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DICTIONMAIIIE
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SSi
diqiotéà quitter son pérêf sa m^e, $am épou$€^ ta enfanté, $e$ frirét^ $e$ emure^ eaprope «m, il ne piHt être mon dieciple. ( Lue* xiv« M. ) TeJ est, en eflét, le Mcriflce que les apôtres ont été obItKés de faire ; ou Us aoot demeurés dans lecéliBat, ou ils ont tool oui tté pour se lirrer k la prédication de l*Krangile ftl aux travaux de Tapostolat. Cependant certains critiques ont afllrroé avec une entière eoDfiance crae Jésus-Cbrist n'a imposé k per« sonne robligation de la continence* pas Béme aux apôtres. ( RAmBunsAC» Tiraité de la merale eu Piree^ ob. 8| i 4 et suivants. )
Saint Paul dit aux fidèles ; Ce n'eèê poM un ordre pie je voue donme^ maie un coneeil : je voudnte que voue fueeiee toue eomme moi ; tnatf cAociMi reçoit de Dieu le don qui lui eonvient» Je die donc à eeux qui sont deme le eélibfU ou dame le veuvage^ qu'il leur eet bon if y deamirer comme moi. 5*Kf ne peuvent garder la continence ^ quHlt ee marient ; cela vaut mieux que de hrAler d*im feu impur. ( I Cor. vu» 6. ) Il avait commence par poser pour maxime qu'il eet bon à TAenima de ne pas toucher une femme. {Ibid.^ 1. ) Pour détourner le sens de ce passage, les protes-> tants disent que saint Paul parlait ainsi» k cause des persécutions, et non pour tous les temps; mais le texte même réfute cette explication. La raison que donne saint Paul, est que celui qui est marii eei occupé dee thoêu de ce monde et du eoin de pUtire à son épouse : au lieu que celui oui vit dtme le céHbat n*a d*autre soin que de servir Dieu et de lui plaire. {Ibid.^ 33.) Celte raison est cerlaiiiemerit pour tous les temps, il exhorte Timothée k se conserver chaste. (/ Jtm, v, 22. ) Entre les qualités d'un évèque» il demande qu*il n'ait eu qu'une femme et qu'il eoit continent. ( Tit. i, 0. ) Par continence, jamais saint Paul n'a entendu l'usage modéré du mariage, mais l'abslinence absolue; cela est clair par le premier passage que nous venons de citer.
Mosheim convient, que dès l'origine du clu'istianisme, les paroles de Jésus-Christ et celles de saint Paul ont été prises k la lettre, et que c'est ce qui a inspiré aux premiers Chrétiens tant d'estime pour le célibat , il le prouve par des passages d' A thénagore et de Tertullieu. ( Hist. christ, sect. 8, §35, noie 1.)
Saint Jean représente devant le trône do Dieu, une foule de bienheureux plus élevés en gloire que les autres: Voilà, dit-il, eeux qui ne seeont point souiliés avec les femmes; iis sont vierges^ ils suivent l'Agneau partout où il va: ce sont les prémices ae ceux qu'il a rachetés à Dieu parmi les hommes {Apec. XIV, k ) ; ell'on ose encore décider que TEcriture n'attache aucune idée de sainleté ou de perfection k la continence. ( Babbetrac, ibid. }
Vainement quelques incrédules ont conclu de Ik que le christianisme avilit le maria^^e, et en détourne les hommes; an contraire, c'est Jésus-Christ qui lui a rendu sa sainteté et sa dignité primitives. Les apôtras ont condamné les héritiques, qui le
regardaient comme un état impur? mais iis nous représentent la continence comme un état plus parfait, par conséquent comme
Elus convenable aux ministres du Seigneur, h état moins parfait qu'un autre n'ettt pas pour cela criminel ou impur.
