REG
DASCETISME.
HEG
liste un peu étendue des ouvrages de ce grnnd hoinnie ; tous, môme ceux qui ont drs titres profanes , resnirent une odeur de piété et de sainteté. (Voir le Catalogue^ au tome II.)
BEGARDSou Bkohards. — Secte do faui mystiques ou de fau% dévots* qui parut en Italie, en France et en Allemagne sur la lin du XIII* et au commencement du xiv* siècle.
Avant cette époque, les Albigeois et les Vaudois s*étaionl fait remarquer par un extérieur simple « mortiQé , dévot ; plusieurs renonçaient à leurs biens, vaquaient à la prière et à la lecture do rKcriture sainte, faisaient profession de pratiquer les conseils évangéliifues. Cette régularité vraio ou feinte, comparée h la ?ie licenoieuse de la plupart des catholiques , et d'une partie du clergé, avait contribué beaucoup aux progrès de Thérésie et au discrédit de la foi catholique. Plusieurs personnes, touchées de ce malheur, sentirent la nécessité de réformer les mœurs et de tenir une conduite plus conforme aux maximes de TEvangile, c'est ce qui fil naître la multitude d ordres religieux et de* congrégations que Von vit éclore dans les temps dont nous parlons. Les esprits une fois tournés do ce côté-1]^, seraient encore allés plus loin, si le concile de Latran, tenu Tan 1213, n^avait défendu d^établir de nouveaux ordres religieux , de peur que leur trop grande diversité ne mit de la confusion dans f Eglise.
Plusieurs séculiers, sans prendre Thabit religieux, formèrent aussi des associations de piété, et s'unirent entre eux pour vaquer à des pratiques de dévotion ; mais par lo défaut d'instruction et de lumière, plusieurs donnèrent bientôt dans Tillusion, et d*un excès de piété tombèrent dans un excès de libertinage. Tels furent ceux que Ton nomma beggards, frérots ou fraticelles, dulcinistes, apostoliques, etc. Ces dilTérenies sectes n'avaient entre elles aucune liaison ; elles ne se ressemblaient que par la manière dont chacune s^était égarée de son cdté.
Il faut distinguer des beggards de plusieurs espèces. Les premiers furent des franciscains austères que l'on appelait les spiri' tuels :i\s se piquaient d'observer la règle de Saint-François dans toute la rigueur^ de ne rien posséder en propre ni on commun. Je vivre d'atjmônes, d'ôlrè couverts de ballons,.ctc« Comme ils se séparèrent de leur ordre et refusèrent d'ol>éir à leurs supérieurs, Boniface VUl condamna ce schisme vers l'an 1300. Alors ces révoltés se mirent à déclamer contre lo Pape et contre les évoques ; ils annoncèrent la réformation prochaine de l'Eglise par les vrais disciples de Saint-François, et adoptèrent les rêveries de l'abhe Joachim, etc. Ils attirèrent dans leur parti un bon nombre de frères lais du tiers ordre do Saini-François, que Ton nomme fraticelles ou petits frères, en Italie bisochi ou besaeiers, en, France bé*
Dictions. dAsc^,ti.smf.. I
?utfis, dans îes Pays-Bas et en Allen^agiio eggards;AQ \h tous ces noms furent doi^iés h la sectes en général : comme tous les prédicants, ils en imposèrent par leur exté^ rieur mortifié et firent des prosélytes
Au commencement du xtv* siècle, il s'en trouvait un grand nombre en Allemagne, le long du Rhin, surtout à Cologne; et comme leur fanatisme était allé toujours en croissant, leurs erreurs se réduisaient à huit chefs principaux. 1** Ils prétendaient que l'homme peut acC|Uérir en celte vie un tel degré de perfection, qu'il devienne impeccable et no puisse plus croître en grâce. 2* Ceux qui sont parvenus à ce degré n'ont plus besoin do prier ni déjeuner; leurs sens sont tellement assujettis à la raison, (pi'ils peuvent accorder librement h leur corps tout ce qu'il demande. 3° Parvenus à l'état de liberié, ils ne sont plus tenus d'obéir ni d'observer les précep* tes de rSglise. h^ L'homme peut parvenir ici-bas à la parfaite béatitude, et posséder le même degré de perfection qu'il aura dans l'autre vie. Si* Toute créature intelligente est naturellement bienheureuse, et n'a pas besoin de la lumière de gloire pour voir et posséder Dieu. 6* La pratique des vertus est pour les Ames imparfaites; celles qui ont atteint la perfection sont dispensées de les pratiquer. 7* Le simple baiser d'^ine femme est un péché mortel, mais le^ommereo charnel avec elle n'en est pas un, lorsqu'on est tenté. S** Pendant l'élévation du corps do Jésus-Christ, les parfaits ne sont pas obligés de se lever, ni de lui rendre aucun revoecf: ce serait un acte d'imperfection pour eux de se distraire de la contemplation, pour penser h l'Eucharistie ou h la Passion de Jésus-Christ. (Voyez DupiN et le P. Alexandre sur le XIV siècle.)
