‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 60 sur 216 · EXT · texte numérisé non relu

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gnao, pour 1 élage subapennin, où Ton ne rencontre aucun mélange, aucune espèce commune entre ces deux étages. Ce fait de mélange que nous citons, dans le Piémont, pour les étages falunien et subapennin, est applicable aux limites des étages suessonien et parisien, à Guise-Ia-Motte , dans le bassin parisien. Ainsi, lorsqu'il y a mélange sur un point, il faut recourir aux étages bien circonscrits pour les expliquer, et pour ne pas confondre des exceptions locales avec les limites réelles des faunes caractéristiques des étages géologiques.

Définition d'un étage géologique pa^ rap-port aux espèces. — Après tout ce que nous avons dit de la séparation des faunes spéciales , nous devons faire connaître ce que nous entendons par un élage : un étage, pour nous, est une époque en tout identique à l'époque actuelle. C'est un état de repos de la nature passée, pendant lequel il existait, comme dans la nature actuelle, des continents et des mers , des ptentes et des animaux terrestres, des plantes et des animaux marins; et, dans les mers, des animaux pélagiens et des animaux côtiers à toutes les zones de profondeur. Pour qu'un étage soit complet, il doit montrer un ensemble d'êtres terrestres ou marins, qui puisse représenter une époque tout entière, analogue au développement que nous voyons actuellement sur la terre. Lorsqu'on ne connaît aue quelq^ues parties de cet ensemble qui aevrait exister à la fois, c'est que les autres ont été anéanties lôrs des perturbations géologiques, ou qu'elles nous sont encore inconnues. Ainsi donc, nous ne pourrions admettre, comme étage, des couches même discordantes, quelle que soit leur puis^ sance, si elles ne contiennent pas leurs faunes caractéristiques. Nous regardons, par ce motif, comme tout à fait fausse l'idée que chaque étage doit avoir peu d'espèces spéciales; car il est évident que, si chaque étage est une époçiue semblable à l'époque actuelle, il doit renfermer une faune proportionnée; et que, si nous n'y connaissons aue peu d'espèces, c'est que la trace de la plus grande partie des espèces de la faune qu'il renfermait a été entièrement anéantie ou nous est inconnue. Nous pensons encore que le nombre aujourd'hui découvert des espèces propres à chaque étage doit considérablement augmenter par les recherches 3ui nous restent à faire pour connaître les ivers Ages du monde sur tous les points du iglobe; et nous ne serions pas étonné si ee nombre , par la suite, devait se tripler.

Il est, relativement aux limites de l'étage, un écueil qu'il faut soigneusement éviter : c'est celui d'attacher trop d'importance à la distribution locale des fossiles par couches,

avant de s'être assuré si les détails sont les mêmes sur tous les points du n}onde. Le plus souvent, en effet, quand, dans un has« sin géologique, on trouve que telles couches renferment telles séries d'espèces, oa est naturellement porté. à regarder cette disposition comme un fait important de stratigraphie, comme une époque spéciale, distincte, quand ce n'est, le bius souvent, qu'une disposition- purement locale, qui nt» })ermet sa généralisation nulle part, et qui timt seulement aux compositions des sâiments ou aux oscillations locales du sol.

Espèces caractéristiques en géologie. — Quand la science était encore dans son enfance, on a pensé qu'il n'existait, pour chaque époque géologique, que quelques espèces caractéristiques. C'est une erreur que fait disparaître l'étude comparative de tous les faits répartis à la surface du globe ; car il est certain, au contraire, qu'a très-peu d'exceptions près, pour les espèces communes, les 24^,000 espèces connues à Tétat fossile sont toutes caractéristiques. Dans chaque étage^ en effet, les unes sont caractéristiques des dépôts terrestres , les autres des dépôts marins ; dans ces derniers dépôts, des espèces flottantes caractérisent les sédiments côtiers, au niveau des hautes mers;^ d'autres appartiennent à des zones déposées peu au-dessous du balancement des mers, tandis que des séries tout entières dépendent des zones profondes des océans. On voit, dès lors, qu'il n'y a pas d'espèces caractéristiques d'un étage ; mais que toutes les espèces, suivant la nature des dépôts, on suivant les lieux, peuvent être considérée comme telles; Nous insistons d'autant plus sur ce résultat, que les mêmes étages, pris sous la zone torride ou près des pôles, nous montrent, aux déductions climatologiques^ que des espèces identiques étaient, à chacune de ces époques, répandues sur le globe à des distances énormes, ce qui les rend encore plus importantes (326).

ESPECES CARACTERISTIQUES es géo- LOoiB. Voy, Espaces fossiles.

ETAGE GEOLOGIQUE, qu'est- ee par rapport aux espèces fossiles. — Voy* Espèces Fossass.

ETAT DES COUCHES GÉOLOGIQUES. Voy. Si- DiMEiiTS ANCIENS Comparés aux sédimenis actuels.

ÉTERNITÉ, NON-ETERNITÉ du globi démontrée. Yoy, l'Introduction.

ETOILES» leur origine. Voy. GoDBPaoT,

HÊRAT.

EXTINCTION ET RBPRODUCTIOir des GER- EES ET DES BSPiCBS. Vof. GÉOLOGIE et Bt- PàCES FOSSILES.

(SM) L<% Idées ihéoriqQes de eet article sont empruntées > M. A. d'Orbigny, doBC ta sdeace égale U ppofoodenr de vues.

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ET DE PALEONTOLOGR

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FAILL£« Toy. pEaTi:RBATiO!<s cioLOGi- FALLOPIO. Voy. Géologie et ikuk:^ (us

SlIXT-CLA¥IE3f.)

FALUNIEN (ETAGE). — Le troisième des terrains tertiaires et le Yiugt-siilème de la série tolale des formations stratifiées. Cet éUgese divise eDdeaxsous-étageSf l'inférieur 00 iangrien^ et le supérieur ou falunien yefremeni dit.

Le sous-ét4ge iongrien tire son nom de la ▼ille de Tongres, en Belgique, qui est le point étalon pour celte contrée, de même que les eonrons d*Étampes le sont pour la France. L'étage tongrien est une partie des ierraint tertiaireê moyens (miocènes), le grèê de Fonimintbleauj moiiasseSf trameriin êupé" rieur et weeulièree de Ch. d'Orbignj, etc.

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