‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 69 sur 216 · OR · texte numérisé non relu

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ET DS PALEC^iTOLOGIE.

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pea de distance de a suiface. La disposition en bassins, qu*oflirent si sonvent les gisements hoatJIers, tend à produire les mêmes conséçiuences bienfaisantes

Mais un autre bienfait résulte encore de Texistence de ces failles ou fractures (351), sans lesquelles les trésors qne contiennent plusieurs profondes et riches mines fussent demeurées inaccessibles à Thomme. Si les schistes et le grès, qur alternent avec la houille eussent été disposés en des couches continues et sans fractures, les eaux se fussent rassemblées à la surface supérieure, dans les excavations des couches poreuses du grès, en des masses qui eussent défié toutes les forces mécaniques que Thomme eût pu employer avec fruit pour effectuer Tépuisement des mines, tandis qu'il a suffi de ce système simple de failles pour que Teau n*y puisse être admise qu'en quantité salwrdonnée à la puissance nnmaine. Par suite de cette disposition, les couches qui constituent un bassin houiller, se trouvent panacées en masses ou nappes distinctes, irrégolières dans leurs formes et dans leurs dimensions, dont aucune ne se continue suivant un même plan dans tout un district de quelcpie étendue, et dont chacune est d'ordinaire séparée de celle qui en est la plus voisine par une digue d'argile imperméable !|ui remplit les fissures produites par la raclure de l'enveloppe terrestre dont les failles ont été la conséquence.

Supposons qu'une nappe épaisse de glace soit brisée en fragments à contours irréguliers, et que ces fragments viennent à se réunir de nouveau après s'être inclinés irrégulièrement d'une laible quantité par rapport au plan de la masse primitive, ces fragments de glace ainsi réunis nous offriront la même apparence extérieure qu'offrent les parties constituantes des masses brisées ou des nappes dont se composent, comme nous l'avons dit, les terrains bouillers. La glace, oui se forme postérieurement

(351) Les tailles, dit M. Conybeare, consistent dans des fissores qui traversent les couches, en s*êtendant soofeul à plusieurs milles de distance, en deseendant à ane profondeur que Ton n*a pu reconnaître que dans un tres^petit nombre de cas. Elk^ coîncid^tit avec un abaissement des couches de Tnn de leurs côtés, on, ce qui revient au même, avec un eihaassement des couches de l'autre côté, de sotte qu'on est conduit à penser que la môme force qui a déchiré ces roches a été c^use que Tun des bords de rooverturc ainsi produite dans la masse fracturée &*esFl sooleYé, ou que le bord opposé s*est abaissé. Ordinairement les fissures sont remplies d*argile. {Ceoloaif of England and Waiet.)

(55*21 Si une mine de bouille où Teau abonde, dit M. ikiddle, n'était pas coupée pardcsdikes,rexploîtalion en serait rendue impraiic^ble. la masse tout enliére des eaux qui y pourrait être contenue coulani sans ictemiptiou dans toutes les cavités qui pi-tiTeot s'y trouver. Les failles remplissent Toflice d«-t caissons que Ton emploie pour la construction des ponts, et partagent la houillère en des districts déparés les uns des autres. (Lettre de M, John Buddie, mgémUur distingué et inspecteur des mines, à Newcaîstle, écrite au révérend dodear Buckland le 30 aofcaibfe 1851).

et qui soude entre elles les diflérentes nappes, représente Taille et les débris qui remplissent les failles et isolent, comme par des sortes de cloisons on de murs, ces portions adjacentes d^une même couche qui furent primitivement formées dans un seul plan continu , de la même manière que les nappes de glace auxquelles nous les avons comparées. C'est ainsi que chaque nappe ou table inclinée des terrains houillers est enfermée dans un système de murs plus ou moins verticaux, formés par une argile broyée provenue, à Tépoque même où eurent lieu les fractures et les dislocations, des lits de schistes ar^leux de la même formation. Telle est l'origine de ces ioinlures et de ces séparations qui, bien quelles surviennent souvent à contre-temps au milieu du travail des mines et qu'elles en viennent arrêter brusquement les progrès, bien qu'elles jettent souvent le désordre dans les portions des couches qui se trouvent en contact immédiat avec elles , n'en sont pas moins considérées dans l'ensemble de leurs résultats, comme la sauvegarde des exploitations et les digues k Tabri desquelles peuvent s'en exécuter tous les travaux (35S).

