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b ASCETISME.
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les mystères elles secrets de la Divinité; mais ces Ames sont en très-petit nombre; et lorsqu*on voit plusieurs personnes parler avec subtilité et en des termes étudiés de ces mystères impénétrables, on a sujet de croire qu'elles sont peu touchées de ce qu'elles disent, et que la plupart de ces dévotions sont l'ouvrage de l'imagination ou de rioclination naturelle, et nullement la production du cœur et un effet de la grâce.
DISCORDE. — !• La discorde est un des plus grands obstacles qui s'opposent au bien des communautés religieuses. On doit donc y éviter avec le i)lus grand soin cet esprit de division et ce ruine. « Tout royaume divisé contre lui-même périra. » [lUattn.^ m.) — « La charité fait les religieux, dit saint Jérôme; la charité fait les moines; sans elle, les monastères sont un véritable enfer, et ceux qui les habitent, des démons; avec elle, les monastères sont un vrai paradis, et ceux qui y vivent, des anges. En vain vous vous exténuez par de longs jeûnes; en vain vous vous couvrez de sombres et grossiers vêtements; en vain votre temps n'est-il
3u'une suite non interrompue d'offices et c travaux, si la charité manque, vous n'êtes pas même encore au degré le plus bas de la vie religieuse. » {Reg. mon.<, c. 1.) On comprend assez, du reste, que la discorde est diamétralement opposée à la charité, qui est le lien de la perfection, et sans laquelle les membres d une communauté ne peuvent former un corps mystique sous un seul chef, qui est Jésus-Christ.
2* Que les supérieurs aient donc soin d'éteindre, dès le commencement, les moin* dres étincelles de discorde et d'irritation; do ramener sur-le-champ à des sentiments de concorde et de paix ceux qui s'en écartent; d'entretenir dans leurs communautés une charité constante par la pratique des devoirs que cetle belle vertu impose, et de répéter souvent celte douce parole de saint Jean : « Mes chers enfants, aimez-vous les uns les autres. » — « Evitez avec soin, dit saint Jean de la Croix, de vous occuper et surtout de parler do ce qui se passe dans la communauté, ou de ce qui concerne quelque religieux en particulier; ne vous entretenez point de son caractère, ni de sa manière d'agir, ni de ses affaires ; et sous aucun prétexte de zèle ou de correction, n'en parlez h personne qu'à celui à qui il convient d'en faire part.... Occupez-vous uniquement de vous : autrement, à quelques travaux que vous vous livriez, vous •nyez beau être dans un monastère , vous n'êtes point un vrai religieux. »
DIACONESSE. — Terme en usage dans la primitive Eglise, pour signifier les personnes du sexe qui avaient dans TEglise une fonction approchante de celle des diacres. Saint Paul en narle dans son EpUre aux Komains^ Pline, le jeune, dans une de ses Lettres à Trajan, fait savoir à ce prince qu'il avait f lit mettre h la torture deux diaconesses (ju'il appelait minisira.
Le nom de diaconesse éisiii affecté à certaines femmes dévotes, consacrées au service de TEglise, et qui rendaient aux femmes les services que les diacres ne pouvaient leur rendre avec bienséance, comme dans le baptême qui se conférait aux femmes par immersion, aussi bien qu'aux hommes. — Elles étaient aussi préposées h la gardé des églises ou des lieux d'assemblée, du côté ou étaient les femmes, séparées des hommes selon la coutume de ce temps-là. Elles avaient soin des pauvres, des malades de leur sexe, etc. Dans le temps dos persécutions , lorsqu'on ne pouvait envoyer un diacre aux femmes, pour les exhorter et les fortiQcr, on leur envoyait une diaconesse. {Voir Balsamon, iur le deuxième canon dn concile de Laodicée^ et les Constitutions afm^ toliques^ 1. ii,c. 57; Assemani^ Biblioi\ orient.^ t. IV, c. 12).
Lupus, dans son Commentaire sur les con^ ciles, dit qu'on les ordonnait par l'imposf'tion des mains, et le concile in TrullOf se sert du mot XicjooTévicv, imposer les maint, pour exprimer la consécration des diaconesses. Cependant Baronius nie cette impo« sition des mains, et qu'on usAt d'aucune cérémonie pour les consacrer; il se fonde sUr le dix-neuvième canon de Nicée, qui les mit au rang des laïques, et dit expressément qu'on ne leur imposait nas les mains. Cependant le concile de Cbalcédoine régla qu on les ordonnerait à quarante ans, et non plus tôt; jusque-là elles ne l'avaient élé qu'à soixante, comme saint Paul le prescrit à Timothée, et comme on peut le voir dans le Nomocanon do saint Jean d'Antioche, dans Balsamon , le Nomocanon de Photius et le Code théologien ^ et dans Tertullien, DeVelandis virgin. Ce même Père, dans son traité Ad uxorem, 1. 1, c. 7, parle des femmes ordonnées dans l'Eglise, et qui pour cela ne pouvaient plus se marier; car les diaconesses étaient des veuves qui n'avaient plus la liberté de se marier, et il fallait mémo qu'elles n'eussent été mariées qu'une fois pour pouvoir devenir diaconesses; mais, dans la suite, on prit aussi des vierges; c'est du moins ce que disent saint Epiphane, Zonaras, Baizamon et autres.
Le concile de Nicée met les diaconesses au rang du clergé; mais leur ordination n'était pas sacramentelle, c'était une cérémonie ecclésiastique. Cependant , parce qu'elles prenaient occasion de là pour s'élever au-aessus de leur sexe, le concile do Laodicéedi^fendit de les ordonner à l'avenir. Le premier concile d'Orange, en Wl, fait la même défense, et enjoint à celles qui avaient été ordonnées, de recevoir la bénédiction avec les simples laïques. — On ne sait pas au juste quand les diaconesses ont cessé, parce qu'elles n'ont pas cessé partout eu même temps. Le onzième canon du concile de Laodicée semble, à la vérité, les abroger; mais il est certain que longtemps après il y cil eut encore en plusieurs endroits.
Le vingt-sixième canon du premier con*
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