‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 116 sur 186 · GUY · texte numérisé non relu

GUY

nom (le Père des Pères. Ses ouvrages ont éié publiés en 2 vol. in-folio. Les principaux sont : 1" Des Oraisons funèbres; — 2° des Sermons ; — 3* tics Panégyriques, des saints ; - i" dos Commentaires sur l'Ecriture; — 5"* Des Traités dogmatiques.

GRÉGOIRE DE TOURS fut le plus bel ornement de TEglise de Tours après saint Martin. Gilles, archevêque de Reims, le sacra évoque de Tours en 573. Par son zèle il fil fleurir la religion et la piété. Il rebâtit sa cathédrale fondée par saint Martin, et plusieurs autres églises.

L*histoire nationale et ecclésiastique lui est redevable de monuments cjne rien ne peut remplacer pour jeter du jour sur les événements duv'etYi* siècle; mais sa sainteté lui a donné un bien autre lustre , elle était si éminente , qu'il ût plusieurs miracles de son vivant; et si modeste qu'il les attribuait au mérite de saint Martin. Ses œuvres ascétiques sont : 1" Deux livres de la Gloire des martyrs ; — 2° un livre de la Gloire des confesseurs ; ^ S'' quatre livres des Miracles de saint Martin ; — 4» un livre des Vies des Pères. Ses livres sur la Gloire des confesseurs et la Vie des Pères sont ceux qui intéressent le plus ceux qui pratiquent la vie spirituelle.

GRENADE ( Louis de ) , né Tan 1504 à Grenade, prit l'habit de Saint-Dominique, et l'illustra par ses vertus et par ses écrits. La reine Catlierine , sœur de Charles-Quint , lui offrit le siège de Prague , mais il le refusa , et y Qt nommer à sa place le pieux don Bartbélemi des Martyrs. 11 mourut en 1588. Ses ouvrages ascétiques soM : l** Le Cruide des pécheurs ;— "^ \q Mémorial de la vie chrétienne , 3 vol. ; — 3' un Catéchisme , i vol. ; — i' un Traité de V oraison , 2 vol. Ces ouvrages ont été traduits ^en français

f)ar Guillaume Girard , archidiacre d'Angouéme. Louis de Grenade est un des maîtres de l'ascélisme

GRIFF]ST.( Henri ), Jésuite, prédicateur du roi , né à Moulins en 1698 , mourût eo 1771 à Bruxelles , pù il s'était retiré apfès la suppression. de la Société en France. Ses ouvrages sont fort nombreux et dans tous . l*is genres. Pârixii ses livres de piété , on remarque soti • Année chrétienne ^ 18 vol. in-ia.

GUIGNES, cinquième général des Chartreux, naquit dans le xr siècle au château de Saint-Romain en Dauphiné. Il gouverna son ordre pendant trente ans avec beaucoup d'attention et de sagesse, et s'acquit . une grande réputation par sa piété, son . éloquence et son érudition. Il a laissé un livre intitulé : Statutaordinis Carthusiensis^ in-fol., et des Méditations^ in-12, dans la Bibliothèque des Pères.

GUILBÈRT (Pierre), simple clerc, précepteur des pages du roi, né en 1691, mourut en 1759, laissant plusieurs ouvrages historiques. Ses œuvres de piété sont : V Jésus au Calvaire^ 1731 ; — 2* une Traduction de Vamour pénitent. 3 voK in-12.

GUILLAUME, profès de Saint -Nicaisé,

élu en 1119 abbé de Saint-Thierry, naquit, à Liège, d'une famille noble, vers la fin du XV siècle. Il fut étroitement lié d'amitié avec saint Bernard, qui lui écrivit plusieurs lettres et lui dédia son Traité de la grâce et du libre arbitre. Il abdiqua en 1133 et embrassa l'institut de Cîteaux à l'abbaye de Signy, près de Mézières, où il composa ses ouvrages. Ce fut lui qui sonna l'alarme contre les nouveautés dAbailard et le mit aux prises avec le saint abbé de Clairvaux. Il mourut 5 Signy vers 1150. Ses ouvrages ascétiques sont : l"" des Méditations insérées dans la Bibliothèque des PèreSy Lyon, 16*77; — 2"* De natura et dignitate amoris, dans les Œuvres de saint Bernard ;— 3* des Commentaires sur le Cantique des cantiques^ dans la Bibliothèque de Cîteaux ;—&•'' la Vie de saint Bernard^ dans les Acta sanctorum.

GUILLAUME d'Auvergne, évêbue de Paris, gouverna sagement cette Eglise, fonda des monastères, opéra des conversions par ses sermons, et mourut en 1248. On a de lui des Sermons et des Traités sur divers points de morale et de discipline, recueillis en 2 Vol. in-foK, 1674.

GUILLAUME de Paris, archevêque de cette ville, depuis 1228 jusqu'en 1245 , fit de grands efforts jpoiir faire fleurir les lettres eu France, Il avait des connaissances variées, il avait approfondi Platon et Aristole; mais il possédait encore mieux la science de Dieu; il a laissé aux Ames pieuses d'excellents ouvrages à méditer^ entre autres VAbrégé des vertus ; le Livre de la ' pénitence ; le Cloître de Fàmt ; la Profession du novice. Ces ouvrages s'adressent surtout aux religieux.

GUYON (Jeanne Bouvier de la Motte, dame), née à Hontargis, en 1648, de Claude ' Bouvier, seigneur de La Motte-Vergonvilie» ^ maître des requêtes. Elle voulait se con- ' sacrer au cloître ; mais d'afirès les instances de ses parents, elle épousa, à T&ge de seize . ans, le fils de l'entrepreneur du canal de Briare, appelé Guyon. Devenue veuve à' 'vinçt-cînc| ans, avec de la beauté, du bien« de Ta naissance et un esprit fait pour le monde, elle donna dans une spirifoalité singulière, où l'on crut reconnaître les traces du quiétisme. Un voyage qu'elle fit à Paris, la mit à môme de lier connaissance avec d'Arenthon, évoque de Genève, qui, touché de sa piété, rappela dans son liiocèse. Elle s'y rendit en 1681, et passa ensuite dans le pavs de Gex. 11 y avait alors dans cette contrée un Lacombe, Bàrnabite savoyard, directeur fameux, qui communi-

3ua ses idées à madame Guyph, et tous eux se mirent à prêcher le renoncement ; entier à soinnème, le silence de l'Ame, l'a- . néantisseoi^nt de toutes les puissances , nne indiSâénce totale pour la vie ou la mort , pour^ le paradis ou l'enfer. Cette vie n'était , en suivant la nouvelle doctrine, qu*ime anticipcUion de Vautre^ qu'une extase sans réveil. L'évéqne de Genève, instruit du progrès que faisaient ces deux apôtres d*une uijsiicite suspecte, les chassa l'un et Tauli u

Page 1