‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 68 sur 186 · CRO · texte numérisé non relu

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sinon i/e atliH d qui if ai donné du ehoffrin ? La peine et 16 chagrin que la correcliou vous drmoe est justenieot ce qui donno de ta joie« parce quiBje sais que tous eu tirerez dis i*aY.int8go. Car la véritable tristesse selon Dieu Oi>ère une pénitence solide et salutaire; et cela môme que vous Ôtes arfiliffés selon Dieu, combien vous a-t-il rendus ipTus «oigneui? Mais il y a des gens, direïs-'vous, è qui la cornection et les avertissements ne servent de rien. Saint Augvstin ré(>OT)d très4)ièn à cette ofagection. Eh quoi ! dit-il , faut-il renoncer h ta médecine», parce qu'il y «des maux tncurabtes? Non , saris doute; et il ne Iftut pas non plus renoncer à corri- ^el* stes frères , parce qu'il y en « queloaes* lios qui ne font pas un bon usage de la oorrectiOB. Il est du devoir des (médecins des âfmes et des médecins des corps d'eiripioyer incessamment tout leur soin et tout leur art pour 'ki guérison des mtitades, de nç les abandonner j.miais, et de leur faire loli{)t>u^s quelque remède. Pour ce qui crsl maiirtemnt de la manière dont on doit taire ta cofredtion , Soiiiit 'Basile dit que dèlui qui fa failtfôit imiter les mMdeoinrs , qui he se fâchent jamais oo^Uro te malade , tuais qui sVittaebMt seulement (à la maladie, et ta cdfûbfttlemt pur lotîtes sortes de rtemèctes .l!'ne ftivtddnc^s que cel ui qu i repitend se mette cm colère ébntrid ^uluî qui a failli; il faut qu'il s'applique urttquement à neirancher ce qu'il y a de «nM vais en lui. '« Il doit s'y prendre, continue ce?ère»çemme uh medeoih qui traiterait 'son flis d'utie plaie très-douloareote iWtc quelle délicatesse et quelle ciN «ms^yeétién Ile tMt\»rait-ilpoint cotte ptaie? t>n verrait bien l^u'il ressfettt >a- douleur de soh fils eomme ta sienne nrbpt^. » C'est ■è\v.Èi qiHe doit itti liserle stipériéur 4l Tégàrd ItetlsttX'à iini il fait quelque cerre^ciion : il est téùr père» ils sont ises enfants ; il dbf t lëSTèt>raàdt^ c^ottAue dit PApôtre « trvec tih esprit de dôioçéUr. « Celui qui veuté^gK^cr uii liomâie,'dit si&itH Augustin» iio se sôuiXé k)Bs ooimMbt il le fasse; mâfs cel\ji qui se'propbsede gtkérir quelqu'un / et qui est otyiigé de faire ^s incisiotn» prend îgarde tHJmnient il les fait. » Le supérieur qui se f^r6]^se de guéKr S6li frtre par la torrecuAn , et taon phs de 1\)i faire du mal, doit '«VHMr les mêmes égards et la mèmecircônspectfon; et c'est là une chose très-litapoHMi^Ve «ni noiis t)st (l'ès-recon^andée imr fës saints. Que celui , disetit-ils , qui 'irepHfiiM^eltju'Uti /sb garde blende témoi- :ànër de J'éMpèrtement et de la colière, car 7t ôèlrdi^ tout'te fhiit qu1l aurait pa faire, il ue^ffuérira pas le mal , il ne fera que 1*^1- '^rir; et ils âtli^ueftt à ce'sujet les panoles de rAt>Mre:« Reprenant Avec douceur ceux Mi mistentà n vérité^ » car» if^Uoique la 'Vtrlteïe {M»rte &vec ikiodèstie , l\in riôvfent à •fiïufre, iiàlte ijfUe, pour reprendre tréc mo- ^itie y 11 fnît jlarfër ^àus etaporteftieint et :sans pension. Podr èfiiotlusidn » il fttitteU letttbnt à^Ai^o^iler la correction , t[Ue celui h xiui 0^ hi fait » soit p^ersuadé que tout ce qu on lui dit no pari que d*un excès d^affec-

tion et de charité , et de rettrème désir qu'on a de le voir-parfait ; car lorsqu-on s*f prend de cette sorte*, on tie manque guère de la rendre utile.

