‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 118 sur 186 · HER · texte numérisé non relu

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la danse. L.eurDOin peut être aenve du grec cXiXQy ce qui tourne^ et oa le leur avait probablemeut donné à cause de leurs danses en rond.

HÉLYOT (Pierre), religieux de Saint- François, né à Paris en 1660, mourut en 1716, à Paris, flgé de cinquante-six ans, nprès avoir occupé différents emplois dans son ordre. 11 était aussi pieux que savant. On a de lui quelques livres de dévotion, dont le plus connu est Jée Chrétien mouranif in-12.

HHNRf Q'UBiif ABU , théologien du xn' siècle, natif de Tburin^e, de Tordre des Ermites de Saipt-Augustm, a laissé divers ouvrages de piété dont on ne connaît plus même les titres.

HERNUTES ou Hbrnuters.-^ Les hernutes ou hernuters étaient une secte d*enthousiastes, introduite de nos jours en Moravie, en Hollande et en Angleterre. Les partisans sont encore connus sous le nom de Frères moraves; mais il ne faut pas les confondre avec les Frères de Moravie ou les huitérites^ qui étaient une branche ii' anabaptistes. Quoiaue ces deux sectes aient quelque ressemblance» il parait que la plus récente, celle dont on parle ici; n*est point née de la première. Les Aemu^e« sont aussi nommés zinzendorfiens par quelques auteur^. On retrouve dans leur doctrine plusieurs traces du faux mysticisme. Le A^mti^i^fTie doit son origine et ses progrès au comte Nicolas*Louis de Zinzendorf, né en 1700, et élevé à Hall dans les principes du quiéti^me. Sorti de cette université en 17S1 , il s'appliqua k l'exécution du {)rojet qu'il avait conçu de former une société, dans laauelle il pût vivre, uniquement occupé d exercices de dévotion dirigés à sa manière. Il s'associa quelques [personnes qui étaient dans ses idées , et il établit sa résidence à Bertholsfort dans la haute Lusace, terre dont il fit l'acquisition. —Un charpentier de Moravie,, nommé Christian David, qui avait été autrefois dans ce pa^s-là, engagea deux ou trois de ses associés à se retirer avec leurs familles à Bertholsdorf. Ils y furent accueillis avec empressement; ils y bâtirent une maison dans une forêt, à une demi-lieue «Je ce village. Plusieurs particuliers de MoraviCt attires par la protection du comte de Zinzendorf, vinrent augmenter cet établi»semeat, et le comte vint y demeurer luimême. En 1*728, il y avait déjà trente-quatre maisonjn, et en 1732, le nombre des habitants était de 600. La montagne de Hutberg leur donna lieu d*appeler leur habitation But- Der-Herny et dans la suite Hernut, nom qui peut signifier la garde ou la protection du Seigneur ; c*est de là que toute la secte a pris le sien. — Les hernutes établirent bientôt entre eux la discipline qui y règne encore, qui les attache étroitement les uns aux autres, qui les partage en ditTérentes classes, qui les met dans une entièru dépendance de leurs supérieurs, qui les assi^eltit à des pratiques de dévotion et à des menues régies sem- Uables à colles d*un institut monastique.

La différence d*&ge, de sexe, d'état, relativement au mariage, a formé parmi eux les différentes classes, savoir : celle des maris, des femmes mariées, des veufs, des veuves, des filles, des garçons, des enfants. Chaque classe a ses directeurs choisis parmi ses membres. Les mêmes emplois au'exercent les hommes entre eux sont remplis entre les femmes par des personnes de leur sexe. Il y a de fréquentes assemblées des différentes classes en particulier, et de toute la société ensemble. On y veille à l'instruction de la jeunesse avec une attention particulière; le zèle du comte de Zinzendorf l'a quelquefois porté à prendre chez lui jusqu'à une vingtaine d*eniants, dont neuf ou dix couchaient dans sa chambre. Après les avoir mis dans la voie du salut, telle qu'il la concevait, il les renvoyait à leurs parents.

Une grande partie du culte des hernutes consiste dans le chant, et ils y attachent la

{>lus grande importance; c'est surtout par e chant, disent-Ils, que les enfants sMnstruisent de la religion. Les chantres de la société doivent avoir reçu de Dieu un don

f>articulier; lorsqu'ils entonnent à la tête de 'assemblée, il faut que ce qu'ils chantent soit toujours une répétition exacte et suivie de ce qui vient d'être prêché. —A toutes les heures du jour et de la nuit, il y a, dans le village d'Hernut, des personnes des deux seies, chargées par tour de prier pour la société. Sans montre, sans horloge ni réveil, ils prétendent être avertis par un sentiment intérieur de l'heure à laqutlle ils doivent s'acquitter de ce devoir. S ils s'aperçoivent que le relâchement se slisse dans leur société, ils raniment leur zèle en célébrant de& agapes ou des repas de charité. La' voie du sort est fort en usage parmi eux ; ils s'en servent souvent pour connaître la volonté du Seigneur.

Ce sont les anciens qui foot les mariages; nulle promesse d'épouser n'est valide sans leur consentement. Les filles se dévouent au Sauveur, non pour ne jamais se marier, mais pour n'épouser qu'un homme à Vé- Çard duquel Dieu leur aura fait connaître avec certitude qu'il est régénéré, instruit de l'importance de Tétat conjugal, et amené par la direction divine à entrer dans cet Otat.

En ilhSf le comte de Zinzendorf fit recevoir à ses frères moraves la confession d'Auçsbourg et la croyance des luthériens, témoignant une inclination à peu près égale pour toutes les communions chrétiennes; il déclare même qu'on n*a p^s besoin de changer de religion pour entrer dans iasociété des hernutes. Leur morale est celle de l'Evangile; mais eu fait d'opinions dogmatiques, ils ont le caractère distinctif du fanatisme, qui est de rejeter la raison et le raisonnement, d'exiger que la foi soit produite dans le cœur et par le Saint-Esprit seul.

Suivant leur opinion, la régénération natt d'elle-même, sans qu'il soit besoin de rien faire pour y coopérer. Dès qu'on est régénéré, on devient i)n être libre; c'est cepeo-

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