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vint ensuite proviseur. De retour en Irlande, il obtint une cure & Dulilin. Il avait de la piété, du zèle, du talent et toutes les vertus ecclésiastiques. Ses ouvrages ascétiques sont : l"" Des prières et des méditations^ 1705, in-12; — ^Règles et pieuses instructions composées pour Vavancement spirituel d'une dévotéveuve, Dublin,1716, in-16. Nari mourut le 3 mars 1738. Il était excellent conlrovertiste, et il a publié* plusieurs écrits de controverse pleins de science et do dialectique, adressés aux anglicans.
NATAL13 (Jérôme), jésuite flamand, mort en 1581, est connu seulement par un ouvrage intitulé : Meditationes in Evangelia totius anni ; in-fot.» Anvers, 1591.
NATIVITE (Jeanne Le Roter, Sœur deld)»
née le ^ Janvier 1732 , au village oe fieaulot, è deux lieues de Fougères, d'une famille de laboureurs, entra comme domestique, à rflge de dix-huit ans, chez dos religieuses de l'ordre de Sainte-Claire, appelées Drôanjslef, établies à Fougères. Quoiaù'elle n'apportAt rien en dot, elle obtint anff la suite d^é(re reçue sœur converse, et fit de grands progrès dans la vertu. La sœur de la Nativité crut avoir des apparitions et des révélations dont elle flt part à sels confesseurs successifs, qui cherchèrent à l'éclairer sur des points aussi délicats. Cependant un nouveau directeur du couvent, M. l'abbé ^ Genêt, s*eIoignant de la route de ses prédé^ cosseurs, conQrma la sœur dans sa pieuse croj^ance; elle lui dictait ce qu'elle croyait avoir vu ou entendu; mais la révolution les sépara. La sœur, forcée de quitter son couvent, se réfugia chez son frère, puis auprès d'un charitable habitant de Fougères, où elle mourut le 15 août 1798, âgée de soixantesix ans. Pendant son séjour en Angleterre, Tobbé Genêt avait communiqué ses manuscrits à plusieurs personnes, qui varient d'opinion surlede^ré de conQance que méritaient les prédictions qu'ils contenaient. Plusieurs copies en furent même distribuées. A la mort de cet ecclésiastique, survenue en 1817, les manuscrits furent vendus è un libraire qui les publia dans la ruôme année sous le titre de Vie et Révélaiions de la Sœur de la Nativité; 3 vol. in-12. Cet ouvrage est composé d'un Discours pré: liminaire de M. Tabbé Genêt, qui tâche dé prouver que la sœur était inspirée ; d'un Abrégé de la vie de la Sœur^ par le même; d*une Vie intérieure de la Sœur, écrite ou, pour mieux dire, dictée {m* elle; de ses iiouibreuses et extraordinaires Révélations^ par lesquelles elle prédit beaucoup de choses sur TEglise et la 9n du monde. Ces révélations contiennent des détails pleins de piété et d*élévation, et d'autres qui pour* raient être soumis à une sévère critique. On trouve, dans le troisième volume, un Recueil d'autorités en faveur do ces mêmes révélations; des Observations de l'abbé Genêt sur cette [iiôme matière, et une Relation faite par lui des huit dernières années de la Sœur. On fil une nouvelle '.édition de cet ouvrage en 1819, en 4 vol. in-8' et in-12. Le qua-
DicTioxNAiBE d'Ascétisme. 1
trième volume supplémdfitaire à été dicté par la Sœur h dos religieuses qui avaient mérité sa confiance. VAmi de la Religion a donné une analyse et un extrait de cet ouvrage dans le tome XXUL p, 321, 385, et dans le tome XXIV, p. 193. Un anonvme lui répondit par une brochure intitulée : Réponse de mon oncle sur la censure des Révélalions de la Sœur de la Nativité.
Une autre Jeanne de la Nativité, religieuse ursuline est auteur du Triomphe de Vamour divin dans la vie de la bonne Ârmelle; Paris, 16H3, in- 12.
NAVOEUS (Joseph), prêtre et chanoine do Saint-Paul de Liège, naquit à Viesrac en 1651. Il professa la poésie, et ensuite la philosophie, à Louvain et à Liège. Il eut des démêlés assez vifs avec les Jésuites au sujet du séminaire de cette ville, dont ces Pères cherchaient h avoir la direction. Il' mourut à Liège le 10 avril 1705, après avoir publié plusieurs ouvrages, et, entre autres, Le fondement de la conauite à la vie et à la piété chrétienne f selon les principes que ta foi nous en donne dans VEcriture suinte et la doctrine de VEglise, livre pieux et estimé» que Navœus composa dans la retraite à laquelle ses infirmités Je condamnèrent quelques années avant sa mort. On croit qu'il partageait les senlimenls d'Arnauld et de Quesnel.
NAZARÉEN, NAZARÉAT (Ascète Juif).
— Ces deux mois sont dérivés de l'hébreu Nazar distinguer, séparer, imposer des abstinences ; les nazaréens étaient des honvmes qui s'abstenaient par vœu de plusieurs choses permises : le nazaréat était le temps de leur abstinence, c'était une espèce do purïGcation ou de consécration ; il en est parlé dans le livre des Nombres ch. vi. On y voit que le nazaréat consistait en trois choses principales : V h s'abstenir de. vin et de toute boisson capable d'enivrerY'2'à ne pas se raser la tête et h laisser croître les cheveux ; 3** à éviter de toucher les morts et de s'en approcher. — 11 y avait chez les Juif$ deux espèces de nazaréat : l'un perpétuel^ qui durait toute la vie; l'autre passager, qui ne durait que pendant un certain temps. Il avait été prédit de Samson [Judic. xiii, 5 et 7j qu'il serait nazaréen^ de Dieu depu^t son enfance; Anne, mère de Samuel, promq: (/ Reg. 1, 11) de le consacrer au Seigneur toute sa vie, et de ne point lui faire raser U tête. L'ange qui annonça à Zacharie la naissance de saint Jean-Baptiste, lui dit que cet enfant ne ferait usage d'aucune boisson capable d'enivrer; et qu'il serait rempli du Saint-Esprit dès le ventre de sa mère. {Luc. i» 15.) Ce sont là autant d'exemples de nazaréat perpétuel. Les rabbins pensent que le nazaréat passager ne durait que trente jours; mais ils l'ont ainsi décidé sur, des idées cabalistiques qui ne prouvent rien ; ii est probable que cette durée dépendait de la volonté de celui qui s'y était engagé pai un vœu, et que ce vœu pouvait être plus on moins long. Le chapitre vi du livro des Nombres prescrit ce q«ie le nazaréen devait
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