Ces erreurs furent condamnées dans le concile général de Vienne, sous Clément Y, en 1311 ; mais cette condamnation n'éloufia pas entièrement Terreur ni les désordres oui en étaient la suite. Ils subsistaient encore dans le xv* siècle. Leurs partisans se nommaient alors les frères et les sœurs du libre esprit : on les appelait en Allemagne 6^gards et schuves triones^ traduction du latin sororius; en Bohème pigards ou picards; en France picards et turlupins. Ils avaient secoué toute honte; ils disaient que l'on a^est parvenu à l'état de liberté et de perfection que Qunnd on peut voir sans émotion le corps nu d une personne de sexe différent; pour être conséquent, ils se dépouillaient de leurs habits dans leurs assemblées, ce qui leur fit donner le nom (Vadamistes. Ziska, géné.al des hussites, on extermina un grand nombre Tan 1421. Quelques-uns ont donné, par erreur, le nom de frères picards aun hussites, mais ces deux sectes n avaient rien de commun.
Au xvii* siècle les sectateurs de Molinos ont renouvelé une partie des erreurs des beggards. C'en est assez pour nous convaincre que les anciens Pères do r£glise n'en ont point imposé, lorsquMIs ont attribué les mômes égarements et les mômes turpitudes
r.EL
DIGTIONNAmE
l)EN
fliixgDOstMiues. Les hommes se ressemblenl dans les (IKriM'cnts sièck*s, et les mêmes p .ssjoiis protluisetil les mêmes effets. {Hisi. de l'Efjlf gallic., 1, m, an 1311.
Hkggahds, Bkgiims et Béglimes, sont aussi les noms qtron a donnés aux religieux du tiers ordre de Suint-François. On lesappelle encore à présent, dans les Pays-Bas, beg^ gards^ parce que longtemps avant qu*ils eussent regu la règle du tiers ordre de Saint- François, et qu'ils fussent érigés en coramunauie régulière, ils en formaient déift dans plusieuis villes^ vivaient du travail de leurs mains, et avaient pris pour patronne sainte Begghe, fille de Pépin le Vieux, et mère du Pépin d*Hérislal, princesse ({ui fonda le monastère d'Andoune» s*v retira et y mourut, selon Siuehcrt, en 692. A Toulouse, on les nomma béguins , parce qu*un nommé fiartlklemi Bécnin leur avait donné sa maison
{K)ur les établir en cette vilte. De cette conormité de nom, le peuple ayant pris octalion de leur imputer les erreurs des beg- /ardu et des béguins, condamnés au concile «le Vienne, les Papes Clément V et Benoît XU iéclarèrent, par des bulles expresses, que tes religieux du tiers ordre n'étaient nullement fobjet des anathèmes lancés contre les beggardsei les béguins répandus en Allemagne. Mosheim dérive les noms beggard^ béguin, bégatU, bigot, dix vieux mot allemand beggen, demander avec imporfunité, prier avec ferveur.
BEGUINE, BEGUINAGE. - C'est le nom qu'on donne dans les Pavs-Bas à des filles ou Veuves qui, sans faire de vœux, se rassemblent pour mener une vie dévote et réglée. PourCtre aggrégé au nombre des béguines, il ne faut qu apporter sudisamment de auoi vivre. Le lieu où vivent les bésuines s appelle béguinage ; celles qui Thabitent peuvent y tenir leur ménage en particulier, ou elles peuvent s'associer plusieurs ensemble. Elles portent un habillement noir, assez sembKible à celui des religieuses. Elles suivent de certaines règles générales, et font des prières en commun aux heures marquées ; le reste du temps est employé à travailler à des ouvrages d'aiguille, h faire de la dentelle, de la broderie, etc., et à soigner les malades. Il leur est libre de se retirer du béguinage. Elles ont ausâi une supérieure qui a droit de commander, et à qui elles sont tenues d'obéir tant qu^el les demeureront dans Teint do béguines.
Il y a dans plusieurs villes des Pays-Bas des béguinages si vastes et si grands qu*ou les prendrait pour de petites villes. A Gand, en Flandre, il y en a doux, le grand et le
ttetit, dont le premier peut contenir jusqu'à luit cents béguines.
Il ne faut pas confondre ces béguines avec certaines femmes qui étaient tombées dans les excès des béguines et des beggards, qui furent condamnés comme hérétiques parie Pape Jt^an XII, et dont il ne reste aucun veslige. (Voyez Beggards.)
BELING AN. — Jésuite. Oo a de lui : Cownaissauce de Jésus-Christ; — Retraite pour
les dames; — Retraite pour tet personnes du monde; — Sur les Vertus de Jésus-Christ.
