PHANÉROGAMES
Monocolylêdones, DicolylcJones,
Nombre total,
Soit :
Cryptogames, Phanérogames,
Si
Total,
« Eu présence de ces résultats, il est irapossible de ne pas reconnaître avec M. Ad. Brongniarl que les végétaux les plus parfaits, c'est-à-dire qui ont les organes les plus nombreux, les plus distincts, ont suivi les moins parfaits; en d'autres termes que le rè^ne végétal, comme le règneaniraal, a été en se penectionnant depuis un nombre indéQni de siècles.
« Je sais que les auteurs tiela Flore fossile d'Angleterre ont rejeté cette théorie (344), mais je ne trouve pas que leurs motifs soiont sujQlsants. La circonstance que l'on n'a pas encore trouvé dans la houille des cryptogames inférieures, telles que les champignons, mousses, etc., n'est pas une objection, car vu la petitesse extrême de ces plantes, elles doivimt avoir échappé plus que les autres à toutes les recherches, et ont sans doute été détruites plus complètement dans les révolutions du globe. L absence ou la petite proportion des monocotylédones herbacées, dans les couches anciennes, en comparaison des palmiers, bananiers, etc., que 1 on peut regarder comme plus parfaites, s'explique en partie par les mêmes causes et par la nature des stations : les mines de houille, celles du moins qui valent la peine qu*on les exploite, sont des forêts pétrifiées, et dans nos forêts actuelles on trouve peu de graminées, joncées et plantes analogues. S*il en existait alors, c'est dans les filons très-minces de terrain houiller qu'on pourrait les trouver. Enfin, en admettant, avec M. Lindley, que les stigmaria ei sigillaria soient ces dicotylédones, on voit que la prédominance des ffithéogames dans la première période n'en subsiste pas moins; elle est seulement moins forte que M. Brongniart ne le supposait.
(343) Les cycadées et les conifères sont considérées comme un groupe (gymnospermes) des dicotylédones, qui touche aux monocotylédones et aux ablkéogames. Nous réunissons les mousses aux aethéogames. Ces changements modifient très-peu les opi-
« Si r(»n veut ar^er des détails, on peut s'étayer de ce que Tes premières dicotylédones qui apparaissent appartiennent en grande proportion à ces formes douteuses (cycik dées, conifères, et certains genres anofBiatx}
3ui ne sont certainement pas des die^ylé-» ones parfaites. Mais, dans des questions aussi générales, quand on possède aussi peu de matériaux, et que 1*on a reconnu d'ailleurs que la hiérarchie des familles ne peut pas être constituée rigoureusement sous forme d'échelle ou de série linéaire comme on le voulait autrefois, il vaut mieux se borner, ce me semble, à comparer en gros la pro[)ortion des grandes divisions du règne végétal pendant certaines périodes très-étendues.
(c Personne ne nie -qu^ les phanérogames ne soient plus complètement organisées,
f)lus parfaites aux yeux des naturalistes, que es cryptogames. Quelques transitions de formes, quelques groupes de phanérogames qui peuvent être égaux ou même inférieurs à certains groupes de cryptogames, ne sauraient altérer cette vérité. Or, si l'on compare ces deux grandes divisions du règne végétal, on ne peut se refuser à reconnaître que, pendant les quatre périodes géologiques admises par M. Brongniart, la proportion des phanérogames a toujours été en augmentant.
« Cette toi de perfectionnement existe donc dans le règne végétal, comme dans l'autre. La seule difi*érence me parait être que les grandes divisions du règne vé^^étal ont toujours eu des représentants, tandis que les vertébrés, par exemple, manquaient tout à fait dans les périodes les plus anciennes. Au surplus, cette différence n'étonne pas, si l'on réfléchit à la distance immense qui séparé les animaux inférieurs des supérieurs, et à l'homogénéité comparative des grandes classes du Tègne végétal
« Quelques philosophes ont émis l'idée que les êtres organisés fossiles servent de complément aux êtres actuels, en comblant les lacunes qui se remarquent entre certaines classes, et en donnant une symétrie complète au tableau, maintenant irrégulier, des aflînités. Cette hypothèse hardie échappe à notre examen ; car si la période actuelle est un perfectionnement xles êtres organisés antérieurs, on peut avec tout autant de raison , et en s'appuyant d'une probabilité fondée sur ce qui s est passé , regarder les êtres organisés actuels comme une pierre d'attente pour des perfectionnements ultérieurs. Si ce qui est arrivé maintes fois se répète de nouveau, l'homme et toutes les espèces coexistantes feront place un jour à d'autres espèces, dont quelques-unes seront organisées d'une manière [Aus complète, et dont l'ensemble sera suj)érieur à tout ce qui a existé auparavant. Voilà ce que l'analogie
niuns de M Brongniart sur le développcjD^nt du règne végétal.
(344) Introd. au prem. vol.; LoniJr., 1851. en anglais.
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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nous indique, et, en pareille matière/ les prédictions fondées sur ce qui est déjà arrivé sont sans doute les moins hasardées que Ton puisse faire (345). »
▲RTIGLB CINQUIEUB.
