‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 167 sur 186 · I'I^110K.VAI E · texte numérisé non relu

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b!e. Car, pourvu quo vous soyez obéissant, vous serez pauvre, vous serez chaslOr vous serez humble; vous aurez Tesprit de modestie, de patience et de mortification; en un mot ♦ vous acquerrez tontes les vertus. Ceci n'est point, au resle, une exagération, c'est une vérité Irès-conslante. Les vertus s'acquièrent par Texercice de leurs actes, et ce n'est que de cette sorte que Dieu veut nous les 'donner; or, l'obéissance nous met dans cet exercice fU tout ce que nos règles nous prescrivent, tout ce que nos supérieurs Douscommandent,est un exercicedequclque vertu. Laissez-vous seulement conduire par Tobéissance et embrassez de tout votre cœur toutes les occasions qu'elle vous donnera, et cela suQit. Car on ne manquera pas de vous exercer, tantôt sur la patience, tantôt sur l'humilité, tantôt sur la pauvreté, tantôt sur la mortification, tantôt sur la tempérance, tantôt sur la charité; et, de cette sorte, à mesure que vous, augmenterez en obéissance, vous augmenterez aussi en toutes les autres, vertus. C'est le sentiment de saint Ignace : Tant que l'obéissance, dit-il, fleurira parmi vous,* toutes les autres vertus y fleuriront aussi, et produiront dans les âmes tout le fruit que je souhaite. Tous les saints en général sont de ce môme sentiment, et c'est pour cette raison qu'ils appellent Tobéissance la mèreetia source des vertus. L'obéissance, dit saint Augustin, est une des plus grandes vertus; et elle est, pour ainsi dire, la source et la nière des vertus. C'est la seule vertu, dit saint Grégoire , qui imprime toutes les autres vertus dans l'esprit, et qui les y conserve, quand elles y sont une lois bien imprimées. Et le même saint Grégoire et saint Bernard, expliquant ce passage des proverbes : L*homme obéissant ne parlera que de victoire, disent, que Thommo obéissant n'obtiendra pas une victoire seulement; mais qu'il en obtiendra plusieurs, et qu'il acquerra toutes les vertus.

Si vous voulez donc un moyen court et facile pour faire de grands progrès en peu de temps, et pour acquérir la perfection, soyez extréœemenf obéissant : c'est là le chemin; vous n'avezqu'àle suivre sans vous détourner à droite m à gauche, et vous arriverez bientôt où vous souhaitez d'aller. . Que c'est une grâce heureuse et abondante, dit saint Jérôme, que celle de l'obéissance! toutes les vertus y sont comprises en abrégé, et elle conduit droit à Jésus-Christ ; il n'y a qu'à marcher par la route qu'elle vous montre, et en peu de temps on se trouvera parfait.

Saint Jean Climaque dit, qu'arrivant un jour dans un monastère il y vit des religieux « tout blancs de vieillesse e"t d'un aspect vénérable, toujours prôls à faire les moindres choses qu'on pouvait leur commander ; et il y en avait quelques uns d'enlr'eux, dit-il, qui s'étaient enrôlés sous l'étendard de l'obéissance, il y avait déjà plus de cinquante ans. Il leurdemandaquelfruitetquelavantageilu avaient retirés d'une si grande soumission'^

et les uns lui répondirent que par ce moyen ils avaient acquis une profonde humilité, qui les avait mis à couvert des plus dangereuses attaques du démon ; les autres, qu ils étaient parvenus à n'avoir aucun sentiment des injures ou des mépris. Ainsi nous voyons que l'obéissance est un moyen pour acquérir toutes sortes de vertus; et c'est ce qui faisait que les anciens Pères du désert tenaient que Tobéissance et la soumission d'un solitaire à la volonté de son Père spi> rituel, était comme un gase assuré du progrès qu'il ferait un jour dans Ta perfection.

