‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 91 sur 186 · EUG · texte numérisé non relu

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l'Eucbaristie, lequel devaii être rôti au feu et dont on devait brûler tous les restes ( Exod. XII, 9, 10); car, selon la remarque du bienheureux Albert le Grand: « Tout ce sacrement doit être embrasé du feu de la charité 1 » {Tr, de Euchar. , d. 3, tr. 4, c. 3. ) Enfin TEvangile nous recommande d'attendre le Seigneur avec des flambeaux ardents. (Luc. xii. ) Voici comment Dieu le Père, dans un entretien avec sainte Catherine de Sienne, expose celte comparaison : « Vous devez venir recevoir cet auguste sacrement, cette lumière si douce et si glorieuse, avec un amour aussi grand que celui que je vous ai témoigné en vous laisant servir par les élus mes serviteurs, en me donnant a vous comme nourriture. » (Tr. 3, dial. 110.) KprouveZ'Vous donc^ dit saint Bonaventure, afin de rtconnattre si vous avez la charité et la ferveur nécessaires pour, s'approcher de ce sacrement. {Tr, de prœpar. ad miss.^ c. h.)

Si nous voulons jdonc nous unir intimement à Jésus-Christ dans la sainte Eucharistie, considérons avec attention de quels tions ineffables nous sommes comblés ',par elle. « Nous tous, qui participons à ce corps

Ion notre faiblesse, imiter cette âme sacrée» ne rien faire qui vienne uniquement de nousmêmes, avoir tout en Dieu et lui être unis Car le lien de l'amour.» (L. ix Oper^f tr* . ) O âme sainte de Jésus ! unissez-vous h la mienne, afin que nous ne soyons qu'une âme et que je puisse dire ayec TApôtre : Je ne vis plus j c'est Jésus^Christ quivtt en moi*

iGaU II, ^. } Enfin nous recev(ms encore ésus-Christ comme Dieu, lui en qui soni tous les trésors cachés de sagesse et de science... en qui habite corporellement toute la pléni'tude de la divinité. (Coloss. ii, 3 et 9.) Ici Dieu vient h nous avec tous ses trésors, il veut enrichir notre pauvreté. Restaurons donc nos cœurs et agrandissons-en la capacité, afin d'y renfermer nos récompenses, et de ne pas les mettre dans un sac percé^ comme dit le prophète. {Agg. i, 6. ) Di* sons avec le Psalmiste : Que rendrai-je au Seigneur pour tous les biens dont il nCa eom^ blé? Je prendrai le calice du salut et f invoquerai le nom du Seigneur 0 mon ca/tce,

source d'ivresse ineffable, que vous êtes beau i ( Ps. cxv, 12; XXII, 5. ) Heureuse ivresse»

3ui transporte l'âme par la vertu du vin , ,, , 'amour que renferme le calice eucbaristi-

réfléchissons que nous recevons dans notre sein celui oui règne dans les cieux, qui est adoré par les anges, et qui siège auprès de l'incorruptible vertu. » (Hom. 61 adpopul.) Nous honorons par un cuite sacré et nous

Sressons sur notre cœur les saintes reliques, ue ferons-nous donc, quand nous avons dans notre poitrine le corps vénéré non de quelque saint, mais du Saint des saints ; ces .mains et ces pieds sacrés, ce cœur si digne d'amour, avec toutes ses blessures 1 Rappelons-nous que c'est pour nous qu'il a été attaché à la croix , que c'est f)0ur nous et à nous qu'il est livré dans la sainte Eucharistie, et disoxis de tout notre cœur : Corps de Jésus Christ y sauvez-moi! Nous recevons encore le sang de Jésus-Christ. « Ce sang, dit saint Jean Lbrysostome, est notre gloire ineffaçable ; ce sang ne laisse pas se flétrir la noble vigueur de Pâme, qu il arrose et

qu'il nourrit Ce sang a été répandu pour

purifier tout l'univers Il est le salut de

nos âmes : par lui Tâme est purifiée, embellie, enflammée d'amour. Il rend notre esprit plus éclatant que In flamme, il rend notre âme plus brillante que l'or. Ce sang xépandu nous a ouvert le ciel. 11 est le prix de l'univers; c'est par lui que Jésus- Christ a acheté TEglise, c'est par lui qu'il fa comblée d'honneurs. Ceux qui particij)ent à ce sang divin demeurent avec les iinges, les archanges et les vertus célesles, j'ovétus eux-mêmes de la tunique royale du Christ, et portant les armes spirituelles; mais que dis-je, c'est le roi lui-même qu ils revêtent. » ( t. c. ) Nous recevons en outre l'âme de Jésus-Christ. « Considérez, nous dit saint Frangois de Borgia, que l'âme de Jésus-Christ a tous ses attributs dans le Verbe, parce qu'elle subsiste dans la divine hypostase, el qu'il n'y a rien hors du Verbe divin. Rappelez-vous que nous devons, se-

que, et qui la transforme en sod bien-aimé.

