I. Étagb toxgrien
Ifons considérons comme des dépendances de cet étage , dans le bassin ângloparisien, toutes les couches séparées depuis longtemps, par MM. Duf renoj et El ie de Beaumoat, sous le nom de grès inférieurs et supérieurs de Fontainebleau ; les sables et les grès supérieurs de M. Graves, c'est-à-dire depuis les manies marines vertes contenant les osirem cyathmla , langirosîrie^ etc., jusoues et 7 compris les calcaires lacustres supérieurs uEtampes. Dans le bassin pyrénéen, les dépôts de Voetrea longirosiris ^ du calcaire à astéries de M. Delbos , ainsi que les fai%ms bieus inférieurs de Gaas et de Lesperon, de Mt. GratelouD. Dans le bassin méditerranéen, les calcaires lacustres des environs d'Aix. Eu Belgique, les marnes argileuses de Boom, les arigiles sableuses de Tongres et de KIcjn- Spanwen , dans le Limbourç, ou les étages tongrien* rupélien et boldénen de M. DunonC; les sables coquilliers d'Alzey, en Westphalîe , et quelques autres points. Ce n'est point, comme on Ta cru, Téquivalent des argiles de Londres, mais bien un éla^e supérieur à cette époque.
Dans la nartie française , on remarque d*abordnn lait : c'est que, jusqu'au nord de la Seine, on ne retrouve plus que des lambeaux disséminés sur l'étage parisien , et témoi- ^ant seuls qu'un grand tout homogène, dont il ne reste que des jalons isolés, s'étendait néanmoins à une grande distance au nord. C*est seulement au sud du cours de la Seine que rétage, alors en parties continues, recouvre partout l'étage parisien, comme à Vir^^ay, à Sèvres. Nous voyons les couches marines , les argiles à huîtres et les sables marins supérieurs se montrer en lambeaux, d'après M. Graves, dans l'Oise, au mont Pa^piotte , à Saint-Christophe-en-Halatte , à llontméliant, à Neuville-Bosc, à Monjavoult; on les voit dans ie d^rtement de Seineet-Oise, à Ecouen, à Montmorency, à Ar-
genlcuil, au mont Valérien, etc. Jusqu'à présent, cette époque n'a pas élé reconnu» en Angleterre; et c'est, avec l'étage danien, la seule lacune qui existe des jkes géologiques les plus anciens jusqu'à 1 époque actuelle.
Tous les géologues sont d'accord sur la position de cet étage dans le bassin angloparisien. Les premières couches à huîtres reposent en couches concordantes sur les derniers dépôts gypseux de l'étage parisien, comme on peut le voir à Montmartre, à I^ierreGtte, à Montmorency, à Ecouen, etc., et tout autour de Paris. Dans le bassin
f)yrénéen, et principalement autour de Blavo Gironde), ainsi que l'ont observé MM. Delbos et Baulin : les premières couches de cet étage, contenant des huîtres, reposent sur les calcaires à orbilolités et les couches lacustres analogues aux couches terrestres de l'étage parisien des environs de Paris. la même superposition existe en Belgique, d'après tous les beaux travaux do MM. d'Omalius , d'Halloy et Dumont; aussi, nul doute que cet étage tongrien , tel que nous le considérons, n'ait succédé régulièrement, dans Tordre chronologique, à l'étage parisien , qu'il recouvre sur tous les points.
Quant aux caractères stratigraphi.pies distinctifsde cet étage, ils sont aussi nombreux. En jMrlant des limites supérieures de l'étage parisien, nous avons donné les limites inférieures de celui-ci. Ces limites étant, du reste, admises par presque tous les çéolo^es français, nous croyons ne pas devoir insister davantage.
Pour les limites supérieures , elles sont données par des discordances réelles et par de nombreuses discordances d'isolement.
