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— Smii f«f r&H« MCMf £es. ^tf q^ r*« Cm- ««, «0(/ fm€ t^mt ftsntz f«Wf« ««Irf rAoff , fwU€$ iirtU pnr /« ^«cTf de Dif», dit TAfAr*î. Ce qin ren j ce ^oît! /«jne grande iîLt^Mruocty dit llf>dh£uez« ç'«l que »v>!re êMèsasmeui et notre' r*«?{e<4i<yi of>n*i$terii daw la perfeetioD de no§ a<<io&f , et que ^«lus tÀje$ seroDt sainte et paHiites, plas au«5i ■Mif feroos Minis et f^ii^Ws.Ola sopf>osé coouae infaillible, il est encore vrai de dire q«e DOS aelioas aoroot plus de mérite et de perfectiop seion qae ciotre intentioD aéra plu droite et p!us pore, et que nous nous proposeras nste fin plus haute et plus so- LluBe. Car l'iolenfion et la fin sont ce qui dooae le earactère aux actions, c^infonui^ment à ce passage de rfirriture : Voire œil eti lalampt 4e Tûtre corps : gi votre œil est simple^ iOMiroirec^rpggera éclairé; mai$ si votre œil etimamvœu^ tomi votre corps sera dams les témèhres. Par rœil les saints entendent l'inlentîoo qui regarde et qui prévoit ce qu'elle doit faire ; et par le corps ils entendent faction qui suit l'inlention qui la dirige, comme le C'ir,'is sjîi les veui qui le conduisent. Le Fîls de D.eu feût donc dire en cet endroit
3 ne c*esl Tintcntion qui donne df l"^c]-si et e la lumière è Taction, et qu'ain$i lac ion sera li'inneou ma«jvaîse suivant la tx>nté ou la inaiice de Tintention. 5î la racine est êoine^, dit saint Paul, les branches le seront aussi. Que doit-on attendre d'un arbre dont la racine est gâtée, sinon qu*il pousse du lioif qui D*aura presque aucune aère, et qu*ii porte des fruits qui seront de mauvais fioOt et se corrompront bellement ? Mais si la racine est saine, tout Tarbre sera beau et produira de bons fruits. Aussi la bonté et la fierfectiOD des actions dépendent de la pureté de Tintention qui en est cuminc la racine; et plus Tinteotion qui les fait produire est pure at droitef plus elles s'int vcrtucii:^os et acc'ifMfflîes. Saint Grégoire, otptiipianl re passa,f- ih loi», S'jf qnm m bnrrt orj^lH clé
d-I q>r c'4na>e 9'jaTani tout aa i4!?Bi^f»t f<t scii'^fna lar de« ookcioes, et Ici ^>Ki»-iD^ ;ar ^enrç hkses: de w^irmt toaia la T}e MiiraaelieeM sotttefkoe far ««s rertKp doiiit ia ûase est u part et droile înifiilîoa deoceur.
Mais afii de gankr qariqae ordre daes ca qoe zKius avocÂS à dire, doos parteiaos fm- Biêrcsaent de la fin qae dobs deToaa évilar d avoir daas nos acôoas. qui est de les Caiia par on BMtîf de raioe gloire, oo parqaeiqaa aolre respf^ homain. Soos traileioas assuite de la fin que noos dtfroos nous jœth posée en Jes faisant, et noos pwSefOos aniB la Qêthode que le Psalmiste ooos inwjtnn quand il oit : Evitez le aM/« et foUas k Hem, T"US les sh^iils dous aTeitisscot de lious donner garde de la vaine ^îre* parce qoe c'est. di<<rnt-ils, on voSeor sobtii qai n-'«us dér:>be souvent de ooa boaaes actions et qui se glisse si secrètement, qo*il a |rios tût fait son coup que ooos oe ravoos aper>ro. Saint Gré^ire dit qoe c*€st on volenr qui aiss>imuie et qui s'accoste d*on vojagear» en feignant de tenir la même roole qoe loi, et quille vole après et l'assassine lorsqu*ii est le moins sur ses gardes, et qa*il se croit éire le plos en sûreté. « Je cotHesse, dit ce
Saihl saint dans le dernier chapitre de ses orales^ que quand je me mets à eiaminer mon intention, en écrivant ceci, il me sembie que je n'j ai point eu d'autre but ooe de l*laire à Dïeû : mais néanmoins quand je ne suis pas en garnie contre moi, je trouve qull %'j mêle, je ne sais comment, quelque désir de contenter les hommes, et quelque vaine complaisance d y avoir peut-être réussi; et quoi qu'il en soit, \e m'apenfois fort bien que ce qœ je lais n>st psLS entièrement si net de loussière et de paille qu'au commenoe-i ment. Car je sais que je l'entrepris d*abord avec la meilleure intentioa du monde et dans la seule vue de plaire à Dieu; et maintenant je vois bien qu'il se mêle encore à tout cela d'autres considérations, qui rendent mou intention moins pure et moins droile qu'aufsravant.
