vingt-sept fois des créations distinctes sont venues repeupler toute la terre de ses plantes et de ses animaux, à la suite de chaque perturbation géologique, qui avait tout détruit dans la nature vivante. Tel est le fait certain, mais incompréhensible, que nous nous bornons à constater, sans chercher à percer le mystère surhumain qui l'environne.
De rextinetidtn des faunes successives à la surface du globe. — Quand , sur les lieux , dans les étages qui se sont succédé régulièrement , on cherche le mode de distribution de ces fiiunes successives, on trouve toujours (à peu d'exceptions près) que dans les dernières couches de l'étage inférieur s'arrête la faune de cet étage ; que là elle s'est entièrement anéantie : car les premières couches fossilifères de l'étage qui le recouvre renferment, de suite, des êtres très-différents des premiers, et constituant une faune distincte de la faune de l'autre étage. Il résulte de ces faits , que tout le monde peut constater dans la nature et à toutes les époques géologiques, que chacun des étages qui se sont succédé dans les A^es du monde renferme sa faune spéciale, bien tranchée, distincte des faunes inférieures et supérieures, et que ces faunes ne se sont pas succédé par passage de forme, ou par remplacement graduel, mais bien par anéantissement brusque. Comme, en effet, on ne rencontre, nulle part, de transition d'une forme spécifique à une autre, au cpntact de deux â^cs successifs ; que les êtres se sont succédé h la surface du «lobe, non par modification de formes animales, par passage, mais bien par extinction des espèces existantes , et parle
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niCTlONNAIRE DE COSMOGONIE
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renouvellement des espèces à chaque espèce géologique, l'extinction des espèiresd'une t»iine à chaque étage est évidemment un faiigénératque confirme, sur tous les points du globe, IMnspeetion des limites deséta^es,etqui, en aucune manière, ne peut être révoqué eh doute. Cherchons maintenant h Texpliquer. A Tarticle Physiologie i^AtéoNTOLOoiouE GÉNÉRALE ET COMPARÉE, uous moutrerons qu'aucune modification profonde dans les conditions d'existence des êtres ne s'étant manifestée, les conditions d'existence n'r)nt pu influer sur leur anéantissement aux époques géologiques. Aux déductions climato* lOi^iques comparées, dans le même article, nous prouverons par le fait de la présence, depuis le commencement du monde jusqu au dernier éta^e tertiaire, de îa succession régulière uniforme, sur toutes les régions de la terre, dô faunes toujours propres aux régions chaudes, qu'il est impossible d'attribuer à l'action de la température fructm des nombreux changements sucessifs des faunes qui se sont manifestées à chaque étage du monde animé. 11 ne reste donc plus, pour ex-
{)liquer le fait de Tanéanlissement de toutes es faunes qiii, vingt-sept fois, se sont succédé à la surface du globe, oue l'effet des Perturbations GÉOLOGIQUES {vo^ez cc mot) sur les faunes terrestres et marmes. Nous verrons» h l'article gue nous venons d'indiquer, que chaque fois qu'il y a eu, dans les âges du inonde, une dislocation du soi, capable d'a« mener un grand déplacement dans les mers, la faune existante a été anéantie par le mouvement prolongé des eaux sur les points dis« loques, et même sur ceux qui ne le sont pas ; que la séparation par faunes distinctes^ successives, qu'on trouve dans chaque ter^ rain, dans chaque étage géolo^uue, n'est, dès lors, que la conséquence visible des dislocations de diverses valeurs qu'a dû subir, dans toutes ses parties, la croûte consolidée de l'écorce terrestre.
