‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 20 sur 186 · ISI · texte numérisé non relu

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DICTIOXNAIRB

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d*acl roi ration à tout le peuple. Le. démon s*iaiaginait qij*il aurait contre Jésus^.hrist le luôme succès qu*il avait eu contre beaucoup (J*autres. li arait éprouvé, dit saint Cyprien, que souvent il avait dompté par la vaine gloire ceux dont il n'avait pu venir i bout par d'autres moyens, et c*est pour cette raison qu'après l*avoir tenté inutilement de gourmandise, il le tenta de vaine gloire, comme de quelque chose de plus considérable et à quoi il est plus difficile de résister. Car il est rare de o'étre pas touché dos louanges ; et comme peu de gens sont bien aises d'entendre dire du mal d'eux, il y en a pou aussi qui no soient ravis que l'on en parle avantageusement. Ainsi la tentation de la vaine gloire n'est pas simplement une tenlalion de gens qui ne fassent que de commencer dans la vertu, elle attaque encore ceux qui y sont les plus avancés; c'est même è ceux-là principalement qu'elle s'adresse.

Le saint abk>é Nil, qui avait été disciple de saint Chrysoatome, rapporte que les Pères du désert les plus anciens et les plus ex()érimontés élevaient et instruisaient les nouveaux religieux d'une manière toute différente de celle qu'ils pratiquaient à l'égard des autres. Aux jeunes, ils recommandaient et enjoignaient la tempérance et l'abstinence, parce que celui, disaient-ils, oui se laisse aller à la sourraandise* s*aban- (lo'iue encore plus facilement à l'impureté, puisqu'ayant succombé à une tentation plus faible, il n'y a pas d'apparence qui3 jamais il puisse résister a une plus forte ; mais è l'égard des anciens, ils les avertissaient do ▼eiller et d'être continuellement sur leurs

gardes pour se garantir de la vaine gloire, lonime ceux qui naviguent sur mer doivent soigneusement éviter les bancs et les écueils qui sont voisins du port, parce que souvent, après une navigation très-heureuse, on vien' foire naufrage au port ; ainsi il faut que les plus consommés dans la vertu se défendent extrêmement de la vanité, parce que sou vent il est arrivé, qu'après avoir heureuse ment vogué pendant tout le cours de sa vie et résisté courageusement à tout ce que le démon avait excité de tempêtes, à la Qn, lorsqu'on était à la vue du port et comptant sur ses victoires passées on se croyait hors de tout danger, par son orjgueil et par sa noncha* lance on est venu h faire un triste et lamentable naufraffe. C'est pour ce sujet que les Mînts appellent la vaine gloire, une tempête dans le port; et que quelques autres disent qu'elle fait dans les plus parfaits ce que ferait un homme qui, montant un vaisseau, bien équipé de toutes choses e^ chargé de beaucoup de marchandises, ferait lui-même un trou par lequel l'eau entrante gros bouillons le submergerait à la fin.

Ainsi les anciens Pères ne croyaient pas qu'il fût nécessaire de donner aux novices aucun avertissement et aucun remède parti culier contre la vaine gloire, parce qu'ils supi>osaient que ceux qui ne faisaient qut: de sort> du monde tout couverts des bles-

sures du péché, et de qui les plaies saignaient encore, avaient en eux-mêmes une assez grande matière d'humilité et d'abaia^ sèment, et qu'ainsi il ne fallait leur parler

2 ne d'abstinence, de pénitence et de morti*^ cation. Véritablement les anciens qui ont déjft pleuré leurs péchés, qui en ont dit de rudes pénitences, et qui se sont lonictemps exercés dans la pratique de la vertu, doivent être continuellement en garde contre la vaine gloire; mais ceux qui commencent, qui n'ont encore acquis aucune vertu, qui ne se sont pas défaits des inclinations vicieuses et des mauvaises habitudes qu'ils ont contractées, et qui n'ont pas encore achevé de pleurer les péchés et Toubli des .choses de Dieu dans lequel ils ont vécut ceux-là n'ont pas besoin de se précautibnner contre la vanité, puisqu'ils ne voient en eux aue des sujets de douleur et de coih fusion. Ce qui devrait cependant en donner encore à beaucoup de gens, c'est de voir qu'ayant lant de raison de s'humilier en une inûnité de choses, ils s'enflent d'orgueil pour une seule par laquelle ils sont recommandabies. C'est un grand abus : un seul défaut

Îue nous aurions devrait suffire pour nous umilier et nous confondre, )»arce qu'il ne faut |>as que rien manque à ce qui est bien, et qu*au contraire la moindre défectuosité rend une chose imparfaite et mauvaise.

