VIVANTES
Dans les t ucliet tertbirei.
Dai^s le système créticé.
Daqa le syatètne ooiiUti(|u«.
Dana le syaiène salifère.
Dans le «îiilèine carbonifère.
pans lei lerraius stratifiés prlmiiiros (a). 17
c On sentira facilement combien Pétude des amnio nites est importante |>our la solution des questions qui ont trait à Fantiqùité relative des roches straliliées puisque chacun de leurs groupes raractérise qu elque svstéme de roches, i (Philips, Guide to Geoiogy ; in-8% 1854, sect. 82.)
(11) Suivant M. Sowerby (Concliyiiologie miné-
ia) Nous désignoDs ici sous le nom do prlnaires les couches qui occupent la région la plw» bass* de b de iraositioD.
rfl/«, t. IV, p. 79 et p. 81), et suivant M. MantrH, les ammonites de la craie ont un diamètre de trois pieds. Sir T. Harvey et M. Kekh Milnes ont mesuré des ammonites de la craie des environs de Margate, d'un diamètre de quatre pieds, dans des circonsunces où ce diamètre n'a pu être accru que lrcs-pe« par la pression qui grêlait exercée sur ia coquille.
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£T DE PALEONTOLOGIE.
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Il est inutile que nous nous livrions ici à les dissertations spéeulatives sur les causes ihysiques ou sur les causes finales de ces 'urieux changements dans les espèces de cet 'rdre* le plus élevé des mollusques qui hantaient les mers aux époques les plus reculées» ou durant le moyen âge de la chronolo- K'e géologique ; mais la symétrie exquise, beauté, la délicatesse de structure qui se montrent dans tous les arrangements divers qu'offrent leurs quelques centaines d'esf^èces, ne nous permettent aucunement de d uter qu*un plan primitif et une intelligi? ce suprême n aient présidé à leur construction, bien que nous ne j)uissions pas toujours ren-^ dre compte du rôle que joue en particulier chacun de leurs moindres détails dans Tarrangement que prennent des parties qui demeurent fondamentalement les mêmes.
Nous trouvons dans la distribution géographique des. ammonites ce même fait de aiffuiion universelle qui se reproduit si fréquemment parmi les animaux et les végér taux appartenant à la condition ancienne de notre globe, et qui diffère d*une manière si remarauable de la localisation^ qui est un fait prédominant parmi les formes actuelles de la vie. Les mêmes genres , et, dans quelques las, les mêmes espèces d*ammonites, se montrent dans des couches qui paraissent être du même âge, non-seulement dans toute rétendue de l'Europe : mais aussi sur des points éloignés de l'Asie et des deux Amériques (12).
Nous tirerons de là cette conclusion que, pendant la durée des périodes secondaire et de transition, les mêmes espèces se distribuaient d'une manière plus générale que de nos jours sur les points du globe les plus distants entre eux.
Une ammonite , de même qu'un nautilei.
(IS) 1.6 docteur Gérard a découvert dans les monts Himalaya, i une hauteur de i 6,000 pieds, certaines espèces d'ammonites, telle que 1*^4. Wal€0ii et TA, rvmmvirM, qui sont identiques avec les mêmes capéeet du lias de M. Wbitby et de Lyme-Regis. 11 a trouvé aussi sur les mêmes points de TUimalaya plusieurs espèces de hélemnites , en même temps que des térebralules et d*autres biyaKes que Ton rencontre dans Toolithe de TAngleterre. Il est donc éublique le lias et Toolithe existent dans ce point du globe si baut et si éloigné. lia recueilli aussi dans les mêmes montagnes des coquilles, des genres spirifère, productus et terébratuie» qui se rencontrent dans les lormaUons de transition de l^u.rope et de TAmérique,
Le sable vert du New-Jersey, de même que celui de rAngleterre,. renferme des ammonites mêlées à des bamites et à des scaphites; et le capitaine Beechey a trouvé 9vec le lieutenant Belcber, des ammonites sur l^ côtes du Cbili, à 36« de latitude sud dans des falaises près de la Conception. On voit un fragment de Tune de ces ammonites conservé dans k musée de Tbôpital de Hasler, à Gasport.