De quejçues conséquences de l'éttute des fossiles végétaux.
L*étude générale des fossiles a ces conséquences importantes pour Thistoire de notre globe. Cest à la géologie de les examiner. Cependant, comme les déductions tirées des fossiles végétaux reposent sur des considérations purement botaniques, je crois nécessaire d*en indiquer ici quelques-unes.
Les conditions physiques dans lesquelles une localité a dû se trouver sont souvent mieux indiquées par les végétaux fossiles
Sue par les animaux. On ne saurait avoir de oute sur l'existence d'une plante dans Teau douce ou dans Teau salée, dans un lieu sec ou humide, très-chaud ou tempéré. On en \uge facilement par les conditions nécessaires aux plantes de formes analogues, qui existent aujourd'hui.
M. Ad. Brongniart a donné plusieurs de ces inductions avec une sagacité remarquable.
Les iBthéosames arborescentes de la première périoae ont dû vivre dans une atmosphère plus chaude et plus humide que celle des tles aujourd'hui situées même sous l'équateur. On sait que les fougères et lycopodes des pays tempérés et septentrionaux sont toujours de petites plantes, dont la tige rampe ou se cache iréquemment sous terre. Vers Tég^ateur on trouve des fougères et des Ivcopodiacées ligneuses. Leur nombre est d'autant plus çrand que la région est plus cAaude et humide. M. Brongniart conclut de tt, avec raison, que les forêts qui composent là bouille ont cru probablement sur des îles, i une épOQue où la température du gloLe était plus élevée que maintenant. Les lies de l'Ascension et de Sainte-Hélène, où les fougères et plantes analogues forment le tier» ou la moitié du nombre des phanérogames, approchent un peu de cette antique végétation ; seulement les dimensions des espèces sont plus petites.
Les tles ou archipels qui ont formé les bassins de bouille étaient entourés d'un océan dont les^ terrains de transition sont rindice.
Quelques géologues ont considéré les arbres fossiles des mines de houille comme ayant été transportés de terrains voisins ; ils se sont efforces de justiGer par quelques exemples la position verticale habituelle de tes troncs d'arbres ; mais cette hypothèse est repoussée par d*autres naturalistes. M. Ad.
(545) Alp. ra Candollb, ïnlrodnctian à ta Bota-- «M€, t. Il, p. 243. Le lecteur appréciera ces Idées théork|oes.
(M6) Introduction au deuxième vol. de la Fossil
(347) On objectera peut-être que les mathématioeist ont démontré que, dans les conditions actuelles
Brongniart défena avec conviction Tidée de Deluc, que les arbres des mines, de houîHo ont été enfouis sur place, et MM. Hutton et Lindley, qui viennent de discuter cette question (&6), partagent la même opinion.
Pour expliquer la nature charbonneuse de la houille, M. Ad. Brongniart croit nécessaire de supposer que l'atmosphère contenait alors une proportion de gaz acide carbonique su[)érieure de beaucoup à celle qui existe maintenant. Comme il devait y avoir peu de terreau, il fallait que les plantes vécussent en absorbant par les feuilles, et en fixant beaucoup de carbone tiré de Tair. M. T. de Saussure a d'ailleurs démontré qu une proportion de 2, 3, k et jusqu'à 8 pour 100 de gaz acide carbonique dans l'air, favorise la vésétation. On peut donc expliquer ainsi la taille gigantesque des espèces de la première périoae. L'existence simultanée de beaucoup de reptiles, et l'absence des mammifères, sont favorables à cette hypothèse ingénieuse. Depuis une époque si reculée, la vie de tant de végétaux et d'autres causes peut-être ont pu réduire de beaucoup le gaz acide carbonique répandu dans l'air, et augmenter l'épaisseur des terrains propres à la végétation des plantes actuelles.
L'autaur de l'Introduction au premier volume de la Flore fossile d Angleterre attire l'attention des savants sur ce singulier fait, que les mines de houillts du Canada et de la baie de Badin contiennent des plantes ana-* logues è celles des autres couches de houille^ par conséquent k celles qui vivent aujour« d'hui sous réquateur. Or, la différence de température, relativement au temps présent, peut s'expliquer de diverses manières , en particulier par le refroidissement très-lent, mais continuel, du elobe terrestre dans l'espace ; mais M. Lindley remarque, avec raison, que les plantes des pays équatoriaux ont besoin de lumière, et aune lumière distribuée également, autant que de chaleur. Un très-petit nombre d'espèces végétales peuvent supporter la privation de la lumière pendant quelques mois.
C'est une des causes qui empêchent les espèces des pays tempères de s'avancer jusqu'au nord et cie végéter avec vigueur dans les serres les plus chaudes des pays septentrionaux. Il devait en être de même des plantes fossiles analogues à celles de nos régions équatoriales. Or, comme l'in^alité des jours dépend de la position de la terre relativement au soleil, if faut, pour que des fougères en arbre aient pu vivre là ou est le pôle arctique maintenant, que l'inclinaison de la terre sur le plan de l'écliptique ait changé (347).
