‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 91 sur 216 · NÉBULEUSES · texte numérisé non relu

NÉBULEUSES

Après avoir cité un passase de Herschell le fils, sur les nébuleuses, M. Godefroy ajoute :

n Bientôt nous suivrons l'illustre astronome dans son développement du magnifi' que problème^ comme il l'appelle. 11 nous suffit présentement de savoir que la science, proclame que les vraies nébuleuses ne font naître l'idée d'aucune étoile, et que l'existence de la lumière est antérieure à la formation des globes lumineux; car les astronomes ne mettent pas plus en doute la transformation future des nébuleuses en étoiles

/S06) Exposition du système de monde^ p. 410 et (507.) Théorie delà terre t Revue des Deuo^Mondes^

que Vétat antérieur de nébulosité de$ étoiles existantes (508). »

Ces astronomes là ont une foi robuste qui ne le cède qu'à celle ^e M. Godefroy a mise en eux.

« Mais, remarquons- e bien , ce n*est pas seulement dans cette production de la lumière avant la formation du soleil et des

. étoiles que la cosmogonie de Moïse est si digne de toute notre attention. Ce qui étonne encore , c'est de voir l'historien de la créa-

. tion nous parler des opérations de la nature

Îui ont préparé la naissance de la lumière, a matière créée était vide et vaine , impalpable et divisée jusqu'à l'annihilation, et des ténèbres universelles régnaient sur la face de l'abîme. Cependant le principe calorifique, jusque-là confondu dans la masse moléculaire, sedégageait, s'envolait au-dessus de l'abîme, qui se condensait, qui se liquéfiait, SUPER aquas: l'Esprit de Dieu, un principe mystérieux, se portait au-dessus de l'abîme fluide pour vibrer à sa surface. Et c'est alors qu apparaît la lumière : Et

FAGTA EST LUX. >»

La masse moléculaire , divisée jusqu^ à V annihilation^ renfermait du calorique {Spiritus Det), ce calorique se porte à la surface de l'immense masse [ferebatur super aquas) et devient lumière (et facta est lux). Cette incommensurable masse , d où devaient sortir notre système solaire , toutes les étoiles et tous les systèmes d'étoiles ou nébuleuses connues et inconnues, avait un dian;4t7« qui effraye l'imagination En vertu de quelle loi le calorique se portait-il à ^a surface? où allait-il ? y a-t-il aujourd'hui une déperdition de calorique à la périphérie du soleil, des étoiles? Il vous faut une condensation, une liquéfaction ; pour cela vous admettez un dégagement de calorique; mais a-t-il pu y avoir réellement un pareil dégagement? vous l'affirmez le plus gratuitement du monde. Le dégagement de calorique tous amène à un dégagement de lumière; celte lumière pour vous, c'est le calorique qui entre en vibration à la surface de la masse fluidiforme. On ne voit pas la raison, dans votre système , de votre appréciation de la sublime parole : Dixitque Deus : fiai lux^ et facta est lux. « Lan^a^e solennel et tout divin, dites- vous, mais Tangage significatif , parce que la lumière est le premier produit de la création. « L'existence de la masse moléculaire , dans les dimensions que vous savez, était pourtant un assez joli produit. Et le calorique donc? 11 n'y en avait pas mal , je suppose.

M. Godefroy nous fait l'honneur de rappeler une appréciation que nous avons portée sur la théorie astronoraico-chimique que ff beaucoup d'esprits du premier ordre, disons-nous à la page 273 de la S' édition de notre Nouveau Traité des sciences géotogiques , appellent grande et simple. » Sans doute, pourvu que l'on rejette la cosmogonie

1" juU. <855.

(508) Expoi^du sffUhne du monde^ *i. S96

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El DE PALEONTOLOGIE.

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