Nous terminerons cet article par quelques avis aux directeurs des âmes sur l'usage de la communion qu'ils doivent prescrire k leurs pénitents.

1. Le directeur peut et doit, tous les huit jours dans les cas ordinaires , permettre l'usage de la sainte communion aux âmes qu'il trouve au sacré tribunal disposées k recevoir l'absolution. Tel est l'usage ordinaire des Pères spirituels et de l'Eglise. La raison en est très-claire. Le pénitent a coutume de vivre avec persévérance dans h grâce de Dieu, ou de tomber dans quelque péché mortel ; car il n'est pas ici question des personnes dissolues, qui abusent de toute occasion ; elles se présentent rarement au tribunal de la Pénitence, ce oui ue permet pas au directeur, quand il le voudrait, de leur prescrire d'approcher plus souvent de la sainte table. Pour les premières, quand elles vivent habituellement dans la grâce de Dieu, on ne peut leur refuser l'autorisatioo de communier tous les huit iours et les

Erincipales fêtes, ni les priver d un si grand ien, puisqu'elles y sont suffisamment disposées. A moins toutefois qiie l'arbitre de leur conscience, ou pour leur inspirer un plus profond sentiment d'humilité, ou pour exciter en eux un plus vif désir de cette sainte nourriture , ou pour éprouver leur repentir, ou pour les mortifier, ne juge k propos de leur imposer de temps en temps cette privation. Si, d'un autre coté, le pénitent souille parfois sa conscience d'une laute mortelle, mais en montre à son juge spirituel une douleur véritable et mérite de recevoir l'absolution, alors il faut lui permettre de s'approcher du banquet divin, afin d'y puiser la force de ne plus retomber dans les mêmes erreurs; car c'est Ik l'un des principaux effets cl le plus salutaire de

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cette céleste nonctiUire. Et môme, selon saint Ambroise» plus oft esl pécheur et infirme, plus on doit faire usM8 de ce pain sacré» de ce remède qui nous Kirtifi^ contre nos infirmités habituelles. (L. it At a#nn., c. 6.) Saint Hilaire ose dire : « Si les. pMiés ne sont pas assez graves pour faire encooL'» rir Tcxcommunication (et à notre point de vue, nous disons plus justement, pour ren« dre indigne de l*aosolution), on ne doit pas s'abstenir du remède du corps et du sang tle Notre-Seigneur; car iJ est a craindre que celui qui s'en est abstenu ne compromette son salut. » {Apud Gbatian. , De consecr.f dist. 2.)

Une autre raison qu'on donne, afin de prouver l'utilité de la communion hebdomadaire pour les Ames dont nous parlons , c'est la nécessité de briser, par cet obstacle, les efforts du démon. Par là il n'osera plus les assaillir de ses tentations, ou, du moins, il les attaquera avec moins de violence. « Efforcez-vous, dit saint Ignace, martvr, de vous rassembler fréquemment pour TEucharistie et la gloire de Dieu. Quand vous êtes souvent réunis en ce lieu, vous détruisez les forces de Satan, et repoussez les traits de feu qu'il vous lance en vain pour vous vxciterau péché. » {EpisL ad Ephes.)

II. Si une personne est arrivée au point de vivre continuellement dans la grâce de Dieu, et môme de s'abstenir avec beaucoup de soin du péché véniel, et d*étouffer toute effection pour ce [)éché, si elle aime la pénitence, et s'applique à la modération et a la mortification de ses propres appétits; si elle s*adoune h l'exercice des saintes méditations; si elle a un ardent désir du pain des anges, et si elle retire de la table sainte des fruits et des forces pour avaucer dans la vertu, on pourra lui permettre de communier deux, trois, quatre et même cinq fois la semaine, selon qu on la verra faire de plus en plus des progrès dans la perfection, et tirer plus ou moins de profit de ce banquet divin. Le Pape saint Grégoire VII, écrivant à la comtesse Hatbilde, jeune fille d'illustre naissance, et d'un caractère d'élite, mais plus remarquable encore par l'esprit et la piété, lui propose la fréquente communion comme le principal moyen de perfection. {Apud Babon* 1074., n. 12, 13.) Aussi le directeur ne doit nullement craindre de se montrer trop libéral à permettre à de telles âmes le fréquent usage de la sainte communion, puisque les saints, dont l'autorité est du

1>lus grand poids dans TEglise, ont agi de a sorte.