Les mêmes critiques avouent , en second lieu, que tous les peuples anciens ont attaché une idée de perfection k l'état do conti* nence, et ont jugé que cet état convenait surtout aux hommes consacrés au culte de la Divinité. Juifs, Egyptiens, Perses, Indiens, Grecs, Thraces, Romains, Gaulois, Péruviens, philosophes, disciples de Pytbagore et de Platon, Cioéron et Socrale, tous 80 sont accordés sur ce point. On sait l'excès des prérogatives que les Roniains avaient accordées aux vestales. 11 n'est donc pas étonnant que les fondateurs du christianisme aient rectifié et consacré cette même idée. Malgré la haute sagesse dont se flystteat nos politiques modernes, nous firésumons que l'opinion des anciens pouvait être mieux fondée que la leur.
En troisième lieu, ils conviennent que l'esprit et le vœu de l'Bçlise ont toujours été, que ses principaux ministres vécussent dans la continence, et qu'elle a toujours travaillé k en établir la loi. En effet, le concile de Néocésarée. tenu en SIS, dix ans avant celuii de Nicée, ordonne de déposer un prêtre qui se serait marié après son ordination. Celui d'Ancyre, deux ans auparavant, n'avait permis le mariage qu'aux diacres qui avaient protesté contre l'obligation du célibat en recevant l'ordination.
Le 26* canon des apôtres ne permettait
Ju'aux lecteurs et aux chantres de prendre es épouses. Selon Socrate (1. i, c. 11 ), et Sbsomène (.1. i, c. 33), c'était l'ancienne tradition de TEglise, k laquelle le concile de Nii^e trouva bon de se fixer, et qui est encore observée aujourd'hui dans les différentes sectes orientales.
Nous concevons que ces conciles n'obligèrent point les évéques , les prêtres ni les diacres k quitter tes épouses qu*ils avaient prises avant d*6tre ordonnés, mais on m> peut montrer par aucun exemple qu'il leur ait jamais été permis de se marier après leur ordination, ni de vivre conjugalement avec les femmes qu'ils avaient é|>ousées auparavant. Saint Jérôme (iidt7. Vigilant, y \i. 281), et saint Epiphane ( hœr. 59, ir k ) attestent que les canons le défendaient.
Nos adversaires sont-ils en état de prouver que saint Jérôme et saint Ëpipliane eu ont imposé? Dodwei (Dissert, cyprian., 3, n** 15) cite l'exemple de plusieurs ecclésiastiques qui vivaient avec leurs épouses comme avec leurs sœurs. Ëusèbe (lib. i Demonst. evang.f c. 9) en donne pour raison que les prêtres de la loi nou? elle sont entièrement occupés du service de Dieu et du soin d'élever une famille spirituelle.
En Occident la loi du célibat est plus ancienne; elle se trouve dans le trente-troisième canon du concile d*Blvire, que l'on croit avoir été tenu Tan 900. Elle tut con-
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D*ASCET1SME.
cet
f\rm6e par lo Pape Sirice V»x\ 385, pQr Inniv f^ent 1" Tan 40&>, par le concile de Tolède Tan il^OO, par ceux de Carthage, d'Oraoge, (J*Arles, de Tours, d*Agde,d*Orléans, elo., et par les ca^nUilairesde nos rois.
Celte loi n*est que de discipline; qu'iin* porte? elle est fondée sur les maiimes de Jésus-Christ et des apôtres, sur le vœu de ITglise primitive, sur la sainteté des de* voirs d'un eccl<^siaslique, sur. des raisons même d'une sage politique; nous le verrons dans un moment. Que faut-il de plus pour la rendre inviolable?
Les devoirs d'un ecclésiastiçiue, surtout d'un pasteur, ne se bornent pointa la prière et au culte des autels; il doit administrer les sacrements, surtout la pénitence, instruire par ses discours et par ses exemples, assister les malades. Il est le père des pauvres, des veuves, des orphelins, des enfants abandonnés ; sou troupeau est sa famille; il est le distributeur des aumônes, Tadministrateur des établissements de cba* rite, la ressource de tous les malheureux. Cette multitude de fonctions pénibles et dif« iiciles est incompatible avec les soins, les embarras, les ennuis de l'état du mariage. Un prêtre qui y serait engagé, ne pourrait plus se concilier le degré de respect et de conflance nécessaire au succès de son ministère; nous en sommes convaincus par la conduite des Grecs envers leurs papoj mariés, et des protestants envers leurs mi-* nistres.
