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MIS
assez lâche pour l'abandonner, à cause des tentations, ce serait doîiner gain de cause nu démon, et lui céder le champ de bataille. Ce qui est dit des tentations s'applique aux autres difficultés ; il faut les mépriser, n'en faire aucun cas, et se souvenir de ces paroles de l'Apocalypse : Je donnerai aiix victorieux une manne cachée. On peut bien assurer qu'elles s'aK)pomplissent parfaitement en ce sujet, et que celui qui aura assez de courage pour surmt)nler toutes les difficultés, qui, après tout, ne sont pas aussi grandes qu'eHes paraissent d'abord, goûtera une viande délicieuse qu'il ne trouvera jamais ailleurs. Cette manne, gue les vainqueurs et les courageux reçoivent dans la méditation , on peut la goûter , mais il est difficile de la faire concevoir à ceux qui ne l'ont pas éprouvée ; car c'est ici que conviennent bien ces paroles du Psalmiste : Goûtez et voyez combien te Seigneur est doux. Il dit d'aburd : goûtez , et puis voyez^ ^ur faire entendre qu'il faut pratiquer l'oraison aQn d'en connaître les avantages.
Si nous sommes bien tidèles à observer ' tout ce qui vient d'être dit, noui jouirons bientôt de cette heureuse expérience , et nous trouverons de si grands biens dans la méditation, que nous ne désirerons rien tant que de nous, y avancer de plus en plus. Soyons bien flaèti^ à converser avec Jésus cruciflé, h élodiiNnttS tertus et h les imiter le plus possible. AfMi/te divin modèle devant les yeux, rentrons fréquemment dans notre intérieur, même hors du temps de l*oraison , et le, consultons Notre-Seigneur dans toutes nos affaires , dans nos doutes , nos embarras et nos peines ; prenons conseil de lui, disons-lui : Mon Dieu! que me faut-il faire en cette occasion ? que me fautil dire? Comment dois-je me conduire en celte rencontre fAcbeuse ? Si nous sommes iidèles à ces saintes pratiques, le Seigneur ne manquera pas de nous dire : Montez plus haut, vous vous en êtes rendu digne par votre Gdélité à ce premier de^ré d'oraisou, entrez dans un état plus relevé, pour vous instruire des autres degrés de cette sainte pratique et des routes qui y conduisent. ( Voir les mots Affection, RECUEiLfcBMBNT, Union, Transformation.)
MILHARD (Pierre), né à Simorre , religieux Bénédictin, prieur de Sainte«Dode au diocèse d'Auch, est auteur d'un ouvrage intitulé : Le vrai guide des curés^ etc., qu il lit imprimer à Toulouse, en 1610.
MODESTIE (Vertu). — La modestie est une vertu qui modère les actions extérieures de V homme et son habillement y de manière à n'offenser les regards de personne. Le fondement de la modestie est dans l'humilité, et dans ce sentiment que l'Apôtre a ainsi exprimé : Qu'aveZ'VOus que vous ne Vayez reçu? si vous Tavez reçu^ pourquoi vou% en glorifier ^ comme si vous ne l'aviez pas reçu? (ICor, IV, 7.) Ou la définit encore Vhumilité mise en pratiaue. C'est en ce sens que saint Grégoire le Grand disait de la modestie : C'est la gardienne qui veille et préside inté'-
rieur ement à Faf rangement extérieur des corps. Et certes si quelqu'un composait d'une manière décente ses actes exténeuns, sans aucun motif intérieur de vertu, on dtrait avec raison qu'il n'agit pas par modestie, mais par une vaine, menteuse et superbe ostentation de modestie, en un mot par hypocrisie: c'est ce C|ui a fait dire au Sage : La An de la modestie est la crainte du Seigneur. [Prov. xxii, 4.)