Saint Dorothée» rapporte que son disciple Dosithée, qui était un jeune homme do bonne maison et d'une constitution fort délicate, lorsqu'il était encore dans le siècle, fut touché d une vive appréhension du jugement et du compte qu'il aurait un jour à rendre; Dieu accomplissant en lui cette demande du Prophète royal : Seigneur pénétrez ma chair de votre crainte, car j'appréhende vos jugements. Pour se mettre done en état de pouvoir rendre quelque jour un bon compte, il se Gt religieux; et vovant que la délicatesse de sa complexion ne lui permettait pas d'aller la nuit à matines, de manger des mêmes viandes que les autres, ni do suivre l'usage ordinaire de la communauté, il résolut de se dévouer entièrement à l'obéissance, en s'exerçant continuellement dans l'intlrmerie du monastère aux services les plus vils, et à tout ce qu'on pourrait lui ^commander de plus humiliant* Au bout do jDînq ans il mourut pulmonique, et Dieu ré- . Vêla à l'abbé du monastère, qu'il avait ot)tenu laïécompense de Paul et d'Antoine ; ce que les autres religieux ayant entendu, ils commencèrent à murmurer entr'eux et h s'en plaindre : « Eh quoi ! disaient-ils, où est la justice de Dieux Un homme qui n'a jamais jeûné et qui a toujours été nourri délicatement, est égal à nous autres qui portons toute la charge de la vigilia, et tout le poids du jour et de la chaleur ; que gagnons-nous donc par les austérités et par les travaux auxquels nous nous exerçons sans cesse? » Comme ils faisaient ces plaintes. Dieu leur fit entendre qu'ils ne connaissaient pas le prix et l'excellence de l'obéissance, et qu^etlo était d'un si grand mérite devant lui que Dosithée avait plus mérité par là en peu de temps, que beaucoup d'autres par de longues et rigoureuses austérités.

Saint Ignace, parlant de l'obéissance, dit, dans la troisième partie des Constitutions^ qu'il est très à propos et très-nécessaire pour notre avancement spirituel que nous nous proposions tous d'avoir une obéissance entière. Venant ensuite à expliquer ce que c'est que cette sorte d'obéissahce, il dit que non -seulement il faut obéir extérieurement, en exécutant ce qu'on nous commande, ce qui est le premier degré de l'obéissaace : mais qu'il laut aussi obéir intérieurement^ en conformant notre volonté à celle de notre supérieur, et en réglant la nôtre sur la sienne, ce qui est le second degré. Mais ce

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nVst pas encore assez, ajoute- t-ii, il faut aller plus loin» et conforiuer aussi notre jugement à celui de notre supérieur, en sorte que nous soyons toujours du mèuie senliroent oue lui, et que nous croyions que tout ee qu'il commande est bien ; et c*esl en quoi consiste le troisième degré de l'obéissance. Quand nos actions, notre volonté et notre jugement seront tout à fait conformes h ce qtrott nous aura prescrit, alors notre obéissance sera parfaite et entière; mais s'il y manque (quelqu'une de ces conditions, elle ne saurait l'être.

Pour commencer maintenant par le premier degré, je dis qu'il faut une grande diligence et une grande ponctualité dans l'eiécution des choses que l'obéissance prescrit. Saint Basile demande de quelle sorte il faut s'y norter, et il répond qu'il faut s'y porter de la même manière qu'un homme extrême»

mont affamé se porto à rassasier sa faim, ou qu'un homme qui aime extrêmement sa vie se porte aux choses qui peuvent la conserver. Encore devrait-on, ajoute-t-il, s'y porter avec un empressement et avec une ardeur tout autres, puisque la vie éternelle qu'on mérite par l'obéissance est infmiment plus noble et plus excellente que la temporelle, qu'on peut se conserver par ses soins. « Celui qui est vjéritablement obéissant, dit saint Bernard, ne sait pas ce aue c'est que de différer et de remettreau lenaemain; il est ennemi de la lenteur, il va au devant des comman** déments qu'ori veut lui faire, et il a plusîâfc obéi qu'on ne loi a commandé; il est tôiJHv jours prêt à entendre, à voir, à dire et è faire tout ce qu'on veut, et à aller partout où Ton veut; enfm il se tient toujours en état de recevoir et d'exécuter tous les commandements qu'on veut lui faire. »

Le second degré de l'obéissance est de conformer entièrement sa volonté à celle de ses supérieurs, en sorte qu'on n'en ait point d'autre que la leur. L'obéissance, dit saint Jean Climaqun, est le tombeau où notre propre volonté est ensevelie, et d'où rhnmilité ressuscite. En effet, du moment que nous voulons pratiquer la perfection, nous devons faire état que nous mettons notre volonté dans le tombeau, et que dès lors nous ne devons point en suivre d'autre que celle de nos supérieurs. Saint Ignace ajoute qu'il faut que nous soyons toujours disposés à l'exécuter, quelque difficiles que puissent être les choses qu'ils nous commandent, et quelque répugnance naturelle que nous puissions y avoir. « C'est môme particulièrement en celles-là, dit-il, qu'il faut témoigner davantage notre promptitude à obéir, parce que c'est en celles-là principalement, comme remarquent les saints, que la véritable obéissance se fait mieux voir. Lorsqu'on nous commande des choses qui nous plaisent et qui sont conformes à notre inclination, on ne peut pas bien connaître avec quel esprit nous obéissons, parce que nou^ sommes peut-être plusf portés f)ar le mouvement de notre propre incllualiou que par une ylVIIu-

ble soumission à la volonté de Dieu. Mais lorsqu'on nous commande des choses difficiles et auxquelles nous avons de la répugnance, et que cependant nous ne laissons pas de l^s embrasser avec chaleur, il n'y a plus à douter du motif qui nous fait agir, parce qu'alors nous sommes bien assurés que ce n'est point nous-mêmes que nous cherchons et notre propre satisfaction, mais que c'est Dieu seul et l'accomplissemeut de sa volonté sur nous. »