L'Eglise ne force personne à entrer dans les ordres sacrés ; au contraire, elle exige des épreuves, et prend toutes les précautions possibles pour s'assurer de la vocation et de la vertu de ceux qui y aspirent } 'seux qui s'^ engagent le font par eboiz et de leur plein gré, à nn âge aiiqael tout homme est censé connaître ses foroet et son tempérament, lonRtemps après l'époque à laquelle il est habile a contracter le ma-* riage. S'il y a de fausses vocatioDfi elles viennent de la cupidité et de rambition des séculiers» et non de la discipline ecclésiastique.
A qui la continence est-elle pénible? A ceux qui n'ont pas toujours été ebasteSf à ceux qulnfècte la dépravation actuelle des mœurs publiques* Il faut retrancher la cause, et la vertn rentrera dans tous 9e$ droits. Lorsqu'il arrive des scandales» ils ne Tiennent pas de la part des ouvriers accablés du poids des fonctions ecdésiastiquesv mais de ceux que l'intérêt fait entrer dans l'Efflise malgré elle.
On nous oppose l'intérêt politique do le société, les avantages qui résulteraient du mariage des clercs, surtout raocroissement de la population. Cette discussion ne devrait |ias nous regarder; il foui cependant y sartisfaire,
1* 11 est bui^ toutes choses égales d'ail-» leurs, que la population soit plus nom? brei^ dans les pays oà le célibat est pros-i cri t. L'Italie» malgré le nombre des ecclésiastiques et des moinesi est plus peuplée
Ïu*elle ne Tétait sous le gonvemcmeut des omains; on peut le prouver, non-seulement par un passage de saint Ambroiso qui l'assurait déjà de son temps, mais par Pline le Naturaliste, qui avouait que sans les espèces de prisons qui renfermaient les esclaves, une partie de l'Italie aurait été déserte; s'il y a donc encore aujourd'hui des parties dépeuplées, elles le sont par la tyrannie des gouvernements, et non par I influence du célibat religieux. Lorsque la Suède était catholique, elle était plus peuplée qu'elle n'est depuis qu'elle est devenue t protestante. Les cantons catholiques de l'AIemagne ont autant d'habitants, à proportion, que les pays protestants. Il en est do même des cantons de la Suisso et de l'Irlande en comparaison de l'Angleterre. On prétend que la France était plus |)euplée il y a aeux siècles qu'elle n'éiait avant A3; nous n en croyons rien ; cependant il y avait alors un plus ^rand nombre d'eeclesiasti- «{ues et de religieux qu'il n'y en a de nos jours.
S* Il est absurde d'attribuer le mal h une cause innocente, lorsqu'il y en. a d'autres
3ui sont odieuses, et sur lesquelles il aurait frapper. Dans les grandes villes, on compte pins de célibataires voluptueux et libertins que de lorêtres et de moinea, et le nombre des prostituées excède de beaucoup celui des râigieoses : but-il épargner le vice pour hanntr la vertu? Dans les campagnes, le défliut de subsistance éloigne du mariage les deux nexes; ce n*est pas au célibat des prêtres que l'on doit s'en prendre.
Le luxe qui rend les mariages ruineax, la corruption des mœurs qui y porte Va^ mertume et l'ignominie, le laste, l'oisiveté, les prétentipns des femmes, le préjugé de naissance qui fiiit éviter des alliances iné* gales, la multitude des domestiques et des artisans dont la subsistanoe est ineertaine, le libertinage des enfants qui fait redouter la paternité, Tirréligion et Végoisme qui ne veulent souARrir aucun joug, eCe. : veiik lea désordres qui, de tout tempâ, ont dépeuplé l'univers, oontre lesquels il £iy| sévir avant de toucher à ce que la religiou a sagement établi.
3* Lea politiques qui se sent élevés contre le mariage des soldats, ont dit que l'état serait surcbar^ des veuves et des enfiinls qu'ils laisseraient dans la misère ; il le suerait encore davantagje par lea veuves et les en» lants des ecelésuistiques.
Il y aurait bien d'autres réflevions è foire sur les dissertationa poliiiques des détrac» teurs du célibat» mais nous y répondrons bientôt.