BELLARMIN, cardinal, né en 1620, l'un des plus illustres et des plus éclairés défenseurs de TEglise et du Saint-Siégc; outre ses œuvres do controverse, on a aussi quelque» ojpuscules qui peuvent être offerts aux spirituels : tels que son Elévation de Ftsprit à Dieu; —Ivs oémissements de la Colombe^ ou du Don des larmes.
BELLECIUS.— Jésuite, auteur de plusieurs ouvrages ascétiques fort estimés •: Medulla ascetica ; — De virtutis solidœ impedimtnlii et in citamentis.
BËLLEVUE (Armand de), religieux Dominicain, ainsi appelé du lieu de sa naissance» en Provence, vivait au xiv* siècle. Il était atlaché au Pape Jean X\ll, qui le fit docteur en tiîéologie, et lui donna remploi de lecteur du sacré palais. Il mourut de 1332 k 133^. On a de lui entre autres ouvrages, des Conférences sur les psaumes^ sous la dénomination pompeuse de Sermones dirini^ei un Recueil ae prières et de méditations sur la rie et les bienfaits de Notre-Seigneur,
BENARD (Dom Laurent), religieux de Tordre de Cluqy, et Tun des promoteurs de la réforme bénédictine, né h Nevers en 1573, avait fait profession de la règle de Saint-Benoll au pri( uré de Saint-Etienne de cette ville. Devenu prieur du collège de Cluny, et zélé pour la discipline et les observances religieuses, il se rendit à 1 abbaye de Saint- Vanne h Verdun, y fit profession le 5 mars 1GI3, suivant la réforme qui venait de s'établir dans cette congrégation. Il fut un des commissaires pour l'érection d'une seconde congrégation qui fut établie en 1618 sous le tihe de Saint-Alaur. Doni Bénard mourut au collège de Cluny, le 21 avril 1620. Ses œuvres ascétiques sont : r Pensées chrétiennes ou Sermons très-utiles à toutes personnes, tant laïques, ecclésiastiques que régulières, Paris, 1616; — 2» De Vesprit des ordres rdiqieux, et spécialement de i esprit de l'ordre de Saint Denoîf, Paris, 1616; — 3- Police régulière tirée de la règle de Saint-Benoît, 1619. Ces ouvra^'es sont pleins d'excellentes choses, propres h inspirer et à n(»urrir la piété.
BKNEDICTINS. - Voy. smst BekoIt (sa vie et sa règle),
BENOIT (Saint), abbé d'Aniane, au diocèse de Mont|)eIlier , était tils d*Aigulfe, comte de Maguelone. Après avoir servi avec distinction dans la maison et dans les armées de Pépin et de Ciiarlemagne, il s'enferma dans un monastère dont il devint abbé. Il se retira ensuite dans une terre do son patrimoine, où il fonda l'abbaye d'Aniane. Ses réformes et son zèle lui firent un nom en France. Louis le Débonnaire l'établit chef et supérieur de tous les monastères de son empire. Benott mourut en 821. On a de lui Codex regularum , qui montre. ce que la règ'e de S;iint-Benott a de commun avec celles des antres fondateurs. Sa vie a éii. écrite iwr Ard(»n Smnr. gdus, et a été publiée eu 1638 par dom Hugues Mén«ird, av; c \ii Concorde desrègles, duuième saint Benoit.
BEN
D*ASCETlbME.
BEN
BENOIT (Saint), naquit en 480, au territoire de Norcia, dans Je duché do Spolète. Il fût élevé à Rome dès sa plus tendre jeunesse» et 8*y distingua par son esprit et sa Tcrtu. A rage de seize ans il se retira du inonde où sa naissance lui promettait de
f;rands avantages. Une caverne affreuse dans e désert deSubiac, à U) milles deRome» fut sa première demeure ; il y resta caché trois ans. Ses austérités et ses vertus Tajant rendu célèbre, unefùulede gens de tout Age se rendit auprès de lui. H bAlitiusqu'à douze monastères. Ses succès excitèrent Tenvio. Il quitta cette retraite et vint k Cassin, petite ville sur le penchant d'une haute montagne. Les paysans de ce lieu étaient idolâtres; a la voix de Benoit, ils devinrent chrétiens. Leur temple dédié à Apollon fut changé en église. On y vit bientôt s'élever un monastère devenu le berceau de Tordre bénédictin. Son nom se répandit dans toute TEurope. Totila, roi dea GothSy passant dans la Campanie, voulut le voir, et |K)ur éprouver s*il avait le don de prophétie, comme on le disait, il lui envoya un de ses oUiciers, nommé Riggon qu'il avait fait revêtir de ses habits royaux, et auquel il avait donné, pour l'accompagner, trois des principaux seigneurs de sa cour avec un nomoreux cortège. Le saint, qui était alors assis, ne l'eût pas plutôt aperçu qu'il lui cria : QiMl/ejK, mon fils^ U$ habiti que vou$ portez ; ils ne ioni pas avoue. Riggon saisi de crainte, at confus d'avoir voulu tromper ce grand