M. Sowcrby possède des coquilles fossiles du Brésil qui ressemblent à celles de FooUte inférieur de TAngleterre,
(13) Cuvier a cité la petitesse de la chambre eilérieure, où ranimai a son domicile, comme confirmant ropinion que les ammonites étaient, ainsi que les spirales, des conuilles internes ; mais cet argu- 9001 repose probablement sur l'observation d'cclian-
se compose de trois parties essentielles : 1* d*une coquille externe, ordinairement de forme discoïdale aplatie et à surface renforcée et ornée par des côtes; 2* d*une série de chambres aériennes internes, formées par des cloisons transversales qui partagent 1 intérieur de la coquille; 3* d'un siphon on tube, qui part du Tond de la dernière cham«bre, et qui traverse toute la série des chambres aériennes. On trouve dans chacune de ces parties des preuves d*arrangements mécaniques disposés pour un but, et par conséquent de 1 existence d*uu plan ; et je vais essayer d'en esquisser quelques-unes.
Coquille externe. — La place qu'occupaient les coquilles des ammonites, et l'utilité dont elles étaient à l'animal, sont des points qui ont grandement attiré l'attention des géoiosues et de.s conch^liologistes. Guidés par Tes analogies qui existent entre ces animaux et les spirales, Cuvier et Lamarck ont pensé que les ammonites étaient des coquilles internes (13). 11 7 a pourtant d'excellentes raio sons de croire que ce sont là des coquilles entièrement externes, et dans lesquelles l'animal avait une position tout à fait analogue à celle qu'occupe dans la sienne le mollusque du nautilus-pompilius.
Ainsi que l'a fait voir M. de L^ 9èche, il est démontré, par l'état minéral de la chambre antérieure chez plusieurs ammoqites du lias de Lyme-Reçls, que le corps tout entrer de l'animal y était renfermé, et que ces mollusques furent détruits soudainement , ef ensevelis dans le sédiment vaseux qui a formé le lias, avant que leurs corps fussent tombés en décomposition ou qu*ils eussent été dévorés par les crustacés carnivorea qui abondaient à cette époque au fosid dos QiQrs (li).
Comme ces coquilles avajent h remplir 1^
tlllons incomplets, U est rare que Von rencontre !i chambre externe des ammonites dans un état parlait de conservation; mais lorsque oela a lieu, on voit qu'elle est au moins aussi vaste oue celle du nautile par rapport à tout i*ensemble de la coquille. Elle occupe souvent plus de la moitié du dernier tour de spire, et quelquefois même ce tour tout entier. Cette chambre ouverte à Textérieur n'est pas mince et faible comme Test, dans la spirale, la longue chambre antérieure qui est logée dans le corps de ranimai qui produit cette coquille; mais son épaisseur estpres(iue la même que celle des chambres fermées qui la precèdent.
En outre, le bord de l'ammonite adulte est, dans plusieurs espèces , roulé eu une sorte de volute^ de la même manière que le bord épaissi de la coquiHe du limaçon des jardins. Cette disposition parait avoir pour but de donner h cette partie i^n surcroît de solidité, qui selon toute probabilité ser^ti^ superflu dans une coquille interne.
L'existence d'épines dans certaines espèees (A. armatuSf A, Sowerbu) est d'un argument puissant contre l'opinion que ç^auraient été des coquilles internes. Ces épines, qui sur une coquille externe eussent été d*excellents moyens de défense, nous paraissent sans utilité , et peut-être même nuisibles, dès. que nous les supposons associées à une coquille interne; et nous n'en avons d*exempie dans aucune ite or^ ganisations que nous avons été à portée d'étvater,
(14) Dans les ammonites donLil fest Ici -quelKou*
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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double oflke/l*uno armure défensive et d*un flotteur, elles de?Meat réunir la double con* diUon de la légèreté et de la solidité : elles devaient être légères pour venir Ûotter à la surface des eaui; elles devaient être solides, pour supporter la pression à laquelle elles étaient soumises lorsque Tanimal descendait au fonllde la mer. Aussi trouvons-nous ces deux conditions remplies par la disposition admirablement calculée que prennent les matériaux qui entrent dans leur composition.