Nous en usons cependant tout autrement r tant de fautes, lant de péchés que nous commettons tous les jours, ne suffisent pas pour nous inspirer des sentiments d'humilité ; et le moindre avantage que nous croyons posséder, nous donne de la vanité, et nous fait soupirer après IVslime et l'approbation du monde. Par Ih il est aisé de voir que la vaine gloire est extrêmement dangereuse,, puisqu'elle n'épargne personne et qu'elle nous attaque môni» sans aucun fondement. C'est la première chose qui nous fait suc-comber et la dernière c|ui résiste. C'est pourquoi, mes frères^ dit saint Augustin, armons-nous et précautionnons-nous contre ce vice, comme faisait le Pro[)hète royal

3uand il disait : Seigneur, détournez mes yeux e peur qu'Usée laissent charmer à la vanité,. Quoique tout le monde en général ait besoin de se précautionner contre la vaine gloire, cependant ceux qui par leur état et

far leur charge sont employés au salut des mes, ont encore une obligation plus par^ ticulière d'être coAtinueHement en gardecontre ce vice. Car leur ministère étant si sublime et si exposé aux yeux du public, ils ont d'un côte beaucoup plus à craindre que les autres, et ils se rendent d'aiileors beaucoup plus coupables, lorsque dans cette fonction ils ne regardent qu'eux-mêmes, et ne recherchent que l'applaudissement des hommes. Ce serait se servir des grAces et des dons de Dieu comme d'un instrument de révolte contre lui : c'est pourquoi saint Bernard s'écrie : Ifalbeur à ceux qui ont le don d'avoir de grands sentiments de Dieu et d'en (>arler avec éloquence; s'ils regardent la uiété comujie un b&tic, s'ils tournent

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k rinlérèt d'oitè Tatne g loiro ce q^rils ont reçu noor l'ilppliquer àl^avantage de Dien, et si rélévâtion de PesprU ne s'accorde pas en eux avec rhumililé du cœur» qu'ils crai*gnenl que ce qui se lit dans ie prophète Oâée (il, 8) ne soit dit pour eux. Je leur ai donné de largeiU et de Tor, et Ut en ont fait une idole de ÈaaL Ho «n ont formé wu iâok à leur veatité.

Lorsque les maîtres de la vie spirituelle Teulent expliquer de quelle manière on peut faire ces actions avec une extrême perfection, ils ont coutume de se servir d'une comparaison très-juste. Commejes maihémaliciens, disent-ils, no considèrent dans les corps que les dissensions et les figures, et font toujours ahstraction de ta matière, parce qu'elle ne feit rien à leur sujet ; de même ie véritable serviteur de Dieu ne doit songer dans toutes ses actions qu'à faire la volonté de Dieu, et pour cet effet il faut na*il fasse une entière abstraction de la matière, c'est-h-dire qu'il ne regarde point

i dans quelle charge on l'emploie, ni

ni

queite chose on lui commande ; parce que ce n^est pas en cela que consiste^notre perfection, mais seulemeni à faire la volonté de Dieu et à chercher sa gloire daas tout ce que nous faisons. C'est ce que nous enseigne le grand saini Basile après l'Apôtre : « Toute la conduite d*un chrétien, dit-il, ne se propose qu'un tmt, qui est la gloire de Dieu. »

Les actions qui sont faites de la façon que nous avons dit , s'appellent actions pleines ; et saint Jérôme et saint Grégoire disent que, quand rBcriture sainte parle de ceux qui ont vécu de eette sorte, ette dil quHta ont vécu des jours pleins ee qn!\\^ sont morts pleins de jours, quoioue cependant ils soient morts fort jeunes* G*esi ee que ke Sage nous apprend lorsque, parlant du justCt il dit que dans le peu qu*il a vécu il a rempli un grand espace de temps. Mais comment peut-il se faire qu'en peu de temps on vivo beaucoup, et que l'on renferme un grand nombre d'années? Voulez*vous saroir comment en faisant des actions pleines, et en vivant des jours pleins, on trout>era-m eux deijoun pleimî dit le Psalmiste, et de ce second passage^ il est facile de tirer Tesplication du premier.

Tous les jours des véritables serviteurs de Dieu sont des jours de vingt-qualre heures entières. Us ne soufflrent pas qu'il y ait un moment de tûde et d'inutile daiia uive journée ; et elle est loi]||our8 pieine et entière pour eux, parce qu'ils remploient toiQours toute à faire la volonté de Dieu. Les heures mêmes du repas, de la récréation et du somaaeiU ne sont point pour eux éos heuves vides et Mutiles, parce qu'ils, rmpoiieat toutes ces.«lK>ses a la plus granoe gloire de Dieu, et qu'Us ne le font qu'à cau^e fue Dieu veut qu'ils le fassent. Us m laa^gent imb pour isur beaoio, iamais pour leur jplaîsii^ ol tm ohatcbent leur propre salssiMtiQB M akiK; au eontiair e, ils voi»éwettty si «'étaià k panmssioA de Dieu,

pouvoir se passer de manger, de dormir ei de se dissiper l'esprit par les récréations; ils voudraient n'être jamais occupés qu'à aimer Dieu, et ils désireraient, avec le Pro»pbète.rojal, qu'il les délivrât de leurs besoins, c'est-à-dire quil les dégageât de l'esclavage des misères du corps, et qu'ils fussent exempts de satisfaire à ses besoins»

Sour être toujours absorbés dans Tamour et ans la contemplation de Dieu.

