‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 93 sur 216 · PS · texte numérisé non relu

PS

ait eu qi^^me incommensurable nébuleuse, divisée par l'altraction en nébuleuses secondaires ; il prétend le prouver par le texte de TEcrilure, et le confirmer par ce qui s*est dit et écrit depuis Herschell sur les nébuleuses, lesquelles, comme on sait, sont devenues nulles aujourd'hui, de problématiques qu'elles avaient toujours été (Voy, l'ar-

- iticie Nébuleuses] : c'est là aue nous discu-

' terons les idées de M. Godeiroy, de M. Marcel de Serres, etc.

M. Godeiroy passe ensuite à la formation des planètes et du soleil. Le mouvement gyratoire imprimé à la nébuleuse d'où doit sortir tout notre système planétaire , détache successivement des anneaux à Téquateur de ce globe nébulaire ori^^inel. De là le soleil et

• les planètes. Voy, PLàNÈTES.

A Torigine, c'est-à-dire aux temps décrits par les premiers versets du i" chapitre de la Genèse^ ou autrement à la première époque génésiaque, il n'y avait qu'une masse unique dont les éléments devaient constituer tous les mondes existant aujourd'hui dans l'espace. Il a fallu faire au second jour la part des cieux, qui dut être la grande part, et la part de notre globe terraqué. C'est ce que dit Moïse par les eaux en dessus du firmament et les eaux en dessous de ce même firmament. M. Godefroy veut que ce soit le firmament, c'est-à-dire l'attraction qui ait fait ce partage. Il suppose, dans la masse

> immobile des éléments originels, d'innombrables centres d'attraction, de manière que chaque masse particulière se condensait sur place, en agglomérant les molécules qui se trouvaient dans les limites de sa sphère d'attraction, et s'isolant ainsi des masses voisines. Qui est-ce qui détermine ces centres d'attraction? aucune loi connue. M. Godefroy imagine cela pour la commodité du système. Mais il y a dans le texte : Fiat firmor tnentum in medio aquarum et dividat aquas ab aquis. Or, le firmament c'est l'attraction, les eaux sont la grande masse moléculaire. Il faudrait être bien difficile pour ne pas admettre comme conséquence d'une interpré-

. tation aussi lucide qu'il s'établit des centres d'attraction dans ladite masse primitive.

Voilà donc l'attraction, ou mieux encore le faisant tenir ferme au centfe^ suivant la traduction nouvelle du firmamentum par M, Godefroy, qui divise en agglomérations infinies la masse moléculaire originelle; si, à présent, vous tenez à arranger le septième

. verset avec ce procédé cosmogonique , vous vous en tirerez comme vous pourrez.

Et fecit Deus firmamentum^ divisitque aquas quœ erant sub firmamento^ ab his quœ erant super firmamentum. Qu'est-ce que diviser les eaux , c'est-à-dire les agglomérations de matière nébulaire qui étaient sub firmamentum^ c'est-à-dire au dessous de l'attraction, d'avec les eaux ou agglomératioiis de nMttière moléculaire quœ erant super fir-

(Sit) Version des Septante (itc irvvotyi^ynv fuov ). (515) Le sens que présente PHébrea n'est pas restreint et limité comme celui ottert par la Yulgate.

mamentum^ qui étaient au-dessiis deVatlraction?

Quoi qu'il en soit , pour M. Godefrey, l'agglomération au-dessous de l'altraction, c'est notre globe terrestre, comme nous allons le voir dans le chapitre suivant.

Avant de passer à 1 œuvre du Iroisième jour, M. Godefroy nous donne ses idées sur l'origine des comètes, des nébuleuses el sur la formation des planètes et du soleil de notre système. Nous renvoyons aux articles Comètes, Nébuleuses, Plâhètes, Soleil.

Arrivons au récit du troisième jour génésiaque. M. Godefroy le commente de la manière suivante :

« Le troisième jour, les eaux délachtede l'abîme originel pour être en firmamenl audessous, constituent une masse unique, une conglomération unique ; et c'est du scinde cette conglomération unique sous le ciel que surgit le globe déjà consolidé de la terre.

