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sans répreuve de la pénitence» jamais il ne pourra obtenir la pureté de conscience.
XX. De la parole â VacLion grande est la distance ; mais il y h encore beaucoup plus loin de TactioD è la tolérance des afflictions.
XXI. Celui qui fait beaucoup do bien, Hiais n*a pas beaucoup de maux è endurer» ne deviendra pas un homme parfhitemcnt spirituel.
XXII. La prièrp faite avec persévérance, que Taridité accompagne d^ordinoire, en-
'getidre ordinairement dans les Ames une •tainteté solide.
XXIIL Les larmes, la douceur, la tendresse et la dévotion &ont de peu d^utililé Four Tavancement spirituel» s*il ne s*y joint expiation.
XXIV. La suavité exquise de la contemplation est pfefne de douceur, mais Tamertume de Tabaiidon est très-utile.
Nous devons un mot d'explication à quoiqiies-uns de ces aphorismes.
L*a|)horisme V doit s'entendre de Tabandon dans lequel l*ftme ne souffre pas précisémHit et fait le bien comme elle peut. LV phorisme Tl sisniQe que la iiénitence eorporelle u*est d'aucune utilité pour la ironsolation, jusqu'à ce que la mesure déHaitive des épreuves à souffrir aitété entièrement comblée de Dieu; il faut néanmoins se garder de négliger cette pénitence, ou de la pratiquer avec excès et sans discernement ; jt faut se conformer h la règle prescrite par un safieet prudent directeur. L*aphorisme VII doit s'entendre du pénitent qui ne pratique que les mortiGcations corporelles, el né-
f;liKA lee mortifications intérieures et spiriiieiles.
Arganbs de l'abando5. — I. Quelques personnes spirituelles , en môme temps qu'elles sont intérieurement tourmentées par Tabandon, la tristesse et l'affliction, ressentent extérieurement dans le corps de terribles douleurs. En effet, è ces passions de TAme eorrespondent divers mouvements et diverses altérations des humeurs, qui occasionnent ces sortes de douleurs , dont la guérison ne dépend ni des médecins, ni delà médecine, mais plutôt des consolations que procure un prudent directeur. L'expérience a plus d'une fois montré qu'iF suffisait de calmer ces passions désordonnées, pour rétablir entièrement la santé. Néanmoins il ne faut pas eomplétement exclure le secours de la médecine.
II. Les âmes prédestinées à la contemplation éprouvent presque toujours en clles- Hiémes une sorte d'abandon; car l'abandon étant ane certaine amertume S()irituelle, Dieu, dans sa prévoyance, en a fait une disf>osition à la céleste forme de la contemplation, qui unit enfin la créature avec son Créateur : aussi est«il bien rare de voir une personne comblée des délices de la contemplation, sans avoir passé par quelqu'un des sentiers de l'abandon. C'est pourquoi, si la contemplation survient sans cette disposition» ou elle ne sera pas de longue durée,
ou elle sera une exception à la règle générale.
III. L'abandon n'a pas une durée déterminée; quelquefois il persiste pendant vingt années et plus , jusqu'à ce que lui succède ta contemplation.