Ces mêmes failles, outre l'obstacle qu'elles opposent à l'envahissement, par d'énormes quantités d'eau de points où les inondations seraient des causes de grands dommages, nous rendent encore d'autres services de la plus grande importance, en s'emparantde ces mêmes eaux dans un but utile et les amenant à la surface où elles se déversent en une série de sources tout le long de la ligne suivie par la faille elle-même, révélant même souvent ainsi l'existence de la fracture située au-dessous. Ce rôle important que jouent les failles dans l*hydraulique de notre globe , elles en sont en possession dans les terrains stratifiés de toutes les formations, et il est également probable que la plupart des sources qui sortent des terrains non stratifiés sont maintenues en actirité

En creusant les galeries d^nne mine de bouine, les mineurs évitent avec soin de s^approcher troji d'une faille, car ils savent que s'ils venaient à de- Iroire cette barrière naturelle , une irruption des eaux qai sont amassées de Tautre côté, et Tinondatîon de leurs travaux, en seraient une conséquence fréooente.

Vers Tan 1825, on creusa à Gosfortfa, aux environs de Newcastle, un puits de quatre-vingt-dix brasses du cété mouillé d'un dike, et ce putls m trouva tellement inondé que force fut de Tabandonner. Un autre puits fut entrepris du côté sec d . même dike, à quelques mètres scolement dn premier, et Ton y put descendre jusqu'il une profondeur de deux cents brasses sans avoir éprouvé aucun obstacle de la part des eaux.

On construit parfois dans les mines de bouilles des di^es artîGcielles destinées à remplacer les barrières naturelles des dikes et des failles. M. Uultoa en a construit dernièrement une de cette nature près, de Manchester, dans le but d'arrêter Teau qui descendait de la partie supérieure des couches poreuses, dans la portion basse desquelles il exécutait eci. excavations, et dont la continuité s'est trouvée ainsi interrompue.

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par Taction des failles qui les traTersent.

De semblables solutions de continuité dans les masses que forment les terrains primitifs, et dans ceux qui occupent Tinterralle compris entre ces terrains et la formation houillère , se montrent sur une grande étendue dans les exploitations des filons métalliques. Il 4rriTe fréquemment qu'un filon est coupé brusquement par une faille ou par une fracture perpendiculaire à sa direction, et que les deux parties jprimitivement continues se trourent séparées par un interralle considérable. La fracture est ordinairement remplie par un mur d'argile qui tire probablement son origine du broiement des portions de roches qui ont été ainsi yiolemment séparées. Il existe des failles semblables dans les mines du Cornouailles où on les désigne sous le nom de flucan^ et elles y rendent souvent les mêmes services que celles qui traversent les mines de charbon , en préservant les mineurs contre l'inonda* tion , par une série de di^es naturelles qui traversent les terrains suivant toutes les directions, et interrompent toute communica^ tion entre la masse au sein de laquelle les travaux on^ lieu et les masses situées de l'autre côté du flucan ou de la dieue (353).

Nous devons ajouter encore (^ue les failles, dans une mine de houille, en interrompant la continuité des couches, de telle sorte que les bords des nappes brisées se trouvent ap* pliqués contre des couches d'un schiste ou d'un grès non susceptible de s'enflammer, mettent à l'abri des ravages d*un incendie tout ce qui se trouve en dehors de la nappe même où l'incendie aurait commencé. Sans cette précaution , des gisements de houille , tout entiers, pourraient être consumés et complètement détruits.

Après avoir contemplé cet ordre de choses si admirablement disposé pour procurer aux habitants de notre globe les matériaux propres à satisfaire leurs premiers besoins et à alimenter leur industrie, il nous est impossible d'attribuer tout l'honneur de ce merveilleux arrangement à l'action aveugle des causes fortuites. Il est dangereux sans doute d'invoquer trop tôt les causes finales ; mais, comme d'un autre côté dans plusieurs branches des sciences physiques, et plus

Sarticulièrement dans celles qui s'occupent e la matière organisée, nous connaissons mieux la fin de plusieurs arrangements que nous ne connaissons les arrangements euxmêmes, il serait assurément tout aussi peu philosophique de se refuser à admettre les causes finales quand l'ensemble général d'un phénomène et les témoignages qu'il fournit nous y conduisent sans euort, que de les iuvoouer gratuitement alors que nous

(555) c J*ai surtout pour objet de voir si Tarrangement des liions et les autres phénomènes analo-

Sues ne nous fournissent pas des preuves qu'ils ont té dirigés par un plan, et s*ils ne sont pas dans des connexions probables avec les autres phénomènes de notre globe.

c Les filons métallifères, et les vcinos de quarz, etc., semblent être des canaux destinés à la circula-

n'y serions conduits par aucune considération de c^tte nature. Nous pouvons donc à coup sûr nous croire autorisa à voir, dans les arrangements géologiques décrits plus haut, un système de sagesse et des dispositions pleines d'une bonté providentielle, ayant pour but de fournir aux besoins et au bien-être des créatures mii devaieui peupler ce globe, où leur influence, qui s'est manifestée des le premier instant de sa création, n'a pas cessé un seul instant pendant toute la durée des révolutions et des convulsions qui en ont successivement modifié la surface.