Pour discordances réelles , nous citerons la relief du Système de YUeée Wight^ du Tatra^ du Rilo^Dagh et de VHœmus^ de Mi Elie de Beaumont, qui parait séparer l'étage des faluns proprement dits. Pour discordance réelle d isolement, nous avons le manque de l'étage tongrien sous l'étage falunien d'une infinité de points du globe , dans le bassin anglo-parisien, dans la Manche, où Tétage falunien repose sur les terrains triasiques, avec une lacune de 19 étages. Dans le bassin ligérien, on voit les lambeaux faluniens re|K)ser directement sur les terrains plutoniqucs ou azoïqoes, avecSS étages de lacunes, comme dans les départements de la Loire-Inférieure, de la Vendée et d'Ille-et-Viiaine ; sur les terrains paléozoiques , à Gahard , avec 2è étages de lacunes ; sur l'étage turonien des terrains crétacés , à Tourtenay, autour de Doué, avec une lacune de k étages; sur l'étage sénonien, à Sablançai, à Mantbelan , et sur beaucoup d'autres points du déparle*» ment dlndre-et-Loire, avec une lacune do
FAL
DICTIÛNNAZU£ DE COSMOCOME
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3 étages. Dans le bassin pyrénéen, on a reconnu l'étage falunien sur l'étage kimmérid^ien à Tlle d^OIéron, avec une lacune de. 10 étages. A Carrj (Bouches-du-Rhône), le dépôt falunien repose, en discordance complète» sur l'étage néocomien, avec 8 étages de lacunes ; sur les terrains crétacés, à Sour- Hbes (Basses-Alpes), et sur les terrains ju* rassiques, à Cbâteauredon. Nous pourrions encore multiplier à l'infini les lieux où Fisolement de Kétage falunien, sans Fétage tongrien, qui devrait être partout inférieur, s'il avait dépendu de la même époque , se trouve le mieux constaté. Nous dirons seulement que nous regardons encore comme fait de discordance , la présence des parties d'eau douce corrodées et perforées par les nholades de l'étage falunien, comme MM. de Vibraje et Coquand l'ont constaté, d'an côté, dans le bassin ligérien, h Pontlevo/^ et de l'autre, dans le bassin méditerranéen, autour d'Aix. C'est la preuve que les dépôts d'eau douce étaient déià consolidés et a l'état de roches, lorsque' les mers ont recouvert ces dépôts terrestres, et lorsque les pholades les ont perforés , ce qui suppose un laps de temps considérable entre les deux et une véritable discordance d'érosion.
On ne peut donc pas, après des fiiits si nombreux, se dispenser de recomiaître rentière icdépendance stratigraphique de cet ét/ige, qui, comme pour toutes les époques prfeédentes, se trouve parfaitement coïnci-^' deravec les limites paléontologiques, comme on le verra plus loin.-
La plus grande épaisseur connue se re-^ marque auprès de Bordeaux /où M. Delbos révalue à 100 mètres.
Nous trouvons, dans cette époque, divers genres de dépôts qui nous font reconnaître^ des parties marines et des parties terrestres.
Lorsque nous voyons la composition de foutes tes couches, marines du bassin angloparisien , où se remarquent de nombreuses ttuitres: ou des coquilles de bivalves et de gastéropodes dans les lits horizontaux de sable, on ne peut s'empêcher d'y retrouver un dépôt fait à peu de profondeur dans la mer, mais certainement au-dessous du ba^ lancement des marées. Les lits horizontaux des fossiles , et surtout les coquilles lamel*^ libranches, encore dans leur position normale d'existence, comme à Jeurre, nous donnent la certitude qu'aucun mouvement des eaux semblable à celui que produisent les marées n'est venu déranger ce dépôt, depuis qu'existaient les coquilles encore en place. Les dépôts k huîtres des environs de Blaye, les faluns bleus des environs de Dax, ainsi que tous les dépôts marins de la Belgique, semblent ètrejdans le môme cas.
L'abondance des parties d'astéries et le peu de lamellibranclies et de gastéropodes, que renferment les calcaires à astéries du bassin ftyrénéen, nous font croire qu'ils ont dû se fonner dans des régions bien plus profondes des mers de cette époque.
