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gager de toute attache h ses propres lulérèts, a renoncer à toutes les vues humaines et à toutes les satisfactions naturelles, pour chercher uniquement la plus grande gloire de Dieu, sans se flatter ni se ménager en rien. Par cette fidélité on achève de se disposer à sentir le mouvement de Dieu et à distinguer sa lumière; et on arrive enfin à Tétat dont nous avons parlé ailleurs, lorsque nous avons défini I homme parfait, celui qui est conduit en toutes choses par le mouvement de la grftce et par la direction du Saint-Esprit. Cet état, qui est la disposition ordinaire des saints, n*empêche pas qu'ils ne donnent dans quelques faiblesses qui sont des suites de la fragilité humaine. Hais comme ces faiblesses sont rares et de peu de conséquence, et que peu doit être compté pour rien en cette matière, il reste toujours vrai que les saints sont Kuidés en tout par l'esprit de Dieu qui nabite en eux.
ADAM DE SAINT-VICTOR, chanoine régulier de l'abbaye de Saint-Victor les Paris, mourut l'an 1177, et fut inhumé dans le cloître de cette abbaye, où l'on vil longtemps son épitaphe, en quatorze vers, qu'il avait composée lui-même. Il a laissé plusieurs traités de dévotion, entre autres une prose en l'honneur de la sainte Vierge, dont on trouve une traduction française dans le Grand Martial de la Mire de vie; Paris, 2 vol. in-fc% 1539.
ADAM (Jean), Jésuite, prédicateur etcontroversiste fameux, connu pnr son zèle ardent contre les jansénistes et les calvinistes, recteur du collëse de Sedan, procureur de la province de Cnampagne à Rome, était né à Limoges en 1608. Il entra dans la Compagnie de Jésus en 1622, à l'Age de quatorze ans. Après avoir professé les humanités et la philosophie pendant Quelques années, il prêcha dans les priilcipales villes de France et h la cour. 11 lut envoyé par Louis XIV à Sedan, pour y travailler au rétablissement de la foi catholique. 11 mourut en 168^, supérieur de la maison professe de Bordeaux. Parmi les nombreux ouvrages qu'il publia on remaraue les livres ascétiques qui suivent : 1* La règle des fidèles^ ttrie de l'Ecriture sainte et ae$ saints Pères; Paris, 1051, in-8*. — 2" Heures catholiques contenant,», les règles de la vie chrétienne^ etc. — 3" La conduite des fdèles par les règles de la foi^ les maximes ae VEvangile et les saints devoirs de tous les Chrétiens dans tous les états ; tirée de FEcriture sainte; Paris, 1656, in-12. — Ces ouvrages, comme tous les autres du nième auteur, sont dirigés spécialement contre les calvinistes.
ADELME, oa mieux. Adhelmb, fils de Kentred et neveu d'Inas, roi des Saxons occidentaux, fut élevé dans le monastère de Saint-Augustin de Cantorbérv, et parvint à révèché de Sherburn, aujourd'hui Sarisbury . On a de lui un traité De laude virginum^ et un autre De virginitate. Adelme mourut en
ADVERSITÉS. - Elles signifient plus spé-
cialement les événements l&cheux, les accidents imprévus qui bouleversent notre exi stence.
« Il y a trois sortes d'accidens, observe un vieil auteur anonyme, qui ont coutume de nous surprendre : c'est a sçavoir des aecidens imaginaires, (|ui n*ont aucune subsis tance que dans l'imagination, lorsqu'elle se représente des choses qui ne sont et ne furent jamais. Ces accidens changent quel-
3uefois des troupeaux de brebis en soldats, es roseaux et des cannes en lances, des lieux obscurs en autant de tombeaux, d'où les aïeuls et les bisaïeuls sortent ensevelis dans leurs suaires; et tout cela ne subsiste que dans l'imagination qui nous tourmente ordinairement par des maux fantastiques, quand les véritables nous épargnent.
4c 11 y a des accidens qui ne regardent que l'âme et la conscience, c est-à-dire les péchez qui la surprenent et qui la frapent tout d'un coup; car c'est un grand accident pour l'ame, qu'un emportement de colère^ qui altère la bonté de son tempérament : c'est un grand accident pour la conscience que le consentement au mal, où elle tombe en un moment. l\ j n des accidens temporels, comme ceux qui nous arrivent tous les jours en nos biens et en nos corps ; c'est de ceux-cy que nous parlons. Il y en a peu qui les reçoivent comme il faut ; car parmy les gens du commun, ils donnent des ailes aux pieds des uns, et des entraves aux pieds des autres, faisant prendre la fuite inconsidérément aux uns, et arrestant quelques autres par une espèce d'immobilité de tous leurs membres ; ils etoutfent la voix des uns, et font plaindre hautement les autres, ils jettent les uns dans des eaiportemens, dans des murmures et dans des impatiences qui témoignent l'alie nation de leur esprit; ils poussent les autres a des plaintes et des lamentations qui marquent la foiblesse de leur naturel.
« Parmi les gens sgavans et les esprits forts, nous trouvons des philosophes qui font profession de ne s'étonner de rien, et qui, affectant une gravité stoïcienne, veulent s'élever au dessus de tous les accidens , et veulent que l'on croye qu'ils ne sentent pas ce qui curanle tout le redite des hommes ; mais quoy que fasse cette vaine philosophie pour éviter la peur et l'impression des accidens, elle ne fera jamais si bien que l'ignorance et la*stupidité qui ne craint rien bien souvent dans les accidens qui nous arrivent. Et pourquoy voulez-vous que ce qui est envoyé de Dieu pour nous élonner ne non» étonne pas, et que nous soyons insensibles aux choses que Dieu nous envoyé pour nous punir ? Pourquoy voulez-vous que ce qui nous arrive pour nous humilier nous fasse lever la teste par un esprit d'orgueil et de témérité? Ce n'est pas là le temps de discourir en philosophe, ny de faire ostentation de gravité, quatkd l'accident ne nous laisse du temps que pour crier miséricorde.
« Le sag*i s'y comporte bien autrement, il se possède en ce moment, non pas comme ces anciens philosophes, qui, faisant profes*
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