Le troisième degré d'obéissance consiste à conformer notre entendement à celui do notre supérieur, en sorte que nous n'ayons qu'un même sentiment que lui, non plus qu'une même volonté; que nous estimions que tout ce qu'il commande est raisonnable, et que, soumettant tout ^ fait notre jugement au sien, nous fassions du sien la règle du nôtre. Pour comprendre la nécessité de ce tioisième degré, il suffit de ce aue nous avons dit d'abora, que sans cela robéissance ne saurait être parfaite et entière; et celle doctrine est conforme à celle des saints, qui disent que l'obéissance est un holocauste très-parfait, dans lequel l'homme, par le moyen des ministres de Dieu, s'offre tout entier à Dieu dans le feu de la charité. Il y avait dans l'ancienne Loi cette différence entre Tholocauste et les autres sacrifices,

3ue dans les sacrifices on brûlait une partie e la victime en l'honneur de Dieut ^t l'on en gardait une autre partie pour les prêtres et pour les ministres du temple; mais dans l'holocauste, on brûlait la victime tout entière, sans en réserver aucune chose. Or, si en obéissant vous ne soumettez votre jugement aussi bien que votre volonté, votre obéissance n'est point un holocauste ; et elle n'est point parfaite, puisque vous manquez à offrir à Dieu la principale partie de vousmême et la plus noble, qui est votre propre entendement. C'est pourquoi saint Ij^nace disait que ceux qui, soumettant leur volonté aux ordres de leur supérieur, n'y soumettent point leur jugement, n'ont encore qu'un pied dans la religion.

Saint Bernard, dans le'prciUfer sermon de la Conversion de saint Paul, explique au long qu'elle doit être Tohéissance d'entendement; et, pour cet effet, venant à parcourir les différentes circonstances de son sujet, il les af>plique o*ix différentes qualités au'elle doit avoir. Lorsque saint Paul, frappé de la lumière du ciel, et saisi de crainte, se fut écrié . Srigneur^ que voulez •vous que je fasse? le Seigneur lui répondit : Allez dans la ville^ et là on vous dira ce qu'il (àul qtn vous fussiez. « Voilà, dit à ce sujet sauit Bernard, pourquoi vous êtes entré en religion, afin d'y apprendre ce qu'il faut qua vous fassiez : c'est pour cela que Dieu, |«r un ordre admirable de sa Providence, vousa frappé de la crainte de ses jugements, ot que, vous donnant un désir ardent de léser* yjr, il vous a donné le dessein d'entrer dans ecttc ville sainte et dans cette école de vertu cl de piélé. C'est là que vous appreiidrcr ce

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qu*il veut de vous, et ce qu*il faut que vous lassiez pour lui plaire. L*£criture ajoute, conlioue ce Père, que lorsque saint Paul entra* dans la ville, il ne voyait rien, quoi-

2u*il eût les yeux ouverts, et que ceux qui taient aveo lui le meuaient par la main. Et c'est là, mes frères, ajoute-t-il, la figure d*une parfaite conversion ; c'est là le modèle de parfaite obéissance qu'un religieux doit avoir; c'est là précisément on quoi elle consiste ; de ne voir rien quoiqu'on ait les yeux ouverts, et de ne juger de rien par soimême, mais de se laisser^ conduire par ses supérieurs, et de se remettre absolument entre leurs mains. Prenez garde que, malheureusement pour vous, vous, ne veniez à voir clair comme Adam et Eve, de qui l'E* crilure dit qu'après leur péché leurs yeu^ furent ouverts, en sorte qu'ils connurent

au'ils étaient nus, et qu'ils eurent honte 'eux-mêmes; Mais comment I dira-t-on, estee qu'avant leur péché, ils n'étaient pas nus et qu'ils ne voyaient pas clair? Oui , sans doute,' mais ils ne prenaient pas garde alors è leur nudité, parce qu'ils vivaient dans la pureté et la simplicité de la justice originelle. Or, cette pureté et cette simpliulé 3u'ils perdirent par leur désobéissance, nous evons essayei-, nous autres, de l'imiter et de la conserver par notre soumission, en sorte que nous n'ayons jamais les yeux ouverts nour voir les fîiutes d*autrui, non pas même les plus apparentes, et que nous les fermions surtout lorsqu'il s'agit de choses qui regardent l'obéissance. »

Saint Jean Climaque, parlant de l'extrême retenue qu'il faut avoir là-dessus , dit quo dans les pensées et dans les sentiments qui nous viennent contre l'obéissance, il faut nous comporter comme dans les pensées qui nous viennent contre la pureté ou contre la foi ; c'est-»à-dire, ne nous y arrêter en aucune sorte, mais prendre de là occasion de nous Abaisser et de nous humilier davantage.