I.-a composition zoologiquc des couches terrestres qui recouvrent les couches ma-
rines dans les bassins anglo-parisien et pyré^ néen, ainsi que les dépôts analogues du bassin méditerranéen, donnent la certitude que, . dans ces trois bassins, il a existé des parties '^ continentales. Ces dépôts lacustres ont remplacé et recouvert les dépôts marins, sur tous les points , dans le ba^sin anglo-parisien, sur les régions sud du bassin pyrénéen. A Gaas, à Lesbarritz, à Dax, à Saint-Jean-de- Marsac, k Goufs, à Abesse, à Gaillac (Landes), ils se trouvent isolés et seuls dans le bassin méditerranéen, et paraissent manquer tout à fait en Belgique.
Dunes. — Ne pourrait-on paô croire que ces amas de sable non stratifié, d'une ^le grosseur, et sans corps organisés, gui, par exemple, forment les grès de Fontainebleau et ceux des environs dlStampes, ont été d'anciennes dunes dans la mer tongnenne ? OscUlaiions du soL — La succession régulière que nous voyons exister sur un même t)oint, dans les bassins anglo-parisien et pyrénéen , de dépôts purement marins et de dépôts purement terrestres « nous donne la preuve que des oscillations du sol ae faisaient sentir dans cette période géolorâque. La succession des détMs terrestres à des dépôts flMfiBS exige d'abord^ pottrqœdes coquilles terrestres etfluviatiles y aient yécOf que la mer se retire des points qu'elle occupait, et. qu'après un laps de temps considérable la salure des eaux ait entièrement disparu de ces lieux. Il a donc fallu un changement de niveau sur ces points, ce qui est le fait des oscillations du sol. Les environs d'£tampes sont instructifs sous ce rapport. On y voit, au-dessus des dernières couches marines de Jeurre et d'£strécby, une masse considérable de sables, sans coquilles marines ni coquilles terrestres^ Ces sables, analogues à tous ceux de Fontainebleau, qui« peut-être, formaient ou des dunes de sable, ou, au moins, des déserts autour des dépôts marins, paraissent avoir tout nivelé à la un de l'époque marine, caron les voit sur tous les points recouvrir ces dépôts. La manière dont les dépôts lacustres commencent à la côte de Saint-Martin, près d'Ëtampes, nous montre, aux premières couches, des lignile5,puis des dépots siliceux, contenant des cérites , des cyclostomes et des graines de chara; puis, après plusieurs alternances, des couches contenant seulement des lymnées etdesplanorbes, et plus de cérites. Pour nous, la présence des cérites annonce encore un peu de salure dans les eaux qui les nourrissaient, en même temps que des chara ou des cyclostomes terrestres étaient amenés par les pluies. Ce n'est qu'après que les eaux ont été entièrement douces que les Ivmuées et les planorbes y ont pu vivre.
Perturbation finoie. — Nous pourrions voir , ^ans les dépôts de galets inférieurs aux dépôts faluniens marins de Carry (fiov> cl>es-du-Rhône}, les traces certaines du mouvement des eaux à la surface de la terre, k la fin de l'étase tongrien et avant les dépôts renfermant des corps organisés de Téia/e fdilunien. I^ournous, ces ga!et$ dont uou^
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FAL
ET DE PALEONTOLOGIE.
FAL
parlons plus loin, no sont que les premiers oiteHements , dus à la Tioienee des eaux, lors de la perturbation finale de Tépoque toOKrienne.
D après la grande surface de galets, d*ar*
Îiles et de poudingues, qu'on Toit entre les épdts lacustres tongriens du département dlndre-et-Loire et les dernières couches crétacées, on a également la certitude qu'un noarement riolenl de laYage su(>erficiei |iar les eaux avait précédé les premiers dépôts lacustres de Tétage tongrien.
Caraciires paléoniologiques. — Nous ne
parlerons ici que des caractères propres aux
espèœs. En laissant de c6té tous les animaux
vertébrés et annelés de cette époque, encore
peu faciles k séparer de ceux de l'étage fa*
junîen , avec lequel ils ont été confondus,
nous ne nous baserons que sur les res*
tes d'animaux mollusques et rayonnes.
Nous connaissons dans cet étage h28 espèces.
