Des marais ont remplacé des terrains secs
5. Des terrains secs, à leur tour, ont été transformés en eaux stagnantes.
6. Durant des tremblements de terre, certaines sources ont tari ; d'autres ont jailli du sein de la terre ; des rivières , telles , entre autres, que l'Erasinus, en Grèce, et le Mysus, en Asie, ont abandondé leur lit pour aller reparaître ailleurs.
7. Les eaux de quelques rivières, de douées qu*ellp.s étaient d'abord, sont devenues amères. Telfes sont celles de TAnigre, en Grèce, etc. (376).
8. La forination de certains deltas et de certains dépôts nouveaux a donné lien à la réunion de plusieurs lies au continent: c'est ainsi qu'aujourd'hui Pharos se trouve jointe h l'Egypte, Antîssa à Lesbos, etc.
9. Plusieurs presqu'îles ont été détachées du continent et sont devenues des lies; nous citerons, entre autres, Leucadie, et aussi la Sicile, qui, suivant la tradition, était jadis
!374| Mélamorph. d*OviDE, lib. xv.
375) Eluxie mons est dednctus in œquor. (Y. 267.) Le sens de ce dernier vers est un peu < bscur ; maU considéré par rapport à IVnsemble da sujet, en peut supposer ipf il (ait allusion au pouvoir (festruclcur des torrents, des rivières et des inondalions.
(376) Peut-être esMl fait allusion ici aux effets réftuhaDt du mélange de ces eaux avec celles des sources minérales nouvelles que les tremblements de terre font naître souvent dans les régions volcaniques^
(377) Ceci se rapporte sans doute au dégagement de gaz inflammable qui a lieu dans le territoire de Bakou, à Pouest de la mer Caspienne; à Pietramala, dans les Apennins Toscans, et en plusieurs autres tiens.
(378) La plupart de ces propriétés semblent être tout à fait imaginaires , comme celles qu'actuelleineni encore tant de gens attribuent aux eaux minérales.
, (379) Dans un savant et judicieux essai (De novU insults, cap 19) Raspe a donné à entendre, d*une manière extrêmement probable, que Toriffine de toutes les traditions relatives à certaines *flcs anciennes
réunie au continent par un isthme que U mer a entraîné.
10. Certains pays ont été submergés pat l'effet de tremblements de terre. C'est ainsi que Buris et Hélice, deux villes de la Grèce, ont été ensevelies sous la mer, où on les voit encore, avec leurs murs inclinés.
11. Trézène, dans le Péloponnèse, ofire l'exemple d'un autre phénomène : celui de la transformation de plaines en collines, par l'effort de l'air comprimé cherchant à s'ou-
.vrir un passage.
12. Il est des sources où la températura varie à différentes époques. Il en est d autres dont les eaux sont inflammables (377).
. 13. Certains courants ont le pouvoir de pétrifier et de convertir en marbre les corps qu'ils touchent.
Ib. Il existe des sources et des lacs dont les eaux produisent des efTets délétères, ou possèdent des propriétés médicinales très* marquées (378).
15. Certaines tles et certains rochers, ti^ls que les lies Cyanées et Uélos, ont fini, après avoir été flottants et sujets à dq très-violents mouvements, par rester stationuaires et immobiles (379).
Les ouvertures volcaniques ne conservent pas toujours les mêmes positions ; soit que, par suite des convulsions du globe, certaines cavernes viennent à se fermer et d'autres à s'ouvrir, soit que les matières combustibles qui alimentent leurs feux finissent pars^épuiser, etc., etc. Ainsi , par exemple, il fut un temps où l'Etna n'était pas un mont ignivome, comme viendra sans doute un jour où il cessera de brûler.
Après cette énumération des diverses causes oe changement qui agissent dans le monde inorganique, suit immédiatement la doctrine de la génération équivoque mise en avant pour prouver les changements analogues qui, perpétuellement, ont lieu (larmi les êtres organisés (380).
On ne peut, en général, d'aorès les cosroogonies égyptienne et orientale, ainsi que d'après la version grecque de ces mêmes
de la Méditerranée qu'on prétendait avoir successivement occupé diverses positions avaiii de devenir stationnaires, est due aux changements énormes qui, par suite d'éruptions soos-mariiies et de tremûements de terre, s*étaient opérés dans lem*s foTm^s; — circonstances dont les lies émergées dans les temps historiques offrent plusieurs exemples récents. Dès que les convulsions qui avaient occasionne ce^ changements cessaient, les iles étaient réputées fixes. (380) La supposition que Pvthagore rappoita de rOrient, non-seulement le système d^one succession éternelle de catastrophes violentes et universelles, et de périodes de repos, mais aussi la doctrine des révolutions périodiques résultant do Taction continue des causer ordinaires, n*a rien d'inconqiatible ^tec h mythologie hindoue; en effet, Brahma, VUbiiou et Shiva, la première, la seconde et la iroisicnte personne de la Trinité hindoue, représ<^ntaienl cha eu ne séparément les pouvoirs créateni-s, coiiserra* teurs et destructeurs ae la divinité. I^a coeiîslence de ces trois attributs, agissant tous Rimultanéôient, pouvait trés-bicn s'aceorder avec ridée de c!iangcmants perpétuels , mais partiels, Pt susceptibles de produire à U longue une révolution complète. Qjaant