NOM STRATIFIÉES
Amphigénite.
Péridolite.
Basalte.
Basanile.
Dolérite.
Tracbyle.
Leucostite.
Phonolile.
Mimosite.
Minosiie.
Porphyres pyroxëniques.
Basalte?
Porphyres pyroxéniqufi.
Granit ?
Syénite?
Porphyres argiloîdes.
Lherzolite.
Granit?
Syénite ?
Poiphyre pétrosiliceux.
Ophite.
Aphanite.
Ophilcn''.
Porphyre protogynique.
Porphyre dioritique.
Porphyre pyromeride.
Porphyre syénj tique.
Syénite.
Granit.
Serpentine..
Diorite.
Syénite.
Armoplianlitc.
Pegmatite.
Granit.
^9) BucKLAifD, Céoi et tnîo.y «te., p. 525.
ABAISSEMENT du fond de là ver, son influence sur la distribution des animaux terrestres fossiles. Voy. Animaux marins.
ACCROISSEMENT des coquilles. Yoy.
MOLLCSQUES.
ACÉPHALES. Voy, Lamellibranches.
AFFLUENTS TERRESTRES. Yoy. Couches SÂDIMENTAIRES.
ALBIEN (ÉTAGE) , le troisième de la période crétacée, et le dix-neuvième de réchelle totale des terrains. — Albien est dérivé du latin Alba^ Aube» rivière qui donne son nom au département de rAube, où ce terrain offre le plus beau développement. C^est aussi le gauHf le gris vert supérieur^ la glauconie sableusej etc.
Cet étage, comme le précédent (Taptien), se trouve très-développé dans les bassins anglo-parisien et méaiterranéen en France, en Angleterre et en Piémont. Autour du bassin anglo-parisien , Télage repose en couches concordantes immédiatement sur Tétage aptien, dans la partie orientale, de-
f mis le déparlement de la Haute-Marne, de 'Aube, jusque dans l'Yonne, dans une extension de 1^0 Kilomètres environ. Une concordance identique existe dans le pays de Bray, et il paraît en être de même sur presque tous les points où se développe l'étage albien, en Angleterre, comme à 1 ile de Wight, etc. Ces faits sont suffisants , nous le pensons, pour proAver que l'étage albien a succédé régulièrement, dans Tordre chronologique, à j étage aptien.
I Dans les parties où l'étajge est en place, soit dans la Haute-Marne, soit dans l'Aube, soit enfin à Saint-Florentin (Yonne), nous trou- Tons une épaisseur variable de 25 à kO mètres« tant en grès qu'en argile. En Angleterre, on lui reconnaît jusqu à &6 mètres de puissance.
Perturbation finale. — Nous croyons trou- Terdans le plus grand nombre de points où les fossiles de Tétase albien ont été remaniés à Tétat fossile, les dernières traces du mouvement des eaux qui s'est fait sentir entre la fin de Tétage albien et le commeneemenf de l'étage cénomanien Entrons dans quelques détails à cet égard. Les étages néooomien , aptien et albien n'ont pas de représentants dans tout le bassin pyrénéen et sur tous les points du massif breton, depuis la Loire jusqu'aux côtes du Calvados. Les mers crétacées ont donc dû, sur ces vastes points , être bornées par la surélévation des terrains jurassiques ; mais comme on trouve, sur tous ces points, au contraire, des dépôts
de l'étage cénomanien , on doit naturellement en conclure que l'étage albien a été interrompu par un affaissement considérable de tout le massif breton et du bassin pyrénéen tout entier, qui a permis aux mers cénomaniennes de les envanir : dislocation à laquelle nous attribuons le morcellement et le remaniement presque général des couches de Tétage albien sur presque tous les points où nous les connaissons.
Caractères paléontologiques. — La faune de l'étage albien commence à changer d*as-
f)ect;e]le se rapproche bien encore de la aune néocomienne, mais déjà un grand nombre de genres y manquent; d autres ne montrent plus que quelques espèces isolées, et un assez grand nomore de formes nouvelles viennent la compliquer. Les ammonites , qui dominent, ont la partie externe en quille tranchante, ou les côtes interrom-
{)ues sur le milieu du dos. Les caractères difërentiels de la faune sont les suivants :
Pour distinguer l'étage albien de l'étage aptien, outre les deux genres nés et morts dans ce dernier, nous avons les deux senres suivants, qui s'éteignent encore dans i étage aptien, sans passer à celui-ci. Parmi les cé-
Enalopodes, le genre toxoceras; parmi les rachiopodes, le genre orbicuhldea.
Les limites négatives supérieures que nous avons entre 1 étage albien et l'étage cénomanien sont marquées par cinquante-six genres qui, encore inconnus dans ta période albienne, commencent à se montrer dans la période cénomanienne seulement. Nous aurions , dès lors , 60 senres pouvant donner des limites stratigraphiques négatives.
Les genres qui, inconnus aux étages inférieurs , naissent avec l'étage albien. pourront donner des caractères positifs, pour le distinguer des éi)oques antérieures. Ces genres sont au nombre de 17.