En premier lieu, la coquille entière forme une arcade ou une voûte continue et roulée en spirale autour d*elle-mème, de façon que chaque tour externe s*appuie par sa base sur le sommet du tour intérieur qui le précède, et qu'ainsi la carène ou la face dorsale est calculée pour offrir à la pression extérieure la même résistance qu'oure la coijuille d'un ceuf à une pression agissant dans le sens de ^n plus grand diamètre.
Ou'.re cette disposition en arcade continue, la coquille en offre une seconde, qui est pour elle un principe de solidité, dans Texistence de côtes ou arcades tranversales qui donnent à plusieurs de leurs espèces leurs traits caractéristiques les plus importants, et qui les embellissent toutes de ce genre de beauté particulier qui résulte constamment de la répétion symétrique de courbes spirales en série.
L'accroissement de force que pro«iuit cette disposition des côtes à la surface de la co-
JuiUe est une conséquence d*un principe ont l'application est fréquente dans les œuvres de 1 art humain. Je veux parler de ce principe diaprés lequel une feuille mince de métal s*accroit considérablement en force et en résistance si on lui donne une surface ridée ou couverte de cannelures. Un portecrayon ordinaire cannelé offrira beaucoup plus de résistance qu'un tube simple où entrerait la même quantité de malièro; et les moules d'étain ou de cuivre qu'emploie l'art de la pâtisserie reçoivent un accroissement de force considérable des bosselures et des cannelures dont leur surface ou leurs bords
la partie la plus antérieure de la première grande chambre qui servait de logement a ranimai n*est re^iplic de substance pierreuse que jusqu'à une profondeur peu considérable; le reste de la cavité de cette chambre, est rempli par un spath calcaire brun, qui, d*aprcs le docteur Prout, ne doit sa couleur qu'a la présence d'une matière animale, tandis qu*au contraire les chambres aériennes internes et le siphon sont o«:cupcs par du spath calcaire pur et blanc. Ainsi l'espace où se voit le spath calcaire brun dans la chambre antérieure représente celui qu'occupait le corps de Taiiimal après qu'il se fut retiré dans sa coquille au moment de sa mort, en laissant vide la portion de la chambre où s'est introduit le sédiment vaseux dans lequel la coquille se trouva ensevelie. Buckland dit qu'il a en sa possession plusieurs échantillons de r^t. commnm» du lias de Whitby, dans lesquels la portion de ta chambre externe aîjisi remplie par le spath calcaire occupe presque le dernier tour de spire tout entier , soii extrémité la plus ouverte ayant seule admis la matière du lias. Nuiis ' pouvons conclure de la connaissance de ces sortes d*échaotilloii^ que Tanimai qui habitait les ainmo* Dites ne posscJait pas de rés€i vuir d*encrc. Si çii çf-
sont couverts. On a employé depuis peu des lames minces de fer cannelé pour en construire des toitures se soutenant d'elles-mêmes, et où les cannelures du fer remplissent Toffice de poutres et de chevrons; cest encore là une application du principe qui a présidé à la construction des coouilles voûtées des ammonites. Dans tous les cas que nous venons de citer, la combinaison des câtes, ou portions soulevées, avec les cannelures, ou portions enfoncées, donnent au métal ou à la coquille Taccroissement de force que la mécanique sait tirer des courbes bien calculées, sans que leur poids en soit beaucoup accru.