La modestie a quelque chose de remarquable et de glorieux, surtout chez les jeunes gens, à qui elle attire une estime toute particulière cie la part de leurs supérieurs, * une autorité et une faveur durables auprèsde leurs condisciples, et beaucoup d'affection
Earmi les hommes. En effet, l'ordre et la eauté de l'âme se font voir par la bonne tenue du corps et la noblesse des mouve ments extérieurs ; ainsi l'Apôtre disait, en recommandant vivement cette vertu : Que votre modestie [soit connue de tous les hommes. {Phil. ly.) .^^.^ La modestie consiste surtout dans QtiatiAMK choses : dans les regards, les paroles, le riré**^ et la démarche. Dans les regards^ selon ce passage de saint Grégoire : « Il faut réprimer les regards qui nous entraînent au mal. » (£• Moral.) Dans lesparoles^ comme l'expose ainsi saint Ambroise : « Observez dans vos paroles une juste mesure; que jamais rien d'inconvenant ne soit dans votre langage. La modestie doit, modérer même le son de la voix, pour que ses éclats ne blessent jamais Toreille de personne. » [De off.) Dans /ertre, selon cet avis de saint Basile : « Ceux qui veulent pratiquer la piété doivent se se garder avec beaucoup de soin des éclats de rire immodérés. » (De reg.) Enfin, dans la démarche^ ce que le même (locteur explique en ces termes : « Que votre démarche ne soit ni trop lente, pour ne pas indiquer un esprit dissolu, ni trop précipitée, pour ne pas laisser voir le trouble des passions qui agitent votre cœur. » Cette vertu est surtout nécessaire aux ecclésiastiques, que l'Apôlre veut voir ornés et modestes. (7 Ttm. 111.) 11 ne faut donc pas s'étonner si saint Ambroise a repoussé deux clercs d'un extérieur peu soigné et plein de pétulance : l'événement prouva qu'il avait bien jugé. (L. I De off., c. 18.)
MOINES, Vie MONASTIQUE, Monastères; leur origine^ leurs constitutions, leurs vaux, leur développement. — Ces trois articles se tiennent de trop près pour pouvoir être séparés. Le nom de moine, tiré du grec /a^voc, seul, solitaire, a désigné, dans son origine, des hommes qui se confinaient dans les déserts et qui vivaient éloignés de tout commerce avec le monde, pour s'occuper uniquement de leur salut. Dans l'Eglise catholique, on appelle moine ou religieux celui qui s'est engagé par vœu à vivre suivant une certaine règle, et à pratiquer la perfection de l'Evangile.
« S'il est vrai, comme on pourrait le croire, dit Chateaubriand, qu'une chose soit poétiquement belle, en raison de Tantiquitâ
MOI
rtlt pour sa patrie. Aut niatnet de fibrlnes, devanl ce petit temple au Seigneur, J'ap-
Ë pends à mépriser les arcs de triomph« des [arius et des César; Je contenmie stCC orgueil ce couvent qtii vit un roi frati^ts proposer la couronne au plus digne. Hais aimez-TOus les soiironîrs d'nne autre sorteT Une femme d'Albion, surfiHse par un sommeil myslérieux.croit vofren sonçe la lune se pencher vers elle; bientôt il lui naît une fille chaste et triste comme le Qaral>eau des Duil8,et quiifondjint un monastère, devient l'astre bhtirmant de la solitude.
« On nous accuserait de chercher h snrpremire l'oreille par de doutsonli si nom rappelions ces couvents d'Xfna belta, de Bet tnonlt, de Valombraue, ou cetni de la Colombe, ainsi nommé ë cause de sort fbndateuPi colombe céleste t^ui virait dans les bois. Lb Trappe et le Paraclet gardaient le nom et le souveair de Comminges et d^HéloïsB. Demandes k ce papan de l'antique Neuslrio quel est ce monastère qu'on aperçoit au sommet de la colline , i) vous répnndrail:«C'âst te prieuré des Oeux-Ammiif. Un
■ jeune gentil homme étantdevenu amoureux
■ d'une jeune damoiselle, fille du ciiâlelain « (le Mulmain,ce seigneur consentit à necn^ « der sa Ullu a ce pauvre gentilhomme , s'il < pouvait la porter Jusqu'où haut du mont. Il * accepta le niiirché. et cliargé^ie sa dame*
■ il monta tout au sommet de la colline, mais « il mourut dcriiti^ue en yarrirant. Sa pré- K tendue tr(^|)aïsa bienlAl {ikr grand déplaisir;
■ les parents les eiilerrèroul ensemble dans
■ ce lieu , et y firent le prieuré que vous « voyez. 1
■ Èofio, les cœurst tendres auront dans l'origine des couvents de quoi so satisfaire, comme l'anliqiiaire et ie poëte. Voyez ces retraites de la Charité, des Pélertni, du Sieti-Mourir t des È'nterreurs de mortt, dos Ituentëi , des Orpheiitu ; lânhez , si vous le pouvez, ae trouver» dans le long catalogue des misères humaines, une seule inlirmité de l'âme ou du corps pour qui la religion n'ait pas fondé son lieu de sontagement ou •on hospice.
