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D*ASCET1SME.
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vrages ascétiques» imprimés dans la Bibliothèque de$ Po'tB. Ce sont des homélies^ au nombre de dix-huit , dans lesquelles on trouve une explication de TOraison dominicale» etd'eicellenlesmatimes sur raumône, le jeûne et les autres f ertus chrétiennes
CIANTÈS (Joseph)» né à Rome Tan 1612, entra dans 1 ordre de Seint-Dpm inique, s*y distingua par ses vertus et sa science, fut nommé è un évèché dans la Calabre, et mourut à Rome,. en 1670. On a de lui, entre ■outres ouvrages, un livre intitulé : De laper" fection de la vie épiscopale^ en italien.
CILICE. •— Large ceinture, ou espèce de scapulaire, que Ton met autour des reins, f>our se livrer à la mortitication.
Il existe une opinion qui fait venir celte expression du pays où cet instrument fut d*abord mis en usage ; c'est la Cilicie.
CLÉMENT d'Alexandrie (Saint) succéda k Portoniea dans Técole d'Alexandrie, en 190. Il s'illustra par ses savants travaux : le seul qui nous intéresse dans le butgue nous ])Oursuivons, c'est son Traité de pédagogie^ en trois livres,' où il donne une haute idée de la sainteté à laquelle un Chrétien doit tendre.
CLÉMENT (Denis-Xavier), de l'Académie de Nancy, doyen de l'église collégiale de Ligny, prédicateur du roi, né è Dijon eu 1706, mourut en 1771, avec une grande réputation de piété. Il se consacra de bonne heure à la chaire et è la direction, et il servit utilement l'Eglise dans ce double emploi. Outre ses Sermone^ k vol., nous avons de lui quelques ouvrages de piété, dont les principaux sont : 1* Avis à une personne engagée dans le monde ^ in-8"; — ^ Méditations sur la passion^ in-12; — 3" Maximes pour se con^ duire chrétiennement ; — 4* Exercice de Vàme^ etc. .
CLEMENT deBoissy (Athanase-Alexandre), né à Créteil, près de Paris, en 1716, d'une fiimille parlementaire, dévouée aux opinions de Port-Royal, maître des comptes, est auteur de plusieurs ouvrages spirituejs, dont les principaux sont : 1** Jésus-Christ^ notre amour y 1788, in-12 ; — 2» Traité de la prière , 1788, in-12; — 3** Le mépris des choses hunminesy 1791. Il eut un frère qui devint évoque constitutionnel de Versailles, en 1797. Cloment de Boissy mourdt le 22 août 1793
CLOTURE DES RELIGIEUSES. — Lei lois ecclésiastiques pour la clôture des religieuses étaient très-sévères. Il y a des canons du IV' siècle, qui défendent, même aux évoques, d'entrer dans les monastères des vfergos sans nécessité, et sans être accompagnés d ecclésiastiques vénérables par leur Age et par la gravité de leurs moeurs. Cette sévérité était nécessaire, surtout en Afrique et dans rOrient, où les femmes ont toujours été plus renfermées que dans les contrées du nord, et où la moindre familiarité avec les hommes suffisait pour rendre leur conduite suspecte. Dans nos climats septentrionaux, où. les mœurs sont plus douces et la société plus libçe entre les deux sexes,
on s'est relâché do cette austérité, sans qu'il en soit arrivé de grands incoqvénients. Ity a des maisons de ulles non cloîtrées, où Iqs mœurs sont aussi pures que dans celles qui gardent la clôture la plus sévère. Mais ce n'est point une raison de donner atteinte à l'ancienne discipline» ni de blâmer les pré-* cautions que l'Eglise a toujours prises pour entretenir une parfaite régularité dans les clottres. Les communautés les plus renfermées, et qui ont le moins de communications avec les personnes séculières, sont ordinairement les mieux réglées, les plus paisibles et les -plus heureuses. On sait qu'il est défendu, sous peine d'excommunication, aux personnes séculières, d'entrer dans les maisons des religieuses sans nécessité.et sans la permission des supérieurs ecclésiastiques.