Quant au principe qui a présidé à la divi* siôn et à la subdivision des côtes, dans le but de multiplier les supports de la voûte à mesure que celle-ci prend de l'accroissement en surface, c'est le même qui guidait les architectes des monuments gothiques, lorsqu'ils soutenaient par des côtes saillantes les voûtes aplaties surbaissées qu'ils employaient dans leur sublime architecture.
Dans plusieurs espèces d'ainmonites, on voit une autre disposition destinée à accroître encore leur solidité : cette disposition consiste en ce que certaines portions des côtes se soulèvent en forme de petits dômes arrondis, de telle fagon que, sur tous les
J joints où se voient ces tubercules ou bosseuresj la solidité du dôme s'ajoute \ celle do la voûte simple. On voit de semblables dispositions dans les voûtes gothiques, sur les points d'intersection des côtes gui les parcourent; mais celles ^es ammonites sont encore d'un effet beaucoup plus complet pour produire un accroissement de fol-ce (i5). Ce sont en effet autant de petites voûtes ou de petits dômes ; et on les observe d'ordiifiaire sur les points extérieurs de la coquille qui tie sont pas supportés immédiatement par les cloisons transversales internes (16).
Plusieurs genres de coquilles cloisonnées» voisines des ammonites, offrent de semblables tubercules qui ont pour effet de les rendre plus solides, aussi bien que d'ajouter
fet un tel organe eât existé, on eti retrouvé des traces de la couleur qu*il contenait, dans Tintérieur de la cavité où se retira le corps de Tanimal au moment de sa mort. La protection qu'il trouvait dans sa coquille lui rendait probablement ce moyen de défense inutile.
(15) Dans les voûtes, c*est à la surface inférieure que 3*observent les càtei et les bosêeiures ; dans les ammonites, au contraire, c*est à la surface supérieure et convexe.
(i6) Dans Vamm. tarians^ les cètes diffèrent pour la force, et les proportions des tubercules varient également ; mais ces grands tubercules qui naissent sur les cétes transversales constituent sur toute retendue de la coquille une triple série; chaque côte Ercnd naissance dans un petit tubercule voisin du ord interne. A peu de distance en dehors, se voit un second tubercule plus grand » à partir duquel ia côte se bifurque, et eltaconé des branches va se terminer dans un troisième tubercule, sur la face dorsale de la coquille.
ÎMusieurs espèces ont en outre une crctc qui sa prolonge dans tonte la longueur du dos de la ccnjuillr, immédiatement au-dcscus du sipl on, et qui daii>
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ET DE PALEONTOLOGiE.
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à la beauté de leurs formes extérieures. Dans tous ces exemples, nous voyons une sa)2;esse pleine de luxe et de prodigalité, en même temps que de tempérance et d*écono^ mie, ne distribuer qu*avec épargne les sup-
f^orts internes aux portions qui tirent de eur forme extérieure une solidité suffisante, en même temps qu'elle les prodigue à celles qui, dépourvues de ces supports, n'eussent
f»as trouvé ailleurs des ressources contre 'écrasement,
w Les formes et la sculpture de la coquille externe nous offrent des variations en nom* bre inOni; et les supports internes ne se distribuent pas suivant des arrangements moins admirablement variés, et dans lesquels se combinent tout à la fois l'utilité et la beauté architecturales. Les côtes se mul«tiplient aussi de mille façons diverses, à mesure que l'espace qu'elles occupent en s'accroissant , exige des supports d'une force supérieure ; et elles s'ornent de tubercules et de dômes en plus grand nombre, à mesure qu'une force plus grande leur derien t nécessaire.
Cloisons transversales. — Chambres aérien^ nés. — On comprendra mieux l'usage des chambres aériennes internes, en se reportant aux figures, dans lesquelles les cloisons transversales ont été partagées en deux parties égales I)ar une section faite sur leur ligne médiane, à où leur courbure est la plus simple. A mesure qu'on s'éloigne de cette ligne de chaque côté, la courbure des cloisons devient de plus en plus compliquée ; et les bords par où elles se terminent dans la coquille extérieure offrent les mêmes découpures, la même structure foliacée que présente le limbe d'une feuille de persil (17).