« Les deux premiers jours, la lumière T^ nait remplacer les ténèbres sur la face de 4'ablme de la création, tandis que le firmament agissait au centre de ce même abîme qu'il divisait en abîmes distincts et sépara. Mais voici qu'il nous est révélé que, sous le ciel, il n'y eut qu'un seul abîme; que les eaux en firmament au-dessous constiluèrenl une seule et unique conglomération, ooe congrégation unique, une syti agogue niçrs; et que le globe terrestre, appelé ici \im^ fut le produit du firmament , t^ii au ifito de cet abîme unique sou» le ciel : I^Wtero Deus : Congregentur aquœ^ quœ sub céo iwiij. in locum unum (m congregationem uwcm, w synagogam unam) (51 2J : et apmreol orido. Et factum est ita (Gen. i, 9] . « Alors Dieu dil: « que les eaux sous le ciel n'occupent qu un tf seul lieu, et que les eaux ne forment socs « LE ciel (513) qu'une seule congréxato « qu'une synagogue unique; et que la»

« apparaisse. Et il fut fait ainsi.»

« Dans le récit de l'œuvre du troisièffle jour, il n'est plus question que des eaux m firmament au-dessous ; et c'est du milieu* ces eaux séparées des eaux en firmamenla*' dessus , c'est du nilieu de ces eaux sous » ciel que le noyau solide, le ferme, apparwt^ Mais remarquons qu'il est spécifié que '^ éléments séparés des éléments du ciel inm conOnés dans un seul lieu, pour ne compost qu'une seule et unique agglomération, ub« synagogue unique, in locum tinum, in *iNJ" gam unam. Moïse, dont la mission spécia)'? était de nous révéler les origines du globeQO« nous habitons, ne nous parle que de lag'!^ mération de ces éléments sous-célestes. S4|S en notant que les éléments qui ne sont pas i<^ éléments du ciel furent con^^lobés en sToagogue unique, pour n'occuper quun>«C' lieu sous le ciel, pour ne constituer (i^^^ seul système sous-célesle , fl nous donne « entendre qu'il n'en a pas été ainsi pour i^* éléments constitutifs du ciel, pour les «i*^"

Dans l'orî j;inal il n'y a point de proposition iac^»!^ Texpression sub cœlo n*esl point Siccom^sfi» •■ mots qnœ stmt, ((Godefroy.)

GOD

ET DE PALEONTOLOGK.

GOD

ments qui composent le firmament du dessus, altitudmii firmamentum^ le firmament, qu'il appellera bientôt le firmament du ciel, frmamenium cœli. Cette épithëte ou cette dénomination de coni;lomération unique appliquée au firmament du dessous, aux eaux constituées en firmameht sous lb ciel, par opposition au firmament du dessus, aux eaux constituées En fibmamettt d'eti haut, Et FiBMAifB5T DU CIEL, ccttc quallficatiou distinctive n'a plus aucun sens, du moins dans^sa signification relative, si elle ne sert à. marquer une différence essentielle dans le mode f l'agglomération ; si elle n'indique qu'à Topposite des choses terrestres ou des éléments sous le ciel (51^), les choses célestes ou les éléments du firmament du ciel ont constitué une infinité d'agglomérations distinctes dans l'immensité de l'espace.

« Mais Toici qu'en même temps il nous est révélé que les éléments qui englobent l'aride ou le noyau solidifié de la terre sont les éléments qui composent aujourd'hui toutes les mers du globe, au milieu desquels s'était effectuée cette solidification du globe terrestre. Voici qu'il nous est révélé que ces eaux extérieures du troisième jour sont les paux de toutes les mers et de tous les fleuves, qui passent, à leur tour, de l'état de Tapeurs a l'état d'aggrégation , de condensation, en se déposant à la surface du globe terrestre solidifié le deuxième jour, à la surlace du globe terrestre fah* firmament ▲c MILIEU DBS BAUX : Et vocavU Deus aridam ierram, eongregaiionesque aquarum appeltmcit maria : n Et Dieu donna à rélement m aride le nom de terre ; puis il donna le « Dom de mer aux amas des eaux, aux con- « eréjgations des eaux. » Ainsi se termine la relation historique de la première partie de Fceuvre du troisième jour» avec la formule sacramentelle ordinaire : « Et Dieu vit que « cela était bon : Et vidit Deus quod e$$ei banmm { Gen. i, 10). v