Le très^grand nombre de ces espèces, iden«
tifiées à tort, en Belgique et à Bax, avec les
argiles de Londres et avec le calcaire gros*
sier de Paris, étaient toutes basées sur de
busses déterminations qui étaient venues,
pour ainsi dire, anéantir les données strati-
graphiques et embrouiller considérablement
la question géologique. Après avoir vu un
grand nombre de ces espèces identifiées ,
nous pouvons afiirmer, dit M. d'Orbignj,
que toutes sont distinctes , et pour nous la
laune de l'étage tongrien de France et de
Belgique ne renferme que des espèces spé
ciales et tout à fait caractéristiques, de ce
éta^e.
Chronologie hhtorifue.'-M. Elle de Beaumont place la dislocation de son système de la Corse et de la Sardaigne à la fin de la pé« riode géologique parisienne. C'est alors que se sont anéantis, par les perturt)ations qu'elle a occasionnées à la surlace de la terre, les 69 genres spéciaux à cette époque, et les lô78 espèces déjà décrites dans cette période^ J orsque le calme est revenu sur la terre, lorsque les mers sont rentrées dans leurs lits, sont nées, indépendamment des animaux vertébrés et annelés , les 428 espèces «l'animaux mollusques et rayonnes que nous connaissons dans cet étage.
Les continent^ et les ïobts ont alors subi plusieurs changements. La mer, dans le bassin parisien , laisse de larges atterrisseiiients vers le nord, et ses limites septentrionales connues s*élr igncnt beaucoup vers \*i sud, tandis que la mer s'avance, de ce côté, jusqu'à Etampes, en formant un cercle autour de Paris. Uans le bassin pyrénéen, la mer recouvre presque les mêmes limites septentrionales, en laissant un étroit atterrissement au nord-ouest de Blaye ; mais, de méoie que dans le l)as$in anglo-parisien, elle s*étend considérablement vers 1 est et le sud, d*un cdté jusqu'à Libourne, de l'autre jusqu'à Dax. En Belgique, l'atterrissement. I*aralt avoir eu lieu dans les mers vers le ^ud, tandis que les mers tongriennes se sont avancées vers le nord-est jusqu au Limbourg ^taax environs de Maëstrich^
Les continents s'accroissent donc au nord et au sud du continent belge, d'un e6té en BeK gique, de l'autre dans le bassin anglo-parisien, d'abord de l'atterrissement de la région nord des environs de Paris, et pëut-^lre de toutes les mers tertiaires antérieures de l'Angleterre, puisque les mers tongriennes
ir sont inconnues. 11 en serait de même du lassin méditerranéen, où nous ne connais^ sons pas encore la faune ùiarine de cette épo« que. Ilans le bassin pyrénéen, les continents auraient perdu une assez vaste surface orientale et méridionale des parties surélevées pendant les dépôts parisiens.
Les animaux marins de cotte époque, quoique très- voisins , génériquement parlant, de ceux de la faune falunienne, s'en distinguât tous spécifiquement. En sépa*rantde la flore miocène de M. Brongniart les plantes fossiles des meulières et des grès supérieurs des environs de Paris, et les plantes des environs d'Aix, on aura la liste suivante, à laquelle, peut-être, il faudra joindre les plantes fossiles d'Amussan, près de Narbonne :
Crgpiogame9 oerogème».
Chara medicagula (Brong.). Paris.
Mùnocotylédones.
Carpolitbes Ibalictroîdes (Brong.). Paris.
CaAHȃES.
Culmiles anomaliis (Brong.). Paris.
PALHIKRS.
llabellaria lamaoonis (Brosg.). Aii.
Endogeniles diclymo^oleo (Spreng.)- Paris. Dieottiiédone* gymnospermes^
Flypcostrobites parisiensis (Brong.) Paris. Miisciles squamatus (Bron^.) Prod.
Podocarptts macrophylla (Lindl.). Aix. ' Dicotylédones angiosperme4,
LâI:PI5É£S«
Laums dukis (Lindl.) Aii.
HfVpeÉACÉes.
Nymphaea arcthus» (Brcng). Paris.