Si la personne spirituelle est arrivée déjà è une haute perfection; si elle a surmonté et vaincu ses appétits et ses mauvaises inclinations; je dis si elle a vaincu^ et non-seulement assoupi par l'aliment des consolations sensibles, ce qui arrive souvent aux commençants; si elle a acquis, surtout dans l'usagede ce mystère, une grande communicatiouavecDieu,à tel pjint que Jésus-Christ lui-m0^)e semble chercher ses délices dans cette AmCy alors on pourra lui permettre de

se nourrir tous les jours de la céleste nourriture. Poul* s'approcher chaque jour de la table sainte, dit saint François de Sales, il faut avoir surmonté presque toutes ses mauvaises inclinations et y être autorisé par son père spirituel. (Introd. ad t>ilam dévot. ^ p. It, c. 19.)

Que le directeur ne permette pas qu'oc se ofspense de cette eïcellente habitude de la fr^Oi^te communion, sous le spécieux prétexte* allégué par beaucoup de personnes, que ce fréquent usage engendre la familiarité, et diminua insensiblement le respect qu'on doit avoir pf^t ce sacrement. Car« si les âmes sont douéet.des qualités dontj*ai parlé plus haut, et si eltes s^approcbent de la table sainte avec toutes les préparations requises, leur respect pour o<^ auguste mystère, loin de diminuer, augmentera tous les jours. Il y a seulement cette diSfirence entr^ ceux qui vivent avec les habitants de cette terre, et ceux qui s'entretiennent tr^-souvent avec les citoyens de la céleste patrie, que les premiers découvrent toujours plus les défauts de ceux avec qui ils vivent familièrement, tandis que lesautrescomprennenl Je plus en plus leurs excellentes prérogatives. De sorte que la familiarité chez les uns éteint peu è peu l'estime et le respect, et ne fait quB les accroître chez les autres. Et si le directeur veut en avoir une entière conviction, qu'il jette seulement les yeux sur celui qui ne communie qu'une fois ou deux Tannée, et en même temps sur celui qui communie plusieurs fois la semaine. Il verra que celui-ci est plein de respect et d'amour pour le Sauveur que lui voilent les espèces sacrées, tandis que l'autre est tout indifférent, et semble s'approcher de sa propre table pour manger un pain ordinaire et non le pain des an^es. Ce n'est donc pas la fréquente communion, mais plutôt la négligence à s'en approcher, qui fait perdre la respect et la vénération pour ce divin mystère.

III. Que le directeur remarque que les règles ci-dessus prescrites sont sujettes à diverses exceptions, en raison des différentes circonstances auxquelles les pénitents sont quelquefois exposés. Une religieuse, par exemple, de beaucoup d'esprit et d'une grande perfection, mériterait de puiser chaque jour de novivelles forces par l'usage de ce nain sacré. Il ne faudrait cependant pas le lui permettre si les autres religieuses ont Thabitude de ne s'approcher de la table sainte que deux fois la semaine. Lui accorder, eu ce cas, à elle seule, l'autorisation de communier chaque jour, ce serait introduire une sorte de singularité, qui serait pour elle une occasion de vanité, et pour les antres un motif de murmures. Avec un marchand ou un artisan d'une grande perfection, il faut agir aussi avec beaucoup de précaution. Souvent la multitude, la continuité et Fur* geuce de sts occupations^ ne lui laissent pas, pendant la semaine, assez de temps pour sa recueillir, comme doit le faire quiconque veut dignement recevoir le roi du ciel dans

