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fairo h là fin dé son vœu. Il devait se présenter au prêtre, oirrir à Dieu des victimes pour trois sacrifices, du pain, des gâteaux et du vin pour les libations; ensuite on lui rasait la tète, et on brûlait ses cheveux au feu de l'autel ; dès ce moment, son vœu était censé accompli; il était dispensé des abstinences auxquelles il s'était obligé.
Ceux qui faisaient le vœu du iiazaréat liors de la Palestine* et qui ne pouvaient se présenter au temple à la un de leur vœu, se faisaient raser la tête où ils se trouvaient, • et remettaient à un autre temps Taccomplissemont des autres cérémonies; ainsi en usa saint Paul à Cenchrée, è la fin de son vœu, {Aci. XVI, 18.) Les rabbins ont imaginé qu'une personne pouvait avoir part au mérite du nazaréat, en contribuant aux frais du sacrifice du nazaréen lorsqu'elle ne pouvait faire davantage; cette opinion n'est fondée sur aucune preuve. — Spencer, dans sou Traité de$ lois cérémonielles de$ Hébreux^ 11* partie, 1'* dissert., ch. 6, observe que la coutume de nourrir la chevelure des jeunes
f;ens è l'honneur de quelgue divinité et de n lui consacrer ensuite»..élait commune aux Egyptiens, aux Syriens, aux Grecs, etc. : et il suppose très-mal h propos que iMoïse ne fit que purifier cette cérémonie, en l'imitant et la destinant à honorer le vrai Dieu. Il dit qu'il n'est pas probable que ces nations raient empruntée des Juirs; mais il est encore moins probable que Moïse l'ait em* prunlée d'eux, et il est fort incertain si cet ùsaçe était déjà pratiqué de son temps par les idolAtres. Si Spencer et d'autres y avaient mieux réfléchi, ils auraient vu qu'il n'y avait point ici d'emprunt; que la coutume des païens n'a rien de commun avec le nazaréat des Hébreux. Les jeunes Grecs nourrissaient leur chevelure jusqu'à l'âge de puberté; alors les cheveux les auraient embarrassés dans la lutte, dans l'action de nager et dans ti[*aulres exercices; ils les consacraient donc à Hercule qui présidait à la lutte, ou aux nymphes des eaux, protectrices des nageurs ; ils tes suspendaient dans les temples et les conservaient dans des bottes; ilà ne les brûlaient pas. Leur motif était donc tout différent de celui des Juifs. Sous un climat aussi chaud que celui de la Palestine, la chevelure était incorpmode, c'était une mortification de la garder, aussi bien que de s'abstenir du vin, etc.
. On voit parce que nous venons de dire, qne les œuvres de la vie ascétique sont antérieures au catholicisme qui n'a fait que les étendre et les perfectionner.
Le nazaréat dans la Synagogue était comme l'ombre et la figure de la vie religieuse ou monastique. — Voir Thérapeutes, et notre
DiSCpURS PRÉLIMINAIRE.
NELSON (Robert), gentilhomme anglais qui vivait pendant la révolution d'Angleterre de la fin du xvu* siècle. — Il fut de toutes les sociétés de bienfaisance établies en An;;leterre, et, à sa mort, il ,fit une grande quantité de le^s pour des bonnes
œuvres. On a de lui uno. Pratique de la vraie dévotion.
NEPVEU (François) , né à Sainl-Mâlo, en 1639, se fit jésuite en 1654. Il professa les humanités et la philosophie, et devint recteur du Collège de Rennes, où il mourut. Il a publié plusieurs ouvrages, qui ont tons la piété et la morale pour objet : l"* De la connaissance et de Vamour de riotre-Seigncur Jésus-Christ. Nantes, 1681, m-12; — 2* Jlf^thode d'Oraison, inl2. Paris, 1691 i—B'' Exercices intérieurs pour honorer les mystères de Notre-Seigneur Jésus-Christ , Paris , 169J . in-12; — k*" Retraite selon Vesprit et la méthode de saint Ignace^ Paris, 1687, in-i2; — 5*" La manière de se préparer à la mort, Paris, 1693, in-12 ; — 6° Pensées et Réflexions chrétiennes pour tous les jours de tannée, k vol. in-12, Paris, 1699; — /• V Esprit du christianisme, ou la conformité du chrétien avec Jésus-Christ, Paris, 1700, in-12. Tous ces ouvrages sont bien écrits; l'auteur a sa joindre les agréments du langage à ronelion' de la morale chrétienne.
NÉRI (saint Philippe de), fondateur de la congrégation des Prêtres de l'Oratoire, en Italie, naquit à Florence, en 1515« Elevé dans la piété et dans les lettres, il se distingua par sa science et.par sa vertu. Après avoir reçu le sacerdoce S l'âge de trente-six ans, il fonda une célèbre confrérie dans l'église de Saint-Sauveur del Campo, pour le soula- , gement des pauvres étrangers, des pèlerins, des convalescents, qui n'avaient point de retraite. Cette confrérie fut comme le berceau de la congrégation de l'Oratoire. Le saint instituteur ayant gagné à Dieu Salviati, Tarogio, le célèbre Baronius et plusieurs autres excellents sujets, ils commencèrent à former un corps, en 1564. Le Pape Grégoire Xlli approuva la congrégation en 1575. Le père de cette nouvelle milice détacha quelquesuns de ses enfiints qui répandirent cet ordre dans toute l'Italie. Le saint fondateur mourut à Rome, à l'âge de quatre-vingts ans. Il s'était démis du généralat trois ans auparavant en faveur de Baronius. Ce fut par ses conseils que ce célèbre historien se décida à travailler à ses immortelles anoa/es. Nous avons de lui ses Constitutions, imprimées en 1612. 5aint Philippe de Néri fut canonisé (>ar Grégoire XV. Peu d'hommes ont eu une piété plus ardente et plus tendre. Son oraison était une espèce de ravissement.
""NEDMAYER (François), né à Munich, en 1697. — Entré chez les Jésuites, il y enseigna les belles lettres et la théologie, travailla avec de grands succès au salut des âmes, eu dirigeant la congrégation latine de Notre- Dame de Munich. 11 devint ensuite prédicacateur de la cathédrale d'Augsboui^ fonctions dont il s'acquitta pendant dix ans avec une réputation extraordinaire. Ses discours avaient particulièrement pour objet la réfu* talion des erreurs du temps. Il écrivit aussi sur toutes sortes de sujets avec une force ei une éloquence de raison qui entraînait souvent SCS adversaires. On a de lui, en parti-
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