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PICTIQNNAIRE
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faiits. Au lieu de lire patiemment les mopuments contemporains, dit M* Chassay, on a préféré répéter les assertions desjpam-
t^hJétqires de |a Ké(t)rme, comme s*il (allait raiter si sérieqs^ment d^ssutires inspirées par Te^prit (je parti. Quqnd cesserart-oa d*éerire Thistoire à la manière d*Ulric de HuttenîLes moines dX)ccident, si maUraités par le xvifi' simple, p*ont plus piaintepant d'adversaires dignes d'attentiph, et Ton lait quels applaudisse^^ents unanimes pnt {iccueilli le qernier ouvrage de feu Ozannm (Civiii$ation chrétienne chez le$ Franc^j le*
auella plupart du temps n^estqu^une apologie e cç^ héroïques ouvriprs de la civilisation. Noqs ayons parlé d'upe manière bien IjLirégée de Torganisation du travail d^n8les monastères de la célèt)re congrégation de Ti|henne. Si Tilluslre fqndateur avait pris |ant de précautions^ nour maintenir avec vigueur la sainte lai uu travail (â6S|), il n'en fivait pas pris de moins grandes pour conferver chez les frères l^sprit de charité et ^'activité syippathiques. Il donnait luimfto^e Pex^mple d*une vigilance infotigapie « quand il s*agissait de servir le prochain : % %iint Pacome aimait de telle sorte fous lei seryitQUfs ^e ^ésus-Cbrist, qu*il
S]|Oipatis<<^i| à leurs peines avec une affec* on toute paternelle. 11 exerçait de ses pro-' |»res mains les œuyres de nHséricorde en? [ers les yieillards, les malades et les enants; et personne autant que lui ne fortifijait eur esprit, par des considérations spiri-
(2Ct9| Qi^ admire cef^ndi^nl ayec quelle douceur fetCe loi étail appliquée. L^iuieur de la Vie de ^tfi4 ^ç^e rapporte que l^jug^ qui lui (tonna la règle li^î di) : i Permeilo^ à chacun, selon ses forces. 06 tH)i(^ e\ de manger, et obligez-les à travailler à uroport|qq de ce qu^i|.s mangeront, sans les empèelier de manger ipodér^inenl. i (Penxs lb Petit» Yiede S^ Pii(<fut^, traducl. Àrn^uld d'Audilly, cli. 10. el PAf..u^, Âtif. lauiiaque^ ck» 18.)^* U" jour, le |aîn( ilisalt auiç (r^res ; liOrsqu\)ii commence h se If^rvir d^un çbeyal. on ne le fait p:i| travailler ei on fie le cliar|e pas dé tel|c|orie qu*|l soit forcé de suc^ çoniber; mais on (^icco.upime peu k peu, en bii donliant 4^l^rd de légères chorgcs, jus(|uHi ce qu*i| soit asseï^ lart et asseï adroit pour eu porter d(i plus pésanles. i (Peints ie, Petit, Vie de S. ^acimef iraduc^. d'Afn. dAùdjlk, ç\\. *<. — \CMr aussi (ea jf^ux détails du en. id.)
(27^ ) Qùai|do ad o^liiini mçinasterii a|iqui ve* lierint, at cfç.riçi fiierint âut nioiiaciii, majore bon(U^ luscipiantur, layabu^iique pedes eorum, juxta Gvan-r l^ii pneceplum , ei deduçèul s\d loçum ^eQodqctiii,
Îr«ebebunique qmnia'auaQ a^'ta suut lisui monahcifum. Qitod si YOlVieiint or^tionis t^inpore aiqwe Slllecta) veuire ad convenlum ^ralruui; çlejiisdtsni ^dei fuerint, janvier yèl niinister xeQodocliil n^u- |\abit i^tri ij^ouàaterîi, et sic dcduceu^ur 9\d oran- Aum,&ii liomtnes s;iH;ulares ^u^ débiles, aut'v^sa iu- ^miara, ^d e^t mulierculai, veiieriut .ad qsliikui ad 9piNtuin« si^scipieni ^iii||u^s in diyersi^i locis, ju](ta 0!(dMiem prP)i»<]^ti èi sçxus ]^ui ^ pn^ipueqM femH n:is majore boiiore e^ diligenl^a curatiuui, cum yimui ^iiuor^ ^ei. ut ^ocunî separaiMm ab omni yU rbrum viciuia eU |r4buent, ut ^u|^ sil oçcasio Ula-s spbeuiandi. Quod si ad ve^ierail^ Venerint, abiger^ e:i8 uefas esl; se4 accipient, ul disimus. separatuui (ticuui el clausuiiî cuui omni disciplina atipie cau^ ^\4^ Mt |rc^ (ratruoi libcrc çuo officie lervia^* Çt
tuelles, pourleur faire supporter patiemment les mauTdont ils étaient affligés. ^ (Dpwtsli Petit, Vie de $aini Pacôme, ch. 13 « tradue.( d'Arnauldd*Andilly.)SaintPacômefaisait rendre aux étrangers toutes sortes de devoirs, surtout aux ecclésiastiques et aux moines^ ce qui ne Tempèchait pas de traiter les gentn (}u monde ayec une déférence polie et une admirable charité. Il recommande mfim^ avee le plus grand soin tous les égards dus h la faiblesse et au fexe, avec une délicatesse de sentiments et d*expressiony com« nléteme^it élr^ngère |i Tesprit oriental (StO) Il existait dans les monastères plusieuq logements destipés aux personnes de qualité différente. Un corps de logis sépara des hommes était réservé aux femmes; il paraft même qu*on leur permettait de vpnir ^ Téijlise pourprier, probi|blement quand les religieux n*y étaient pas.