• Il nous arrive en ceci, ajoute-l41,U même chose qu'au mander : au commencement, c'est [lar nécessite que nous mangeons; mais la sensualité sV glisse ensuite si adroitement que ce que* nous avons commencé (Ojr subvenir aui besoins de la nature et jiOur conserver notro vie, nous le continuons à cause du plaisir et du goût que nous V prenons. L'expérience ne nous fait voir que in^p souvent la même chose dans les actions ks plus saintes nous nous abandonnons d'abord, ou à la prédication ou ^ quelque autre chose de pareil, par le seul motif de la charité et du salut des âmes ; et ensuite il entre de la vanité dans tout cela : nous désirons de plaire aux hommes et d*en être estimés, et quand cela viont à nous manquer il semble que le coeur nous manque i^areillement, et nous ne faisons plus ricH qu*à regret. »
La malignité de ce vire consiste en ce que ceux qui en s«>nt infectés, tâchent de
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D'ASCETISME.
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dérober A Dieu la gloire qui n'appartient qu'à lai seul, sirivant ces paroles : À Dieu '86ul soit honneur et gloire» et de laquelle il ?8t si jaloux qu'il dit lui-même dans Isaie : Je ne dfmnerai ffoint ma gloire à un auirel C'est pourquoi saint Augustin parlant sur ce siqet : « Seigneur» dil-il» celui qui Teut être loué de tos dons, et qui» dans le bien qu'il fliit, ne cherche pas votre gloire, mais la sienne» celui-là est un voleur, et il ressemble au démon» qui prétendait tous ravir votre gloire. »
I Dans toutes les œuvres de Dieu on peut considérer deux choses : l'utilité et la gloire; A i'teard de l'utilité» il la laisse tout entière aux nommes : mais il veut aussi que toute la gloire soit réservée pour lui seul. Le Sei« gneur a opéré toutes choses pour lui-même» c'est-à-dire pour sa gloire ; et il a créé tourtes les nations pour louer et glorifier son saint nom. Aussi voyons-nous que toutes choses nous parlent de sa sagesse» de sa bonté et de sa providence; et c'est pour cette raison qu'il est dit que le ciel et la lerre sont pleins de sa gloire. Quand donc H arrive que dans les bonnes œuvres on cherche à s'attirer l'estime et la louange des hommes» on pervertit l'ordre que Dieu a établi» et ou lui fait injure» puisqu'on veut faire en sorte que les hommes» qui ne devraient être occupés qu'à le louer et à l'honorer» s'emploient à louer et à honorer la créature» et qu'on essaie de remplir d'estime pour soi-même des cœurs que Dieu a faits pour être des vases qui ne fussent pleins que de ses louanges et de sa gloire. C'est lui dérober les cœurs» et en quelque sorte le chasser de sa propre maison : peut-on commettre un plus grand mal que celui-là» et s'imaginer quelque chose de pis que de ravhr de telle sorte la gloire de Dieu, que tandis que de boucho vous avertissez les hommes de ne regarder que lui» vous souhaitez dans le fond du cœur, qu'ils en détournent les yeux et qu'ils les arrêtent sur vous? Celui qui est véritablement humble ne veut point vivre dans le cœur d'une créature» mais dans celui de Dieu seul ; ne cherche point sa propre gloire» mais celle de Dieu seul» ne désire point que personne s'entretienne de lui» mais de Dieu seul ; enfln» il veut que tout le monde ait tellement Dieu dans le cœur» que nul objet no puisse jamais y avoir place.