homme, se jeta à ses pieds avec sa suite. Lorsqu'il fut de retour, il raconta au roi ce qui lui était arrivé. Totila vint alors lui-médie visiter le saint. A sa vue , il se prosterna à terre, et il y resta jusqu'à ce que Benoit l'eût relevé. Il lut bien plus étonné d'entendre le saint lui dire : « Vous faites beaucoup de mal, et je prévois que vous on ferez davantage. Vous prendrez Rome, vous passerez la mer et régnerez neuf années, mais vous mourrez dans la dixième, et vous serez cité au tribunal du juste juge pour lui rendre compte de vos œuvres... L'événement vériGa la prédiction. Totila, qui en avait été effrayé, se recommanda aux prières de Benoit et fut moins cruel. Ayant pris peu après Napics, il traita les prisonniers avec beaucoup d'humanité. Benoit mourut l'année suivante, en 543, suivant le P. Mabillon, et quelques années plus tard suivant d'autres. Sa rè^le a été adoptée presque par tous les cénobites d'Occident. Sa vie a été écrite par saint Gré-
Îoire le Grand dans le second livre de ses Haloguee. Paul Diacre, moinedu Mont-Cassia en a parlé fort amplement dans V Histoire des Lombards. Son ordre a été, sans contredit, un des plus étendus, des plus illustres et des plus riches. <c II fut longtemps, dit un écrivain célèbre, un asile ouvert a ceux qui voulaient fuir les oppressions du gouvernement golh et vandale.» Le peu de connaissances qui restaient chez les barbares fut perpétué dans les cloîtres. Les Bénédictins transcrivirent beaucoup (l*auteurs sacrés et profanes. Nous leur devons en partie les plus précieux restes de l'antiquité, ainsi que beaucoup d*iu-
ventions modernes. On a reproché a cet ordre célèbre ses grandes richesses, mais on ne fait pas attention que c'est en défrichant avec beaucoup de peines des forêts incultes et des terres ingrates qu'ils se les ont pi*ocurées. Tcl!c ville aujourd'hui flosissnnte n'était autrefois qu'un rocher nu, ou un terrain en friche,devenu fertile sous des mains saintes cl laborieuses. « De quoi, dit un auteur judicieux et équitable, auraient vécu f;rand nombre de solitaires s'ils n'avaient été aborieux?On ne leur donnait ni des terres cultivées, ni des colons pour les faire valoir, puisqu'ils se plaçaient tous dans des déserts. Hais les censeurs de la vie monastique demandent pourquoi renoncer aux affaires do la société, pour aller passer sa vie dans la solitude. G est pour se soustraire aux fureurs des tyrans et des guerriers qui ravageaient tout, qui, cependant, respectaient encore les moines dont la vie les étonnait et dont les vertus leur imposaient. »
Quant à leurs richesses, qui étaient le fruit de leur travail, de leur sage et judicieuse économie, riuel usage en faisaient-ils? On
I)eul bien dire qu*ils ne les avaient que pour es répandre; que, sobres et économes pour ce qui les regardaient, ils n'étaient magnifiques que quand il s'agissait d'orner la maison de Dieu, d'enrichir des bibliothèques, de concourir à des amusements utiles, do porter des secours aux pauvres et aux affligés. Cette observation pouvait s'étendre à tous les religieux qui avaient conservé l'esprit de leur état. L'ordre de saint Benoit a
{iroduit beaucoup de grands hr rames en ous senres, sauf qu'il soit vrait de dire que l'on compte dans sou sein quarante Papes, deux-cents cardinaux, cinquante patriarches, mille six-cents archevêques, quatre mille^ six cents évéques, quatre empereurs, douze impératrices, quatre reines, et trois mille six cents saints canonisés. Ce détail,
Ïuisé dans la chronique de l'ordre de Snintenott, ne peut partir que d'un zèle outré et maladroit. C'est ne savoir pas louer que de recourir h Tcxagération. Dom Bastide, Bénédictin deSaint-Maur, fâché de ce que Mabillon, son confrère, avait retranché Quelques saints dans le grand recueil des Actes des saints de l'ordre de Saint-Benoît, (Tésenta contre lui une requête au chapitre général de 1677; mais ceux qui composaient cotte assemblée n'y eurent aucun égard. {Voy.
Cajetan, Constantin.) Depuis Van 900, l'ordre de Saint-Benoît s est divisé en plusieurs branches. De Ih sont sortis les Canialdules, les Cisterciens, les Gilbertins, les Sy I vesti ins, les moines de Fonlevrault. Toutes ces observances ne sont que des réfornics de l'ordre de Saint-Benoît, qui ont ajouté quelques constitutions particulières à la règle primitive.