FORCES DAifs LA MATiÈBB, huT onfîfie, leurnaiure. — Voy. Laplacb.

FORMATION bb la tebbb, dbs puiii- TES, DU SOLEIL, otc. Voy. Cos mots

FORTIS. Foy. Géologib.

FOSSILES. — Les anciens comprenaient sous ce mot toutes les substances minérales utiles extraites de la terre par des fouilles directes. Plus tard, dans les divisions établies par Linné, le nom de pétri ficaia vint, comme division des fossilia^ s'appliquer aux corps organisés fossiles. Aujourd'hui la signification du mot fossile est très-variable, suivant les auteurs : ainsi tel géologue, prenant en considération les seuls caractères dérivés de ta nature organique du corps enfoui et de son degré de transformation minérale plus ou moins avancée, ne place au rang des fossiles que ceux de ces corps chez lesquels le ehangement est complet; tels autres, plus réservés, se sont contentés , pour condition essentielle de fossilisation, de la transformation partielle de la structure organique, d'une décomposition ou d'un remplissage imparfait du corps enfoui. Ub grand nombre, sans précisément tenir compte des caractères empruntés aux divers changements organiques ou chimiques, font figurer en première ligne l'Age présumé du corps organisé enfoui au sein des couches. Ils n'oni vu de véritables fossiles que dans des dépôts relativement très^anciens ; plusieurs même sont allés jusqu'à rechercher exclusivement par delà le déluge des ves|iges véritablement fossiles, en rejetant comme tels tous ceux des corps organisés qu'ils rencontraient dans les dépôts modernes- de l'époque actuelle. Pour ces derniers paléontologistes, la nature des couches, leur structure et leur composition minéralogique étant généralement en rapport avec leur âge présumé, les débris organisés qu'ils ont découverts dans les dé-

f)ôts«meubles, les roches élastiques, les grès« es argiles, enfin les terres plus ou moin» superficielles et qui caractérisent souvent la désagrégation ou la désunion des parties composantes, ne leur ont pas paru méritée

lion des eaux et des vapeurs souterraines; et les nonbrenses veines d*argiles, on flucan confies, comnie on les nomme dans le Cornouailles, qui les coiiD^nl et y sont quelquefois contenues, permettent ainsi le travail des exploitations à des profondeurs où sans re secours touUravail de Thomme aurait été impr^ tic.ibl€> I (R. W. Fox, On the mines of ComvalL — Phit. rran»., 1850, page ÎOi).

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le nom de fossiles. Enfin la plupart des définitions dn mot fossile» proposées josqu*k ee jour, s'appliquent excloslTement aux por- . lions intégrales des corps organisés qu*on renoonire dans les couches ; sans qu*on ait pris garde qu'il est des fossiles qui ne présentent plus de portions organiques en nature dans le soi, mais seulement une image de leur forme. Nous voulons parler des empreintes de pas d'animaux et des traces de «lion laissées sur la rase par les organes de moQTement des animaux nageurs. Ces sortes de représentations ne sont, fx>ur ainsi dire, que des souvenirs,, des vestiges phy«siologiques des mœurs et des habitudes des animaux perdus, qui, conservés dans les couches, attestent tout aussi bien que les débris organiques l'existence d'animaux jadis virants et qui nous semblent, à tous é^rds, mériter Je nom de fossiles.

En résumé, les principes sur lesquels on a cro pouvoir fonder lesdiverses dérmitions da ruot fouilty proposées jusqu'à ce jour, sont : leur état organique ou cbiniique, leur âge, la nature des couches qui les contiennent, enfin la nature même de la représentation organique. Ces principes, vrais lorsqu'ils sont pris dans leur ensemble, lorsqu'on les considère dans leurs rapports respectifs, sont au contraire insuRisants ou incomplets quand on les prend chacun en particulier, et peuvent roérae induire en erreur relativement i la véritable origine des corps organisés qu'on rencontre dans les couches.

