NEU
D'ASCETISME.
MIG
ciilier, en lalin : le Théâtre ascétique, la Correction fratemelie^ le Remède de ta Mélancolie, les Vertus théologiques.
Il mourut è Augsbourg, en 1765.
NEUVAINES. — Prières continuées pendant oeuf jours en l'honneur de quelaue sainty pour obtenir de Dieu quelque grice par son intercession* Comme Tes incrédules, instruits par les protestants, se font une étude de tourner en ridicule toutes les pratiques de piété usitées dans l'Eglise romaine , un bel esprit ne peut pas manquer de regarder une neuvaine comme une superstition, de la mettre au rang des pratiques que l'on nomme vaines observances et culte superflu. Pour* quoi des prières répétées pendant neuf jours ni plus ni moins? Seraient-elles moins effi-. caces, si elles étaient faites seulement pendant huit jours, ou prolongées jusqu'à dix, etc. ? — En quelque nombre que l'on puisse faire des prières, la même question reviendra, et ne prouvera jamais rien. L'allusion à un nombre quelconque n'est superstitieuse que quand elle a quelque chose de ridicule, et n*a aucun rapport au culte de Dieu ni aux vérités que nous devons professer; elle est louable, au contraire, fors* qu'elle sert à inculquer un fait, ou un dogme qu'il est essentiel de ne pas oublier. Ainsi, chez les patriarches et chez les Juifs, le nombre septénaire était sacré, parce qu'il faisait allusion aux six jours de la création, et au septième, qui était le jour du repos ; c'était, par conséquent, une profession continuelle du dogme de la création, dogme fondamental et de la plus grande importance. Le cinquième jour de la fête des expiations, les Juifs devaient offrir en sacriGce» des veaux, au nombre de neuf, nous ne croyons pas que ce nombre eût rien de superstitieux, quoique nous n'en sachions pas la liaison. (iViim. XXIX, 26.)
Dans TEgtise chrétienne, le nombre trois est devenu sacré, parce qu'il est relatif aux personnes de la sainte Trinité. Comme ce iDjstère futattaquépar plusieurs sectes d'hérétiques, l'Eglise atfecta d'en multiplier l'expression dans son culte extérieur ; de là la triple immersion dans le baptême; le Trisagion ou trois fois saint chanté dans la liturgie; les signes de croix répétés trois fois par le prêtre pendant la messe, etc- Par la même raison, le nombre de neuf, ou trois fois trois, est devenu significatif : ainsi, l'on dit neuf fois Kyrie eletson; trois fois à Fhonneur de chaque personne divine, pour marquer leur égalité parfaite. Nous pensons qu'une neu^ vaine a le même sens et fait la même allu« sion; que non-seulement elle est très--innocente, mais très-utile, — Si, par ignorance, une personne pieuse s'imaginait qu'à cause de cette allusion, ce nombre de neuf a une yertu particulière , qu'une neuvaine a plus d'efficacité qu'une dixaiue , il faudrait pardonner à. sa simplicité, et Tinstruire de la véritable raison 'de la dévotion qu'elle pratique..
NEUVILLE (Anne-Joseph-Claude Frey de)
jésuite né en 1693,à Coutances, d*ue famillo noble, fit retentir les chaires de la cour et de la capitale pendant plus de trente ans. — Après la destruction de son ordre en France, il se retira à Saint-Germain-en-Laje, où il eut la permission de demeurer, quoiqu'il n'eût pas rempli la condition q\ie le Parkment de Paris exigeait des jésuites qui voulaientreslerdans son ressort, C'étaitd'abjurer leur institut. La supériorité de ses talents, ses grandes vertus lui avaient mérité à la cour d'illustres protecteurs qui obtinrent do Louis XV qu'il pût vivre tranquillçdeins sa solitude. La lettre qu*il écrivit à un de so^ confrères, après le coup dont Clément XIV avait frappé son ordre, est un beau monument de résignation, de sagesse et d'obéissance. Sa résignation avait d'autant plus de mérite que la douleur que lui causa cet événement abrégea ses jours. On peut lui appliquer à lui-même ce qu'il écrivait à son confrère : Nous avons désiré de servir la religion par notre xile et par nos talents^ tàchous (te la servir par notre chute même et par nos malheurs. Ses sermons, en huit volumes, so distinguent de la foule des écrits de ce genre par la beauté des plans, la vivacité des pensées, la singulière abondance des idées. Sa Morale du rfouveaù Testamentesi un oiivroge écrit avec netteté et solidité; il donne une idée juste de ce que doit être le Chrétien dans le monde , et même de. la vie de ceux qui aspirent à une plus grande perfection.
NIEMEYER (Alexandre-Hermès) naquit à Halle en 1754, et parcourut avec la plus grande distinction la carrière de renseigne-* ment. On a de lui plusieurs ouvrages, la plupart sur l'éducation. 11 en a aussi sur la morale chrétienne. £n particulier : Moyens de consolation pour ceux qui souffrent : Ti^ mothéCy ouvrage destiné à exciter et à augmenter la dévotion des Chrétiens,
NIEREMBERG (Jean Eugène De), jésuite, Allemand d'origine, naquit à Madrid en 1590, et y mourut en 1658, à soixante-huit ans. C'était un homme pénitent, austère et très-laborieux. Il a beaucoup écrit, et Id plupart de ses ouvrages de piété, composés, soit en espagnol, soit en latin, ont été traduits en diverses langues et quelques-uns en français. Le traité du Discernement du temps et de Véternité, ou de la Différence du temps et de rétemité, n'a pas été seulement mis en français par le P. Drignon, il l'a été auf si en arabe par le P. Fromage de la mémo Société.
NIGRONI (Jules), Jésuite, né Tan 1553, à Gênes, professa la rhétorique, la philosophie et la théologie, fut constamment préfet des études au collège de Milan, recteur des collèges de Vérone, de Crémone et de Gê ncs, supérieur des maisons professes de Gênes et de Milan; il mourut le 17 janvier 1625 dans ceUe dernière ville. On a du P. Nigroni les œuvres ascétiques suivantes : Regulœ communes Societatis Jesu^ commen^ tariis asceticis illustratœ ; Milan^ 1613, et 1616; Cologne, 1617, iu-h* ; ^ Dissertatio moralis de librorum amatoriorum lectione ju^.
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