Ajoutons ici d'avance, à ces résultats, quelques confirmations. Tout le monde peut concevoir le fait de Tanéantissement d une faune, sur le point même d'une dislocation géologique; mais comme il [HHirrait setrou« ver des personnes qui» malgré toutes les preuves que nous apporterons aux causes géologiques {Voy. Perturbations géolo^ GiQUEs), conservassent encore quelques doutes % l'égard des effets généraux des eaux sur les points qui n'ont point souffert de dislocation, où les étages sont encore en stratification presque concordante, nous allons aiouter ici par anticipation quelques considérations nouvelles aux preuves que nous développerons aux articles indiqués cl-dcssus. Sur tous les points où il y a discordance, nous trouvons . les limites tranchées entre les étages géologiques superposés, et les faunes qirils renferment. Sur tous. les points où la concordance existe, où les étages se sont succédé régulièrement, dans leur ordre naturel chronologique ; dans tous les terrains jurassiques fies côtes du Calvados, des Deux-Sèvres et de la Cha-
rente-Inférieure ; dans les étages iurassiquos et crétacés des Alpes ; dans les étages triasiques, jurassiques, crétacés et tertiaires, superposés sans lacune et sans grandes ilis-' cordances, des Vosges jusqu'en Touraine, ou dans 22 étages sur 27, que trouvonsnous? Nous remarquons que, sur les points disloqués, Ias étages sont aussi bien marqués, et qu'ils renferment, comme les étages discordants, des faunes spéciales distinctes, s'arrètaut aux mêmes limites. Du reste, quand nous voyons que depuis notre époque, aucune espèce n'a disparu de la faune actuelle, on ne pourrait expliquer les faunes successives des étages concordants des pégions non disloquées saus'des effets généraux produits par une dislocation partielle d'un pont quelconque. Il est donc évident q^ue rcffet prévu aux causes géologiques s est réalisé sur tous les points, puisque les bassins géolosiques, restés pour ainsi dire intacts, sans dfistocation apparente, pendant la plus grande partie des âges du monde, n'en renferment pas moins de famies aussi distinctes que les points disloqués. Ce fait resterait donc définitivement acquis h la science, que les faunes terrestres et marines ont été anéanties à chaque époque géologique ;quedès lors chaquachangement chronologique de faune,dans les étages, dénote une perturbation géologique universelle ; et queces fauties successives, composée^ d'espèces, sont les caractères les plus constahts qu'en puisse invoquer pour distinguer les divers â($es géologiques des couches stratifiées depuis le commencement de ranimalisation sur le globe terrestre.
Des exceptions aux limites des faunes géo^ logiques. — Nous venons d'indiquer le résultat général des limites des Taunes ; il nous reste à expliquer les rares exceptions, c'est-à-dire, les circonstances dans lesquelles les espèces d'une faune ont pu être transportées dans une faune postérieure.
Ce qui nous étonne dans les limites des faunes géologiques successives., ce n'est pas la présence de quelques espèces , passant d'un étage à un autre, mais, au contraire, qu'on ne trouve pas un plus
Srand nombre de ces espèces communes à eux ou plusieurs étages à la fois. Lorsqu'il y a concordance, que la séparation des faunes de deux étages qui se succèdent ne peut être expliquée que par un mouvement des eaux assez long pour anéantir les animaux, on a lieu effectivement de s'étonner qu'un grand nombre d'êtres n'aient pu résister ii ce mouvement^ soit»à l'état parfait» soit à l'état d'œuf, ou qu'un grand Dombre de leurs dépouilles mortes n'aient pu se mélanger, dans les dernières couches d'un étage passé, avec les premières couches de la faune qui lui a succédé. Quand ou considère que les terrains jurassi(fues et crétacés, que nous avons étudiés plus scrupuleusement, ue npu> donnent pas en réalité 1 pour 100 d'espèces, qui, vivantes ou mortes, se trouvent aujourd'hui mélangées dans deux étages successifs, et cela sur des poiult^ où il y a, le plus sou-
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ET K PALEONTOLOGIE.
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vent, concorvlance de stratîGcation, on- est forcé d*en cenclure, comme tous les résuU Uts géologiques le dénoteot, que le moovemant des eaui a été très-prolongé, et qu'un laps de temps considérable a existé entre la fin d un étage et Tinslanl où une nouTelle faone s*est montrée sur la terre, |K)ur constitaer Tanimalisation de l'étage suivant.
Les aoimanx d^une faune propre à un étage ont pu passer, dans l'étape suivant^ à J'état de rie, où leurs restes solides ont été Dtélao^^és après leur anéantissement. Noas croyons que les deux circonstances existent dans la nature. Quand nous Toyoïis, par exemple, le lima proboscidea passer de Té* lat bajocien à Vétage callorien et franchir trois étapes ; quand nous voyous, dans les terrains jurassiques, six espèces traverser les étapes callovieo» oxfordien et corallien, nous en concluons forcément que ces es* pèoes ont survécu aux perturbations géolo*
fiques, et qu'elles ont passé certainement, à état de vie , d'un étage inférieur à celui qui lui a succédé. 11 suflit néanmoins de comparer ces quelque^ faits isolés, très-rares, au grand nombre d'espèces cantonnées au contraire dans leurs étages, pour juger qu'ils ne détruisent en rien les conclusions générales. D*ail]eurs ces es^>èces se trouvent seulement sur des points ou les étages sont en concordance, et où tout fait supposer qu'elles de** vraient être beaucoup plus nombreuses.