De ces genres, ceux qui naissent et meurent dans l'étage qui nous occupe peuvent donner des caractères positifs pour le distinguer de l'époque cénomanienne, où ils ne remontent pas. Ces genres sont au nom^ bre de 3 : parmi les gastéropodes, le genre bellerophina; parmi les bryozoaires, le genre echinopora; parmi leséchinodermes, le genre hemidtadema. Nous y joindrons les genres crioceras^ toxaster^ amblocyathus^ également éteints d&ns cet étage.
Sans compter les animaux vertébrés et articulés, nous connaissons, en animaux mollusques et rayonnes, seulement, i^lO espèces.
ss
AtfM
DICTIONNAIRE DE COSMOGONrC
AMM
Sur ce nombre, une s'est rencontrée dans Tétage aptien et 7 ont été recueil lies dans l'étage cénomanien, où elles ont été certainement transportées à Tétat frais ou à Télat fossile.
II reste M2 espèces comme caractéristiques de la faune de Tétage albien pouvant en faire reconnaître les différents faciès sous toutes ses formes minéraio^ques actuelles.
Chronologie historique. — La perturbation finale de l'étage aptien a détruit les k genres
Jue nous voyons cesser d'exister avec cette poque, en même temps que les 155 espèces d animaux mollusques et rayonnes de cet étage. Lorsque le reposa remplacé l'agitation, sent nés, avec l'étage albien, 17 genres de toutes les classes et 409 espèces seulement parmi les animaux mollusques et rayonnes. Les mers albiennes ont les mêmes circonscriptions générales qu'aux deux étages Précédents, à ces seules exceptions près, que intervalle du bassin anglo-parisien compris entre la Haute-Marne et le département du Pas-de-Calais, jusqu'alors étranger aux dépôts crétacés, nous montre l'étage albien; ce Îuî prouverait que la mer, crétacée par suite 'un affaissement, se serait avancée vers le noxd pendant cette période.
Les continents ont subi les conséguences de ces petits changements. Ils ont diminué, au norfdù bassin anglo-parisien, delà partie envahie par la mer, et des quelques points (■liés dans le bassin méditerranéen ; taudis
Su'ils ont, au contraire, gagné une portion ans les Alpes françaises comprises entre le Var et l'Isère. Au continent de l'Amérique méridionale s'est encore joint, à l'extrémité sud, la surélévation du système fuégien, occupant la Terre de Feu.
Nous ne connaissons encore aucun des animaux terrestres qui devaient exister à cette époque. Nous n'avons d*autres traces
(10) Ainsi Tune des premières espèces que Ton rencontre , rammonite de Henslow ne se montre plus après les formations de transition ; rammonite a nœuds {A, nodoêut) commence et finit d'exister en même temps que le muschel-kaik. Il y a encore d*antres espèces et d'autres genres d^ammonites qui ont de même commencé et fini en même temps que certains terrains stratifiés des formations ooliliaues et crétacées; telle est l'ammonite de Bucklànd, qui appartient en entier au lias; Tammonite de Goodhall
des végétaux que les nombreux débris de bois fossiles qu'on rencontre sur tous les points des dépôts littoraux de cette époouet et les plantes terrestres suivantes: Fougères^ protopteris Buvignieri 9 Br., de Grandpré; ' Conifères : abietiies oblongus^ Lindk, Lyme* Begis , Grandpré.
Les o.«ci Hâtions ne sont marquées que par la conservation des points côtiers.
Quant à la perturbation finale qui a mis fin à cet étage, elle est marquée par des discordances d'isolement et de dénudation, détermi nées par un affaissement considérable au sud-ouest de la France, qui a permis l'envahissement , par la mer crétacée, d'une partie du massif breton , et de tout le bassin pyrénéen, mouvement qui a déterminé le remaniement des fossiles et les dépôts de sables supérieurs : ainsi rien ne manque à cet étage, les causes et les effets, pour expliquer les limites de la faune.
ALLUVIONS. Voy, Couches sÉoiMEimi- BRS, art. IL
Alluvions fluvio-terrestres, ibid.
ALPES, à quelle époque elles se sont soûlevées, — Foy. Subapennin.
ALUMINE, son rôle dans la constitution delà terre.-' Voy. Matières élémentaiass du globe terrestre.
AMMONITES. — On appelle ainsi un genre de mollusques de l'ordre des céphalopodes à coquilles cloisonnées. On rencontre les ammonites dans toute la série des formations fossilifères, depuis les couches de transition jusqu'à la craie inclusivement. M. Brochant» dans sa traduction du Manuel de géologie de De la Bêche, en compte 270 espèces, qui diffèrent suivant l'flge des couches où on les trt)uve (10) et qui varient qiiant à leur taille, depuis une ligne jusqu'à plus de quatre pieds en diamètre (11).
an sable vert, et Vammonite rusticus à la craie. Il y a bien peu d'espèces, si même il en existe de telles, qui se montrent dans toute rétendue delà période secondaire, ou qui soient passées de la période de transition dans la période secondaira.
Nous prenons dans un ouvraoe dn professeur Ptiilips (bKi'de 10 Geolo^^ 1854, p. 77) le tableau suivant de la distribution des ammonites, dans les verses formalioub géologiques :
socs GRNRE9 D*AIIU0NrTE9.
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