C'est ainsi que des observations de détail
de Funivers, Taie de la terre ne peut pas avoir changé de position. Mais les fossiles de la bouille remontent à une époque où les conditions fondamentales des calculs pouvaient être dilBerentes.
Nous suivons dans cet article les idées théoriques de M. Alp. de Candolle et de plusieurs autres ' savants, sans les condamner ni les défendre.
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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conduisent quelquefois à constater des faits de la plus haute importance.
Rajouterai que des recherches multipliées sur les fossiles végétaux pourront peut-être indiquer par la suite remplacement des pôles et de l'équateur à chaque époque géologique. II suffira de découvrir, malgié Tuuiformité apparente des végétaux antédiluviens, iians quelle direction croissaient et décroiseraient en nombre les espèces qui exigent le plus de chaleur et la lumière la plus uniforme, dans chaque période géologique.
J*en ai dit assez pour faire comprendre rintérèt des recherches sur les fossiles végétaux, et la reconnaissance que nous de*vons aux naturalistes distingués qui, depuis quarante ans, poursuivent ce genre d*étude avec tant de succès.
CONCLUSIOI*
Outre les senres de végétaux fossiles dont nous avons fait mention dans cet article , i! y en a plusieurs autres d'une nature encore plus obscure , et dont on n'a retrouvé auicune trace, ni parmi les végétaux actuellement existants, ni dans aucune couche postérieure au groupe carbonifère (3W). Plusieurs années s'écouleront encore avant que Ton arrive k saisir complètement Im caractères de cette végétation primitive du globe. Les plantes qui ont essentiellement contribué a la formation de la houille, formation si importante et si pleine d'intérêt pour nous, se rapportent principalement aux genres dont nous venons d'essayer d'esquisser l'histoire, les calamités , les fougères, les lycopodiacées, les sigillarias, et les stigmarias ; €'*est dans les couches carbonifères de r£u-
(548) Quelques-unes des plus nombreuses parmi ces plantes entêté réunies sous le nom d'astérophyiiies à cause de la disposition rayonnée de leurs feuilles autour des rameaux.
(549) La considération des rapports numériques dans rétude de IVnsemhle des conditions de la flore de ces périodes reculées a beaucoup perdu de sou importance par les résultats auxquels a été conduit le professeur Lindley sur la résistance qu'offrent à la décomposition les plantes immergées dans Teau. (Flore fossiUy n" 7, t. UI, p. 4.) Ce savant a tenu plongées dans un bassin d*eau douce, pendant plus de deux ans, cent soixante-dix-sept espèces de plantes choisies parmi ^«lles qui représentent dans la création actuelle, soit les espèces qui se montrent constamment dans les mines de houille, soit celles que Ton n'y rencontre jamais; il a trouvé :
1' Que les feuilles et Técorce de la plupart des plantes dicotylédonées te décomposent complètement en deux années, et que parmi celles où ces parties résistent la plupart appartiennent aux deux familles des conifères et des cycadées.
^Que les plantes monocotyiedonées peuvent résister plus longtemps à Taction décomposante des eaux et surtout les palmiers et IfS scitaminées ; mais que les graminées et les joncs se détruisent complètement.
3* Qu'on voit se détruire de môme les champignons, les mousses, et toutes les formes inférieures de végétation.
i"' Que les foogères offrent une remarquable persistance lorsqu'elles ont été plongées étant encore à l'tut vert ; car aucune de celles qui ont été sou-
ropo que ces plantes ont été le plus souYent recueillies, mais on rencontre les mêmes es-
[)èces dans les mines de houille du nord de 'Amérique, et on a des raisons de penser que de semblables débris existent dans toutes les . formations houillères de la même époque , sous des latitudes très-nlifféreiites, et dans des points du globe fort éloi^^nés', comme dans l'Inde, à la Nouvelle-Hollande | dans l'île Melville et dans la baie de Baliio. Les conséquences les plus imporlàntès
3ue nous puissions déduire de l'état actuel e nos connaissances sur les végétaux auxquels la houille doit son origine, sont les suivantes :
l"" Que ces végétaux ont été pour la plupart des cryptogames vasculaires, et surtout des fougères ;
2"* Que parmi ces cryptogames , les équisétacées atteignaient une taille gigantesque;
d'houe les plantes dicotyléuonées , qui constituent les deux tiers à peu près des vé* gétaui actuels, n'occupaient qu'une placo peu importante dans la flore de ces périodes reculées (349).
k'' Que, bien que plusieurs genres éteints, et même des familles entières, n'aient aucua représentant dans l'état actuel des choses, et que ces groupes aient môme entièrement disparu, passé la formation houillère, elles tiennent cependant aux végétaux modernes l-ar les principes généraux de leur structure et par des détails d'organisation qui nous montrent en elles des parties détachées d'un seul et vaste plan rempli d*ensemble el d'harmonie.