La grièveté de ce péché pourra encore aisément se comprendre par cette comparaison : Si une femme mariée se parait et s'ajustait pour plaire à un autre qu'à son mari» elle lui ferait sans doute une grande injure. Les bonnes œuvres sont la parure et rajustement de votre Âme: si vous les faites pour plaire à d'autres qu'à Dieu qui en est l'é-
B>ux» vous lui faites une injure signalée, e plus» imaginez quelle honte ce serait» si un particulier faisait extrêmement valoir quelque léger service qu'il aurait rendu à un grand roi qui auparavant se serait ex-
Îosé pour l'amour de lui à mille peines et mille dangers! Que si outre cela il se vaa-
tait à tout le monde du service peu cldnsidérable qu'il aurait rendu à son prince ; et si le prince» dans tout ce qu'il aurait fait pour cet homme n'avait reçu aucun secours de lui» au lieu que cet homme n'aurait rien fait qu'avec celui du prince» et y étant excité pr de grandes récompenses qu*on lui aurait promises auparavant» et quil aurait reçues ensuite; sa vanité ne narattraitrelle pas insupportable, et son procédé ne seraitil pas lAcne et indigne? Nous devons» chacun en particulier» nous appliquer ceci à nous-mêmes» afin que nous rougissions de la bonne opinion que nous avons de nous» avec si peu de fondement» et que nous ayons honte oe nous vanter et de nous louer de quoi que ce soit» puisq n'en comparaison de ce que Dieu a fait pour nous et ce que nous devrions faire pour lui» ce que nous faisons est si peu de chose» que nous devrions en avoir de la confusion plutôt que d'en concevoir de la vanité.
Ce qui nous marçiue encore suffisamment la dilTormité de ce vice» c'est que les saints et les théologiens le mettent au rang des péchés que lx>n appelle ordinairement morteUf et que l'on nomme encore plus proprement capitaux» puisqu'ils sont comme la tête et la source de tous les autres péchés. Quelques-* uns en mettent huit de cette nature» et di-< sent que le premier est l'orgueil et le second la vaine gloire» mais la commune opinion dos saints et celle qui est reçue par l'Bglise est qu'il y a sept péchés capitaux; et saint Thomas» nommant la vaine gloiro comme le premier» dit que l'orgueil est la racine de tous les autres conformément à ces paroles du Sage : Le commencement de ■ touie torté de péché est orguHL
Le pr^udice que la vaine gloire nous porte» nous est assez clairement expliqué par le Fils de Dieu dans l'Evangile» lorsqu'il dit : Prenez garde de ne point faire vo§ bonnes actions devant les hommes^afin d'attirer leurs yeux sur vousj autrement vous n*en recevrez nulle récomjfense de votre Père qui est dans le ciel. Ifimitex pas les hypocrites
Ïui ne font rien que pour être vus et estimés es hommes. En vérité^ je vous dis qu'ils ont ' reçu leur récompense. Vous avez désiré d'ac-
Juérir de la réputation'; elle a été le motif 0 vos actions» elle en sera la récompense ; mais n'en attendez point d'autres. Malheur à vous qui avez déjà reçu votre salaire, et à qui il ne reste plus rien à espérer. L^espérance de Vhypocrite périra^ dit Job» il ne lui demeurera que le déplaisir de son peu d'entendement.
Saint Cyprien parlant de la seconde tentation dont le démon se servit contre Jésus- Christ, lorsque le portant sur le pinacle du temple il lui dit i Si vous êtes le Fils de Dieu^ jetez-vous en bas : 0 exécrable malice du diable» s'écrie-t-il» il s'imaginait, le malheureux» qne celui qu'il n'avait pu vaincre par la gourmandise» il le surmonterait par la vaine gloire/C'est pourquoi il tftcbe de lui persuader do se jeter en l'air» afm que venant à volor. il 9ûit un spectacle