Saint Grégoire état>lit une bonne marque pour discerner si dans les ministères où 1 on est employé pour le salut du prochaio, on cherche purement la gloire de Dieu, ou ai l'on envisage aussi la sienne propre. « Re^ gardez, dit-il, si, lorsque quelqu un prêche bien, qu*il est extrêmement suivi et qu'il fait un grand fruit dans les Ames, vous en avez la même joie que lorsque vous pro« duisez les mêmes effetis. Car si vous ne vous en réjouissez pas autant, et qu'au contraire suiS succès vous donnent quelque sorte de chagrin ou quelque espèce d'envie, c'est une marque infaillible que vous ne cherchez pas purement la gloire de Dieu, puisque l'apôtre saint Jacques dit en term^es exprès : Si vous avez unejaiousie amère^ et que vous nourrissiez dmé votre cœur des stntiments de contention el d'envie^ votre sag^se ne vient point d*en haut; mais elle est terresirCf animale et diabolique. »

Nous pouvons recueillir de la doctrine des saints Pères et principalement de celle de saint Bernard, qu'il j a trois degrés de perfection par lesquels nous pouvons nous élever à une extrême pureté d'intention et à un très-parfait amour de Dieu. Lo premier est de ne chercher c|ue la gloire de Dieu ; de manière qu'en tout ce qu'on fait on ait l'esprit absolument dégagé 4e toutes, les choses du monde, et que mettant tout son contentement en Dieu seul, on ae borne à sonçer que l'on a accompli sa volonté, c VouleZ'Vous, dit saint Bernard, avoir une bonne marque pour coniitfttre, autstfit qu'on le peut, tà VOUS aimez extrêmement Dieu, regardez s'il y a quelque chose hors de Dieu qui puisse vous donner de la satisfaction et de la joie, et par là vous verrez quels progrès vous avelc faits dans l'amour de Dieu. Certes, tant que je suis capable de recevoir quelque consolation et quelque .contentement d'ailleurs, je n'ose pas dire que ce soit Dieu qui occupe entâremeni lottle ia tendresse de moneœur. » Saint Au* lin est du même sentiment, quand il dit : m Seigneur, on vous aime moins, lorsqu'on aine encore avec vous quelque chose que 4'OQ n'aime pas pour vous. » Cette manière d'aimer est bien éloignée de l'excellence et do la pureté de l'amour de cette grande ,re»Ae, qui, au milieu de la pompe et do fiiste de la «najeslé royale, disait à Dieu : 4 Vous Sûve», Seigftattr,q4io depuis que j'ai Aé aaïunée ici, jusc(u'à faésent votre ser^ wmle sa a'«st jaoMM ironie qu'en voasii fis^rœur, qui tlea ts 0ien d'Abraliam. » Vosià aaiM doute laiè hçem d'aimer bien paisfatie et Uen épasée» Saint Grégoire i

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sur ces paroles de Job : Qui m bâiiueni une :9olitude^ demande ce que c*est que se bAtir .une soHtodo; et dil que celui qui est tellement détaché de toutes les créatures, et qui s'est si absolument dépouillé de Taffection de toutes les choses de la terre, qu^au milieu de la foule et des divertissements il ne laisse pas do se trouver seul, celui-là s'e6ti)Ati une solitude, parce que irien de tout cela ne le touche, et qu'ayant mis tout son contentement en Dieu, il ne peut trouver ni entretien, ni consolation ailleurs. Nous éprou- Tons même tous les jours que quand on s'est attaché d'affection à Quelqu'un et qu'on vient à le perdre par l'absence ou par la mort, on est alors dans une solitude eFfro^abie au milieu des meilleures compa* gnies, parce qu'on n'y est point avec celui avec qui on se plaisait d'être. La mémo chose arrive à quiconque a banni entièrement de son cœur toutes les créatures pour ne le remplir que de Dieu : au milieu des plaisirs et dans les plus grandes assemblées il se trouve seul, parce qu'il ne prend nul plaisir aux choses du monde et gu'il n'y a que l'objet de son amour i(ui puisse l'occuper agréablement. Geui, dit saint Grégoire, aui sont parvenus à ce point, jouissent 'une très-grande tranquillité d'Ame, rien ne les inquiète et rien ne leur fait peine, et ni l'adversité ne les trouble et ne les abat, ui la propérité ne les enorgueillit et ne les enfle. Comme ils n'out aucun attachement aux choses du monde, tous les changements qui y arrivent ne produisent en eux aucune altération; et se faisant ainsi un bonheur qui ne peut dépendre des événements, ils en méprisent la vissicitude. Savez-vons»