On conipte parmi les Bénédictins plusieurs congrégations, telles .que celles deCluny, de Sainle-Uusline, de Savigny, de Tiron, de Horsfëld, de Saint-Maur, etc. La règfo de Saint-Bonott a été imprimée plusieurs fois, et notamment en 173i, en deux vol. in-i%
OM
ntN
ivicrioNNAiiu:
nr.N
/îvec les Comiiionlaires de doni Cnlin.-l ; dora Mé^c a écrit sa Vie en un vol. in k\
Sa règli?. — I-n règle de Saiiil-Bcnoîl, qui a élé celle de presque tous les moines oceidentiiux, résume trop bien la perfection de 1.1 vie monastique, pour ôlre omise dans noire travail.
Saint Benoît la commence par la distinction de qunlie sortes de moines : les cénobites vivant dans une communauté réglée, sons la conduite d'un abbé ; les anacliorèlcs nu ermites, qui, après s'ôlre longtemps exercés dans une communauté, se retiraient pour mener seuls une vie encore plus panaite. Les deux autres genres étaient de la pire espèce: les sarabniie8^(\yù demeuraient deux ou trois ensendile, ou entièrement seuls, vivant h leur fuitaisie, et sans suivre de rè^le; les gyrovagueSf ou vagabonds, qui couraient continuellement de monastère en monastère, sujets à Tintempérance etàtous les plaisirs: -c'étaient les pires de tous.
Quant aux otlices divins, saint Benoit les règle ainsi : L*liiver, depuis le 1" novembre jusqu'à Pâques, on se lèvera i la huitième heure tie la nuit, c\'St-h-diro h deux heures. L*abbé lui-même annoncera l'heure de roilice, ou en commettra le soin à un Frère très-exact. Ce qui restera de temps après les vigiles jusqu au jour sera employé h apprendre les psaumes, ou à les méditer, ou à quelque lecture nécessaire. Saint Benoît appelle vigiles roTTice nocturne que nous appelons Matines, et il appelle matines l'oflico du point du jour que nous nommons laudes. Pour l'été, c est-à-dire depuis Pâques jusqu'en novembre, il no règle point le temps précis de commencer les vigiles : il vput seulement qu'on les règle do telle sorte uifon puisse commencer Matines au point du Jour.
Tous les jours, aux vigiles, on chantera douze psaumes après Thymne que saint Benoit nomme l'Anibroisien, parce que la plupartétaientde saint Ambroise. Après six psaumes, tous les Frères, étant assis, liront tour à tour trois leçons, 5 chacune desquelles on chantera un rû|>oiis ; ensuite on dira six autres psaumes avec Alléluia ; puis une leçon de l'apôtre, que l'on récitera par cœur, avec le verset et la litanie, c'est-h-uire Kyrie eleù Mon, Ainsi Finira Toflice de la nuit. En été, comme les nuits sont plus courtes, on no lira point de leçons; mais on en dira seulement, par cœur, une de l'Ancien Testament, qui sera suivie d'un réhons bref. Les leçons <les vigiles seront de l'Ecriture sainte, ou des expositions des Pères. Les dimanches on se lèvera plus matin, et, après avoir chanté six nsaumes, on lira quatre leçons avec leurs répons, puis six autres psaumes et quatre leçons; puis trois cantiques tirés des prophètes, et quatre leçons du Nouveau Testament. Anrès le dernier répons, Tabbé commencera I bymne»^e,/)etim. Si, par malheur, on s'était levé plus tard, on abrégerait qiiel<{ue chose dos leçons ou des ré()ons, |iouri**-"> Ifiiyours Matines^u point du jour. Aux i dessajolset aui autres solenni-
tés, ou fera, comme le dimanche, excepté les psaumes, les antiennes et les leçons propres du jour.
A Matines, on dira, outre les psaumos.un cantique tiré des prophètes, comme cliante TEglise romaine, (^'esl ainsi que parle saint Benoit; et par là il montre qu*il suivait l'usage de cette Eglise. Il nomme bénédiction le cantique Benedicile^ qui se dit les dimanches; et Laudes ou louanges, les trois derniers psaumes qui se disent tous les jours, et conimencent [^qv Laudate. Le Pater se. dira tout iiaut à la fin de Matines et do Vêpres, afin que, si quelqu'un avait quelque peine contre un autre, il soit pressé de pardonner, par ces paroles : Remettez nous nos dettes comme nous remettons aux aulres. Il ne | aratt pas qu'il y eût alorsd*autre oraison pour la conclusion des oflices.
Pour marquer la fin de chaque bcuro, saint Benoit se sert de ces mots : Et missœ fiant; c'est-à-dire que, roffico étant achevé, on renvoie l'assistaïuo. Il fait on détail la distribution des psaumes pour chacune des heures, telle que son ordre l'observe encore; puis il ajoute : si quelqu'un n'est [las content de cette distribution, il peut les ranger autrement, pourvu que, chaque semaine, on dise le psautier tout entier ; car c*est le moins que nous puissions faire, puisf|ue nous apprenons que nos Pères le lisaient tout entier, chaque jour, avec ferveur.