Plus large dans notre manière de voir, nous donnerons le nom de fossile à tout corpa <m vestige de corps organisé enfoui na* iurtltemeni dans tes couches terrestres et se trouvant mujourfhui en dehors des conditions nonnaUs et actuelles d^existence. Un fossile n'est pas seulement pour nous le corps or- ^nisé, avec son relief, ses contours, sa forme extérieure; il suffit qu'il nous ait laissé, dans des couches, des traces quelcon-

3oes, non équivoques, de son existence, ^oe la structure organique en ait été détruite, la composition altérée, transformée partiellement, changée d'une manière plus complète; que les éléments premiers en aient dispara totalement, ou aient été conservés; que la cavité en ait été remplie, la snfistance propre pénétrée de substances étrangères; qu'il çise dans une couche formée d'hier, ou bien dans une couche plus ancienne; que cette couche soit compacte, grenue, terreuse, cristalline, dure, friable ou élastique, peu nous importe... Tous les corps organisés que nous rencontrons au sein des couches terrestres^ dans des conditions qui ne sont plus les conditions normales a'exislence, sont k nos yeux de véritables fossiles. Par exemple, les huîtres (osiroa edulis) et les autres coquilles qui se trouvent dans les buttes de Saint-Michel en merm (Vendée), bien qu'elles aient conservé leurs couleurs et tous leurs caractères organiques, sont fossiles pour nous, panje qu^elles existent à vingt mètres au-dessus du niveau où elles pourraient vivre dans la

mer voisine, et à douze kilomètres de dis* tance des rivages actuels ; elles sont fossUcs, parce qu'il a fallu un mouvement géologique pour les sortir de leur lieu normal d existence, et peur les placer où elles sont aujourd'hui.

Les fossiles, suivant la série à laquelle ils appartiennent, sont divisés en fossiles végétaux et en fossiles animaux. Les animaux fossiles reçoivent, suivant la classe, l'ordre auquel ils appartiennent, les mêmes dénominations que les animaux vivants, et rentrent dès lors dans la nomenclature zoologique ordinaire. Les animaux vertébrés fos* siles, tels que les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les poissons, viennent se classer dans des familles naturelles, de même que les animaux annelés, mollusques et rajonnés (les crabes, les insectes, les coquilles, les polypiers, etc.). Presque toutes les classes d*animaux vivants ont leurs représentants à rétat fossile ; il en est de même des plantes.

Les fossiles, suivant leur analogie avec les espèces qui vivent actuellement dans les mers ou qui se retrouvent dans des couches distinctes, sont divisés en fossiles identiques^ en fossiles analogues et en fossiles perdus ou défruits,

Ijes fbMsiles identiques sont, en tout, sem* blal)les aux espèces actuellement vivantes, bien qu'ils ne se trouvent plus dans les conditions normales d'existence actuelle. Les huttres (ostrea edulis) , le littorina littorea^ fossiles aes buttes de Saint-Michel en l'Herm, sont identiques aux huîtres comestibles, à la littorine de nos cêtes. La tonne (dalium per* dix)^ fossile dans le calcaire blanc de l'Ile de Cuba, est identique à la même espèce vivante sur les cêtes des Antilles, etc.

On a, outre mesure, augmenté le nombre des espèces identiques sur des déterminations faites à la légère. On a trouvé, par exemple , un grand nombre d'espèces identiques entre les coquilles du calcaire grossier du bassin de Paris et la faune des mers actuelles, tandis que, jusqu'à présent, tous les prétendus identiques que nous avons pu étudier diffèrent spécifiquement de la manière la plus frappante, lorsqu'on veut les comparer avec une critique sévère. Le nombre des espèces identiques entre les espèces vivantes et les espèces fossiles est bien plus restreint qu'on ne l'avait pensé. Elles ne se trouvent guère que dans les étages géologiques les plus rapprochés de nous, dans les couches qui dépendent de l'époque actuelle et qui forment notre étage contemporain f comme les buttes è huttres de Saint-Michel en l'Berm.

Lorsqu'entre deux étages géologiques dis tincts et en -contact on rencontre la même espèce, on peut dire aussi qu'elle est identique. Vammonites discus de Fétage bajocien de Bayeux (Oalvados) est l'identique de l'a.. âtscus^ qu'on rencontre à Ranville (Cal.va-' dos), dans l'étage bat^onien. On 'trouve des identiques entre les espèces de Vétage yarisien inférieur et supérieur, près de Chaumont (Oise) et è Anvers : on en voit encore

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