ajoute-t-il, qui s'était élevé jusqu'à ce degré de perfection et gui s*était bAti une solitude? Celui qui disait : Tai demandé une choie au Seigneur^ je ne ceseerai point qu'il ne me Vaeeordé ; c'est de demeurer toute fjia vie dan$ la maiêon du Seigneur. Car, a}>rès tout, quelle autre chose y a-t-il à chercher et a désh^er dans le ciel et sur terre? et quelle est maintenant mon attente, si ce n'est Dieu ? Le saint abbé Silvain était encore parvenu à ce même état; car on raconte de lui que lorsqu'il sortait (ie l'oraison, toutes les choses de la terre lui semblaient si méprisables, que se bouchant les yeux avec les mains : Fermez^vous, mes yeux, dit-il, fermez-vous et ne regardez point les choses du monde, car il iry en a aucune qui mérite d'être regardée. Nous lisons

{pareillement de saint Ignace, que qiieiqueois élevant la vue au ciel et le cœur A Dieu, il s'écriait : Hélas 1 que la terre me déplaît, lorsque je contemple le ciel I

Le second degré par lequel nous pouvons monter à la perfection dont nous parlons, , est celui qu'établit saint Bernard dans le Traité de Famour de DieUf je veux dire non* seulement d'oublier toutes les choses du jnonde, mais de s'oublier aussi soi-même, et de ne s'aimer soi-même qu'en Dieu et pottr Dieu; car si nous vouioss être parfaits, il faut que nous soyons teHtment absorbés dans cet

Oubli de nous-mêmes et de tout c» qm ftal regarder notre avantage et notre intérêt ; 3 faut que nous aimions Dieu d'une manière •si pure et si élevée, gue dans tous les biens que nous recevons de sa main, soit dans ceux de la grAce, soit dans ceux de la gloire^ ce ne soit point le profit gue nous en retirons , mais que ce soit I accomplissement de sa volonté sur nous qui fasse notre con* tentement et notre joie. C'est ce que pratiquent les bienheureux dans le ciel ; ils se réjouissent plus de la volonté de Dieu

3ui s'accomplit en eux, que de Télévation e gloire ou ils sont, et ils aiment Dieu d'une façon si sublime, ils sont tellement transformés en lui et tellement unis à sa volonté, qu'au milieu des contentements ineffables où ils sont plongés,. c'est moins à cause d'eux-mêmes qu'à cause de Dieu

gu'ils aiment la félicité qu'ils possèdent, 'est de cette sorte que nous devons aimer Dieu, dit saint Bernard; et c'est ainsi que faisait ce saint prophète qui disait : Bétus*'» sez le Seigneur parce qu'il est bon. II ne dil pas, parce qu'il m'est tK)n ; mais simplement, parce qu'il est bon. Il ne l'aime point et ne le loue point par rapport à sou propre intérêt, comme celui dont il dit dans on autre endroit : Il voue béUra^ lorêoue voue lui aurez fait du bien; mais il laime et le loue, parce ou'il est bon en lui-même, par* cequeDieu estDieu,etquesaI>onlé estinfinie. Le troisième et dernier degré de perfec^ tion est, dit saint Bernard, de faire les choses non pas pour plaire à Dieu, mais parce que Dieu nous plaît, ou que ce que nous faisons platt à Dieu. De cette sorte, sans son* ger aucunement à soi, non plus que si l'on n'était pas au monde, on n'envisage que le seul contentement de Dieu ; et voilà une manière de l'aimer très-parîaite et très-épurée. . 9 Celamour, continue-t-il, est véritablement la montagne du Seigneur, une montagne très-éievee, une montagne grasse et fertile; . car ce terme de montagne de Dieu ne peut .dire autre chose dans l'Ecriture, que le comble de l'excellence et de la perfection. Hais qui montera sur la montame du Seigneur et qui me donnera des ailes comme à une colombe, afin gue j'y vole et que je m'y repose? Hélas I sécneoegrand saint, le mal est que dans cette terre d'elil je ne puis m'oubtier entièrement moi-même :

misérable que je suis, qui me délivrera de ce corps mortel ? Seigneur, je soutfre vio« lence, répondez pour moi. Quand mourraije entièrement à moi, pour ne plus Tivre qu'à vous? Pourquoi faut-il que mon exil soit prolonjp;é? Quand irai-je me présenter devant la face de Dieu? Seigneur, quand serai-je uni tout à fait à vous, et transporté en vous par amour? Quand serai-jo entièrement détaché de moi-même, quand no serai-je plus qu'un esprit avec vous, et quand enfin n'aimerai-je plus rien en moi, ni pour moi, mais tout en vous et pour vous? Car ne se diercber et ne se trouver non plus dans tout ce qu*on fait^ que si on était perdu soi-même» pour ainsi dire, ou

