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'avec des ecclésiastiques autres. que leurs 'plus proches parents. On, voit par ses plas anciens raonunQenls qu'elle a toujours interdit ces sortes de sociélés.Tertullien,dans son livre sur le voile des vierges^ peint leur état comme un engagement indispensable à vivre éloignées des regards des hommes , à plus forte raison, à fuir toute cohabitation avec eux. Saint Cjprien, dans une de ses épîires, assure aux vierges de son temps, que l'Eglise ne pouvait souffrir non-seulement qu*on les vît loger sous le môme toit avec les hommes, mais encore mançer à la même table : le même saint évênue, instruit qu'un de ses collègues venait d'excommunier un diacre pour avoir logé plusieurs fois avec une vierge, félicite ce prélat de cette action comme d'un trait digne de la prudence et de la fermeté épisconales ; enfin, IfS Pères du concile de Nicée uéfendent expressément à tous les ecclésiastiques d'avoir chez eux de ces femmes qu'on appelait subinlro4uclœ, s\ ce n'était leur mère, leur sœur, ou leur tante paternelle, à Tégard desquelles, disent-ils, ce serait une horreur de penser que des ministres du Seigneur fussent capables de violer les droits de la nalure.
Par celle doctrine des Pères, et par les précautions prises par le concile de Nicée, li est probable que la fréquentation des agapètes et des ecclésiastiques avaient occasionné des désordres et des scandales. C'est ce qun semble insinuer saint Jérôme, quand il demande avec une sorte d'indignation : Unde agapctarum pestis in Ecclesiam inlroivil? C'est h celte môme fin que saint Jean Chrysoslome, après sa promotion au siège de Conslantino[)le, écrivit deux petits traités sur le dan;icr de ces sociétés; et enfin le concile général de Lalran, sous Innocent IJI, en 1139, les abolit eniièrement.
ALBERT LE Grand naquit avec le xiir siècle ; sa grande glpire a été d'avoir eu pour disciple saint Thomas, et d'avoir conlrihué à former ce grajid génie. Les âmes pieuses lui doivent le Paraais de Vdme, AL6I (He'iri), né à Bolène, dans le Comlat-rVenaissin, en 1590, entra chez les Jésuites à l'âge de >eize ans. Après avoir professé les humanités et !a théologie, il fut successivement rccleur des collèges d'Avignon, d'Arles, deCrenoble cl de F^yon. Il mourut à Arles le G octobre 1659. Ses ouvrages ascéliques sonl: 1** L,'arl d'aimer Dieu; Lyon, 163*. — 2* Du renouvellement d^espril: ibid. 1651, in-4\ — 3" Quelques lïe* de Saints.
ALCOCK (Jean), savant et pieux évoque anglais, naquit ù Ueverleyen Yorkshire, au milieu du xv* siècle, et lit ses études dans l'université de Cambridge, où il prit ses degrés, il dut son avancement à son mérite. Uim des premières places qu'il occupa fut celle do doyen de Westminster; il fut nommé, en 1^70, à l'évêchédo Rochesler, d'oii il passa, en 1V7G, sur le siège de Worcester, elen 1^80 sur celui d'Ely. Henri VU le lil grand chancelier d'Angleterre, el
l'envoya en ambassade près du roi de Castille, il mourut en Tannée 1500, au mois d'oclobre à Wisbeach, en odeur de sainlelé. Parmi les écrits qu'a laissés ce savant prélat, on remarque les livres ascéliques qui suivent : 1** Mans perfectioniê ad Carthusianos; 1501, in-4\— ^Oalli cantus ad confratrès suas curatos^ etc.; 14.99, in-4^— 3^ Aotfa" tiœ sancti Spîritus in pura cansc>ientia fun^ data; 1531, in-4*.-— i* Meditationes piœ. — 5° Le mariage d'une vierge avec Jésus-Christ. C 'S différenis ouvrages ont tous été publiés à Londres.
ALCUIN ( Flaccus Albinus } , diacre de l'Eglise d'York, où il enseignait les sciences ecclésiatiques, fut appelé en France par Charlemagne qui le prit pour Son maître. Alcuin fonda, sous les auspices de ce grand empereur, plusieurs écoles a Aix-la-Chapelle, à Tours, etc., et fit renaître les lettres dans les vastes Etats de ce prince. Il mourut en SOhf dans son abbaye de Saint-Marlin de Tours. Ses œuvres ont élé publiées è Paris en 1617, par André Duchesne, in-fol. Ls P. Chidlot a aussi édité un écrit intitulé: La confession d Alcuin^ 1656, in-V, que dom Mabillon prouve être de ce savant. Il y a dans ces œuvres do la théologie, de la philosophie, des histoires, des légendes, des épilres spirituelles, des poésies, etc. Voy. fin du 2' vol. le catal.de ses(X!uvres ascétiques. ALOMBUADOS.— Voy. iLLOMirfés AMBITION. —Voy. Élection , AMdua-