Qn théologien anglais, nommé Warthon, qui a traité cette question, a voulu prouver, V que le célibat du clerjgé n'a été institué ni par Jésus-Christ, ni par les a(>6tres ; S* qu'il n'a rien d'excellent en aoi, et ne procure aucuu avantage k l'EgKse ni h la religion chrétienne; 9f que la loi qvi l'imfiose au clergé est ii^uste et contraire k la loi ne
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DIGTlOlINAinE
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Dieu ; h' qu*il n*a jamais été prescrit ni pratiqué uiiiverselleiuent dans Tancienne Eglise. Voilà de grand3S. prétentions; Tauteur les a-t-il bien établies?
Sur le premier chef, noua avons cité les paroles de Jésus-Christ et celles des apôtres, qui prouveut Testime qu'ils ont faite de la continence, la préférence ou'ils lui ont donnée sur l'état du mariage, la disposition dans laquelle doit être un ministre de i*ETangile, de renoncer à tout pour se livrer entièrement à ses fonctions. Ils D*oat pas prescrit le célibat |uir une loi expresse et formelle* parce qu'elle n'aurait pas été praticable alors. Pour les 'onctions apostoliques, il fallait des hommes d'un Age mûr: il s'en trouvait très-peu qui ne fussent mariés. Hais ils ont suiQsamment témoigné que, toutes choses égales d'ailleurs, des célibataires seraient préférables. Il est plus aisé de renoncer au mariage que de quitter son épouse et une famille, comme Jésus-Christ l'çiige. L'Eglise Ta compris, et s'est conformée aux intentions de son divin mettre dès qu'elle a pu le faire.
Warthon dit que le célibat du clergé tire son origine du zèle immodéré pour la virginité qui régnait dans l'ancienne Eglise; que cette estime n'était ni raisonnable, ni universelle, ni juste, ni sensée. Cependant elle était fondée sur les leçons de Jésus^Ibrist et des apôtres ; c'est la prétention des protestants contre la virginité et le célibat qui n'est ni raisonnable ni sensée : elle vient d'un fond de corruption et d'épicuréisme, qui est l'opposé du christianisme. (Foy. Virginité.)
Il entreprend de prouver par saint Clément d'Alexandrie, que plusieurs apôtres ont été mariés. Ce Père, disputant contre les hérétiques qui condamnaient le mariage, dit : « Condamneront-ils les apôtres? Pierre et Philippe ont eu des enfants, et ce dernier a marié ses filles. Paul, dans une de ses EpUreSf ne fait point difficulté de parler de son épouse; il ne la menait pas avec lui, parce qu il n'avait pas besoin de beaucoup de services; il dit dans cette lettre : N'avons^ nous pat le pouvoir de mener avec nous une femms^ notre urur, comme font les autres apô^
ires? Hais comme ils donnaient toute
leur attention à la prédication, ministère qui ne veut point de distraction, ils menaient ces femmes, non comme leurs épouses^ mais comme leurs sœurs, afin qu'elles pussent entrer sans reproche et sans mauvais soupçon dans l'appartement des femmes, et y porter la doctrine du Seigneur. • (Strom», 1. III, c. 6, p. 535, édit. dePolter.) Warthon a supprimé ces dernières paroles, et a tronqué la moitié du passage.
Nous avons prouvé par saint Paul luimême qu'il n'était pas marié. Le Philippe qui avait deux filles était l'un des sept diacres, et non l'apôtre saint Philippe. Ces deux méprises de saint Clément d'Alexandrie ont été remarquées par les anciens et |Nir les modernes. {Voy. les notes des critiques sur cet endroit des Stroinaies et sur
Ensèbe, llist. ecclés.^ liv. m, c. 30 et 31.) Ii résulte du passage même de saint Clément d'Alexandrie, q4ie les apôtres ne vivaient
Soint conjugalement avec ces prétendues pouses. Saint Pierre est donc le seul dont le mariage soit incontestable, mais il l'avait contracte avant sa vocation à l'apostolat, et il dit lui-même ft Jésus-Christ : Nous avons tout quitté pour voue suivre. ( Matth.