‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 71 sur 186 · DEM · texte numérisé non relu

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breux, lorsqu'il veut leur donner les dernières dispositions à la plus haute perfection. Mais ceux que Dieu fait entrer dans celle demeure, et qui ne savent pas à quel dessein, la regardent comme un cachot qI comme un abîme de maux où ils se croient perdus, et c'est pour cela que nous l*âppe* Jons le lieu le [Anê bas et le phis proflMMl tlù palais de Time^

Ceux qui ont expériiiïenié \eB différantes opér^tiouis de la grAce o^t distingué dans rame un-intérieur et un ettérietir, la partie supérieure et Tinférieure et la plus intime>

2ui sont comme autant do demeures où lieu opère diTerscmont. Quand on est versé 'dans la science des mystiques, on voit entre toutes des choses une ditl'érdnco notable, •et on connaît fort bien si les paroles que TAme entend et les visions qu'elle a se manifestent dans rintérieur ou dans Textérieur, si c*et»t dans la paKie nupérioure ou dans la plus intinve.Saiht Augustin semble jvoir mai^qué C6Ftte différence, TorHXiue, s'adressant 4 Dieu dans ses Confessions ^ filui dit : <i Vous -êtes en moi plus profondément que la partie la plus proioftde de moinméme; et je vous trouve eu-dessus delà partie la plus élevée : 'Tu m inferivr inÂmo meo^ et superior summo meo. * Sainte Thérèse distingue sept différentes demeures dans ce qu'elle appelle le Château de fàme. D'autres mystiques ont fait de semblables divisions, toutes fondées sur de véritables expériences. Selon qu'il plaît 'à Dieu de mettre dans l'un ou l'autre de ces états une personne qu'il conduit» elle se trouve tantôt au-dessus» et tantôt au plus

Erofond de soi-même; tantôt emportée en aut, et tantôt plongée au dedans. Quelque*rfois aussi elle est attirée au dehors pour • s'employer en faveur du prochain; et^ dans ces occupations extérieures, elle trouve Dieu qui agit en elle par des effets trèsHnarqués; mais les opérations les plus nobles se font dans la partie la plus intime et la plus profonde où habite la véritable sagesse. L'Ame entre donc dans quelqu'une de ces demeures» selon qu'elle y est attirée de de Dieu, et elle y réside autant de temps qu'il plaît à Dieu de l'y occuper. Au dehors elle est revêtue de l'esprit de Jésus-Christ^ et plus unie à sa sainte humanité. Retirée au dedans, elle entre plus avant dans la Di"viûité; elle pénètre 4es perfections inoréées; elle les goûte^ pour ainsi dire, ayant U liberté d'entrer et de sortir par Jésus-Christ» qui se dit luinmême la clef pour ouvrir et pour fermer la porte qiMua il lui plaît. Nous pouvons ajouten que c'est dans la partie la plus intime que TAme lie un commerce •sacré avec 1^ trois personnes divines» C'est •là» dit sainte Thérèse, qu'on i^prend de grands secrets dans la 'communication que Von a tantdt avec Tune et tantôt avecJ'autre lie ces adorables personnes; c^est là qu'on Jes distingue l'une de l'autre avec beau(K)iii) .de netteté, ciu'pn éprouve différentes impressions tàplôt de la part du Père dont on jmti la puissance, tantôt de la part du Fils dont on distingue en soi la sagesse» et tan-

tôt de la part du Saint-Esprit dont on savoure la douceur. C'est là enûn qu'on reçoit et qu'on possède tous les biens qu'il platt à chacune des trois personnes ae .verser dans le fond de l'âme.

Le fond de l'Ame dont parlent si souvent les mystiques est une des principales deneares où l'Ame réside tMnqudlenieEitqiHind elle se repose eb Dieu { ifàà le tfue se 'ter^ minent Is plupart des ^pératioiis de le grAce^ et c'est de là qu'eNts se répandent dans les focultés* Une Ame qui ne cc^nnàit pas ee fond pour s'y retirer n'a point de demeure fixe. Il ne fiiut pas eu reste eonfondre le fond de ItiAe aveô l'intime qof est plus profond ot ptae imperoepiiblé> el

Ïui Sert de cabinet sèchret è l'Bpoui céleste, ainte Thérèse, dans son ChéUeau^ le repré* sente comme -le milieu de l'homme^ C'est la résidence des trois personnes divinos» torsqu'elles daignent habiter en nous d'une manière spéciale, selon ce qui est dît dans l'Evangile : Nous k msUeronê et nûus étMU rons notre demeure en îuù {/oan. eit» SAw)

Le Contre de TAme n'est pas différent de i'intimè'dont nous venons de parier^ Mais pour rendre ceci sensible». servoasHiioos d'une comparaison» et imaginon»-neua que l'Ame est un globe. L'intime sera dans le centre où le feu de l'amour divin est allumé. Allant du centre à la circoniérence» on trouvera d'abord ce que nous ap{)e]ons le fond ; après le fond» les puissances intellecfueliesi ensuite les sens» et enfin le oorps. Les opérations divines qui se font dans rintériear Srdent cet ordre dans leurs progrès ; elles at premièrement impression snr le toui d'où elles passent dans les facultés» des fit* cultes dans les sens» et quelquefois jusqu^aa oorps*

DEMON ( TEaTATioK nu). -^ Le démon a de tout temps été l'ennemi du genre homain. La chute d'Adam et d'Eve, qui vi« valent dans l'état de sainteté le plus parikitt a été causée par la tentation du serpent infernal, (m Gen.) Le saint homme Job Ait éprouvé par les nombreuses et cruelles ten**' tations de Satan. (Job i et ii.) Ce fut Satan

3ui excita David» cet homme selon le cœar e Dieu, à faire le dénombrement de son peuple. {I Par. xxi.) Ce fut à son instigation que l'apôtre Judas trahit et livra son maître. (Joan. xiii» S») Paul» après son ravissement au ciel, fut'tenté par Satan. (// Cor. xii, 7.) Enfin le Saint des saints lui-môrae eut par trois fois à repousser les attaques du démon. (Matth. IV.) Je retournerai, dit Tesprit impur, dans la demeure d*oA je sais sorti. {Lue* j^U ^' ) Simon^ ditle Seigneur à Pierre» Satan a demandé à vous crtbler comme tê froment. { Luc xxii» 31 ) ; c'est-à-dire» à vous tenter» selon l'eiRplieation de Corneille de la Pierre< « car on compare justement la « tentatiMà un crible et à l'aetiou de cribler : de Blême que le erible s^are le bob grain de la paille, de même dans la tentation les justes et les saints persévèrent avec fidélité» tandis quo les impies ne peuvent l'endurer.» c Le vieil ennemi;» dit saint Grégoire (L xxxm

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