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D^VSCETISME.

que Ton ne fût (ilus du loul; no so sentir soi-même en nulle façon et s'anéantir enfin soi-roAme, c'est reffet de \a charité des bienheureux, et non pas le partage d'une affection humaine. C'est pourquoi le Prophète royal disait : Tentrtrai àanê la puis* sance du Seigneur , et alors^ Seigneur^ je ne me Êouviendrai plus de rien que de votre justice. JLorsqu'ajprès nous être comportés comme des serviteurs fidèles, nous entrerons dans la joie du Seigneur et aue nous serons enivrés de l'abondance de son amour; alors nous serons tellement absorbés et transformés en lui» que nous ne nous souviendrons plus de nous-mêmes; alors nous lui serons semblables, parce que nous le verrous tel qu'il est; alors la créature se conformera à son Créateur; et comme il a fait toutes choses pour lui-même, selon le témoignage de l'Ecnture, aussi n'aimerons-nous rien que lui, et nous-mêmes nous ne nous aimerons qu'en lui et pour lui. Ce qui fera Jiotre joie, ne sera pas tant la considération de la misère dont nous serons dégagés, ou de la félicité que nous aurons obtenue, oue de voir que sa volonté sur nous aura été accomplie en nous. Et c'est ainsi qu'on jentre dans la joie du Seigneur. »

« O amour saint et chaste I s'écrie saint Bernard en cet endroit, 6 douce et tendre aJflTectionl ô droite et pure intention de volonté, d'autant plus droite et plus pufe qu*il n'v reste plus aucun mélange d'intérêt propre r affection d'autant plus tendre et plus douce que l'on ne sera touché de rien qui ne soit divin 1 Etre épris de cette sorte, c est être déifié. Pour expliquer comment nous serons alors déifiés et transformés en J)ieu, le même saint se sert de trois comparaisons, et dit que de même qu'une goutte d'eaUf jetée dans une grande quantité de vin, perd toutes ses propriétés, et prend la couleur et le goût du vin; de même qu'un fer rou^ dans la fournaise ne parait plus du •fer» mais du feu ; enfin do même que quand l'air est éclairé des rayons du soleil il devient si lumineux qu'il semble qu'il soit la lumière même ; de même quand nous serons dans la gloire, nous perdrons entièrement nos premières qualités, nous serons déifiés et transformés en Dieu, et nous n'aimerons rien que lui et en lui : autrement, comment est-ce que Dieu serait alors toutes cbosef en tout, si dans l'homme il restait quelque chose de l'homme? Il n'y aura donc rien \h qui soit notre gloire même, et notre joie sera la gloire et la joie de Dieu, et non pas la nôtre, suivant ces paroles du Psalmiste: Vous êtes ma gloire^ et c^est vous qui m* exaltes ; enfin, nous ne mettrons point notre satisfaction en notre propre félicité; mais ce sera en Dieu seul que nous rétablirons tout notre contentement. Mais quoique dans ce monde nous ne puissions jamais parvenir à un si haut point de perfection, nous devons essayer d'y avoir les yeux continuellement attachés, parce (]uo plus nous approchons de ce but, plus notre union avec Dieu sera étroile. »

Concluons, avec ce grand saint, et disons : Seigneur c'est en cette union que consiste la volonté de votre Fils en nous; c'est ce qu'il vous a demandé par la prière qu'il vous a faite pour nous, quand il vous a dit : Faites que comme vous et moi ne sommes qu*un„tl8 ne soient aussi qu'un en nous; c'est-à-<dirè qu'ils vous aiment pour vous, et

?[irils ne s'aiment eux-mêmes qu'en vouSé Test là véritablement la fin, la consommation et la perfection de toutes choses ; c'est la paix, c'est la joie du Seigneur, c'est la joie dans le Saint-Esprit; c*est le calme et le silence des bienheureux dans le ciel.

ACTIONS DE GRACES après la gomiiu-* NioN.— Comme avant que de manger, dit Rodriguez, il est bon défaire un peu d'exercice, pour réveiller la chaleur naturelle, il est bon aussi avant que de s'approcher de la sainte table de s'exercera quelque sainte méditation, qui puisse réveiller la dévotion et la ferveur, qui est à l'égard de l'Ame ce que la chaleur naturelle est à l'égard dii corps. Il est bon encore de donner quelque temps à la conversation après le repas; et il sera de même très-à propos d'employet quelque temps è s'entretenir avec Dieu, au sortir de ce divin banquet. C'est là le temps le plus favorable et le plus propre pour traiter avec Dieu, et pour nous unir avec lui : c'est pourquoi il faut ttcher d'en profiter, et de ne pas en perdre la moindre partie. Ne laissez pas perdre un si bon jour, et ne laissez pas échapper la moindre partie d'un don si précieux.