Saint Benoit ne prescrit point d'autres prières ; il suppose que les moines s'appliqueront d'eux-mêmes à l'oraison mentale, lorsqu'il dit : que l'oraison doit être courte et pure, à moins qu'on no la continue plus longtemps, par un mouvement de la grAce. Après PoUice tous doivent sortir de Toratoire, afin de ne pas troubler ceiix qui voudritient prier en particulier, et ceux-ci le doivent faire sans parler haut, mais avec larmes et a|)plicalion do cœur. On voit aussi dans sa vie, que les moines, après avoir achevé de chanter les psaumes, se mettaient en oraison; et qu'un d'entre eux, tenté par le démon, n'y pouvait durer, et sortait de l'oratoire. A|)res la prière, le reste de la journée des moines était emnioyé au travail ou à la lecture. En été, e est-à-dire dénis Pâques jus(]u'au l"octobre, ils sortaient e matin ()0ur travailler, depuis la premièie heure jusqu'h la quatrième, c'est-à dire depuis six heures jusqu'à nix, allongeant ou diminuant les heures suivant la longueur des jours. Après ces quatre heures de travail, ils vaqueront à la lecture, dit la règle, pendant deux heures, jusqu'à SncxIo environ. Après Sexto et le dîner, ils se reposeront sur leurs lits en silence. Si quelqu un veut lire, il le fera sans troubler les autres. On avancera None, et on la dira an milieu de la huitième heure, c*est-à-dire à une heure et demie, et on travaillera jusqu'au soir. Ce sont au moins sept heures ue travail par jour, avec deux heures de lecture. Saint Benoit ajoute que si la nécessité du lieu ou la pauvreté les oblige à s'occuper eux-mêmes de la récolte de leurs fruits, ils ne s'en af-
BEN
DÂSCKTUSME.
BEN
fligent point; puisque c'est alors au'ils seront véritablement moiuesy quand ils vivront du travail de leurs mains, comme uos Pères et les apôtres.
En hiver, c'est-è-dire depuis le 1*' octobre jusqu'au Carême, les sept heures de travail se prenaient de suite. On commençait par ia lecture, qui durait jusqu'à la seconde heure, c'est-à-dire à huit heures du matin. Alors ou disait Tierce, puis on vaquait à la lecture, ou à apprendre les psaumes |)ar cœur. En Carême, la lecture durait jusqu'à Tierce, et le trav.'iil, depuis neuf heures du matin jusqu'à quatre heures après midi. Au commen* cernent du Carême, on donnait à chacun un livre de la bibliothèaue, pour le lire de suite. Pendant les heures de la lecture, un ou deux anciens visitaient le monastère, pour voir si quelqu'un dormait ou s'amusait à causer et interrompre ie;s autres. Le dimanche, tous étaient occupés à la lecture, excepté ceux qui étaient chargés de divers olBccs. Si quelqu'un ne nouvait méditer, ni lire, on le faisait travailler. On donnait des travaux plus faciles à ceux qui étaient faibles et délicats. Ceux qui travaillaient trop loin, pour venir à l'oratoire aux heures marquées, se mettaient à genoux au lieu du travail, et y faisaient leurs prières; ceux qui étaient en chemin disaient aussi l'office aux heures, selor) qu'ils le pouvaient. Personne ne choisissait son travail ; mais il était imposé par les supérieurs. Ceux qui savaient des métiers ne pouvaient les exercer que par la periliission de l'abbé, et en toute humilité. « Que si queluu'un, dit saint Benoit, s'élèvo de la science ae sou art, s'imaginant apporter quelque utilité au monastèro, un le retirera de son métier. Si l'on vrnd quelque ouvrage, ceux qui eu seront chargés prcn dront garde également à rien retenir du prix, en fraude du monastère, et à ne le pas augmenter par avarice; mais ils donneront toiyours les ouvrages un peu à meilleur marché que les séculiers, afin que Dieu soit glorilié en tout. » Cette distinction des artisans fait voir que le commun des moines se composait de simples ouvriers, comme les getis'de journée, et que les plus nobles se réduisaient, par humilité , au rang du plus bii% peuple. Ils n'avaient pas besoin d*éludcs pour entendre la langue latine, qui était encore vulgaire.
