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DASCETISME.
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Môt.f c. 6)» ne se contente pas de faire poser le jou^ t^rannique sur les hommes terrestre.*, il lui faut, comme l'atteste le Prophète (ffaftac.i, 16), unenourriture de choix. Il ne regarde pas comme bien merveilleux d'engloutir çeui que Porgueil élève, que corrompent l'avarice et la volupt(^,que la colère enflamme, que divise la discorde, qu'envenime Tenvie, que souille et qu'étoufle la luxure.... Ceux qu'il s'efforce surtout de perdre, ce sont les hommes qui méprisent les biens de la terre et n'ont de goût que
i)our ceux du ciel. » Saint Bernard dit aussi p*. Qui habitai^ serm. 7) : « Si nous considérons avec soin le grand corps de TEglise, nous remarquerons que les personnes spirituelles ont plus à souffrir dos attaques du démon que les personnes charnelles. »
Saint Thomas nous en donne la raison (i p., q. lli, a. 1) : Quant au démon, ses attaques proviennent de sa malice : Ceal par envie m'U s'efforce de mettre obstacle aux progris aes hommes. Donc plus une Ame est i)arfaite, plus est enflammée contre elle la jalousie des démons, et piMS ils font d'effort pour nuire à son avancement spirituel. Cette raison est communément indiquée par les saints Pères. —Considérées par rapport à Dieu, les attaques du démon proviennent non-seulement de leur malice, mais encore de la permission de Dieu, qui, par un dessein secret de sa providence, laisse le champ libre au démon, afln d'en faire sortir un plus grand bien, c'est-à-dire, un accroissement do gloire pour lui et de mérite pour nousa De même il est plus glorieux pour un roi et piQS méritoire pour ses sujets d'avoir des soldats habitués au combat, que des soldats qui ne courent aucun danger. Donc plus les Ames sont parfaites, plus elles dqivent soutenir une lutte violente contre les tentations du démon, pour la gloire de Dieu et Taccroissement de leurs mérites.
Selon l'opinion commune des théologiens, d'accord en cela avec saint Augustin (I. ii De Gm. ad litt., e. 26), les démons en «raod nombre reniplisscnt les airs et la Terre. L'ApoIre l'indiqua daqs son Epttre anx Ephésiens (ii, % en disant : Vous avez autrefois •<fcu selon la coutume de ce monde^ selon le prince des puissances de Vnir: cet esprit qui exerce maintenant 0Qn pouvoir sur les incrédules. L'auteur d^s Commentaires sur FEpUre aux Epb4sienSf daps les œuvres de saint Jérôme^ ajoute : « D'après l'opinion de tous Ic*s docteurs, l'air estpUladc puissances ennemies. »
Les mauvais anges se voyant exclus de la participaliQu aux bienfaits de la Rédemption, auxquels sont conviées ^qus les hommes, ont conçu contre ccux-pi une haine envieuse par laquelle ils $'iifforcent d'obscurcir la gloire d^ Dieu et de précipiter les bommes^ autant qu'il leur est possible dans une misère temporelle et éternelle» aflû de l9s randre semblables à eux (/ Petr- y^ 8), at, à cet i^ffcti ils ont recours a tontes sortes fie ruses et de tentatives. (Eph. vu 11.) Le d£^iQ^ cherche doqc à faire tomber l'homime
dans le péché. C'est pourquoi Jésus-Christ: (Joan. VIII, 40) dit aux Juifs, qui veulent le faire mourir, qu'ils accom[)li$sent la vo* lonté du démon. En effet l'homme par le péché se rend malheureux en cette vie ejt enl'aulrey puisaueDieu ne peut s'empêcher de punir d un éternel châtiment tout péché mortel.
• Il est probable qu'un mauvais ange s^attache à chacun des hommes. Saint Paul dit aux Ephésiens (vi, 12) aue notu avons à combattre non contre des nommes de chair et de sang^ mais contre les principautés et les puissances^ contre les princes du monde f c'est^à^dirci de ce sUcle ténébreux. Ainsi l'en-
^ seignent Origène ( hom. 10 m Lucam h Tcrtullien (£. de aninw^ c. 39), saint Grégoire de Nyce (1. i De vita Magni)^ etc. Ce n'est pas Dieu, mais le prince des démous, qui envoie chacun de ces mauvais esprits ; car Dieu, qui est la bonté même, ne peut ni par lui-même, ni par un autre, porter l'homme au péché. Dieu peripet les maux, mais il ne tente lui-même personne. Dieii permet seulement au démon de tenter les nommes afln d'éprouver la vertu du juste ^t de punir les réprouvé^. Chacun de nous d'ailleurs est attiré et tenté par sà propre concupiscence. Celte permission de Dieu ne va que jusqu'à un certain point ; il ne laissa pas nos ennemis sévir contre nous h leur gré. Dieu permet que les hommes soient tentés, afln qu'ils deviennent plus humbles ; et s'il permet la perle des niéchanls» c'est parla plus juste et la plus méritée des punitions.
Le démon, cherchant 5 porter i'hoinme au péché, en prend tous les moyens, et ne néglige aucun effort pour arriver h cette fin. Ainsi il excite dans l'homme l'ignorance do la vérité {Il Cor. iv, kh il sème l'ivraie de la fausse doctrine et aùs mauvais exemples IMatth. XIII, 25) ; il s'opposeaux prédications des docteurs de la foi (/ Thcss. ii, 18) ; il déracine la parole de Dieu du cœur et de l'esprit des hommes {Luc, vin, 12); il inspire d'injustes et funestes desseins aux rois de la terre (/ Paralip. xxii) ; il s'efforce dç susciter des guerres (/ Beg, xxii) ; il cherche enfin à faire aux hommes tout je mal qu'il petit. Toutes ces tentatives provoqucrnt'd)rectement on indirectemetit le péché. H peyt encore suggérer h Thommo de raauvaiara pensées, comme il fit à l'égard de David [I Farql. XXII, 20); à l'égard de Judas [Joak. m\i^ 27); ^ l'égard d'Ananie {Act. v, 3). U
< veut et il peut nous tenter en nous excitant, au mal par l'attrait du plaisir, en nous dé-' tournant du bien par la crainte : il nous at-
'j,. taque, tantôt d'une manière sensiblement
• extéri^nre^ tantôt d'une manière sensiblement intérieure, tantôt à découvert, tantôt Sar des ruses secrètes et déguisées. Il est Onc utile de considérer attentivement les t divers moyens de tentation que le démon metençeuvre.
\. (#es démons attaquent Içs Ames qui aspirent spécialement h la perfection, d^abord de vive force , par de formidables tistons^