AU VR41 PRINCIPE DE TOUTES CHOSES
« Sur l'une des deux colonnes du péristyle enlisait:
Il est INFiniUENT BON ET INFINIMENT JUSTE; IL ÉCLAIRE, IL SOUTIENT, IL RÈGLE TOUT AVEC UNE SUPRÊME AUTORITÉ ET AVEC UNE SOUVERAINE JUSTICE.
« La dernière colonne était couverte de ces mots:
Il n'a POINT eu de commencement, il n'aura
POINT DE pin: il A PRODUIT TOUTES CHOSES DÈS LE COMMENCEMENT, C'bST LUI QUI LES GOUVERNE ET QUI EN EST LK VÉRITABLE SRI*< 6NEUR.
« Quiconque s'intéresse à la gloire de son
Mgrs ne peut s'empêcher d'être vivement
^Jiotn en voyant de pauvres missionnaires
'^Hpocais donner de pareilles idées de Dieu
au cnef de plusieurs millions d'hommes ;
quel noble usage de la religion I
« Le peuple, les mandarins, les lettrés em«> brassaient en foule la nouvelle doctrine: les cérémonies du culte avaient surtout un succès prodigieux . « . Avant la commu* « mon, ait le P. Premare cité par le P. Fou- « quet, je prononçai tout haut les actes « qu'on fait faire en approchant de ce dî^in « sacrement. Quoique la langue chinoise « ne soit pas féconde en affections du c^ur, « cela eut beaucoup de succès.... Je remar- « quai sur les visages de ces bons chrétiens « une dévotion que je n'avais pas encore « vue. »
« Loukangy ajoute le même missionnairot « m'avait donné du goût pour les missions « de la campagne. Je sortis de la bourgade « et je trouvai tous ces pauvres gens qui « travaillaient de côté et d'autrer;j en abor- « dai un d'entre eux, qui me parut avoir la « physionomie heureuse, et je lui parlai de « Dieu. Il me parut content ae ce que je di- « safs, 6t m'invita par honneur à aller dans « la salle des ancêtres. C'est la plus belle « maison de la bourgade ; elle est commune « h tous les liabitants, parce que, s'étant « fait depuis longtemps une coutume ()e ne « point s'allier hors de leur pays, ils sont « tous parents aujourd'hui, et ont les mêmes ff aïeux. Ce fut donc là que plusieurs, quita tant leur travail, accoururent pour enten* « dre la sainte doctrine. »
« N'est-ce pas là une scène de VOdyssée, ou plutôt de la Biblet
« Un empire, dont les mœurs inaltérables usaient depuis deux mille ans le temps, les révolutions et les conquêtes, cet empire change à la voix d'un moine chrétien, parti seul du fond de l'Europe. Les préjugés les plus enracinés, les usages les plus antiques, une croyance religieuse consacrée par les siècles, tout cela tombe et s'évanouit au seul nom du Dieu de l'Evangile. Au rooment même où nous écrivons, au. moment oii le christianisme est persécuté en EùiH>pe, il se propage à la Chine. Ce feu qu'on avait jCtu éteint s'est ranimé, comme il arrive toujours après les persécutions. Lorsqu'on massacrait le cierge en France, et qu'on le dépouillait de ses biens et de ses honneurs, lesordinations secrètes étaient sans nombre ; les évêques proscrits furent souvent obligés de refuser la prêtrise à des jeunes gens qui voulaient voler au martyre. Cela prouve, pour la millième fuis, combien ceux oui ont cru anéantir le christianisme en allu* mant les bûchers, ont méconnu son esprit. Au contraire des choses humaines, dont la nature est de périr dans les tourments, la véritable religion s'accroît dans Tadversité,
c( Tandis que le christianisme brillait an milieu des adorateurs de Fo-hi, que d'au« très missionnaires l'annonçaient aux nobles Japonnais , on le portait à la cour des sultans^oiile vil se glisser, pourainsidire*"
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