■ Pour cet effet, il faut employer ce temps-là à faire quelques méditations pieuses; sur* tout ii raut s'occuper à louer Dieu, et à le remercier de tous les bienfaits qu'on en a reçus, et particulièrement du bien inestimable de notre rédemption, et de la gr&ce qu'il nous fait de se donner lui-même a nous de cette sorte. Comme cependant nous ne pou^* vons jamais de nous-mêmes lui en rendre les remerctments qui lui sont dus, il faut, pour suppléer à notre défaut, lui offrir toutes les bénédictions et toutes les louanges que lui ont jamais données tous les anges ensemble^ depuis le commencement du monde, et toui les bienheureux pendant leur vie; toutes celles qu'ils lui donnent maintenant dans le ciel, et toutes celles qu'ils lui donneront durant toute l'éternité. Il faut Joindre nos intentions à leurs intentions, et le prier de commander que nos voix soient admises avec les leurs. Il faut enfin inviter toutes les créatures à le louer avec nous, et dire avec le Prophète : Célébrez la magnificence du Seigneur avec mot, et glorifions ensemble son nom. Mais parce que Dieu est infiniment au-dessus (|6 toute sorte de louanges, et que toutes celles que toutes les créatures peuvent jamais lui donner n'approchent point do celles qui lui sont dues, il faut de plussQuhaiterqu'us'aimèetqù'il se louelui-même comme il le mérite, puisque lui seul peut le faire.

Secondement, il faut employer ce temps-là à produire des actes d'amour de Dieu; car c'est alors principalement qu'on petit e^l-

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ter son cœur cn'de saintes aspirations qui ne sont autre chose que des actes d'amour et des désirs ardents de s*unir à Dieu. C*est alors qu'il faut lui dire avec le PrO{)hète royal : Seigneur^ vou$ êtes ma forcer ifue je V0U9 aime toujours. Mon âme soupire inceisnmmeni après vous^ 6 mon DitUf emnme le cerf poursuivi des chasseurs^ soupiro après la source des eaux.

Il faut en troisième lieu employer ce temps-là h demander des grâces à Dieu, car c*est un temps propre pour en obtenir et pour bien faire nos affaires avec lui. L'Ecriture sainte rapporte que la reine Eslher, ayant è demander quelque chose au roi Assuérjs, ne voulut |>oint d'abord lui déclarer ce que c'était; elle l'invita seulement h venir manger chez elle, se réservant à lui expliquer alors ce qu'elle souhaiterait. Il j fut; et elle en obtint tout ce qu'elle lui demanda. C*est ainsi que dans ce saint banquet» où le Roi des rois est noire convié et où nous sommes les siens, pour mieux dire, nous obtiendrons de lui tout ce que nous lui demanderons ; car nous sommes venus dans un jour heureux, et nous pouvons lui dire ce que Jacob dit à Tange avec qui il avait lutté toute la nuit : Seigneur^ ^e ne €ous laisserai point aller que vous ne m ayez béni. Seigneur, lorsque vous enIrAles dans la maison deZachée, vous dites : Celle maison a re;u aujourd'hui le salut; dites-en autant maintenant de la maison où vous Tenez d'entrer; dites à mon Ame: Je suis votre salut.

C'est aussi alors qu'il faut demander pardon è Dieu de nos péchés, et lui demander en même temps la force de vaincre nos passioos et de résister aux tentations du démon, et la grâee d'acquérir l'humilité, l'obéissance, la patience, la persévérance et les autres vertus dont nous avons le plus besoin.

Mais il ne faut pas seulement demander alors pour nous-mêmes ; il faut aussi prier pour tous les besoins de TEglise, tant en général qu'en particulier, pour le Pape, pour le souverafn, pour tous ceux qui gouvernent la république chrétienne, ou dans le spirituel ou dans le temporel, et pour toutes les personnes particuL^res h qui on a quelque obligation, comme ii se pratique dans le Mémento de la messe» et comme nous le dirons ensuite.

