‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 88 sur 216 · CL · texte numérisé non relu

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(Rasavoc). Aussi, non-seulement le Targum et lu rersion syriaqnet mais encore les Septante et la Vnlgate elle-même ont traduit es ce sens eaniremmerwmi Çk9S), En vain Toudrait-on recourir aux idiomes syriaque et arabe, pour attribuer un autre sens à ces mots; les lois de rherménentique s'y opposent ; car elles prescrirent impérieusement dVxpliqucr rbébreu par l'bébreu liii-ocême, toutes les fois qn*il j a possibilité de le faire. Or, il n*y a évidemment ici aucun obstacle.

On sent bien que, donnant au mot mahs- Fcra le sens d^agUer^ nous ne pouvons convenablement assigner à son sujet celui d*e»- ÎrU de Dnu ; la disparate entre les deux iées nous paratt par trop étrange et par trop choquante. Nous voudrions an moins trouver un autre passage de la Bible qui fût de nature à nous foire vaincre notre répugnance. Voilà la cause principale et même unique qui nous a porté à ne voir en cet endroit qu*un simple vent par lequel Dieu agitait la surface des eaux (496).

D^autres traduisent Texpression de Toriginal par le souffle de Dieu ; cette traduction, comme on le voit, tout en rendant servilement la lettre du texte, n'offre aucun sens clair et précis k Pesprit, et elle aurait besoin elle-mAme d*une interprétation.

Mais le sentiment qui attribue aux paroles du texte original le sens rigoureux de Teiptit de Dieu est le plus généralement reçu ; 3e(dndant tous ceux qui le partagent ne Texpliquent pas de la même manière. En effet, les uns, en partant de Tidée que cette npression désigne assez souvent dans fEcnture la vertu divine, qui, quoique invisible, comme le soufBe et le vent, pénètre toute la nature, anime, vivifle et iéconde tous les êtres, veulent qu*elle simifie ici la

fuiêsance créatrice^ c'est-à-dire l'efficace de opération divine qui préparait les eaux de la terre à la fécondité ; et les autres, parmi lesquels on peut compter la plupart des Pères, l'entendent du Saint-Esprit même, inspirant la chaleur et la vie aux eaux dont le monde nouveau devait sortir. Pour nous, nous le répétons, il nous f)aratt difficile de concilier l'idée de l'Esprit- Saiot même, inspirant la chaleur et la vie aux eaux dont le monde nouveau devait sortir. 11 nous parait difficile de concilier l'idée de l'Ësprit-Saint avec aucune le celles

(i95) Gesenius dit à ce sojet (Thetanr., p. 1283) : c LXX. Yolg. Taiig. Pescb. eonîrendêcunt mers conjectura ex conteittt ducta, quae taroen coni relique verbi uso non satis r4>ngniit. i Or, cet usage se réduit aux deux seuls passages de la Genèu et du DeutéronotMe dont le sens est précMmeot contesté. C*est bien plutôt Gesenius luî-méme qui traduit par pure conjecture; car après avoir expliqué le verbe nébren par : fovii puHos avis, incubmî putlis , il ajMite : < Dein vaiUaviî super pullos, > comme si cette dernière signification pouvait eiégétiquement se dédoire de la première.

iiW) Le savant P. Mariana ne paratt pas eroire 4a on puisse douter de la vérité de ce sens, lorsqo^n dit d*une manière si affirmative : < Aer inquie- |os erat : Sriaivos DowRi , id est, ventua a Deo ex-

que Ton peut attacher au mot menkfetk : car^ qu'on l'entende dn mouvem^i ii*Qn oiseau qui étend ses ailes sur ses petits pour les couvrir, on pour les exciter et les aresser à voler; on même de la manière donr il échauffé ses oeufs pour les animer ^ les faire éclore, on ne saurait l'appliquer convenablement à l'Esprit-Saint Si toutefois le respect si légitimement dû au témoignage des samts docteurs de l'Ef^ise nous portait k embrasser leur opinion sur ce point, nous ne pourrions le fSure qu'en prenant les paroles du texte biblique, non point dans le sens littéral, mais dans le sens spirituel.

y. Le mot jour^ en hébreu toh, setronve répété deux fois dans le verset cinquième, et pris évidemment dans deux sens différents. D'abord, il est oonaidéré comme sj" noujrme de lumière, puisqu'il est dît : Et Ihsu appela ta lumière jour. C'est 1« partie du temps où il fait clair, et que les Latins ont exprimée par dîA. C'est en ce sens en* core qu'il est pris dans Zaekarie^ ch. xjv, vers. 7, et peut-être aussi dans /o6, m, 5< £n second lieu, il est employé comme une certaine durée de temps^ resMce qu'embrasse le soir réuni au matin, om 1 espace de vingt' quatre heures, qui chez nous est compris entre midi et minuit, et minuit eV midi ; c'est le vut6éfttpav des Grecs.

On a voulu entendre ce mot pris dans le dernier sens, d'un long espace de temps in« déterminé, d'une /ipofve. Mais on n'a pas considéré qu'il faudrait nécessairement dans ce cas que le mot hébreu fût au pluriel. Anssi est-ce avec raison que Rosenmûller conclut du récit de Moïse (ju'il serait difli*' cile d'exprimer d'nne manière plus précise et plus claire, qu'il s'a^ptici d'un ^'oiif as* /tire/, et nullement d'un espace qu embrasserait un grand nombre de jours ou d'années (497). On prend, il est vrai, assez souvent dans l'Ecriture le mot jour pour un moment ou uii temps indéterminé, ce qni < lieu également dans les autres langues; mais alors il y a toujours dans le contexte Quelque indice de cette accej^tion ; ainsi on cfit fréquemment : un jour y il iC arriva que ; un jour viendra: au jour où ; pour à un cff' tain temp$f il arrivera; un temps, un moment viendra: lorsque. Nous n'insisterons pts davanta^je sur ce point ; il ne saurait, à notre avis, offrir une difficulté sérieuse à un bébraïsant (496).

dlatus, sine adiectîoue Domiai manilndinan Mrii ^U8 intelligit : Pm/ni. lxvii, motu Dei rnorn fi»9^- Itaque vastus spiritus et aer rsncBATun, agitalniur * id proprie signidcat hebraicum sic liet»raeu& (kioicla} merahepheth significal molionem et agitaiionem,i (/* Gen. SchoL^p. 2.)

(497) f Dtem mtelligendum esse naturalem, n^ que vero plurium si^e dierum, sive annorun spi' tium, viz disenius dedarari potuit bac formab. > (Schol. in Geji., i, 5.)

(498) Quelques inierprètes donnent encore f^ preuve ce passage de I £xode : c Pendant six )0ht9 lu pourras travailler... mais le se^èoDe est na joar de repos qui doit être consacré à rEiernel ton Diec* Car, en six jours rEteriiel a fait le ciel, la terre, la mer, et tout ee qu'ils contiennent, et il t'en re-

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