GOSTADOm (JiE>a)i-Domim4ue),«a¥à^'rcligieux'Camaldbre, uaquît h Venise, en 171'!-. IITit ses études chez les Jésuites, et entra» h l'âge de éei2e ans, datas Tordre deaCamal^ dules. Il inoorut àTenise, te S3 janvier 1785, hissant de nombreux ouvréges sur lea'anltquités italieTines. Ses œuvres ascétiques sorit : t* Abmsi ïediftrWÈioniyriraiiohe Mi&mo à pr{néipaKdoveHWlroifàlitri:¥aWÊB,rno.

—3» LeUereeénéoUierie di M ti^fciano, m«> Umo b/fo ^dnità «MDririm 4étte moiêêo, Yc» niso, 1775.

COULPE.— Expression qui prend sôti Wigine de cutpa^ tnot latin, qui signffte taufé. Noua ne prenons ilas ce terme dans ion sens ihéologiquo. iLa crt}j^nce ôatholit^tre est que le saoremoiU do t^enirotace t^Yta'él Au pécheur la coulpe et la peîOe ëtèf'neiro,, ttiais non la peiïielemporolle; que la diaritépar* faite retnet l'un et l'autre.

liais la toulpe est aussi utic pi^atiqiie dô pénitence» un exercice iftpirituol dans auel« ques monastères. Elle consiste à dëcliirér 1 état de son Ame, ses mauvais pencliatftSy non-seulement dans le sacrement de pé'ni^ tence et à un seul homme, mais devant lou^ ses frères. 11 est difficile de cotacev'oir ^iiis pratique plus crucifiante pour roKueil humain. Mais aussi oh ôOtaçoft qu elle doit tourner au profit de la véilu la plus fondamentale de la vie reliçreuse, l'hunïllité,^ et qtt*on doit y faire, par là, de grands progrès- C*est la. plus éclatante victotre reiàÂpAi*U^ sur le plus rebelle de ilôs penchants.

COUVENT.-^Foy. Moines, Obbbbs «bu-

GIEUX.

CRAINTE DE DIEU. — Toy. Espébancb.

CRA^SET (Jean), né à Dieppe, Jésuite, mort en 1092, publie des Uédiuaion$ pour tout èés jours w l\innée^ et quelques «lulres livres de piété q\ji out été fort goûtés.

CttOlK (Asjea des). -— DeuB conditions.

d'api*ès 1 en^igneiiient de Jésus-Christ, sont nécessaires pour arriver à la vie |tarfaile : La première, c'est I%o/;égalion, Abnegel semeiipsum. (Voy. A'BnÛGkrtofl.l

La seconde, c'est l'amour des croix et des souffrances : Totiat arucem iuatn.

On distingue trois degrés dans cet amour des croix et des so-uifrances : le premier est do préférer la croit cl (out; le second, de s'y attacher par amour; m troisième, de ne pouvoir vivre sans elle.

Pour le premier degré, l'Ame, qui désire la perfection, choisit la croix pour son partage et la regarde comme son trésor, se proposant sans cesse ce conseil de Notre-Seigneur : Si qutljuun teut làkrcktr iur mes piiSf f tt't/ prmne sa troix tt -qu^ii "me èuive. \MatMi. XVI, 24). Elle laisse voloutièrs la voie large pour embrasser le voie étroite, pArce qu'elle est bien persuadée que vivre dans les douleurs, dans l'indiçenco et les opprobres, est un avantage inlmiment plus

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