Quelques-uns font leur action de grâces après la communion de la manière que nous allons dire. Ils se représentent Jésus-Christ au dedans d'eux-mêmes, et appellent toutes leurs puissances et tous leurs sens, pour le venir reconnaître comme leur roi, et pour se soumettre à lui; do même que dans le monde un homme qui recevrait chez lui un

(;rand seigneur, ferait venir ses parents pour e saluer, et pour lui rendre leurs devoirs. Ensuite à chaque sens et à chaque puissance qu'ils présentent, ils font trois choses. La

firemière, de remercier Dieu du don qu'il eur en a fait. La seconde, de s'accuser de n'en avoir pas fait tout le bon usage qu'ils doivent, et la troisième de lui demaDoer la

grâce d'en fiiire un meilleur usage à l'avonir. Cette sorte d'action de grâces peut être trèsutile; et (les t:ois méthodes d'oraison que saint Ignace marque dans le livre des Exercices spirituels, celle-là est la première.

Quelques autres considèrent toutes leurs puissances et tous leurs sens ôomme autant de malades ; et regardant en même tempi Jésus-Christ comme un médecin qui guérit toutes nos maladies, ils le mènent de l'un à l'autre, comme un médecin qu'on mène* rait dans une infirmerie où il y aurait plu* sieurs malades, et lui disent : Seigneur, venez et voyez ; avez pitié de moi ei de mon in« firmité; guérissez mon âme qui est malade, parce que j*ai péché contre vous. Or, il faut remarquer que dans ce temps-là il n'est pas nécessaire de feindre un lieu ni de le chercher hors de nous, puisque Jésus-Cbrist est alors présent au dedans de nous, nonseulement quant à sa divinité, qui est toujours partout, mais aussi quant à son humanité sacrée , qui est réellement dans nos entrailles, et qui y demeure autant de temps que durent les espèces sacramentelles, c'està-dire autant de temps que la substance du pain pourrait y durer, si elle y était. Que si la vue d'une image nous donne du recueillement et de la dévotion, que ne doit point faire la vue de Jésus-Christ lui-même, qui est présent en personneau dedans de nous? C'est pourquoi, (|ùe chacun tourne alors ses regards sur soi, et qu'il considère Jésus- Christ au dedans de soi, comme la sainte Vierge le considérait au dedans d'elle-même lorsqu'elle le portait dans ses entrailles; qu'il s'entretienne avec son bien-aimé, et qu'il dise avec l'épouse : J'ai trouvé celai que mon âme chérit ; je le tiens et je ne le laisserai point aller. Quelques théologiens disent une chose oui peut nous porter à employer encore jdIus de temps à notre action de grâces. As disent que tant que durent les espèces sacramentelles et la présence réelle de Jésus-Christ au dedans de nous, plus on fait de semblables actes, plus on reçoit de grâces, non-seulement à cause du mérite des actes, mais à cause de la vertu du sacrement, suivant ce que nous avons déjà dit en parlant de la préparation à la communion.

Par-là on peut connaître combien font mal ceux qui laissent perdre un temps où il y a tant à gagner, et qui n'ont pas plutôt refu un si grand hôte chez eux , qu'ils lui tournent le dos, qu'ils sortent par une porte, pour ainsi dire , au même moment qu'il acnève d'entrer par l'autre, et qui le reçoivent froidement sans lui rien dire. Si dans le monde ce serait commettre une incivilité , de recevoir chez soi une personne de considération, et de ne lui rien dire et de ne lui faire aucune offre de service^, que sera-ce d'en user ainsi envers Dieu même?

Surius rapporte nue toutes les fois que sainte Mar|;uerite , bile de la reine de Hongrie , devait communier, elle jeûnait la veille au pain et à l'eau, à cause du t>anquet céleste qu'elle devait faire le lendemaiDi

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DWSCETISME.

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et passait toute la nuit en prières; et qu*aprc3 avoir xommunié , elle employait tout co jour-lb à la prière jusqu'à la nuit qu*elle prenait quelque nourriture.

iésus-Cbrist pendant sa vie mortelle a plusieurs fois marqué Timportance que rhomme devait attacner à la reconnaissance des bienfaits de Dieu , et en particulier à 1 occasion des dix lépreux guéris, dont un seul vint le remercier de sa guérison. Si nous devons être reconnaissants des dons de Dieu f de sa gr&ce » de ses secours , quelle sera notre reconnaissance lorsque nous aurons à le remercier pour l'avoir reçu luiraème ?

La re<^.onnaissaTice des bienfaits reçus est d'ailleurs le meilleur titre auprès de Dieu pour recevoir de nouvelles faveurs.

ACTIONS 0RDINAIRËS(PERFEGT10NDE8).