^r une condescendance pleipe ^e douceur, saint Pacôme n^inter^isait même pas toute espèce de rapport entre les religieux qt leufs parents. Les moines pouvaient rc« cevoir leurs visites à la porte du poonastère» accepter c|e petits présents qu'on destinait ^\\ soulagement des malades. On faisait par là pratiquer aux visiteurs un acte de cba* rite et de bienveillance pour les meuibres souffrants de Jésus-Christ (27I).
I^ règle poussait la condescendance jusqu*à permettre aux religieui^ d*aller voiii leurs parents malades (2^2). On leur do&i pait, dqns ce cas, un (]es frères pour les
liuHi deiur oflendiculum delrabendi. 9 (Holstehioi^, Codex re^iularum^ He|;ula S. Pacbomii, r. u.)
(971) % Siquis, idil la((èffle, i anle oailum sla lerit monaslerii, dicens savcUevIdere fratnim soiini vel propiuquum, jaQÎtor punliabit pair! monasieni, et ille accilum inlorrogabit prsBposipim domus, utnimnaiu apud ^um sit; et permittente eo accipiet comiieip egressionis ^ua», cuius lldea probata est, ai sic mitteturadfratrem yidendum, vel ad nroximunii Si forte ei aliquid aitulerit çiltoniui^ quipus in mq-; nasterio vesci licituro est, susciperc ipse non poleril. sed vocabit januorem, et ille illa^i accipiet : qiix ai |alia rueriut, ut cum aune vcscepda siiu, nibil eq- Xum is cui allais sunt accipiet, sed cunçt^ ad loc^ fegrotantinmdererenlur. Si vero sint tragcmaia, vt*^ poma, dabit ei janitor ei( bis çtimedere quas poti*ril, ^tC'tetera ad cellam languenlium deporlai«U. Ipsa ^ulem nibil ex iisqux allata sunt g\isiare polerit, h^ reddere ei qu^ aitu^it, sive lapsania, quod genus berbarum est viliorum, sive panes, sive olera pra>inordica* 60s auiem cibos, quos allâtes a pareu(ibiis yel propimiuis dixiuuis ia|es esse qui comedi cuin pane debeant, is cui a(laii suii^ deduccUir ^. pnepo- $ilo domus ^d ce(lam sR^rota^put^^ ^ ibi seinçl taih |um ex bis coincdet : écartera autem erunt in manu ministri a^rolaniiuin. Ip^e quoque niinisier de bi| çoniedere iiqu potcrit. 1 (IIolstenius, Codesç reg^lei'nim, Régula S.facbQmii, r. LU.)
(271) « Si fi^crit nutiliatuiii quod de propî|iqnl| çorum atqtte cosuatis qu$ i^ monasterio c^nnioran^ur, aliquis aegrotet, janitQr primum pnQt|abit patfi Q^onaslerii, et iUe acçitum in^erroffabit pr^apositum domus. Videbuptque virum^ cujus fidès ç4 ai&ciplipa prgbata sit è| miitent cum eo^ u^ visitet ^rotantem, tantumque accipiet viatici, quaiitm^ pr;eposilus domus ejus decreverit. » (Holstc^ios» ^qdex regularumf Rt*gula S. Pac!iomii, r. \,iiu)
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D*ASCET1SME. «M tiOO
CA8SIEII9 ImtUutioni monoiii^eij livre it« chapitre 14}^ ils manquaient quelquefois de pain, tant ils mettaient cl*empresse(uent à nourrir les pauvres et les étrangers (Acia
accompagner. ( Cf. Hoistehius , Codex regu hrum « régula S. Pachomii , r. lvi. )
Saint Pacôme s*occupa aussi de cultiver rintelligence de ses moines. On obîiçeaille 1, ^ \
pouveau religieux à apprendre à lire; ils * ianctorum^ l^Mai}. tievaient apprendre par cœur une partie de ''Ecriture sainte, au moins le Nouveau Tes- 4iment et le Psautier. Le religieux, qui était chargé d'enseigner la lecture aux autres, devait le fliire « avec le phis grand soin, dit la règle , et avec toutes sortes d'actions de grâces. • On voulait faire comprendre par là tout ce qu'il y avait de grave et d'important dans cette sainte fonction (273).