Pour les restes solides des animaux qui ont pu être mélangés après leur anéantisse* mqnt, iis sont un peu plus communs, sans sortir d'une faible exception ; et nous plaçons dans cette catégorie presque toutes les espèces qu'on rencontre seulement dans deux étages successifs. £n laissant de côté les faits de remaniement à Tétat fossile des espèces d'un étage dans un autre; en ne pre* nani que les restes solides qui ont pu être mélangés à l'état frais, on voit deux modes de mélanges propres tes uns aux corps Qot« tants, les autres aux corps non flottants* Nous avons, aux causes actuelles, parlé des coquilles actuellement flottantes ( \oîf. Cor- CHKS sÉDiKEBrrAuiES ) ; nous avons démontré <fu'eUes existaient à tous les étages séologiqaes. Les coquilles des ammonites, des nautiles et des antres céphalopodes, flottaient certainement à la surface des mers, comme les nautiles, les spirules d^aujourd'hui. Ce fait peut expliquer comment des espèces de rétage inférieur peuvent se trouver dans l'étage supérieur sans avoir vécu dans les deux. Supposons que des ammonites se soient déposées sur un littoral et qu'elles y soient cou- Tertes de sédiments. De l'instant où elles se sont déposées jusau'au moment où ime autre faune a été créée, s'il s'est passé assez de tiimps pour que les loges aériennes se soient remplies de matières étrangères par des fractures, la coquille ne surnagera plus ; mais si, au contraire, l'altération de la coquille n'a pas été complète, elle flottera encore , et le moindre changement de niveau sur les côtes pourra remettre à flot des coquilles d'ammonites de l'étage précédent, qui pourront
ensuite voguer sur les mers, poussées par les vents, se déposer simultanément sur les côtes avec celles de la faune existante ; et alors il y aura mélange des espèces de deux époques successives, sans que ces espèces aient vécu siraultanément.Ce fait est si vrai, que nouspossédons des mega$iphofiia fossiles des faluns de Dax, qui flottent encore après l'intervalle de deux étages ; et, ce qui est plus remarquable, un ammonites cordaius de l'é-^ tage- oxford ien, qui, après douze étages de temps, flotte encore lorsqu'on le plonge dans
I eau. Ces faits prouveront jusqu'à l'évidence que les corps flottauts communs à deux étages ne contredisent en rien la séparation de» faunes par étage ; et cela est si vrai, que ces espèces communes sont des exceptions rares dans les étages, et qu'elles se montrent seulement en des lieux où ces mélanges peuvent facilement être expliqués.
Pour le mélange des corps non flottants, on peut encore l'expliquer par des causes analogues. Quand deux étages se sont succédé dans un bassin marin, sans discordance et sans dépôts intermédiaires, on concevra
2ue des dépouilles mortes de coquilles d'un ta^e antérieur pourront se trouver dans les sédiments sur des points où vivent ensuite les espèces de l'étage suivant; et qu'il y aura alors mélange, sur ces points, des es«> pèces des deux faunes successives, sans que les espèces aient vécu en même temps. On voit «icore que ces faibles exceptions ne changent en rien les conclusions précédentes, relatives aux limites générales des faunes propres à ces étages.
£n résumé, on voit : que le nombre des espèces communes à deux étages est un^ rare exception, qui n'existe que pour quelques étages séparés sans doute par des perturbations géologiques de moindre valeur que ceux où aucune espèce commune ne s'est montrée jusqu'à présent ; que même dans les étages où ces espèces communes existent, leur présence s'explique par la concordance de stratification des étages» ou lorsaue ceux-ci ne sont pas séparés par des eoucnes intermédiaires soit terrestres, soit marines sans fossiles, il ne faut donc pas prendre ces espèces communes pour des faits de passage, mais on doit les regarder commodes mélanges, commodes exceptions dont un peut facilement se rendre compte^
II convient même de se prémunir contre les idées fausses qu'on pourrait prendre surdes
[)oints exceptionnels, en les confondant avec 'état normal. Quand on trouve des mélanges nombreux, dans les étages falunien et subapennin du Piémont, par exemple, où les étages sont <X)ucordanls et sans couches intermédiaires, il faut bien se garder de rieù en conclure; car ces mélanges tiennent évidemment aux causes que nous avons indiquées précédemment.
Si , du reste , on veut ea avoir la preuve, on la trouvera dans Tétude comparative de ces mêmes étages bien circonscrits, sur d'autres points, tels que la Touraine, Bordeaux, Dai, pour Télage falunien, et Perpi-
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DICTIONNAIRE Dfi COSMOGONIE