■ Au reste les persécutions des Romains contribuèrent d'abord h peupler les solitudes ; ensuite , les Barbares s'étant précipités sur l'empire et ayant brisé tous let liens de lasotsiété, il ne resta aui homitlesqua Dieu pour espérance , «t les déserts pour refuge. Des congréKatious d'infortunés se formèrent dans les forêts et dons les lieux les plus inaccessibles. Les plaines fertiles étaienten proie h des sauvages qui ne savaient pas les cultiver, tandis tfue, sur les crêtes arides des monts « habitait un atilre monde t qui, dans ces roclies escarpées, avait sauvé comme d'un déluge les ii-.Jes des «ris et do la civilisation. Mais dcmème que les fontaines descendent des lieux ^evés pour fertiliser les vallées ; ainsi les premiers anachorètes descendirent peu k peu
. (39^ On neos yardoDaera celte citation on pea vont pi résilier aa plal^ de la dower lool ee- •NbH pou v Dittimmrt i'aciiUwu ; bmu a V liâre.
de son origine, it fant convenir que la vie monastique a quelques droits â notre admiration. Elle remonte aux premiers Ages du monde. Le prophète Elle, fuyant la corruption d'israol, se relira le long du Jourdain, oïl il vécut d'herbes et de racines, avec quelques disciples. Sans avoir besoin de fouiller plus avant dans l'histoire, celte source des ordres religieux nous semble assez merveilleuse. Que n'eussent point dit les poètes de la Grèce, s'ils avaient trouvé pour fondateur des collèges sacrés un homme ravi aii ciet dads un char de feu, et qui doit reparaître sur la terro au jour delà consommation des siècles î De là, la vie monnstique, par un héiitage admirable, descend h travers les prophètes et saint Jean-Baptiste jusqu'il Jésus-Clirist, qui se dérobait souvent aU monde pour aller sur les montagnes. Bientôt les thérapeutes, embrassant les perfections de la retraite, offrirent près du tac Hceris, en Egypte, les premiers modèles des monastères chrétiens. Enfin, sous Palll, AnjMfikiino et Pacôme, paraissent ces saints de la ^'Thébaidc, qui remplirent le Carmel et le Liban des chefs-d'œuvre de la pénilence. Une voii de gloire et de merveille s'éleva du fond des plus aO'reuses solitudes. Des musiques divines se mêlaient au tiruit deS cascades et des sources ; les séraphins visitaient l'anachorète du rocher, ou enlevaient son Ame brillante sur les nues ; les lions servaient de messagers au solitaire, et let corbeaux lui apportaient la manne céleste. Les cités jalouses yirent tomber leur réputation antique : ce fut le temps de la renommée du désert (320j.
■ ilarcliant ainsi d'enchantement en enchantement dans l'établissement de la vie roligièuse, nous trouvons une seconde sbrta d'origine, que nous nommons locale, c'est- ^•dire certaines Fondations pariiculières d'ordres et de couvents ; ces origines ne sont n) moins curieuses, ni moins agréables que les premières. Aux portes mêmes (le Jérusalem^on voit un monastère bâti sur l'empLicenient de la maison de Pilate; atl mont Sinaû.Ie couvant delà TransfigtiratiêH marque le lieu oCl Jehovah dicta sa loi aux Hébreuxi et plus loin s'élève un autre couvent sur I4 montagne oil Jésus-Christ dispa* rut de la terre.