Mous terminerons cette étude que nous venons de faire des plantes auxquelles la
mises à rcxpcrieuce n'a disparu aans le temps ea question, mais que leur frucliiicaliou dispanut complètement.
Bien que ces résultats inûrment jusqu^à un certain point la valeur de nos connaissances relativement à la flore complète de chacune des n^riodes consécutives de la chronologie géologique, ils ne modifient en rien ce que noua savons sur le nombre des plantes réiUtantes qui ont contribué à la formation de la houille, non plus que sur les changements qui se sont accomphs dans les proportions relatives et dan» les caractères spécifiques des fougères et des autres plantes dans les divers systèmes de végétation oi se sont succédé à la surface du globe.
Nous pouvons ajouter à cela que aes troncs et des feuilles de étcolylédones angintpermei se sont conservés en abonuance dans lei» fv^rmaliODS ter* tiaiies, il ne parait pas y avoir de motif pour que, s*il eût existe des végétaux de celte irtbu pendant que se formaient les terrains des périodes secoauaires el de transition, il n*eût pas pu en échapper quelques-uns à la destruction» au milieu des Vxmations sé<iimentaires de ces époques reculées.
11 est rendu compte dans le Magasin d*Hittoirt naturelle de Londres (janvier 1834. p. 54)» de qoelques expériences pleines d*inlérel qu'a faites M. Lukis sur la succession dechaDgcmenisde fonae qu*éprouvent les parties corticales et internes d<f tiges de plantes charnues, du êoupervivum ërhreum^ par exemple, aux diverses périodes de leur décomposition. Ces expériences expliquent certaines apparences analogues qn^olTreat plusieurs planta fossiles de la formation houillère.
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lioiu««e nous parait ûevoir son origine^ par un coup d*œîl rapide sur les divers changemeots qu*a subis dans la nature cette im^rtante production Tégétale, et sur les services qa*elle rend aux arts et à rindustrîe.
Peu de personnes sont au courant des érénenieuls merveilleux qui se sont succédé dans réconomie de notre planète : et il en est é^lenient peu qui sachent combien les applications combinées de Findustrie et de la science humaine sont subordonnées à la priKluclion de la houille , s^ource de chaleur el lie lumière pour la métropole de FAnglelerre. L*é|ioi|ue la plus reculée jusqu'oCi mius puissions remonter vers l'origmc de la végélalion est celle où elle florissait dans les marais et les forêts du monde primitif , sous les formes gigantrsi|ues et majestueuses des calamités, drs lépiiJodendrons et des sigillaires. Arraclii'C!» au siil qui les avait vues naître par les teui|iètes et les inondations d'an climat chaud et humide, ces plantes furent entraînées dans un lac, dans vn golfe, ou dans cjuelqtic mer peu éloignée. La, après avoir Qfitlé h la surface jusqu'à co que, saturées par Teau, elles soient tombées au fonti, elles y ont été envelop|)ées par les détritus des terres adjacentes, et, changeant de conditions, elles ont f-ris place parmi !cs minéraux. Depuis lors elles sont demeurées longtemps dans leur sépulture, où 9 soumises à une longue série d'actions rhîuiiques et k do nouvelles combinaisons dans leurs éléments végétaux , elles ont passé k la forme minérale do la houille. Puis, IVi|iansion des feux internes a soulevé ces lits Uu fond des eaux, pour les élever à la fiositîon quMIs occupent maintenant sur les mon laines et les collines où Tindustrie humaine lient aller les prendre. Ccst à cette quatrième période que le mineur va chercher la houille, assisté par les arts et la science qui lui ont donné la machine h vap»eur et la i.iin|»c de sûreté. Kenduo à la lumière et de nouveau confiée à Télément aquatique, la navîgatinn la traiis|iorte de la bouche du puits d*estractioii sur la scène où le feu lioil lui faire subir ses derniers et ses plus îfuportants changements, ceux qui doivent ]«i lucllre enfin au service des besoins et du bien-néire de l'espèce humaine. A cette dernière phase de son histoire, si riche en événements, la houille disparaît, et le vulgaire la croit anéantie; ses éléments, en effet, se dél>arrassent des combinaisons minérales dans lesquelles ils ont été emprisonnés fieodant des âges sans nombre; mais cette destruction apparente n'est que le point du départ d'une activité nouvelle, et d'une nouvelle suUe de changements. Libres enfin des liens qui les ont retenus si longtemps, ces éléments retournent à leur atmosphère natale , d*où ils furent appelés jadis à fournir le principe de la végétation primitive du globe; puis, le lenlemain, ils retournent peut-être constituer la substance du bois dans les arbres de nos forêts actuelles; et quand ils auront repris ainsi leur place dans le r^;na végétal de notre éi)oque, ils revien-
dront avant peu se remettre une seconde fois au service de Tespèce humaine. Et lorsque la décomposition ou le feu auront de nouveau rendu à l'atmosphère ou à la terre les mêmes éléments désagrégés, ce ne sera que pour au'ils rentrent de nouveau dans le cercle indéfini ou'ils sont destinés à parcourir au sein de l'économie du monde matériel.