La clôture monacale est un mur de séparation entre le monde et le serviteur do Dieu, qui trouve un abri dans cette retraite contre les scandales et les perfides amorces du péché. Le monde ne {)eut plus étaler le spectacle de ses sollicitations séduisantes à ces âmes qui, se défiant de leur faiblesse, ont rompu avec lui et ont juré même de ne plus le voir.Elles trouvent qu'ellesootencore assez à combattre, c[ue d^avoir è vaincre le monde intérieur qui se porte avec elles dans la solitude.EIles goûtent la parole de l'auteur de V Imitation : Quoties inter homines fui^ mtnor homo redii ; et cette autre : In silentio et quiète proficit anima devota.
CLUGNY (François de), né , en 1637, è Aieues-Mortes, entra fort jeunedans la congrégation de rOratoire, à Paris. Après avoir enseigné avec réputation dans divers collège s, il fut envojré à Dijoil en 1665. Il y passa le reste de ses jours, occupé à la direction des âmes, et mourut en 169<^, è cinquantesept ans. Ses OEuvres spirittuUes ont été recueillies en 10 vol. in-12. Elles sont pleines d'idées singulières et bizarres.
COEFFETEAU (Nicolas), Dominicain célèbre du temps de Henri IV et de Grégoire XV, aui tous deux le chargèrent de réfuter, l'un, [enri VJII , et l'autre, Duplessis-Mornay et deDominIs. Il s'acquitta de cette commission avec succès : ses sermons étaient goûtés; mais le seul ouvrage que nous ayons à signaler à nos lecteurs est son ouvrage de la Pénitence.
COEUR DE JÉSUS (Dévotion au). - La dévotion au sacré cœur de Jésus, quelque nouvelle qu'elle paraisse au premier abord, et qu'elle soit en efi'et k raison de quelquesunes de ses pratiques, est, dans le rond, aussi ancienne que le christianisme, et intimement liée avec ses principes fondamentaux (130).
C'est un dogme de la foi chrétienne, qu'il
a en Jésus-Christ deux natures distinctes, a nature divine et la nature humaine, inséparablement unies en la personne du Verbe. En verlu^de cette union, que leH théologiens appellent hypostatique ou personnelle, il se fait entre les deux natures
(130) GossELiff, ÎMtructxom hiitariquesy dogniaîiques et morales.
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one communication mutuelle de noms» d*altributs et de propriétés ; d'où il résulte que les propriétés d'une nature fieuTent être attribuées h Tautrc, et que les deux natures, arec leurs propriétés, peuvent être attribuées h la personne du Verbe. De li ces espressions consacrées par l'usage et renseignement universel de l'Ejglise : Le Verbe incamét ou le Fils de Dieu fait homme, est Ditf'U el homme tout ensemble; il est tont h la fois |)assible et impassible, mortel et immortel; et autres expressions semblables, par lesquelles on attribue h l'une des deux natures les propriétés de l'autre, à cause de leur union étroite et inséparable dans la personne du Verbe. En vertu de cette même union, la divinité de Jésus-Christ et son humanité sont dignes du même cuite de latrie; avec celte seule différence, aue la divinité mérite ce culte par elle-même el par s» propre nature; tandis que l'humanité, étant par elle-même un objet créé, ne mérite ce culte qu'A raison de son union avec la personne du Verbe. Par la même raison, le culte de latrie peut être rendu, non-seulement à l'humanité entière de Jésus-Christ, mais en* çore à toutes les parties de son humanité, en tant qu'elles sont personnellement unies au Verbe ; en sorte que la sainte Ame de Jésus-Christ, son corps, son sang, et toutes les parties de son corps, ne sont pas moins dignes de ce culte que son humanité tout entière. Conséquemment à ces princi|>es, les théologiens enseignent que, pendant les trois l'ours de la mort de Jésus-Christ, non-seulement son Ame sainte, mais son corps et son sang, séparés l'un de l'autre, étaient dignes du culte de lairief parce qu'ils étaient toujours unis à la personne du Verbe. A plus forte raison peut-on leur rendre ce même culte, maintenant qu'ils sont inséparablement unis entre eus, aussi bien quau Verbe divin. La légitimité de ce cuite, selon la remarque des théolo,ziens, est fondée sur ce que, en adorant rhumanité de Jésus- Christ» ou quelqu'une de ses parties, on ne les considère pas séparément de sa divinité, mais en tant qu'elles lui sont inséparablement unies; à proprement parler, on n'honore pas une partie considérée isolément et en elle-même, mais on honore la partie avec le tout, dont elle ne peut être séparée (131).