■Etque de choses «dmii-tbiefi l'Ckcldent ne nous mon(re-t-il pas à son tour dans les fondations des. communautés « monuments de nos antiquités gauloises, lieux consacrés (laf dintéressantes aventures , ou par des actes d'humanité! L'histoire, les passions du cœur, la bienfaisance, se disputent l'origine de nos monastères. Dans cette gorge des Pyrénées, voilà l'hôpital de Koncevani, que Charlemagne bfltit à l'endroit même où la fleur des chevaliers, Roland, termina ses hauts faits 1 un asile de paix et de secours marque dignement le tombeau du preux, qui défendit l'orphelia et mou-
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IftiirB tiaiteiirt ^ pour bortér aut barbii-» res lA parole de ]>ieu et les doueeura de la ▼ie*
« On dira iraut-dtre. que, les oauseâ qui donnèrent naissance à la tie monastique D'existant jpius parmi noUs» les eouveUt^ étaient devenus des retraites inutiles.. £t quand donc ces oau^s ont^eHes cessé? N'jr 8-t-il plus d*orphelins , d'IuGrmes , de voya* geurs i de paorresi d'infortunés 7 Ah ! lors*^
Sue les maux des sièciès batiwres se sont vanouis» la société ^ si habile à toufmen*> ter les Ames et si ingénieuse en douleuri a bien sa fai^e naître mille aulres raisons d'adversité qui ndus jettent dans la solitude t Que de passions tromoée^ , que de senti* tnents trahis, que de dégoûts amers noué enlratneot chaque jour horâ du monde!
« C*ëtait une chose fort belle que ces maf« ^ons religieuses où Ton IrduvaUune retraite assurée contre les coups d6 la fortutie et lea Orages de son propre cœur. €në orpheline abandonnée de ta société., à cet Age où db cruelles séduction^ sourient b la beauté et h l'innocence ; savait du tooihs <|u'il f avait lin asile où l'on Ile se ferait pas un jeu dé la tromper. Comme H était dout pour fceltè pauvrô étrangère sanA |3nrertts d'enlendrfe retentir je nom de scèur S ses oreilles 1 Quelle nombreuse et paisible famille la rdi'^ gion ne tenait-elLi pas de lui rendre! Un Père céleste lui outrait ta maisori et la recevait dans ses bras.
« C'est une phildsoj)hie biéh barbare ôt ùrie politique bien cruelle que cëlles-iii ^ui veulent obliger l'infortuné à vivre au milieu du monde. Ces hommes ont été assez pou délicats pour mettre en commun leurs voluptés; mais l'adversité a un plus noble égoïsme , elle se cache toujours pour jouir de ses plaisirs , qui ^ht èes larmes. S'il est des lieui pour la santé du corps , ah I permettez h la religion d'en avoir aussi pour la santé de TAmë; elle qui est bien plus sujette aux maladies, et dont Ves infirmités sont bien plus doulourèùsels, bien plus longues et bien plus difficiles à gu^Kr.
« Des gens se sont avisés de vouloir <ia'tm élevAtdes retraites fèotionaitih eeux fuipltfih rent^ Certes , ees philosophes sOnt prolwds dans 4a coonfliasance . de ia nature , fa^ tnaine 1 C'est-à-diire qu'Us veulent oon^fier le ^nalbeur à la pitié dea bofomea , et inettre les chagrins aous la protection de eeux qui Jes eausent. Il faut une eharitéplus magulflque que la nôtre pour soulager l'indigenco d'une Âme infortunée : Dieu seul estasses riche pour lui fiûre i'aumûne.
< « On a prétendu rendre an grand service aux religieux et aux religieuses en les for^ tant do quitter leurs retraites : qu'en est-ti advenu 7 Les ftmmei qui ont pu trourer un asile dans des monastères étrangers s'y sont réfîi^éest ti'antrès se wMit réunies pour former entre elles îles nlohastères au milieu du monde; piwîeors enfin sont mortes de chagrin ; et ces Trappisia ai à p/atiiiCr« ^au
lien de profiter ttea chames de la liberté et
de^lavie^ont. été çontiniaer leurs macér»^ ratipns dank les bruyères dé l'Angleterre et les déserts de la Russie.
, « Il nie faut pas croire que nous soyons tous nés pour manier le no^au , le mous*
au.et,, et qu'il n'y ait pas dliomme d'une éiicatesse particulière qui. soit fortpé pour
le labeur de la pensée , comine un autre pour le travail 4^s mains.