FLORE DES TERBJàlNS HOCUXEHS Voffm
Carbonifêrie?!.
« FLORE DE L ÉTAGE SCBAPB!f!II!f . Voy. SUB- APEXSIlIf.
FORAMINIFERES. — Classe dezoopbytes, appartenant à la division des zoophytes globuleux. Les foraminifères sont, généralement, des animaux microscopiques, non abrégés, à existarice individuelle toujours distincte, composés d'un corps entier et alors arrondi ou divisé en segments. Ce corps est, dans toutes ses parties, recouvert d'une enveloppe testacée , rarement cartilagineuse, modelée sur les segments et en suivant toutes les modifications de forme et d'enroulement. De l'extrémité du dernier segment sortent , soit par une ou plusieurs ouvertures de la coquille , soit par de nombreux ix>res de son pourtour, (les filaments contractiles, incolores, très-allongés, plus ou moins grêles, divisés et ramifiés, servant à la reptation, et pouvant encroûter extérieurement le test enveloppant.
Le corps (nom que nous sommes forcé d'appliquer à la masse vitale) est quelque fois entier, rond, sans segments, chez les
iromûi, les orbulina^ etc., qui représentent, tous les âges, l'état embryonnaire de tous les autres, et s'accroissent sans doute, par la circonférence entière. Lorsque le corps est divisé par lobes ou par segments, le premier, semblable à l'état constant des gromia, est d'abord rond ou ovale, suivant les genres; une fois formé, il ne grossit plus, s'encroûte extérieurement de matière testacée ; et représente, plus ou moins, une boule sur laquelle vient s'en appliquer une seconde, plus grande, puis une troisième , plus grande encore, et ainsi de suite tout le temps de la durée de Texistence de l'animal. Les segments recouverts d'un test sont ag*gloméres ou contournés de différentes manières, on ne peut plus régulièrement, et suivent, dans leur arrangement, des lois mathématiques. En effet :
1* Chez les uns , il n'y a qu*un seul segment.
2* Les segments sont placés en lignes circulaires.
3* Ils sont sur une seule ligne droite ou arquée • lorossissant des premiers aux der* niers.
k* Chez d'autres , placés les uns au bout des autres, ils viennent s*enrouler obliquement , ou sur le même plan , en représen* tant une volute, une sphère régulière.
5* D'autres fois, ne s*enroulant pas, ils croissent alternativement à droite et k gauche du premier, et successivement de cha^
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DICTIONNAIRE DE COSMOCaNlE
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qiie côté de l'axe longitudinal fietit et s*en* chevêtrant.
6* D'autres genres présentent une complication de5 deux derniers modes dont nous Tenons de parler, c'est-à-dire que» formés de segments alternes , leur ensemble se roule en spirale , soit sur le même plan » soit obliquement.
T Enfin ces sesments se pelotonnent autour d'un axe, et latéralement à la longueur, sur deux, trois , quatre ou cinq faces opposées, revenant,, après chaque révolution complète , se superposer exactement les uns aux autres.
Les segments s^agglomèrent donc dans l'accroissement du corps, de sept manières distinctes ; et ce sont ces modifications que Ton a prises pour la base de la classification.
Semblables, quant à leur forme, dans tous his foramînifères , les filaments s'allongent un point de prendre jusqu'à six fois le diamètre du corps. Pliis ou moins nombreux , ils se divisent et se subdivisent dans le sens de leur longueur, de manière à représenter une branche. Ces ramifications s attachent aux différentes matières avec assez de force pour traîner le corps et le faire avancer. Si les filaments sont semblables quant à leur forme, ils varient beaucoup de position. Chez beaucoup de genres ils se composent d*un faisceau qui sort par une ouverture unique et rentre, par le même point, dans la contraction; chez quelques autres les filaments se projettent seulement par chacune des nombreuses petites ouvertures du test
S[ui recouvre le dernier segment. Qaelqueois encore les filaments sortent, non-seulement par une grande ouverture du dernier se^meut, mais aussi par les nombreux pores qui criblent le test des derniers segments. Eu résumé ces filaments , remplissant, chez les foraminifères , les mêmes ronctions que les nombreux tentacules des astéries, servent à fixer l'aoîmal et sont, pour lui, de puissants moyens de locomotion.
Lacontexture de lacoouille qui revêt extérieurement les segments est très-variable; mais elle suit, presque toujours, les divers modes d'accroissement dfont nous avons parlé. Lorsque les segments sont pelo** tonnés,, la coquille est opaque, d'une contexture serrée comme de la porcelaine et sans indices de porosité extérieure. Lorsque les segments sont alternes sans spire, et lorsque l'enroulement spiral est oblique, la coquille est poreuse, percée , sur les dernières loges, d un grana nomhro de petits trous par où sortent les filaments, mais, qui s'oblitèrent à mesure que lanimal n'en a plus besoin. Quand les segments sont sur une ligne droite^ lorsqu'ils s*enroulent sur le même plan spiral, ou quand ils sont alternes, la coquille inéquilatérale. Leur contexture est presque toujours transparente comme du verre.
