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Véilifice (les vertus aussitôt s'écroulo. » La raison nous en est donnée par saint Thomas d'Aquin •(2'2, q. 181, a, 5, ad 1) : n De môme que la foi est directement un
soumis et docile aux impressions de la grAce. »
JV. Le quatrième moyen consistée réunir riHirâililé intérieure avec Thumilité^ extérieure; car aucune n'estsulïisantesansrauïro.
// en est qui ê'humUienl faussement^ et dont Vintérieur est plein de ruse. (Eccli. xix, 23.) « Beaucoup, dit saint Ambroise (ep. 2, ad Constant,), ont Tapparence de ^humilité, sans posséder cette vertu : beaucoup en font oxténcurement parade, qui la contredisent intérieurement. » Nous en trouvons la raison dans saint Augustin {de ss. Virg.^ c. W) : «r On ne doit pas feindre l'humilité, mais en donner des preuves; car Taffectatioia -dliumilité est un raffiment d*orgueil. » Au lavement des pieds, Jéous-Christ nous a donné un modèle d'humilité extérieure, on disaat : Je vous ai donné l'exemple, afin que
^ vous agissiez à votre tour comme je viens
• d'agir envers vous. (Joan. xui, 15.) C'est ce qui fait dire à saint Augustin : « Profitons, mes frères, de cette grande leçon d'humilité. Faisons à notre tour ce qu*a fait humble-
. ment celui qui était pourtant si élevé. » —
. « L'humiliation, dit saint Bernard (ep. 87),
- conduit à l'humilité, comme la patience à
. Ja paix, comme la lecture à la science. Si vous aspirez à la vertu d'humilité, ne fuyez pds la voie de l'humiliation ; car si vous ne pouvez vous humilier, vous ne pourrez parvenir à l'humilité. »
V. Ces mômes marques extérieures de rhumililé doivent être accompagnées d*un grand discernement; il faut à la simplicité de la colombe, joindre la prudence évangé-
, lique du serpent. C'est ce que nous enseignent les deux textes suivants, qui sous une contradiction apparente, ont entre eux nn divin accord : Que votre lumière luise devant les hommes^ afin quHls voient vos bonnes 4Buvres et glorifient votre Père qui est dans le cieU [Matth. v, 16.) Prenez garde d'exer^ cer vos œuvres de justice aux yeux des
. hommes, pour en être vus. (Matth. vi^ 1 .) Saint 4;régoire concilie ainsi ces deux textes (iiom. 10 in Evang.) : a Je vous dis ces paroles, non pour queie prochain navoie pas vos l)onnes œuvres, puisqu'il est écrit, afin qu'ils
. voieîit, etc. ; mais atin'de ne pas rechercher des louanges extérieures en taisant le bien. Que nos œuvres, quoique publiques, restent
. donc cachées, dans notre intention, aûn de donner par là bon exemple au prochain, tout en recherchant intentionnellement à les
, cacher et à ne plaire qu'à Dieu seul. »
11 faut donc un discernement et une inspiration toute spéciale, pour chercher, par humilité, à se faire passer pour uji insensé,
. pour un grand pécheur. On doit fuir les distinctions, les loua^j^^humaines , les
. places d'honneur , mm Hus affectation ;
on doit môme les accepter humblement, si l'obéissance, le rang, l'édification du prochain ou le bien des Ames en font un devoir. « Ne les rnchcrchez pas, dit saint Augustin {ad Eudox., ep. 81), avec uhe^y^^jj^ueilleuso avidité, ne les refusez pas aveatLaë mollesse indolente.» Saint Bernard (ep. 87) n'approuve pas Oger d'avoir abdique lajr^bfture, après en avoir plutôt arraché <{aâ|Uenu l'autorisation, préférant MVj^ ^O^^P^pos personnel au bi^n des autr» En^okSl est très-sage de ne parler de spOii eiî'|$ien ni en mal, crainte de recouycliF la vaîàë gloire du manteau do l'humilité'; maisJûihut supporter avec cnlme les humiliatiolniui nous viennent de Dieu ou des hommes, Wparol es ou en actions ; car, selon saint François de Sales (Introd.^ c. 2) , « L'humilité véritabie s'abslicut de cotte ancclalion ; car non-seulement elle s'efforce de cacher ses vertus,' mais elle désire surtout se cacher ellemômo. »
Vl. Bien qu'il nous faille toujours aspirer d'intention à l'humilité intérieure et extérieure, afin de devenir de plus en plus parfaits, toutefois il nous faut dans la pratique n'y avancer que peu à peu et par degrés. C'est ce que désigne, selon saint Benoit, Téchelle do Jacob. Aussi ce saint patriarche de l'Occident assigne douze degrés que saint Thomas accepte et expose. Saint Anselme en compte sept. {De humilité, c. 109.) Saint Bernard expose douze degrés d*humilité par lesquels on s'élève, et leur oppose douze degrés d'orgueil par lesquels on descend. (2V. de grad. humil.) Saint Bonaventure en réduit le nombre à trois, et le P. Rodriguez en compte huit.
VU. La véritable humilité a toujours les yeux ouverts pour reconnaître môme ses plus petits défauts et pour chasser toute vaine complaisance à propos des dons qu'on a reçus, sans toutefois empocher de reconnaître et d'apprécier ces dons. Saint Paul nous en donne l'exemple dans sa première EpUre aux Corinihimu (ii, 12), en disant
3u'i1 a reçu avec les autres apôtres l'esprit e Dieu, afin q9é nous ^anmdêsions les dons Sue nous avon$^iiieçus4l9}Oieu. Aurait-il pu 'ailleurs célébMâr avetf'Miil d'ardeur et do charité ces prédhmk "âons,- s'il ne les avait pas connus? (// Cor. xi, xn.) Ceux qui participent aux dons de Dieu, dit saint Thomas ('2-2, q. 161, a. 3, ad 1), savent , Qu'ils les possèdent. » La raison en est bien claire. L'homme sans cette connaissance^ne pourrait pas rendre grâces à Diep. D'ailleurs rhunriilité dégénérerait en pusillanimité, si l'homme ne savait pas, que moins il se confie en ses propres forces, plus il devient puissant par la généreuse bonté de Dieu. Enfin- il ne chercherait pas avec crainte et hu^li1ité à s'en montrer digne. Quoi qu'il en soit, il faut agir avec prudence, et ne pas, sous prétexte de gratitude pour les dons de Dieu, se complaire plus en soi-môme qu'eu Dieu. 11 ne faut donc considéjer les dons de . Dieu qu'avec précaution et modération, soit qu*on veuille enflammer sa charité, ou re*
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