Dans plus de deux cents espèces connues d*ammonites, les cloisons transversales offrent des modifications agréablement variées de cette expansion foliacée de leurs bords; et dans toutes, il est facile de voir que ces
plagieure cas parait destinée à remplir, par la manière dont elle fend les eaux, les foncuons d'une guîbre ou d'une quille. Dans certaines espèces, comnie dans Vammoniteê lautus, ou voit une quille double, proJuite par un sillon profond qui règne sur la face dorsale, et chacune de ces deux quilles est rendue plus solide par une série de tubercules placés il rextrémilé des côtes transversales. Dans Vammo^ m(et variatu^ où la quille est triple, les deux quilles btérales sont fortiOees par des tubercules, et la quille cf Dtrale n'est qu'une simple arcade convexe.
D'ans l'A. ealena, U faiblesse, quiserait une conséquence de la petitesse des cétes et de Taplatisscmcnt des faces latérales de la coquille, est compensée par l'existence de dômes ou bosselures toutes semblables. Les diverses portions aplaties de la coquille sont supportées par les bords des cloisons transversales qui se distribuent dans tous les sens, undis que les portions soulevées et renflées, tirant de cette construction même une force suffisante, n*oni. reçu aucun autre support. Comme le dos est ttça'enient presque aplati, il est fortement soutenu par des ramifications des cloisons internes.
(17) Le capitaine Smith a vu à <leux reprises différentes un tube cylindrique en cuivre, rempli d'air, et filé au plomb d'une sonde d'une construction particulière, écrasé et romplciement aplati sous la pres-
disDositions ont un but constant, celui de multiplier la résistance sur un grand nombre de points de la surface interne. Nous sa* vonsque lapression des eaux de la mer, même à une profondeur peu considérable, peut faire rentrer un bouchon dans l'intérieur d'une bouteille remplie d'air; qu'un cylindre ou une splière creuse en cuivre mince sont écrasés ; et, comme les chambres aériennes des ammonites ont à supporter des'pressions pareilles au fond des eaux de la mer, il était d'autant plus nécessaire qu'elles fussent pourvues de quelque appareil spécial destiné à les en préserver (17) que suivant la plupart des zoologistes ces mollusques ont vécu dans les grandes profondeurs des mers (18).
Ici nous trouvons encore les procédés de lart humain mis depuis longtemps en œuvre parla nature ; ces supports, qui soutiennent en dedans l'effort extérieur de Teau sur la coquille des ammonites, rappellent, par leur disposition, les étais transversaux qu'emploie l'ingénieur pour soutenir l'arche en bois qui doit supporter la voûte en pierre qu'il veut construire.
Dans toute la famille des ammonites, jamai^ ces su|)ports n'offrent la courbure simple que l'on observe dans les cloisons transversales de la coquille du nautile ; et nous trouvons une raison probable de cette différence dans la minceur comparativement plus Srande de la coauille externe chez la plupart es premières. Il résultait de cette minceur un besoin de supports internes que rendaient inutiles l'épaisseur et la solidité de la coquille du nautile.
Pour fournir ces supports, les bords des lames transversales, au lieu d'offrir une courbure simple, se sont repliés en une variété extrême de ramifications sinueuses et de sutures ondulées.
Ces sinuosités et ces ondulations qu'offrent, dans certaines espëcesi les cloisons à
sien d'environ trois cents brassei d^ean. Une bouteille ordinaire ne contenant que de l'air, et bien bouchée, est écrasée avant d'être parvenue à quatre cents brasses de profondeur. Le même observateur s'est assuré que si l'on remplit une bouteille avec de l'eau douce, le bouchon sera refoulé dans l'intérieur dés une profondeur d'environ cent quatre-vingts brasses. Dans ce cas le liquide refoulé est remplacé par de Teau salée, et il arrive parfois que le bouchon, dont la résistance a été forcée, se trouve retourné dans une position contraire à celle qu'il avait auparavant.