Le langage de la tradition est parfaite" ment conforme h ces nolioos ; rien n'est si ordinaire, dans les écrits des saints docteurs et de tous les auteurs ecclésiastiques, que les expressions de cuUe de latrie^ appliquées,
(131) Pour le développement de ces notions , voyei Nuzzarelli, ti^t supra. Du bon uiaae de ta logique en matière de religion, p. 7-11, 23-2o.
(I3i) On trouve an recueil de ces témoignages dans les ouvrajues duP. GalifTet et du P. déMonUiard.
(133) Sangut$ quem e/fudit de corde, te%ti$ est dilectionis maximœ..., fudit êmMuinem de vulnere lateris et cordis, ut diutpulos in fide dubioi, et alioi multoi in fide et bonœ vitœ $tabititate tentatoi, et ideo frigtdoi guaii mortuos calefaceret et reviviHcaret. (Opusc. 58, cap. 27 cl Î8.)
soit k la sainte humanité de Jésos-Clu ist es général, soit k certaines parties de soo homanité, à son corps, h son samç, è ses plaittSi et surtout à son omar sacré. Ou*il ooos suffise de rapporter id quelques passages de ces auteurs, qui espnment d*ane manière plus touchante la dévotion singulière dont ils étaient pénétrés pour le sacré eœar da Jésus, longtemps avant que l'Eglise eût établi une fête et des pratiques spéciales en rbonueur de ce divin ecBur (132).
L'ange de l'école, saint Thomas» repré* seute le cœur de Jésus, ouvert sur la croix d'un coup de lance, comme le témoim de sa» itiÊmense ckariié envers /etAaaiMes, comme la iource de$ çrâete qui oui amfinné $e$ di»^ ciplei demi la foU et ressuMciié iami dTâmes^ morte* dertmt Dieu par le piché (133). Saint Bonaventure parle des plaies de J^us-Christ, de son sang et de son cœur, comme dei sources de la grâce et du salut. € O aimable passion de mon Sauveur 1 s'écrie-t-il ; A mort admirablel » Qu'y a-t-il en effet de plus admi* rable que cette mort qui noue vivifie^ que ce$ blessures qui nous guérissent^ que ce semg qui nous purifie^ mse ce côté ouvert qui tmii le cœur de Jésus a notre cœur t O mort aimable et délicieuse ! Non, je ne veut plus me séparer de Jésus; ie veux être à jamais avec lui ; je veux établir en lui trois demeures, l'une dans ses mains, une autre dans ses
[rieds, et une plus continuelle dans son côté ; à, je parlerai h son cœur, et j'obtiendrai de
lui tout ce que je voudrai O aimables
plaies de mon Sauveur 1 Qui pourrait exprimer le bonheur d'une Ame qui s'unit au coeur de Jésus par ces sacrées ouvertures? Non, je ne puis l'exprimer; mais faites-en vousmême l'expérience, et vous le comprendrez (134). Saint Bernardin de Sienne, pour exprimer l'amour inûni que Jésus-Cnrist nous a témoigné sur la croix, dit qu't7 nous y montre son cœur comme une fournaise du plus ardent amour , capable d'embraser /'mitvers (135). Les plus célèbres auteurs m/sti-
Îues, Blosius, saint Vincent-Ferrier, saint rançois de Sales, et plusieurs autres par* lent des plaies sacrées de Jésus-Christ, et surtout de son cœur sacré, comme d'un lieu de refuge, où les âmes fidèles trouvent tout h la fois une source de délices ineffables et un asile assuré contre toutes les attaques de leurs ennemis. « Que le Seigneur est bon I dit le saint évêque de Genève ; que son cœur est airoablel Demeurons là, dans ce saint domicile; que ce cœur vive toujours dans nos cœurs. » (136). Mais il entrait dans les desseins de la Providence de donner,
(154) Saint Boiiavextijre, Stimul. Amor., cap. 1. Ce texte du saint docteur forme la sixième leçon des matines de la fèie du Sacré-Cœur de Jésus, dans le Bréviaire de Paris.
(155) Saint Bernardiii de Sienke, De pmssiome Domim, serm. 51, part, n, art. 1.
(156) Saint François de Sales, lettre 64 du livre IV. Voyez aussi les lettres 69 et 1 01 du même livre. {Œuvres de saint François de Saies, t. 1*' de rédilion in-folio de Paris^ 16650
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