Les coquilles sont généralement libres^ néanmoins, il y a des exceptions dans lesquelles ces coauilles, fixées sur un ooint dé-
terminé, s'y moulent et en orennent la forme.
Tous les animaux sont composés d ua corps de même nature, de filaments idestioues. Ce corps nous offre donc seul, par I arrangement régulier de ses segments dm l'accroissement, un bon caractère pour des coupes primordiales. Nous avons dit aussi que la coquille revêt extérieurement tous les s^^ents, en se moulant sur toutes leurs modifications de formes et d'enroulement, qu'elle en fait partie intégrante etqu'elleea reproduit tous les caractères. Cet arrangement des segments^ ou des loges de la coquille qui les contiennent, sera, dès lors, la base de la classification, puisqu^il représente la réunion intime des caractères zooiogiques de ranimai et de la coquille. Ce mode de classement est d'autant plus nécessaire, qu'il permettra d'étudier et d'y comprendre, sans connaître les animaux» les espèces qui couvrent actuellement toutes les cotes maritimes du monde, et toutes les espèces au moins aussi nombreuses qui composent une partie des couches de l'écorce terrestre.
Les foraminifères f malgré leur grande ténuité, ont joué un rôle immense a cer taines époques géologiques. En effet, leur nombre est venu compenser leur taille, et ils n'en ont pas moins formé quelquefois des couches entières, telles que les terrains carbonifères de Beloga, de Sowia,en Russie; les bords de l'Ohio, aux Etats-Unis ; les couches nummulitiques des Pyrénées, des Alpes et de tout l'Orient, elles calcaires è milioles de Gentill v, près de Paris, Les foraminifères se sont parfaitement conservés dans les couches terrestres. Le plus souvent, ils ont encore leur coquille externe bien intacte et seulement transformée; rarement ils sont à l'état de moules intérieurs.
La réi)artition des genres et des espèces de foraminifères à la surface du globe, depuis la première anîmalisation jusqu'à nos jours, démontre que cette division des animaui rayonnes manque tout à fait dans les trois premiers étages du monde animé, n'ayant même montré qu^une seule forme générique dans les terrains jpaléozoïques, et aucune dans les terrains triasiques. Ainsi donc, la progression croissante des formes génériques ne commence qu'avec les terrains jurassfques, et se continue jusqu'à nous, non sans laisser en arrière un bon nombre de genres aujourd'hui tout à fait inconnus et ensevelis dans les couches terrestres.
Comparaison desordres entre eux.— Nous allons d'abord comparer les ordre? entre eux poiu* nous assurer si tous ont suivi la même marche dans leur apparition succès* sive.
Les hilicoslègues manquent dans les trois
paléozoïques offrent 1 genre,
les terrains triasiques, aucun ; les terrains îurassiques, 2; les terrains crétacés, 19; les terrains tertiaires, 24; tandis que les mers actuelles en nourrissent 21b, Ainsi les
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hélioostègttes seraient toujours dans une voie croissante depuis leur première apparition jiisqu*à ivésent.
Les siickostfguti manquent dans les ierrains paléozoïques et triasiqnes. Leurs premiers genres sont de Tétage liasien des terrains jurassiques, qui en contiennent 6; les terrains crétacés en offrent 5; les terrains tertiaires, 8 ; tandis qu il / en a 11 dans les mers actuelles. Cette série est donc toujours dans une voie croissante de dévelapement de formes.
Les monostêgues manquent dans les terrains paléozoïques et triasioues. Le premier genre se montre dans Tetage bajocien des terrains jurassiques, où l'on compte 2 genres. Les terrains crétacés n'en montrent pas ; les terrains tertiaires en offrent k; les mers actuelles en nourrissent le même nombre, ce qui prouve que cette série est dans une voie croissante de développement g^érique, depuis les terrains jurassiques.
Le$ énalloêtèques manquent dans les terrains paléozoïques, triasiques et jurassiques. Les plus anciens genres sont de l'étage néocomien des terrains crétacés, qui en contiennent déjà 4. Les terrains tertiaires en montrent 7, et les mers actuelles 9. Ainsi les énallostègues sont en oléine voie croissante de multiplication de formes.
Les agathistèçtàes manquent dans les trois
Îreroiers terrains. Leur premier cenre est e rétage al bien des terrains crétacés, qui en renferment'S. Les terrains tertiaires en offrent 6, et les mers actuelles 9. Cet ordre est donc encore en pleine voie croissante de développement de formes animales.
Les cyclosiêgues manquent également dans les trois premiers terrains. Leur premier genre est de l'étage albien des terrains crétacés, où l'on en connaît 3. Les terrains tertiaires offrent 2 genres, et les mers actuelles 1 seul. Cette série serait, depuis les terrains crétacés, en voie décroissante de développement de formes géné^ériques , contrairement aux autres ordres.