Le capitaine Beaiifort dît qu'il a souvent plongé dans la mer, k plusUe cent brasses, des bouteilles, les unes vides et d'autres remplies d*un liquide. L<'s bouteilles vides étaient parfois écrasées; d^autres fois le bouchon étaK chassé à l'intérieur, et elles rc* venaient pleines d'eau de mer. Le bouchon db celles qui contenaient un liquide était constamment repoussé il rintérieur; le liquide était remplacé par de l'eau salée, et le bouchon se trouvait toujours de retour dans le col de la bouteille, quelquefois retourné, mais non dans tous les cas.
(18) Voyez Lamarck , quî sur ce point dfl9 en la confirmant l'opinion de Bruguières, Anim smu wr* tcbres, t. Vil, p. 635.
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MCnœOSAIRE DE COSMOGONIE
leur jonction arec la coquille externe sont d*une beauté remarquable ; elles en ornent la surface d'un travail des plus gracieux, rappelant des festons de feuillage, ou toutes les délicatesses dune élégante broderie. Il arrive parfois que ces cloisons minces se sont converties en pyrite; et Ton dirait d*un filigrane d*or se jouant au sein da spalh transparent qui remplit les chambres de la coquille (19).
La coquille de YAmmoniitê heierapkyl' lus est un exemple admirable de la manière dont la puissance mécanique de chacune des cloisons transversales varie dans un rapport exact avec la force ou la faiblesse des clivers points de la coquille qui doivent être supportés (19*).
Siphon, — 11 nous reste à étudier le mécanisme du siphon, de cet appareil hydrauli(|ue important à Taide duquel les ammonites modifiaient à leur gré leur poids spécifique. Le mode d'action de cet organe, et la manière dont il admettait ou renvoyait le fluide, paraissent avoir été les mêmes que dans les nautiles.
Nous rencontrons donc en même temps dans toute cette famille des ammonites et des nautiles les mécanismes du siphon, si admirables par leur délicatesse, et la réunion invariable et systématique de la force et de Ja légèreté dans les cavités aériennes.' Ce sont là des preuves frappantes de Texis-
(19) VA. keteroph^Uut est ainsi nommée à caase des lignes qui semblent dessiner à sa surface deux formes distinctes de feuiUages. Le système de découpure est le même que dans les autres ammonites, mais les telle» secondaires ascendantes, toujours arrondies dans les autres ammonites, sont ici plus allongées que d'ordinaire, et attirent Fattention plus qu;; ni! le font les pointes descendantes des lobes.
i^es fi^j^nres que dessinent les bords de Tune des cloisons transversales se montrent reproduites successivement par toutes les autres. Et comme ranimai, à mesure quNl agrandit sa coquille, laisse derrière lui une chambre nouvelle plus vaste que la précédente, il en résulte que les bords des cloisons succesèives u*empiétent point les unes sur les autres et ne s'encbe^'élrent jamais.
Malgré la complication apparente des dessins que Ton observe dans cette ammonite, le nimbre des cloisons n*est que de seize dans un seul tour de la coquille ; et ici, comme dans presque tous les cas, la Leauté et l'élégance de c>es sortes de guirlandes ne connaissent pas d'autre cause que la répétition, à des intervalles réguliers, d'un seul système symétrique de formes, système qui n'est autre que celui que présente séparément le bord de chacune des cloisons transversales. Aucune trace de ces dessins ne se montre sur la surface externe de la coquille.