Les oscillations du sol ont existé pendant cette époque, qui parait, d'après la puissance des couches, avoir eu une très-longun durée. La dislocation du Système de nie de Wight, du Tatra, du Rilo-dagh et de VHœ^ mus 9 que M. Elie de Beaumont fait arriver à la fin de cette époque, aurait, par la perturbation qu'elle a causée à la surface de la terre, occasionné le mouvement des eaux, dont nous avons des traces, gui aurait terminé cette période, en anéantissant les 428 espèces marines qui nous sont connues.
Nous aurions donc encore ici la perturl>9« tion géologique comme moteur, les traces du mouvement des eaux qu'elle aurait amené, et, pour résultats visibles de cette révolution, 1 anéantissement de la faune.
U. Etagb SLPÉaiEt'A ou VÂLVfiiEis proprement dit.
CesX l'époque de la première apparition des ordres de mammifères amphibies , insectivores, édentés et ruminants ; des reptiles liatraciens (grenouilles), etc.
Le nom ue falunien est pris d'une dénotmi*
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DICTlONNAlRls. Dfi COSMOGONIE
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nation vulgaire de Tétage, et en renferme une des formes les plus communes et les plus utiles.
C'est une partie des terrains tertiaire$ moyens l miocènes )j faluns^ meulières^ de MM. Ikurenoy et Élie de Beaumont ; Véiage des mollasses, des falunsy du crag^ de M, Cor* dier ; V étage moyen des terrains supercrétacés^ de M. Huot ; terrain tritonien^ de M. d'O- •malius d'Halloy ; partie de la période mior^edeM. Lyell; les faluns de Touraine; le calcaire moellon ^ de M. Marcel de Serres ; etCv etc.
Type français, à Pontlevoy, à Montpellier; type anglais j le crag du Sufiblk ; type belge, le crag d'Anvers; type autrichien; les environs de Vienne ; typ9 américain, les environs d*£aston (Maryland) (Etats-Unis), etc«
Extension géographique. — Nous ne pla* cerons pas ici toutes les couches alluviales et superficielles du sol, dont TAge est plus ou moins contestable, mais seulement les
grands dépôts géologiques marins . ou d'eau ouce, dont la position stratigraphique, ainsi que les fossiles quHIs renferment, ne peu* vent laisser de doute sur leur Age chronologique.
Nous ne pouvons plus , pour cet étage»
nous servir des mêmes circonscriptions géographiqiies, car les parties françaises du bassin marin anglo-pansien se sont entièrement comblées, à Tépoque précédente; et, quant è la France, il est plus logique de nous servir, pour la partie marine encore existante, dû nom de bassin ligérien; car les dépôts marins se concentrent, pour ainsi dire^ dans la grande dépression aue forme aujourd'hui le bassin de la Loire. Nous allons donc nous occuper, d'abord, du bassin ligérien, où les parties marines , débris des mers de cette époque, échappés aux révolutions géologi-
aues, ne forment plus que des lambeaux isséminés çà et là sur une extension géographiaue comprise de l'est à l'ouest, entre Loin^ (Loir-et-Cher) et les environs de Dinan (Côles-du-Nord(, d'un côté, et de l'autre, du nord au sud deDinan, jusqu'à la Vendée. Voici, du reste, la liste de ces lambeaux, d'a«* près les travaux de MM. Besnoyers, Dujarclin, Toulmouchci Rivière, Ponceau, etc.
Dans le département de Loir-et-Cher, on en voit d'abord un assez vaste lambeau, qui s'étend de l'est à l'ouest, àLoing, à Fresnes, à Contres , à Saint-Aubin , et deux autres petits à l'ouest, l'un près de Pontlevoy, et l'autre à Thenay; dans l'Indre-et-Loire, d'abord au sud de Tours, entre l'Indre et la Vienne, où l'on voit plusieurs lambeaux, à Ferrières-Larçon et à Cussay : d'autres assez près, à l'est de Sainte-Maure ; sur les communes de Bossée, de Manthelan, du Louroux, de Louans et de Sainte-Catherine-de- **ierbois. Un petit lambeau existe au nord de Tours, à l'ouest de Sablançay, et, bien plus à l'ouest, s'en retrouvent encore d'autres, autour de Savigné, de Courcelles, de Ghaunay, 4e Saint-Laurenl, de Meigné-ie^Vîcomte, et des Cléons. Dans les Deux-Sèvres, M. de Vielbianc en a reconnu un petit lambeau au
sommet du mamelon crétacé de Tourtenav.
