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DICT ONNAIRE
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le remarque saint Ambroiso [De Isaac et animât c. 8) : « Nous sommes des âmes, dil-il; uos membres sont nos vôlements; il faut conserver les vêtements, de peur qu'ils ne vieillissent ou ne se déchirent; mais celui qui en fait usage doit se garder et s^ conserver lui-même avec beaucoup plus de soin. » t
De même- on doit fuir, plus que tous les maux, la mort de Fâme par la privation de la grâce. Ecoutons ces paroles cnaleureuses de saint Jean-Chrjsostome : « Ce mal est au-dessus de tout ce qu'on en jMiut dire. Cette Ame, temple de Xésus-Christ^ JEnrgane de son ISsprit-Saint, sanctuaire oiilant de mystères se sont accomplis, vous en atez fait un sépulcre! vous avez transformé les membres du Christ en un infâme tombeau T Quelle source de larmes, quels gémissements pourraient pleurer un si grand malheur? Répon« dez, je vous prie : Si Ton voyait en celte ville un homme porter de rue en rue un cadavre infect, qui ne prendrait la fuite? Vous êtes vous-même cet homme, et c'est ainsi que vous portez en tout lieu une âme morte et accablée de néchés. N'est-ce pas plus affreux encore? » (Hom. 74., in Matth,)
Non-seulement notre âme, mais toutes les âmes rachetées par le sang de Jésus-Christ, doivent nous enflammer d*une sainte ardeur, et rien ne doit nous arrêter pour les vivifler par la grâce. C'est là l'esprit sous Tinspiration duquel les hommes apostoliques ont parcouru tous les endroits de l'univers, pour ' gagner à Jésùs-Christ des âmes, même au ' prix de leur sang. C'est par cetesprit que les prélats et les docteurs de TEglise s'efforcent, par leurs paroles et leurs écrits, de conduire les âmes dans la voie du salut. C'est par cet esprit que les âmes saintes, qui font de Dieu leur uniaue occupation, cherchent avec ardeur, par leurs ferventes prières et leurs rigides mortiCcations, à procurer la vie et le salut des âmes. Ainsi sainte Catherine de Sienne disait en extase è son divin Époux : « Puissé-je,'touten conservant Tunion de votre amour, être placée à l'entft^'/d® l'enfer, pour en fermer l'ouverture, ^ UMinière que personne ne puisse désori^^ y entrer; je serais au comble de la joie de pouvoir ainsi sauver tous mes proches, r^
Dieu nous vivifie par sa grâce : par elle il habite spécialement en nous , et il nous justifie par son amour et par cet ineffable bienfait : Aimon$ donc Dieu à notre tour , puisqu'il nous a aimés le premier. {I Joan, IV, 19. ) Préparons-lui une demeure , et ne laissons pas s'éloigner un hôte aussi sublime. Si la présence de Dieu en nous excite plus de crainte que d'amour , rappelons-nous qu'il est notre Père , et nous ne jiourrobs retenir l'expansion de notre amour llUaJ. Si, lorsque nous pensons qu'il e^l notre Père, le respect arrête l'amour, so'avenons-nous qu'il est notre Époux, et nous serons transportés d'amour. Pour acquérir cet àmo.tti^ de Dieu , ou pour le conserver , une fois 'acquis , il faut prier : -car c'est là
le don de la grâce divine , auquel les apôtres se pr(^f»arcTent pcnJ«int dix jours dans le Cénacle. ( AcL i, 1^. ) H faut : 1' Prier ; 2" prier tous ensemble; é" prier avec Marie, mère de Jésus , et avoir confiance en son intercession; 4° prier humblement et recon» naître ses infirmités ; 5" prier dans le secret de sa demeure , afin d'exciter sa dévotion ; 6** prier avec persévérance , et préparer h Dieu l'habitation de son cœur. C'est ain.<i qu'il allumera dans nos cœurs le feu de l'amour du Saint-Esprit.
Toute vie aime à exercer les opérât ons vitales qui lui sont propres ; et comme la grâce est la vie surnaturelle de l'âme, l'opération doit nécessairement répondre à la grâce. Or celte opération consiste dans les actes et l'exercice des vertus. <i La vie spirituelle, dit Avarez de Paz ( De vil. spir.j 1, I. ii, c. 5), n'est autre chose que l'exercice des bonnes œuvres ; exercice par lequel nous servons Dieu pour Dieu, nous progressons dans la vertu et la sainteté, et nous méritons cette vie bienheureuse pour la<|uelle nous avons été créés. » Les textes sacrés nous en fournissent des preuves : Le royaume des deux souffre violence^ et ce sont les violents qui remportent. {Matth. xi, 12.) Courez de ma-' nière à remporter le prix ( / Cor. ix, 24. ) Le Chrétien doit donc se faire violence et courir dans la carrière, afin de ravir le royaume des cieux et de recevoir une couronne incorruptible : et il arrive à ce résultat par l'exercice des vertus, ( Yoir le mot Vertij. j
GRÉGOIUE LE GRAND ( Saint ), d'une illustre famille romaine, fut préleur Je Rome en 573. Le mé|)ris des grandeurs humainei le porta à se retirer dans un monastère , qu il avait fait bAiir sous rinvocation de saint André. En 584, il devint secrétaire du Pape Pelage II, auquel il succéda en 590. Il termina saintement sa vie le 12 mars 604. De . totas les Papes, saint Grégoira^st celui dont il nous reste le plus d'écrit|Bn| principaux :^pmii 1** Son Pastoral; c'^|^M traité dos "devoirs des pnsteurs , et l'on iwlKiuralt trop leur en recommandur Ja leclMre;- 2** Des JJomélics ; — 3" Des Coimneni^ires sur Jo6, pleins de leçons propres à foniftir les mœurs: ce oui les a fait a()[)eler les Morales de saint Grégoire; — 4" Des Dialogues sur les miracles de plusieurs saints d Italie; — 5* Douxe livres de lettres.
GRÉGOIRE DE Nysse (Saint ) , évèque de cette ville, naquit en tappadoce vers 331. Frère de Basile le Grand, il se montra digne de lui par ses vertus et par ses talents. 11 s'appliqua de bonne heure aux belles-lettres et acquit une profonde érudition. Il se livra particulièrement è Tétude des saints livres. Elevé sur le siège épiscopal de Nysse en 372, il signala son zèle contre les hérétiques, qui vinrent à bout de le faire exiler par l'empereur Valens, en 374. Il fut rappelé par Théodose en 378. 11 assista ensruite W concile d'Antioche et à celui de CQtistahhnople, en 38t. Cet illustre saint mourut en 39G, dans un âge furt avancé, avec le sur-
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