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hypothèse renouTelée des écoles de la Grèce, et particalièrement de la secte d'£picure.
Ils ont prétendu qae. dans le pnneipe » la matière existait disséminée dans l'espace , à Tétat élémentaire, mo!é«nilaire, nébulaîre, gazéiforme, tous mots synonymes; que chacune des molécules qai composaient cette matière était primitivement tenue en place par Taction simultanée de deux forces : l'une répulsire, la chaleur; l'autre attractive , la ^ravitation ; et enfin, que cette matière diffuse s'étant successivement condensée par la déperdition de la chaleur, a formé tes soleils ou les étoiles, les planètes et leurs satellites, et tous les corps célestes qui remplissent l'espace.
Telle est la théorie générale matérialiste dans toute sa rigueur.
Voyons maintenant à quelles conclusions scien tifiques nous condui t une pareille théoria
L'hvpothèse matérialiste suppose que , dans U princîpe^']a matière existait à Fétat nébulaire ou diffus, soumise à deux forces contraires, le calorique et la pesanteur. Mais cette formule, dans le principe^ n'est-elle |ias une évidente contradiction dans la doctnne qui soutient Téternilé de la matière? Il n'y a pas eu de principe^ il ne peut pas y avoir'eu de commencement à cet état nébulaire et diffus de la matière ; de toute éternité elle est diffuse et soumise à deux forces contraires, la force répulsive, et son antagoniste, la force attractive. Mais alors il s'en suit de trois choses l'une : ou la force répulsive l'emportait sur la force attractive, et, dans ce cas, la matière aurait dû se disperser, s'évanouir sans limite et sans terme dans l'espace infini, et puisque cette prépondérance de la force répulsive est un phénomène qui s'accomplit de toute éternité, de toute éternité aussi a dû avoir lieu cette dispersion de la matière, disjjersion par conséquent illimitée , infinie fomme l^étemité et l'espace; ou bien, au contraire, c'est la force attractive qui prédominait, et alors la matière aurait dû tendre à se condenser en suivant la loi inverse du rarré des distances, et puisque cette condensation dure depuis l'éternitié, cette contraction de la matière devrait être infinie ; ou bien, enfin, la répulsion et lattraction se t)alançaient, étaient de toute éternité égales et contraires, et, dans ce troisième cas, tout mouvement aurait dû être éternellement impossible. Ainsi, le matérialisme ne peut poser la Question d'origine sans tomber dans la plus palpable contradiction, et quand on lui en ferait la concession, il n'en resterait pas moins renfermé dans les limites d'une triple impossibilité.
Ce n'est pas tout : l'hypothèse veut que la force de répulsion domine par l'effet ciu refroidissement ou de la déperdition du calorique, et qu'ainsi l'attraction devenue prépondérante opère la condensation de la maiière. Ici encore il y a une contradiction et une impossibilité. En effet, entre deux molécules matérielles dont les températures sont égales, il ne saurait se produire aucun effet tberœolo^iqne ; or, la matière diffuse étant nécessairement et de toute éternité
également ineandescen:e dans toute sor étendue, tout phénomène thermologique de molécule à molécule était impossible : il n'a donc pu y avoir aucune déperdition de chaleur; l'équilibre entre les températures de chaaue molécule est éternel et doit persévérer à jamais, suivant les lois fondamentales Ïui régissent les phénomènes de la chaleur. >u'est-ce donc que celte déperdition de la chaleur que suppose l'hypothèse? Elle na peut signifier autre chose que la dissémination de la chaleur dans l'espace. Mais l'espace, c'est Je vide absolu, et la chaleur étant, d'après la tnéorie, une propriété essentielle de la matière, il ne peut y avoir chaleur là où il n'y a pas matière ; s'il n'en érait ainsi, il faudrait admettre la matière infinie ou le plein absolu, ce qui serait une absurdité. La chaleur n'a donc pu se perdre dans l'espace.
Est-ce assez de contradictions? Non, rhjrpothèse matérialiste porte encore à la logique une dernière atteinte que nous devons signaler. En effet, elle conclut directement à la solidification complète de toute matière par la déperdition totale de la chaleur primitive. De l'aveu de tous ceux qui 1 ont adoptée, notre état phénoménal actuel tout entier n'est que la série des termes par lesquels le phénomène marche de son origine où de son premier terme qui est la diffusion illimitée et l'incandescence excessive de la matière vers sa fin, vers son dernier terme, qni est la condensation illimitée et le froid absolu. Or, quel que soit l'espace de temps qui s'écoule entre le premier et le dernier terme de ce phénomène général, ce temps est nécessairement et essentiellement limité, puisque ce temps mesure une série de phénomènes dont le nombre est fatalement défini : par conséquent, le phénomène général tout entier a dû nécessairement être accompli de tout temps, puisque la matière est, par hypothèse, éternelle, et que toute durée, quelque longue gu'on la suppose, est touiours et nécessairement nulle par rapport à l'éternité; d'où il suit enfin, comme dernière conséquence, que tout ce qui existe n'existe pas : ce qui est une absurdité métaphysique.
Ainsi, jusqu'à ce qu*il devienne possible d'effacer de l'esprit des hommes le signe spirituel qui répond à l'idée d'infini et qui est la base de toutes les sciences , toute doctrine matérialiste sera nécessairement ou une contradiction scientifique ou une absurdité métaphysique.
G EN KE8 FOSSILES, dédlctiotvs géologiques. — Si nous considérons, dans ses rapports intimes avec la géologie, le genre ramené à sa juste valeur,nous verrons avec évidence que le genre, une fois bien défini, est un caractère positif on négatif d'une grande importance, pour arriver, par comparaison avec les faits acquis à la science, a reconnaître l'âge relatif d'un lambeau de terrain séparé des étages supérieurs et inférieurs qui devraient l'accompagner, ou d'une con* trée sur laquelle on n'a pas de données géologiques. Le tableau suivant fera ressortir cette importance.
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DICTIONNAIRK DE CCS.HOGOME RÉCAPITULATION GÉNÉRALE