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dans les procès de canonisation , eiaraine aTCC kl plus grand soin les e$|»rils les plus eKlraordioaires selon les règles de la m vstiqué doctrinale. Sainte Thérèse recommaïkle insUuDioeDl au ftmes spiritoellas de ne point mellre en elles-mènies leur confiance, mais de rechercher un confefseur édairét qui, bien que moins habile dans la mystique eipérimentale • soit néanmoins plein de zèle pour la perfection. « Les coniiaissances littéraires, dit-elle, sont un graod atantage : elles instruisent et enseigntfttt notre ignorance : leur lumière nous fait trouver le sens réritable de l'Ecriture, et nous apprend à taire ce que nous derons. > Et le Pire S^;neri indique comme le caractère le plus déiaf orabic du quiétiste leurs prétentions è ne vouloir |>our juges de leurs doctrines que ceux oiii les avaient éiirouvées. c L'expérience , dit-il, est très-utilo, mais elle est souvent trompeuse, surtout dans ces matières qui, parcela mémo qu'elles ne sont pas physiques, mais morales, so'^it sujettes à toute sorte d'erreurs. • Ln théologie mystique doctrinale est donc nécessaire pour éviter les erreurs dans la voie do la perfection, et pour diriger les âmes et discerner les esprits.
Il n'est pas diflicile decomprendre le motif de cette nécessité. On trouve souvent dans TE^Iise des âmes aue Dieu seul conduit intérieurement et qu il éclaire |»ar des lueurs, par dps parples, par dos visions et par des eilases plus profondes et plus subiimes. Toutes ces âmes cependant sont exposées au danger de tomber uans les erreurs les plus graves, soit par les illusions de leur profire imagination, soit par les ruses du démon.
Apanf âges. — Vous en tirons cette seconde conclusion : La théologie mystique est une êcience de la plus grande uUUté. En effet : 1* « La véritable sagesse, dit Alvarez de Paz, consiste, non (lans de stériles spéculaliois, mais dans des œuvres utiles; non dans les disputes, mais dans la fiiite de tout mal, dans la recherche persévérante du bien, dans la parfaite observance des coinmandemenls et dans la pureté de Tâme. » (Prœf. de vit. »pir.) 2* La théologie mystique abonde en principes révélés par la foi à tous et à cliar cun; elle présente les garanties les plus certaines de crédibilité, auant au discerlEiement des inspirations, ces révélations et des^esprits; elle fait usage d*exercices aussi aolides qu'utiles, entre autres, de roraison mentaie,dontellerecommanderusagccomme très-avantageux. Elle enseigne à reconnaître les dons surnaturels, non-seulement de la foi et de la science, mais même du discerne?ment des esprits, des ravissements et des axta^es, et à distinguer le vrai du faux.
Une troisième conséquence, c'est Vexcel^ lence de la théologie mystique: Aussi les Bscètesdonneni à cette science les plus grands ^log^s. Gerson dit (Demont. contempl.y c. h): « Je crois que c'est là la sagesse que le bien- Heureux Denys à principalement enseignée dans son ouvrage de la théologie mystique;
est celle que lui a ré%t-lée le bienfaeureui apôtre Paul, dont il avait été le disciple. ■ Louis Du Pont dît à ce sujet (/iiIrM. ad dueemspirJ): c Elle est saos aucun doute ioeomparablement supérieure i toutes lei autres sciences etàtiiuslesarts de l*univers; car elle est plus que toutes, profonde, noble, sainte, utile, agréable et de longue dii> rée. Elle est la fin dernière, en qui réside la béatitude de la vie présente, è laquelle se rattachent toutes les autres sciences. •
La pnnci|aale prérogative de la théologie mystioue est donc de se rapporter par sabi spéciale è Tamonr de Dieu et de tendre à l'exercice de la perfection chrétienne. Si ce sentiment ne règne dans Tesprit du maftre on de récolter, cette science sara digne ï |ieine de son nom; ce n*est plus qu*Qiie science tronquée et monstrueuse. lavr seulement^ dit saint Bernard (Srrai. m mi. S. Joan.) c'est une vanité; krûier seMUment, c'est peu de chose; laper feciion emmstt à luire ci à brûler. — Qê$€ vowês seri^ dit VJudiaiiim^ de /farter sur m Trimiié en termes sublimes^ si vous déptaûe» é îa TrinîU par woire peu thumilitéf Tainae smieux rrssenHr la eomponction que d'est eammaîireladé' finiiiom. Quelle honte pour le mystique, qai eonduit et exhorte è la perfetîtion, s1l se contente de savoir, sans mettre la main 1 Tceuvre? « 11 est semblable, dit Gerson, (ThéoL myst.^ consîd. 31) à un 6!s qui chefche seulement h connaître les secrètes volontés de son père, sans s*inquiéter d*ex^ cuter ses ordres. Aussi ne pourra-t-il éviter ai sa vengeance, ni sa colère. »
La fin de la théologie mjsticiue, avonsnous dit, est de conduire rame, par la voie de la perfection, jusqu'à Tunion do la charité parfaite avec Dieu. Le théologien qoi veut mettre de Tordre dans cette matièn*, 1^* doit expliquer en quoi consiste la viesitirituelle et la perfection, et quelle obligation il y a pour Thomme de tendre i cette perfection. Et comme la tbtekigîe mystique, qui a pour but de rendra Tnomme parfait, ne peut atteindre ce but que graduellement et par parties, ea commençant, en continuant et en atteignant, elle doit dooc indiquer, 2* de c[uello manière ceux qui commencent doivent tendre h la perfedton pir la voie purgative, c'est-à-dire par la fuite du péché mortel et véniel, et de la tiédeur, résultat qui nécessite Toraison et la mortification. 3* Comme l'âme purifiée de toute souillure, et faisant des progrès dans la vie spirituelle, est plus souvent éclairée de Dieu dans la voie iiluminative, et suit Jésus-Christ, qui est la vraie lumière, la voie, la vérité et la vie; et comme dans cette voie il faut ac-
3uérir des vertus, pour parer rame, é|>ouse a Jésus-Christ, et pour la disposer à ai mer fermement Dieu, son souverain bieni le théologien doit alors traiter de Timitatiou de Jésus-Christ, des vertus que nous devons en recueillir, des tentations et des obstacles que nous rencontrerons dans cette voie. ^*
et cette sagesse, la plus parfaite et la nJus L*homme, ainsi i^clairé, parvient enfin au profonde que nous puissions avoir ici-bas, sommet de la perfection, autant (ju'il lui est
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