Dans Maine-et-Loire, on eu voit encore des lambeaux auprès de Sdumur, au Coudray, à Antoigné, aux environs de Doué, à Saint- Clément-de-la-Place, à Thorigné, à Saint- Georges, à Brigué, à Grezillé, a Notre-Damede-Louresse, à Ambillon, à Chavaignes , ï Tigné, à Aubigné, autour de Gonnord»
de Joué, au Champ, et près des Alleads; au nord d'Angers, un lambeau se montre à Sceaux ; dans la Vendée, il en existe a la Grande-Chevrière et à la Gariopière. On en connaît encore dans la Loire-Inférieure, aux environs de Nantes, aux Cléons, à Saint- Colombin, près de Chflteaubriant, à Arton; aux environs de Nort, à Saffré, à Cambon,
Eres de Savenay ; près de la Roche-Bernard, Sainte-Reine, à Saint-Liphard. Dans la Mayenne, il en existe à Samt-I^urent-des- Mortiers; dans l'Ille-et-Vilaine, auprès d'A^ gentré, dans la forêt Duperte, à Saint-Jacaues et à Saint-Grégoire, près de Rennes, à 1 est de Gahard, à l'ouest de Feus, à Trémeheuc, à Chaus6èvre; dans les Côtes-du-Nord, entre Dinan et Bécherel , et à Saint-Juvat, près de Dinan.
Le second bassin maritime français de cette époque est le bassin pyrénéen, encore resté a peu près dans les mêmes parages. C'est peut-être le plus connu par le nomnre considérable d'espèces de coquilles qu'il renferme, étudiées, tour à tour, par MM. Jouannet, Bastérof, Grateloup et Des Moulins. Les points où les dépôts marins sont le mieui caractérisés se trouvent d'abord en lambeaux, à l'île d'Oléron, auprès du phare de Saint- Pierre, où M. d'Orbigny père les a découverts. Ils reprennent ensuite dans la Gironde, au sud de Bordeaux, où les localités célèbres de Labrède, de Léognan, de Saucats, de Saint-Médard, de Salles, de Mérignac et de Gradignan, de Martillac, se montrent, pour témoigner de la grande extension de ces dépôts, qui reparaissent aux environs de Dai, où ils ont été si bien étudiés par M. le docteur Grateloup; on les reconnaît, en effet, au moulin de Cabanière , à Dax , à Saint-Paui, aux Cabannes, à Mainot, à Saubrigues, à Saint-Jean-de-Marsac, à Cazorditte, à Clastelcrabe et à Mugron, etc., etc.
Le bassin méditerranéen est égalemant bien circonscrit à cette époque. On en connaît des dépôts marins dans l'Hérault, aux environs de Montpellier, où ils ont été étudiés par M. Marcel de4§erres« Les plus belles locahtés sont à Boutonnet, près de Montpellier, dans la vallée du Château-d'Eau, aux buttes de Marennes, au nord de Pézénas, et à Mousson. On retrouve l'étage dans le Gard, à SommièreSy à Villeneuve-lez-AviRDOn, au Pont- Saint -Esprit; dans les Bouches-du- Rhône, sur la côte en dehors de Martigues, à la Couronne, à Garry, où M. Honoré Martin a recueilli tant d'espèces; au plan d'Acen, à Rognes, à Lambesc, à Salon, a Lançon, à Aix, à Saint^lannal, au bord de l'éUnK de Valduc, à Barbentanne, àFoz ; daus led^rtement de VaucFuse, à Vedènes, aux Angles, prè« d'Avignon, à Bollène ; aux environs de
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ET DE PALEONTOLOGIE.