(19*) G*est ainsi que sur le dos ou carène de la coquille, là où elle est étroite et où la voûte qu'elle forme est la plus puissante, les intervalles qui séparelit les cloisons sont plus grands que partout ailleurs, eC leurs sinuosités sont plus distantes entre elles; mais aussitôt qu^ lt>s parois aplaties de la même coquille viennent à prendre une forme qui offre moins de résistance à la pression du dehors, les sinuosités des cloisons inlenies se multiplient de la même manière que dans une voûte gotiiique aplatie; les cotes so><t plus nombreuses et se distribuent d'une manière |>lu» c:tmpl'.quée que dans les voûtes en Oisive, plus rct^intantes vi plus simples de formes.
On Yo!t se m iltiplirr et s'etcnirc de la même ma-
tence d*un ordre et d'an plan que nous offrent ces débris des races éteintes qui habitèrent les océans anciens ; et il faudrait qu*un esprit fût bien étrangement organisé pour qu'il pût contempler tant d'ordre et de méthode dans les cenvres de la création sa^s remonter à l'action directe, au commandement suprême d'une haute intelligence.
Théorie de M. de Buch, — Indépendamment des usages que nous avons attribués aux si* nuosités des cloisons transversales des ammonites» en les considérant comme des supports qui permettent à la coquille de soutenir Tenort eitérieur des eaux, M. de Buch assigne aux lobes qui, par suite de cette disposition, entourent la base de la chambre extérieure, un autre usage. Il les considère comme les points d'attache qui servent à l'animal pour se fixer plus solidement à la coquille par le moyen de son manteau. Les dispositions de ces lobes varient suivant les diverses espèces d'ammonites, et l'illustre savant a proposé d'établir sur les modifications qu'ils présentent les caractères spéci fiques de toutes les coquilles qui font partie de cette grande famille (20).
Les fonctions qu'assigne M. de Buch aux lobes des ammonites lorsqu'il les considère comme servant à fixer la base du manteau le long du bord des cloisons transversales, ne contredisent en rien ce que nous avons dit de l'utilité de ces mêmes lobes comme
nière les sinuosités suturâtes des cloisons internes dans plusieurs autres espèces d'ammoniti^, dont les faces latérales sont aplaties et exigent que leurs supports soient accrus d'une manière analogue, laLdts aue dans les espèces qui tirent de bi forme circulaire e leurs parois une solidité plus grande, les cloisons n'offrent comparativement que des sinuosités peu nombreuses.
11 est probable que Ton eût pu soutenir de la même manière le tube cylindrique a air de la sonde dont il a déjà été fait mention, destinée à descendre i de grandes profondeurs , en y introduisant des lames transversales construites d'après le même principe que les cloisons internes des nautiles et des ammonites, ou plutêt encore comme celles des orthocératites et des baculites.
(20) Le caractère le plus trancbéfqui sépare les ammonites des nautiles, cVst la place qu'occupe le siphon dans ces deux genres : dans les premiers, en eifet, cet organe occupe cor.slamment la portion dor^ taie de la coquille», ce qui n*a jamais lieu dans les seconds. Cette première différence essentielle en entraîne plusieurs autres. L'animal du nautile ayant son sipnon Ç\\é d'ordinaire vers le etnîre , ou rapp'ocbe de la face ventrale des cloisons successives, se t ouve lixé par conséquent au fond de la chambre extérieure; ce fond est généralement concave, et la lame transversale qui le constitue n'offre d'ordinaire ni dentelures ni sinuosités. Dans les ammonites, au contraire, le siphon étant proportionnellement étroil et toujours placé vers la face dortale^ il suffit lieaucoup moins que celui des nautiles à fixer le manteau en place au fond de la chambre antérieure ; aussi cet organe trouve-t-il un a'.itre mode de fixation dans les dépressions nombreuses qu'off^re le bord de ki cloison transversale, et d'où résulte une série considérable de lobes sur la jonction de cette cloison avec la surface interne de la coquille.
I^ plus intérieur de ces lobes, ou lobe ventral^ est placé sur le bord interne de la coquille ; du c6té opposé, et au lord extwne, est placé le lobettofscî
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ET DE PALEONTOLOGIE.