En môme temps qu'on développait l'inlelligenoe des novices, on les occupait aux travaux extérieurs les plus pénibles (Cf. Pal- I.ADB, Risioire lausiamie, chapitre 38), afin de les façonner aux nabitudes laborieuses de la maison. Cassien dit qu'ils demeuraient pendant trois ans sous la conduite des portiers , pour s'exercer à Thumilité et à la cha« rite en servant les élranf^ers. (Cassien , imlUutiom monaMtiqueê , Lvre iv , chapitre 7.|
Le saint abbé veillait à ce que ses relu gieux conservassent Tesprit d'activité inteU lectuelle et charitable qu'on s'était efforcé de leur inspirer pendant leur noviciat. Quoi« que les moines de TabenK^e fussent très^sur< chargés de travaux manuels , comme le re* marque Tillemont (Tillemont, Mémoires^ tu , saint Pacôme , aot. x ), on leur distribuait des livres qu'ils devaient rendre è la fin de chaque semaine (314). Saint Pacôme leur recommandait encore de méditer constamment les psaumes et particulièrement KEvaneile. (Cf. Acta Hmctorum^ U Mai).
(.a régie les obligeait de méditer quelaues passages des livres saints , en allant d'un lieu k an autre (275); et on leur recommandait de ioifidre la méditation au travail des foains (9V6.)
Ces réflexions constantes sur l'Evangile inspiraient aux moines de Tabenne un grand yèle pour la charité. Aussi faisaient-ils d'abOQtfantes aumônes, et oe tèle était poussé |i loin, aue, quoiou'ils gagnassent beaucoup p'us qu il ue fallait pour leur entretien
(273) I Qiii pudfs moiiasteriiim fiierît iiii^essus, 1 ilit la rèffle, 4 docebitur priais qusedebeatobservare: cl cum docius ad universa consenseril, dabuot ei Xigiall psalmos et diias epistolas Aposiob\ aut aliariiis scnptttrBe pariom. Et si litteras Ignoraireni, )iora prima, et lertia, elsexta, vadel ad eiiin qui dof*ere|mteal ) eiqiii e^ fuerit delegatus, atabit anle iUttin, et di8cet studioslssinîe, oum omnl graiiarum aclione^ » {ReguiQ S. IVicAomiî, r. çxxiix.)
< Poslea vero scribentur el elemenla, sjlUb», verba acnomia;^, eleilam nolens légère compeltetur et omnino nullus eril in moiMslerio, qui non discal (ilteras, et de acripturis aliquid leneat ; qui minimum usque ad ^k>vum Tesiamenium etPsalierium. > \loii,sTE9(iva, C(M<eap Hgularum^ Régula S. Pachomii,
i. CXL.)
(214) ( Poat orationes matulinas, 1 dii la rè^e, minisler liebdomadis cuiliacopu8fueniln|unciuro, ^nterrogabit principem monasterii desingnlis rcbos, M"as neeessariaa ^utat, et quanii exire debeant ope-, faril in agnun. Et juxla illius jnsslonem circumikit singiilas domos, el discel quid unnsquisque balteai ^^çcç^si^jf^ni, Co^icem ^\ ad leçcndam petierinix aç-
8a int Pacôme ne se bornait pasè recomman* der k ses moines le travail de l'esprit et du corps, il en donnait lui«mème l'exemple par une activité infatigable, une ardeur inépuisable à remplir tous les devoirs d*une exis* tence tout à la fois charitable et laborieuse.
Non content d'avoir établi tant de saintes maisons et d'avoir mis k leur lôte des hommes remplis de Tesprit de Dieu, il allait, jour et nuit, visiter les monastères t comme un serviteur Adèle du grand Pasteur, a disent admirablement les historiens. Il donnait , dans ses visites, tous les ordres nécessaires au salut des Ames; il expliquait les Ecritures, consolait et animait ceux qui étaient tentés , et encourageait tout le monde à résister au mal par le souvenir de la présence de Dieu. 11 allait ordinairement en bateau sur le Nil pour faire ces visites, il mangeait dans le bateau, et il ramait pendant que Si^s moines dormaient ; il agissait ainsi, même quand il était Agé ei déjà épuisé {Acta $an^ ciorum^ 14 MaiJ.
Dans une visite qu'il Qtk Tabenne, i.^ entra dans l'atelier etse mit à fairedes nattes. Unurfantdu monastère (on élevaitdes enfants (Jan$ les]iQonaslères de Tordre), trouvant qu'il s*v prenait mal, lui dit qu'il ne travaillait pas selon les instructions du Père (saint Théot dore, alors supérieur de Tabenne), Pacôme aussitôt se leva , alla consulter Tenfant, et puis vint se rasseoir en travaillant d'après ses indications, en montrant par le tout son respect pour l'obéissance et la loi du travaii {Acia sanctorum^ ik Mai, — Suaius, H Mai^ — HoswviM, Ftlia Pairumy chapitre 37). lJt\ autre jour, nous le voyons dans *le même monastère, travaillant «avec les maçons et relevant les murs de clôture. Comme si ces travaux n'eussent pas été assez rudes , i^ descendait lui-même souvent dans les piiil^ |>our les curer (S77). 11 ne faut oas s'étonner
cipiant ; el finila hebdomade, propier eos qui socce^ dunl in ministerium, suo resiliuanl iocQ. » (HouTCii mus, Codex regularum. Régula S. Pachomii, r^