« Ici nous ne devons nous occuper que de ce qui est relatif à la constitution jihysigue du êlobe terrestre. Or, sur ce premier point, seul accessible aux investigations de la science, sur le double phénomène de la condensation des eaux à la surface de la terre et du surgissement de cette surface au-dessus de son enveloppe liquide, il n*^ a plus et il ne peut plus y avoir qu'une voix parmi les savants. Toutes les toéories modernes amènent à cette conclusion, qu'à cette épo-

aue les eaux de toutes les mers et de tous les enves étaient tenues en diss<tlution dans Falmosphère, qui devait occuper une grande étendue autour de la terre ; que les eaux sont le dernier produit de la condensation de la matière originelle ; que ce ne fut qu'à la dernière épajue, ou après l'entière solidification de la surface du globe terrestre, que les eaux, jusque là retenues à l'état de vapeurs, purent enfin se condenser et se déposer à cette surface

« Les eaux du troisième jour s*agglomérèrent dans un seul lieu, pour ne constituer qu'une seule conglomération ; et c'est du sein de cette conglomération unique sous le ciel que surgit ensuite le globe déjà consolidé de la terre : Et appareat arida^ et rocotit Deus aridam terram. Puis, voici que l'historien de la création ajoute qu'à l'apparition de la terre, les eaux furent distribuées dans les divers bassins des mers; ce qu'il exprime en disant que Dieu donna aux amas des eaux, aux congrégations des eaux, le nom de mers, congregationesque aquarum appellatit maria.

« Considérons tout d'abord, en n'envisageant plus le récit historique que sous son point Je vue spécial, par rapport à la terre et à sa constitution physique, considérons que ce précis synoptique fait état de deux opérations distinctes et successives : de la condensation ou de l'agrégation des eaux élémentaires à la surface du globe terrestre fait firmament au milieu de ces mêmes eaux; et de révulsion de ce firmament inférieur appelé ici élément aride, ou de l'émersion de l'élément central consolidé dès le deuxième jour. Que les eaux du firmament sous le ciel s'agglomèrent dans un seul lieu, qu'elles ne constituent qu'une seule songloméralion, in locumunum, in congrégation nem unam ; c'est la première opération. Et que l'élément aride paraisse, et appareat arida ; c'est la seconde opération. La première opération, ou la condensation des eaux élémentaires à la surface de la masse solidifiée du noyau central, détermine leur nouvelle modalité ou leur liquéfaction. Et la seconde opération, ou révulsion de la masse solidifiée au-dessus de la masse liquéfiée, détermine la division de cette cohorbcatioh OHiOGE des eaux en co9i«Ré6ATiON8 multiples ; dernière opération qui constitue l'état physique du globe terrestre, d'où résultent les dénominations distinctives de mers et de continents : Et vocatit Deus aridam terratiHf congregationesque aquarum appellavit maria.

« Le troisième jour, les eaux du dessous, c'est-à-dire les eaux séparées des abîmes

f>réj)arés pour les deux, ces eaux sous céestes, placées le deuxième jour sous l'influence du FAISANT TENIR FERME, COUtinUCUt

d'obéir à l'action de cette force centrale qui agit en dernier lieu à la surface : et ces eaux du troisième jour se condensent en s'aggloméraiit, congregatione spissata^ autour ou à la surface du globe terrestre fait firmament dès le deuxième jour, ou en même temps que les globes célestes, etenim firmavit of" hem terrœ^ parata sedes tua ex tune. Hais, parce que l'agglomération de ces eaux princi[»es est la cause efficiente de leur liquéfac* tion, parce que cette agglomération est l'o* pération même qui détermine leur transmutation en une masse aqueuse qui enveloppe l'aride ou la masse solide, $em

(5U; uus le siéde de Voltaire on n*aarait pas Aujoord^boi le bons sens public ferait iastice d' .«driié de noas demander si la leire est seut lecieL paralle objection, (Godefrov.)

GOD

DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

longe laleque subsidens^ Moïse ne distingue que par son universalité, il ne distingue que I)ar sa qualification de seule et unique cette eonglomération primitive, des conglomérations qui constituent les mers ^ l'appaeitiok

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