■ « r^'en doutons points nous avons aU fond du cœur mille raisons de solitude: quelques* uns V sont entraînés p9v une pensée tournée.V la contemplation I d'autres par une certaine pudeur craintive qui, fait qu'ils aiT ipeoj à habiter en eui*mômês ; enfin , il est des Ames trop eicell^ntes qui enfichent en v^in.dansla nature )es autres âmes .auxquelles elles sont faites pour s'unir , et qui semblent condamnées à une sorte dcvirgi*^ uité amorale ou de. yeuvag^ éternel. C'était surtout pour ces Ames solitaires que la re-* ligion avait élevé ses retraites.
, « On doit sentir aue ce ,n'est pas de l'histoire particulière c(es ordres religieux qu'il s'agit ici]^ mais seiilemènt de leur histoire morale. Cependant nous ne pouvons nous empocher de faire une ofoservalioo, U y il deâ personnes qui méprisetit, soit par i^noran(re,soit par préjugés, ces constitutions sOus lesquelles un ^rand nombre de cénobites ont vécu depuis plusieurs siècles. Ce «épris n'est rien moins quephilosophiçiuoi et surtout dans un temps oit l'on se pique de connaître et d'étudier le9 hommes. Tout r.{^ngieux <]^ui ; au moven d'une faaire ou d'un s<^c, est parvenu à rassf^mbler sous ses lois plusieurs milliers de disciples , n'est point un homme ordinaire, et les ressorts qu'il a rais efi usage» l'esprit qui domine uaos ses institutions » valent bien la peine d'être ei^aminés..
. « Il est digne dé renaarque, .sans doMte» que de toutes ces règles monastiques, les nlus Hgides ont été le mieux observées; les Chartreux ont donné au monde Tunique exemple d'une eottgr^atipo qui a existe sept cents •ans i sans avoir besoin de réforme. Ce qo^ prou je que» plus, le législ(iteur. combat lea penebadts naturelsj plus il assure hi (luréa de aori outrage* Ceux» au contraire; qui prêt lendent' élever des sociétés, en employant Jes paâsions comme màliériaux de i'jédi(lce^ ressembleui. I ces architectes qui bâtissent ^es paltfs arec celte sorte dé pierre qui ae fond à l'impression de l'air. ,
c Lt8 ordres religieux n'ont été« sous beaucoup de rapports» que des sectes (Hiillosophiquea aasez semblables à celle des iirecs. Lea moines étaient àl)pelés pAî/otapke$ dans les premiers temps; ils en portbleot la robe et en imitaient les mœurs. QuelqutSr uns .même avaient chojsi pour seule rè^le le ofanua^ d'Ëpictète. Saint B|k- •aile établit le premier les vpeux de f^utreêé, de thuêt^té et d'o^^tsiance*. Cette loi est pro^ toade» et ù l'on y réUéçbit,.en verr# que «^ génie dt Lycurgue.est renfermé dans ces trois précepte^. -^ Dans la règle de Saint- Denott, tout eat prescrii/juaqu'auiMioindréi
4M> HOt DKTIONN&IREt
détails de Is TÏe : lil, nourriture, promenade, conversa lioD, prière. On donnait aux faibles de^ travaux plus délicats, aux robustes de
[>]us pénibles ; en un mot. la plupart de ces ois reliffieuses décèlent une connaissance incroyable dans l'art de gouverner les hommes. Platon n'a fait que rêver dBS républiques, sans pouvoir rien exécuter; SS. Auf;u<tin, Basile, Benoit ont été de vrais lég;isateurs elles patriarches de plusieurs grands peuples.
« On a bien déclamé, dans ces dernière temps, contre les vœux perpétuels, mais il n'est peut-être pas impossibi^o de trouver en leurfaveurdes raisons puisées dans la nature des choses et les besoins mëoies de notre âme. — L'homme est surtout malheureux par 60D inconstance et l'usage de ce libre arbitre qui fait h la fois sa gloire et ses maux, et qui fera sa condamnation. Il flotte de sentiment en sentiment, de pensée en pensée ; ses amours sont mobiles comme ses opinioDS, et ses opinions comme ses amours. ^Getle inquiétude le plonge dans une misère dont il ne sort que quand une force supérieure l'attache à un seul objet. Ou le voit alors porter avec joie sa chaîne ; car l'homme inSdèle hait pourtant l'intidélité. Ainsi, l'artisan est plus heureux que le riche oisif,