--- Il est constant que l'état bon ou mauvais de notre âme dépend de nos bonnes ou de nos mauvaises actions » parce que nous serons tels que seront nos œuvres et qu'entin ce sont elles q-ui découvrent ce que nous sommes. L'arbre se connaît par le fruit, et saint Augustin dit que Thorame est l'arbre, que les œuvres en sont le fruit; qu'ainsi par le fruit des œuvres on voit bientôt ce que chacun est. C'est pourquoi le Sauveur parlant des hypocrites et des faux prophètes : Vous les reconnaltrex , dit-il , par leurs fruits; et au contraire, parlant de lui- même : Les couvres y dit-il , que je fais au nom de mon Pire rendent témoignage de moi^ €i si vous ne voulex pas me croire , croyez du moins à mes œuvres , elles vous diront qui je suis. Mais les actions ne disent pas seulement ce que l'on est en cette vie , elles prédisent aussi ce que Ton doit être en l'autre, et telles qu'elles auront été en celle-ci , tels nous serons en l'autre pour iamais; car Dieu récompensera chacun selon sqs œuvres t comme la sainte Ecriture nous rapprend en divers lieux de l'Ancien et du Nouveau Testament : Seigneur» dit le Psalmiste , vous rendrez à chacun selon ses œu" vres. Et saint Paul, écrivant aux Galates : Ce ifue Ihommcj A\i"\\j aura semé pendant savie^ il le moissonnera après sa mort, (Rodriguez.) Mais venons au détail des choses , et voyons quelles sont les actions desquelles tout notre bien , tout notre avancement toute notre perfection dépendent. Je dis que ce sont les actions les plus ordinaires , et que. nous faisons tous les jours ; c'est à bien faire Toraison que nous avons accoutumé défaire, 5 bien faire notre examen ordinaire , à enlcudre ou a célébrer la messe avec le respect que nous devons, à dire notre oflice et nos prières avec attention et avec ferveur ; è nous exercer continuellement dans la pénitence et dans la morlification; à nous bien acquitter de notre charge et de tout ce que l'obéissance nous impose; enfin c'est à bien faire les choses qui nous

nous serons imparfaits si nous les faisons imparfaitement. Voilà proprement 'tout ce qui met la différence entre un parfait chrétien et celui qui ne Test pas; car elle no vient point de ce que l'un fait plus de choses uue Pautre, mais seulement de ce qu'il les fait mieux ; et, à proportion, de la manière dont chacun les fera, chacun sera infailliblement plus ou moins parfait.

Le Fils de Dieu , dans sa parabole du semeur, nous dit que.le grain qui fut semé en bonne terre , en un endroit rendit, le trentième , en un autre le soixantième , et en un autre rapporta jusqu'au centuple; et par là, disent les saints , le Sauveur nous a marqué les trois degrés de ceux qui servent Dieu , c'est-à-dire, ceux qui commencent, ceux qui sont dans le progrès et ceux qui sont enCn arrivés au comble de la perfection. Nous semons tous le môme grain, parce que nous faisons tous les mômes choses; nous avons tous la môme heure pour l'oraison , et depuis le matin jusqu'au soir nous sommes tous occupés à ce qui nous est prescrit par le devoir. Mais avec tout cela , combien y a-t-il de distance d'homme à homme 1 En quelques-uns, les œuvres qu'ils sèment rapportent au centuple, parce qu'ils les font avec une extrême ferveur d'esprit et une

f grande pureté d'intention , et ceux-là sont es parfaits ; en quelques autres , elles rendent le soixantième , et ceux-là ne sont encore que dans le progrès, ils ne sont pas arrivés à la perfection ; enfin , la récolte en d'autres, n'est que de trente pour un, et ceux-là ne font que de commencer à servir Dieu. Que chacun regarde du nombre desquels il est , voyez si vous n'êtes point de ceux qui ne rendent que le trentième, et Dieu veuille que personne ne soit do ceux dont l'Apôtre dit qne, sur le fondement de la foi , ils ont entassé du bois et de la paille pour brûler au jour du Seigneur. Prenez garde de ne rien faire par ostentation, par respect humain, pour contenter les hommes, pour vous attirer leur estime ; car ce serait bâtir un édiOce de bois et de paille* pour brûler.du moins dans le pur- .gatoire. Mais tâchez de faire toutes choses dans la dernière perfection , et ce sera , comme dit saint Paul , vous élever un bâtiment tout d'or et d*argent, et de pierres précieuses.

La vérité de tout ce que je viens de dire se comprendra encore plus clairement, en élablissant ce principe : que notre avancement et notre perfection ne consistent qu'en deux choses : à faire ce que Dieu veut que nous fassions, et à le faire comme il veut nue nous le fassions; car, assurément, ces deux points comprennent tout. Quant au premier, tous les religieux y sont déjà parvenus par la miséricorde de Dieu. Et sans doute, c'est un des grands avantages et une des grandes consolations de ceux qui vivent dans

sont les plus fréquentes et les plus fami- la relision, d'ôtre certains que les choses lières dans la vie que consistent notre a van- qu'ils font par obéissance sont justement

cernent et notre perfection. Nous serons parfaits si nous les faisons parfaitement bien; DicTio!«N. d'Ascétisme, l.

celles c|ue Dieu veut qu'ils fassent! Cette proposition est dans la religion* comme une

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