LA
primitifs, que Dieu aurait crées avant tout» et dont il se serait servi pour former le reste des créatures. Comment, d*ailleurs, se Ggu* rer Teiistence d*un ciel avant la création de rétendue, de Tospace, de Tait, de la lumière et des astres? Ne sont-ce point là, aucoi>traire, les éléments constitutifs d'uû ciel tel que nous pouvons le comprendre? De même, qu*est-ee qu*une terre qui n*a aucune des conditions, aucune des propriétés essentielles h Tètre que nous concevons sous ce terme?
Une preuve manifeste que ces mots ne se trouvent employés ici que par anticipation, e*e8t que les choses qu'ils expriment ne reçurent que plus tard leur origine et leur dénomination. Ainsi, ce fut seulement au second jour que le nom de ciel fut donné à l^étendue et a l'espace que Dieu venait de créer; et au troisième, que la partie lerme du glot)e fat appelée terrif lorsqu'à la voix toute-puisaante du Créateur, les eaux qui la couvraient se furent retirées en un seul lieu et eurent reçu elles-mêmes le nom de mers.
Quant au sens étym(»logique, le mot du texte scHAVATiif, €ietÂXf dérive d'un verbe inusité en hébreu, mais dont l'analogue en arabe désigne Yélévation^ la kauteur. Le nom KmETs, si on veut l'expliquer par l'arai>e, désigne quelque chose de &(m, d'inférieur ; signification qui lui convient d*autant mieux qu'elle forme un contraste parfait avec celle de schamaim, cieL On peut remarquer ici avec quel naturel, quelle simplicité, mais en même temps avec quelle exactitude, Moïse s'exprime dans son récit. On sentira curtout un peu plus bas l'importance de cette observation.