Iks étaient simples laïques, et il ne paratt pas que saint Benoit lui-même ait eu aucun rang dans le clergé. Toutefois il prêchait, puisqu'il convertit plusieurs infidèles par ses instructions ; et il envoyait souvent ses moines faire des exhortations à des religieuses voisines. « Si un prôtr», dit-il, veut être rcQU dans le monastère, on ne se pressera pas de le lui accorder; mais s*il persiste, il doit garder toute la règle sans aucune dispense. On lui accordera toutefois la première place après l'abbé, et le droit de donner la bénédiction et de présider à roffice, si l'abhé l'ordonne ; mais, dans les assemblées i>our les atlaires, il ne tiendra que le rang de son entrée au monastère. Si quel-
qu'un des clercs inférieurs veut être reçu au monastère, on lui accordera un moindre rang^ Si Tabbé veut faire ordonner un prêtre ou! un diacre, il choisira d*entre les siens celui qu'il en croira digne. Mais le nouveau piètre n'en sera pas moins soumis à la discipline régulière et aux supérieurs. Que s'il est rebelle, il pourra être chêtié, et même chassé du monastère, toutefois avec la participation de l'évêque.» Toutes les heures de la journée sont tellement remplies par la règle, qu'on n'y voit point de place pour la messe, les jours ouvriers; ce qui fait croire que les moines ne l'entendaient que le dimanche.
Quant à la nourriture, saint Benoit donne à chaque repas deux portions cuites , afin que celui qui ne pourrait manger de l'une, mangeât de l'autre. Le mot de pulmmiarium^ dont il se sert, signifie proprement des légumes ou des grains, réduits en bouillie ou en purée, quoiqu'il se puisse étendre à toutes sortes de viandes bouillies ; mais la pauvreté des moines ne donne pas lieu de croire qu'ils y comprissent le poisson, que les anciens plaçaient entre les mets les plus délicieux. La règle permet une troisième portion de fruits ou oe légumes croissant sur les lieux. Elle ne donne qu'une*livre de pain par jour, c'est-à-dire seize onces, aoit qu'on fasse un repas ou deux« L'abl)é pourra augmenter la portion, s'il y a quelque travail extraordinaire, et ou donnera moms aux enfants. La chair des bêtes à quatre pieds est défendue à tous , hors les cas de maladies. Pour la boisson, ils auront chacun une hémiiie de vin par jour , c'est-à-dire un demi-setiersuivnnt la meilleure explication , à moins que le travail ou la chaleur n'oblige à en donner plus. Saint Benott loue ceux qui pouvaient s'en passer, et ajoute:* Quoique le vin ne convienne point du tout aux moines, toutefois, dans notre temps, il n'est lias possible de le leur persuader; au moins gardons la tempérance nécessaire.
Que si la qualité du pays fait qu'il ne s'y en trouve point du lout, que ceux oui y demeurent en louent Dieu, et se gardent d'en murmurer. »
Quant aux heures des repas , depuis PA- -ques jusqu'à la Pentecôte , ils dtnoront à bexte, et ils souperont le soir. Tout le reste de Tété, ils jeûneront jusqu'à None, le mercredi et le vendredi; si le travail de la campagne ou la chaleurexcessivene les empêche les autres jours, ils dîneront à Sexte. Depuis le 13 septembre jusau'au caiême, ils mangeront toujours à None, et, pendant le carême, au soir : en sorte toutefois qu'ils soupent toujours au jour • on quelque temps que ce soit. En la partie dltaiic où vivait saint Benoit, le soleil U se couche jamais plus têtquequatre heures et demie. 11 exhorte les moines h faire eu carême uuelque abstinence particulière! mais avec le conseil du supérieur. On fera la lecture pendant le repas, et le lecteur sera choisi toutes les semaines , non [mr ordre mais selon qu*il y sera plus pro[)re.
BEN
DICTION.NAIKE
BEN
Les moines se servaient les uns les autres, cl faisaient tour à tour la cuisine par semaine. Ce qui montre combien leur nourri* tare était simple « puisque tous étaient capables de Tapprëter. On avait grand soin (les malades : ils avaient une cliaipbre particulière et un des frères pour les servir. Ou leur drmnait de la viande et du pain toutes les foisquMl était à propos. Maison n'accordait guère Tusaçe du bain en santé, princi- |)alcment aux jeunes. Les habits étaient réglés à la discrétion de Tabbé , suivant la qualité du pajs, plus chaud ou plus froid. « Nous croyons, dit saint Benoit, que dans les climats tempérés, c'est assez d une euculleetune tunique; la cuculle i)lùs épaisse pour I hiver, plus légère pour Tété; et un scapulaire pour le travail.» C'était depuis longtemps 1 habit ordinaire des pauvres et des paysans. Saint Benoît n'en marque ni la couleur ni la longueur, qui sans doute était
Eroporlionnée à la commodité du travail. B scapulaire était plus large et plus court ci*i'l présent, et avait son capuce. C'était 1 habit de dessus pendant le travail , on rotait pour prendre la cuculle , qu'on portait le reste du jour. Chacun avait deux tuniques et deux cuculles, soit pour changer la nuit, soit pour les laver. Ils les prenaient au vestiaire commun, et y remettaient les vieilles. Les étoffes étaient celles qui se trouvaient dans le pays à meilleur marché. Pour Oter tout sujet de propriété, l'abbé donnait à chacun toutes les cnoses nécessaires : c*est- IN-dire, outre les habits , un mouchoir, un couteau, une aiguille, un stylet et une tablette pour écrire.