Les entomostegues manquent dans les trois premiers terrains. Leur premier genre est de l'étage sénonien, le deruiec des étages créta*;és. Les terrains tertiaires en ont offert 3y et les mers actuelles 5. Cet ordre est donc bien certainement en voie croissante.
£n résumé, tous les ordres, excepté les cyclosiêgues, son* en pleine voie de dévelopfiement de formes génériques, depuis leur première apparition jusqu'à Tépoque actuelle, où ils sont plus nombreux qu'à aucune époque géologique. Comme il n y a pas de degré de perfection bien tranché parmi cette série animale, nous ne croyons devoir rien conclure , quant à leur degré comparatif d*ancienneté avec leur perfection zoologi-* que.
Déductions zoologiques générales. — Les comparaisons de l'ensemble numérique, sans avoir égard aux ordres, nous donnent nécessairement des résultats identiques aux ordres. En effet, les foraminifùres montrent
1 genre dans les terrains paléozoïques, aucun dacs les terrains triasiques , 10 genres dans les terrains jurassiques , 36 dans les terrains crétacés, 57 dans les terrains tertiaires , et l'on en compte 67 dans les mers actuelles. .
Déductions cUmatolôgiques comparées, — Les Joraminifères nous oSrent encore des résultats identiques aux autres séries animides. Nous citerons seulement quelques exemples pour constater que, jusque dans les époques les plus rapprochées de nous,, la répartition géologique n^a pas de rapport avec la répartition actuelle. On ne trouve aujourd nui, à l'état vivant, que sous la zone torride les genres orbiculina , alteolina , valtulina , asierigerina , cmphistegina , heteroestegina et articulinaj tandis qu'ils se montrent fossiles à Vienne , à Paris , à Londres , à Bordeaux, etc., jusque dans les étages faluniens et subapenulns qui nous ont précédés sur la terre. C'est une preuve de plus que la terre a gardé sa chaleur centrale , de manière à neutraliser l'action des zones de latitude , jusqu'à rinstant où la faune actuelle a été créée.
Déductions géographiques comparées. — Si, pour nous assurer s'il a existé cjes centres constants de création , nous voulons chercher quel est le rapportde la distribution géographique actuelle, comparée a la distri- Eution géographique des senresdeforaminifères dans les étages géologiques, nous arriverons aux mêmes conclusions que pour les mammifères. (Voy. ce mot.) £n effet , le genre heterostegina ue s'est encore montré vivant que dans l'archipel des Amis , les holivina seulement sur les côtes du Chili et de la Bolivia; les orbiculina , les ralculina , les asierigerina^ les articulina, qu'aux Antilles; tandis que tous ces genres,, ineonnus aujourd'hui dans la Méditerranée et sur les côtes d'Europe , sont fossiles dans les derniers étapes tertiaires de France, d'Autriche, d'Italie, d'Angleterre , etc. , etc. On voit qu'il n'y a pas plus de rapports pour les animaux ûes classes inférieures que
Eour les animaux vertébrés , dans la distriulion géographique ancienne comparée à la distribution actuelle.
Déductions géologiques tirées des genres. — Les caractères stratigraphiques négatifs sont très-marqués pour les foraminifères. En effet, comme aucun des genres fossiles ne traverse tous les étages , les 73 genres connus de foraminifères fossiles sont autant de caractères négatifs qu'on peut appliquer à reconnaître les terrains et les étages inférieurs ou supérieurs , où ils ne se sont pas encore . montrés ; 72 sont applicables aux terrains paléozoïques , 73 aux terrains triasiques, etc.
Les caractères stratigraphiques positifs sont d'autant plus marqués pour les forami^ nifères, qu'aucun genre n'occupant tous les étages, les 73 genres connus sont limités dans ces étages et peuvent servir de caractères positifs pour ceux où ils se trouvent. Sur ce nombre, 23 genres n'arrivent ra^
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DICTfœtNAlRE DE COSMOGONIE
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jusqu'à nous et sont perdus pour l'époque actuelle.
La persiêtanci des caractères positifs se trouve, pour les foraminifères , aussi mar- (juée que pour les autres êtres. On peut en juger en jetant les yeux sur le tableau pour les genres cristetlaria^ marginutina^ textularia^ aheolina^ spiroloculina ^ etc.
Les déductions géologiques tirées des espices sont, pour les foraminifères, dans les mêmes conditions, c'est-à-dire, qu'à l'exception de très-peu d'espèces qui se trouvent dans deux élages, toutes les autres sont spéciales à leur éta^e particulier , et dès lors seront caractéristiques de ces étages.
FORCE LUMINIQUE, qu'est^ef — Voy.
Debrevne.
FORCES PERTURBATRICES.— Les preuves de Faction d'un Créateur plein de sagesse, de pouvoir et de bienveillance, que nous trouvons dans le règne animal et dans le règne végétal, reposent, pour la plupart, sur lliarmonie et la perfection des arrangements que nous v avons rencontrés, et sur les mécanismes admirablement calculés pour leurs tins, dont Texistence s'est révélée à nous daus l'étude que nous avons faite des débris organisés du monde ancien.
