‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 155 sur 186 · HOM · texte numérisé non relu

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DASCEnSilfi.

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de toat ce que je vous ai dit ; » o^est-à-dire, que rEsprit-Saint devait expliquer , développer, approprier au monde oe oue déjà le Chriat avait eoseigné. Mais Tertullien, méconnaissant ce rapport , et interprétant mal les paroles du Christ: «J*ai encore beaucoup « de choses k vous dire, mais vous ne pou* vezies porter maintenant, (32ilh)» prétendait que le temps où le Christ prenait en considération la faiblesse humaine était passé, que le Saint-Esprit s'était pleinement com* muniqué par Montan et les deux prophètes, qu'il avaitaecatrq^b* la révélation pour élever la vie chrétieAne à sa perfection; qu'ainsi, c'était un devoir impérieux pour les âdèles> d'observer consciencieusement les nouveaux commandements du Saint-Esprit. Les catholiques se montrèrent peu disposés à embras* ser cette erreur; aussi les montanistes les nommèrent-ils les charnels (^^^xoc) , tasdis qu'ils s'appelaient les.ipirt7tie/f (vvêM^rtn^i)^ poussant leur polémique exagérée jusqu à paraître souvent rejeter entièrement la doctrine de )'£glise catholique (325).

Le gnostique égyptien, Hiéracas (326) , dévetoppades principes d'un rigorisme et d'une sévérité encore plus outrés que ceux des montanistes, avec lesquels il avait beaucoup d'afQnilé

MONTB (Ptertheiemi-Haria dbl], célèbre missionnaire, naquit à Bologne , le 12 novembre i726 , et reçut ia prêtrise le 21 décembre iH9. S'étant associé quelques ecclésiastiques, il parcourut pendant vingt-» etnq ens les États de l'Église , de Lucqucs, de Venise et de Modèle, prêchant et évaio^ gélisaot les ri(dies el les pauvres. Une vie pleine de méritée et de bonnes œuvres fut couronnée par une sainte mort, le 2^ dé^ eembre ITW. 11 esl auteur de divers ouvrages de spiritaalilé, dont les principaux sont : 1* Se$u al cwere àel saeerdote sttotar^ e r%f efare, etc. ^ — 2* Raggionamsnto dd risjjHêêû aovuio aUê persont eecksiattici ; ^ 3* JievertimewH mqli ordinoMÛt; ^kr Risàreito dMi prixwipalM cérémonie d$lla eaneia mena prtvata ; — S"* Opuêceli, etc. ; Rome et Bologne, 1T75.

MONTIS (Pierre br), est auteur d'un livre espagnol que G. A voraone a traduit en latin: Jh digneicendis kominikm; Milan , 1492, in-folio. Ce livre est rare.

MONTREUIL (Bernardin m). Jésuite^ se distingua dans son corps par ses talenls pour Fa dliairo et peur la direction. Nous avons de lui une excellente Yie ée Jésus- Christ y revue et retouchée par le P. Brignon.

(924) Jaofi XVI, 13.

Le principe montanîste «ans i'erluU., De drginih, velana. , c. 1 : t Régala ^iiiéeai êM ona ooniiio esi, 8ola imnobiiis et IrrelirmalMlis. Hac l«ge fidei maiieale , caetera îam disciplkim ai convesationU adiMiUttiii novlutem correcticms» opérante se et proficieoie us^ue in fiaem i^ralia Dei. Proplerea Paracleium misit DominuSi ut , quoniam htunana mediocritas omaîa seiael cajpere non fpoterat {Joan, XVI, 12-15), paulatim diri(|;eretur et ordi.q^reiur et sd pcrfectum perdueeretur dhcipHna »b ilio vicario DoiBifli.Spiritu sancliN Qiiai est erge Païadeti admi-

Cette Vie pet»t tenir lieu d'une bonne concordance des Evangiles. L'auteur ja con-* serve, autant qu'il a pu, cette onction divine qui est au-dessus de tous les vains ornements de Tesprit.

MOREL (Dom Robert), bénédictin de Saintr Maur, né à La-Cbaise-IMeu, en Auvergne, en 1653, devint bibliothécaire (te Saint-tier^ main-des-Prés, en 1$80. 11 fut ensuite su* périeur de plusieurs maisons de son ordre*, et se retira, en 1699, à Saiot-Penis, oîL il s'occupa à composer des ouvrages ascéti-

Îues ; il excella surtout dans les matières e piété, dans la connaissance des moaurset des règles de conduite pour la vie spirituelle. 11 mourut en 1731^ âgé de soixante-dix*: neuf ans. On a do lui: 1" Effusion du cmur . sur chaque versti des psaumes et des canti* ques de VEglise; Paris, 1716, in-i2; -- 2" Médiiatiims sur la règle de Saini-BenoU ^ 1717, in-8'; — '3** Entretiens spirituels sur les évangilee des dimanches et des mystères de toute Tannée, etc., 1720, 4- vol. in-12; — *• Entretiens spirituels pour servir de prépara^ tion à la mort, 1721» in-12; — 5** Entretiens spirituels pour la fête de Voctave du Saint' Sacrement^ 1722, in-i2; — (^ Imitation de Jésus^hristy traduction nouvelle» avec une prière affective ou effusioet ée eesttr d /a jfo de chaque chapitre, 1723, in*12 ; — 7"" Médirtaiions chrétiennes sur les évangiles de taute Vannée, 1726, 2 vol. in*12; *~ »" Dubonlkewr d*u» simple religieux et d'tme simple reti^ gieme, qui aiment letir état el leurs devoirs f 1727, in*12; — 9"" Metraite de dix tours sttr les devoirs de la vie religieuse^ 11», in<*12y *^ 10* De i* espérance chrétienne et de la eauiance en la miséricorde de iU«M, 1728, in-12. MORTIFICATION. — La mortification e^ tine œuvre de pénitence, que nous aoooaa^v plissons librement, afin de mourir en quelr* que sorte à notre vie d'iniquité, pour com^ ttencer une vie nouvelle.

On appelle mortification l"* une œuvre; ou un exercice actuel, plutôt qu'une habt^ tude, parce que l'espèce de mort qu'elle constitue, d^ou lui vient son nom de mortiUcation, consiste dans l'actedebien vivre, avec excliision de toute action mauvaise. 2? Une œuvre de pénitence, quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle soit faito ou acceptée libre** ment. Car mourir, ou supprimer une vie mauvaise, est toujours accompagné de quel* que peine, ou cette œuvre n'a de mérite, qu'autant qu'elle se fait librement, e'est-à* dire, qu'autant qu'on choisit ou qu'on accepte volontairement les souffraaces au prit

AMtraiie nisi toe, quod diuipthia ^rîgHor , qnod icripturae revelaniar, qaod iaieUeeius refomaiur , quod ad metiora proficiinr? Justili» prioio fuit ia ïudîmeniis ; dudc per Paracletam cojnpoaitor ia luatarilatem. »

(325) Tertull, De pudicttia, c 21 c Et ideo ecclesia quidem dilecta donabit , sed ecclesia spîritus per spirilualem hominem (Montanislarum), non eedesia numéros episcoporinn^(calbollc.). Donifcil enim, non faiiiuli,estj«s et arbitrium; Del Ipsios, non in* cerdotis. i (P. 74i.>

(326) Epira., h»r; 67 {Opp. i, I, p. 1«9aq*>

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