Saint Jérôme, écrivant à un religieux, et lui donnant des régies pour sa conduite dans la religion, lut recommande particulièrement cette soumission d'esprit. Ne vous mêlez i)Oiut, lui dit-il, de ju^r les ordres de vos supérieurs, et d'examiner s'ils ont raison ou non dans les commandements qu'ils vous font; c'est à vous d'obéir et d'exécuter ce qu'ils vous commandent, suivant ces paroins de Moïse : Ecoutez^ iiraël, et faites silence. Saint Basile propose aux religi«!ux pour modèle de leur obéissance, celle d*un apprenti qui se met sous un maître pour apprendre quelque métier. Il a, dit-il, les yeux continuellement attochés sur son maître, il loi ('béit en tout sans le contredire en rien, sans interposer son jugement en quoique ce soit, et sans lui demander raison ae ce qu'il lui commande; et, de celte sorte, il se rend habile avec le temps. La soumission des disci^ pies de Pythagore était si grande à cet égard que sa seule autorité leur tenait lieu de raison; et ils y déféraient de telle sorte quo KÏ^s qu'on leur disait : Lui-même l'a dit, il ne leur çn fallait pas davantage pour se ren-

dre. Quelle déférence ne faudrait-il donc point que des religieux eussent pour leur supérieur, ctui est sans doute bien au-dessus de Pythagore, puisqu'il tient la place de Jésus-Christ même? ne faudrait-il pas qup, dès qu'il est question d'obéissance, cela leur suffit pour les obliger à soumettre aussitôt leur jugement, et à croire que ce qu'on leur commande est toujours ce qui est le plus eonvenable.

Saint Ignaoedit que, comme il y a dansi'Eglisedeux sortes de voiespour le salut. Tune qui regarde tous les chrétiens en général, qui est cellede l'observation des commandements; et l'autre qui regarde particulièrement leg religienx, qui est celle de la pratique' des conseils ajoutés aux commandements , aussi il y a dans la religion même deux sortes d'obéissances : l'une générale, commune et intf»arfaite ; l'autre très-parfaite qui fait voir la brce et la vertu de l'obéissance, et qui montre jusqu'où peut aller la perfection du vé'ritable religieux. L'obéissance imparfaite, dit-il, a deux yeux, mais pour son malheur; l'obéissance parfaite est aveugle, mais c'est dans son aveuglement que sa sagesse et sa perfection consistent. L'une raisonne sur tout, et l'autre obéit sans raisonner; l'une a toujours plus d'inclination pour une chose que pour une autre, et n'est jamais indifférente sur rien ; l'autre se tient comme la languette de la balance sans pencher de côté ni a'autre, et est toujours également dispo~ sée à toutes les différentes choses que l'on peut lui commander, La première obéit véritablement au dehors, en exécutant ce qu'on lui commande: mais elle désobéit intérieur rement parla résistance de son esprit; ainsi elle ne mérite pas le nom d'obéissance. La seconde ne se contente pas de faire ce qu'on lui prescrit, elle soumet encore sonjugement et sa volonté à la volonté et au jugement du supérieur, supposant toujours qu'il a raison de commander ce qu'il commande ; et elle ne cherche point de raison i>our obéir, ni ne se laissepointconduireàcellesqui lui vienoentà l'esprit; maiselleobéit par la seule considération du commandement qu'on lui fait, et parce que c'est obéir aveuglément que d*obéir de la sorte. Voilà quelle est l'obéissance aveujgle que les saints et les maîtres de la vie spirituelle nous recommandent si instamment et dont ils nous ont donné eux-mêmes de si grands exemples. Au reste, lorsqu'on Taf)pd!!e aveugle, ce n'est pas qu'on prétende qu'elle doive être soumise indistinctement à toute5 les choses qu'on peut lui commander, quand même elfes seraient criminelles; car ce serait une dangereuse erreur, et saint Ignace nous le marque expressément; mais c*est parce que dans toutes celles où nous ne voyons point de péché, nous devons obéir simplement sans raisonner, supposant toujours que ce que l'on nous commande est conforme à la volonté de Dieu, et ne cherchant uoint d'autre raison d'obéir que celle de l'ouéissance même et du commandement qu'on nous fait. Aussi Cession appelle-t-il cette sorte d*obéis$aiice, une obéissance sans

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