Un argument d'une autre nature nous serait offert par l'ordre, la symétrie, et la constance des formes cristallines qu'offrent les substances minérales inorganisées qui en-^ trent dans la composition de notre globe. Et si nous venons à considérer les grands phénomènes géologiques qui se manifestent ^lans la disposition des couches et dans leurs divers accidents, nous verrons une troisième nature de preuves surgir des conditions dans lesquelles la terre se trouve placée, et qui ont été produites par l'action de forces perturbatrices que l'on pourrait croire jusqu'à un certain point avoir agi au hasard et sans loi.
Des phénomènes qui ont eu pour résultat de soulever, d'enfoncer la surftice du globe, dh l'iucliner et de la tordre dans tous les sens, de la briser et de la disloquer, pour* raient sembler au premier coup d'œil n'offrir que désordre et confusion. Mieux étudiés, ils nous démontrent l'existence d'un
(550) c Malgré le désordre et le cbaos apparent qui se montrent dans la construction de la croûte {.«^rrestre lorsque nous en contemplons la pbya^tjSiGmie extérieure, les géologues ont souvent réussi k découvrir dans la place qu'occupent les masses stratifiées et dans leur arrangement une tendance vers les lois géométriques. Dès lois semblables se reconnaissent aisément dans les phénomènes des lignes anticUnaUsj. des failles, des fissures, des filons métallifères, etc.» (HopxiN, Researches in phy%ical aeology, — Transactions de la société philosophique de Cambridge, t. VI, ii* partie, 1855.)
c II est à peu près hors de doute, » dit Fauteur d*un excellent article du Quarterlg-Review (septembre 183G, p. 5S7), < que les arrangements les plus parfaits et les mieux ordonnés reconnaissent leur cause daus des tremblements de terre dont les actions se #ont produites avec des degrés divers de violence et à des intervalles de temps divers, pendant une loudu^ série de siècles. Gei ordre qui règne à la surface
ordre, d'une méthode et d'an idan, josque dans les actions de ces forées physiques Jei plus turbulentes et les plus unissantes parmi celles qui ont modifié 1 état de la planète que nous habitons (350j.
Nous avons considéré dans un autre article (Fby. Couches ciBBOiinriaBs) les avantages qui résultent pour nous de la disposition des couches carbonifères sous forme de bassins. Il nous reste à examiner d'autres avantages qui résultent encore d'antres dislocations de ces couches, par suite de failles ou de fractures^ dislocations d'une haute importance par les facilités qu'elles procurent pour l'exploitation des mines de houille; et nous étendrons notre étude jusqu'aux effets plus généraux qu'ont produits desdislocations semblables dans d'autres couches où elles ont établi des sortes de réservoirs destina à recevoir des minerais métalliques d'une grande valeur, et à régulariser reeoulement des eaux de l'intérieur de la terre par l'intermédiaire des sources.
L'existence des failles^ et la position tar/fnéCf que présentent d'ordinaire les couches dans les terrains houillers , sont des faiis de la plus haute importance, par le voisinage plus ou moins étroit ou elles pia* cent, par rapport à l'homme, les substapees minérales qui y sont contenues. Par suite de leur position inclinée y les couches le houille qui n'ont que peu d'épaisseur soi:t exploitées avec plus de facilité que m elles offraient une direction horizoolale; mais comme cette inclinaison des coucht^s tend sans cesse à en faire descendre les eitrémités les plus basses jusqu'à des profondeurs inaccessibles, on voit s'v interposer une série de failles dont le résultat est de disposer les portions qui constituent une même formation en une série corres[)ODdante de tables ou d'étages successifs, situés les uns à la suite des autres, et s'élevant continuellement de bas en haut, et depuis les points de dépression les plus profuoils jusqu'à la surface. Souvent un effet tout semblable est produit oar des onduiationt ou des sortes de torsions oui» outre les avantages de la position inclinée qu'elles donnent aux couches, ont celui de les tenir à
du globe, nous en sommes donc redevables i des forces qui n*ont été généralement regardées «toe comme des agents de ruine et de deslnieiioD, vais que de puissantes considéralions no«s montrent aujourd^nui comme n*ayanl été par rapport au globe dans son état primitif, comme elles le sont pea'-éire encore dans 1 état actuel, que les intrumenis d'an renouvellement incessant. 1! est prouvé parles effels de ces forces souterraines qu'elles sont soumises à des lois générales, et que ces lois reconnaissent leur principe dans une sagesse el dans une prévoyance infinies.
c Les causes d'un désordre apparent dans les^rstéme du monde, si nous venons à eoibrasser dans un seul coujfd'œil leurs opérations pendant une longue série de siècles, nous apparaissent comme ayant eu pour résultat définitif une grande somme totale de bien. e( comme a^ant été subordonnées à des lots générales déterminées, utiles, nécessaires peut-être, pour (^ le globe parvint à un état habitable.» {Ibid,^ p. 5^)
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