Leurs lits consistaient en une natte ou paillasse piquée , un drap de serge , une couverture et un chevet. Chacun avait son lil ; mais ils couchaient tous en un même lieu, au moins dix ou vingt ensemble, si la communauté était grande. Due lampe brûlait toute la nuit dans le dortoir, et toujours quelque ancien y couchait, pour observer la conduite des autres. Afin d'être toujours prêts, à se lever pour l'office, ils coucl>aient tous 'vêtus, même avec leurs ceintures de cuir ou de corde; seulement ils devaient en ôter les couteaux de peur de se blesser en dormant. On ne parlait plus après. Compiles el on gardait, la nuit, un profond silence; le jour même, on parlait rarement. Les bouffonneries, les paroles inutiles ou propres à faire rire, étaient entièrement bannies des monastères, et la règle ne fait aucune mention de la récréation. Mais elle ordonne qu'en tout temps, après le souper, les frères soient tous assis en un même lieu, et qu'un d'entre eux lise des conférences , des Vies des Pères, ou quelque autre livre d'édiQcation.
Les moines ne recevaient, sans ordre de l'abbé, ni lettres, ni présents de personne, pas même de leurs parents. Ils no sortaient j)oint sans permission de l'enclos du monastère. Et, pour leur ôter tout prétexte, on le bâtissait, autant qu'il était possible, de toile sorte qu'ils eussent au dedans toutes es choses !iécc<saircs , IVau, le jardin, le
moulin, la bouiangerfe, et les commodités pour les métiers différents. La porte était gardée par un vieillard sage et discret, qui sût répondre aux pauvres et aux autres survenants. Si quelques frères étaient envoyés dehors, ils se recommandaient aux prières de la communauté, et è leur relour demeuraient prosternés dans l'oratoire pendant toutes les heures de l'office, pour expier les distractions et les autres fautes qu'ils pou* vaient avoir commises. Il leur était étroitement défendu de rien dire de ce qu'ils avaient appris au dehors.
On recevait les hôtes avec beaucoup de charité et de respect. On les menait è I oratoire pour prier, on leur faisait une lecture d'édification , puis on les traitait arec toute l'honnêteté possible. L'abbé leur donnait k laver, et mangeait avec eux; aussi avait^ sa cuisine et sa tat>le h part, pour être en ét/it de les recevoir k toute heure sans troubler la communauté. Personne ne leur parlait, que le moine destiné à les recevoir, el ils avaient leur logement préparé.
L'abbé qui devait gouverner le monastère était choisi par toute la communauté , ou la plus saine partie, eu égard au seul mérite, sans considérer son rang. Que s'ils s^accordaient tous k choisir un mauvais siyet, l'évêaue diocésain, les abbés, ou les simples fidèles du voisinage, devaient empêcher ce désordre, et procurer un digne pasteur au monastère. Labbé étant choisi, était ordonné
Sar l'évêque ou par d'autres abbés. Il devait tre instruit de la loi de Dieu, charitable, prudent et discret, montrer en tout Texem- I)ie, et n'être que l'exécuteur de la règle, pourlafiiire garder fidèlement. «Qa*iTse souvienne toujours, dit saint Benoit, qu'il est chargé du gouvernement des âmes , et q[u'il se garde bien de les négliger pour sappliquer davantage flux choses temporelles ; mais qu'il ait grande foi en la Providence. Il doit tout faire avec conseil. Dans les moindres cboses, il consultera seulement les anciens ; mais dans les plus importantes, il assemblera toute la communauté, proposera le siuet, et demandera l'avis de chacun: à la charge toutefois que la décision dépendra de lui, et aue tous lui obéiront. » Audessous de l'abbé il y avait un prieur ou prévôt (prœposiêus) et plusieurs doyens. Eu
Quelques monastères , le prévôt élait oronné par l'évêque ou par les abbés, comme Tabbé même : ce qui lui donnait sujet de se regarder comme un second abbé, et de n'être pas assez soumis. C'est pourquoi saint Benoit rejette cet usage, et veut que le monastère ne soit gouverné sous l'abbé que par des doyens dont l'autorité étant partagée, sera moindre. Que si Ton ju^ a propos d'avoir un prévôt, il sera établi par rablié, et lui demeurera soumis. Ces doyens, deront, étaient établis pour veiller surdjx moines, au travail et a leurs autres exercices, el soulager l'abbé qui ne pouvait être partout. On les choisissait, non par Tancienncté, mais par le mérite, et on pouvait les déposer ai^i^s (rois admonitions. Voilà
BKN
IVASCICTISME.