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DICTIONNAIUE

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rhabilalîon de son cœur. Un liomme ou une femme mariés ne devront pas recevoir Taulorisalion de communier aussi souvent qu'un jeune homme, ou qu'une jeune ûile pieuse, quoiqiiie arrivés au môme degré de perfection. Bien que Taccomplissemenl des devoirs conjugaux n'empéciie personne de s'approcher de la table aes anges, il y aurait cependant des inconvénients, parce qu'en raison de la fragilité de notre nature, 1 étal de mariage est presque toujours exposé à des imperfections, des défauts et des péchés véniels. Comme en cette matière ardue il nous faut nous attacher plutôt au jugement des autres qu*à notre opinion personnelle, nous î)0us appuierons sur l'autorité de saint Jérôme, et nous en citerons les paroles, en laissant au directeur le soin de les méditer et de les peser en lui-même. Ce saint docleur, après avoir rapporté ces paroles de saint Paul : Ne vous refusez point fun à l'autre le devoir^ si ce n'est d*un consentement n^utuel, afin de vous exercer à la prière [1 Cor. VII y 5), ajoute :« L'apôtre saint Paul dit que, quand nous voyons nos femmes, nous ne pouvons prier. Si l'accomplissement du devoir conjugal est un obstacle pour la prière, ce qui est moins srave, à plus forte raison est-il un obstacle à la réception du corps de Jésus-Christ, acte d'une plus haute çravité. Saint Pierre nous exhorte à la continence, pour qu'il n'y ait aucun obstacle à nos prières. De quel péché, je vous le demande, me suis-je ici (la9) rendu coupable? Quelle faute ai-jo commise? Si les eaux sont troubles, la faute en est non au lit, mais à la source. En quoi suis-je répréhensible d'avoir osé dire de moi-même : comment peut être bon ce qui nous empêche de recevoir le corps de Ïésus-Chnst ? Je réponds en deux mots : quel est le plus important de prier ou de recevoir le corps de Jésus Christ? Assurément c'est de recevoir le corps de Jésus- Christ. Or si le devoir conjugal est un obstacle à ce qui est moins important, à plus forte raison Test-il à ce qui l'est le plus. Nous avons dit, dans le même ouvrage, que David et ses compagnons n^avaient pu manger le nain de proposition selon la loi, sans avoir àéclaré s'être abstenus pendant trois jours de tout commerce avec les femmes. Or il ne s'agissait pas de commerce avec les courtisanes, ce qui était réprouvé par la loi, mais avec leurs épouses légitimes. Le peuple aussi, avant de recevoir la loi sur le mont Sinaï, reçut l'ordre d'être pendant trois jours pur de tout commerce charnel. Je sais qu'à Rome les fidèles ont l'usage de recevoir en tout temps le eorps de Jésus-Christ; je ne blâme ni ne condamne cet usage ; chacun fait comme il l'entend. Mais je ne suis pas d'avis qu'on doive communier le jour même qu'on a eu commerce avec sa femme» ...Que chacun s-éprouve, et s'approche ainsi du corps de Jésus-Christ. Ce n'est pas que ee délai de la communion, d'un jour ou deux, rende le Chrétien plus saint, ni fasse

mériter demain ou après ce dont on n'éta't pas'digne aujourd'hui ; mais la douleur d'élre privé du corps de Jésus-Christ me fera pendant quelque temps m'abstenir de»

devoirs d'époux . et préférer à l'amour conjugal l'amour de Jésus-Christ. » {Epist. ad Samach. pro lib. advers. Jovin.) A l'autorité de saint Jérôme je joindrai celle du Docteur angelique, qui tranche ainsi la

auestion, se fondant sur les paroles précéentes de saint Jérôme et sur d'autres de saint Grégoire: « L'accomplissement du devoir comugal, quand il se fait sans péché (c'est-à-aire exclusivement dans le but d'avoir des enfants), n'a pas d'autre molff d'emf bêcher la réception de ce sacrement que ceui que nous avons indiqué pour la pollution nocturne qui n'est pas accompagnée de péché, c'est-à-dire, à cause de l'impureté corporelle et de la distraction de l'esprit. C'est ce qui fait dire à saint Jérôme, à propos d'un passage de saint Matthieu : Si les pains do proposition ne pouvaient être mangés par ceux qui avaient eu commerce avec leurs femmes, combien h plus forte raison doivent s'abstenir de ce pain, qui est descendu du ciel, ceux qui peu d'heures auparavant se livraient aux actes de l'amour charnel? Ce n'est pas que nous veuillons condamner le mariage; nous disons seulement que, sur le point de manger l'Agneau sans tache, nous devons nous abstenir des œuvres de la chair. Et comme c%;st une affaire toute de convenance et non de nécessité, saint Grégoire dit qu'il faut laisser à chacun son opinion sur ce sujet. Mais si dans l'œuvre charnelle on se propose plutftt le plaisir que la postérité , ajoute saint Grégoire, il laut interdire l'oiilrée delà table sainte. » (ni part., quœst. 21, — alias 80, art. 7, ad. 2.)

Ces paroles doivent être entendues par le directeur dans leur sens véritable. Rendre le devoir à celui qui a droit de l'exiger ne présente aucun inconvénient pour Tusage do la communion, si on le fait avec l'inlen tion sincère d'exécuter la volonté de Dieu par l'accomplissement de ses obligation:» particulières. Quant à celui qui exige ce devoir, selon le droit au'il en a, il peut cependant, et il doit en résulter pour lui quelque inconvenance à s'approcher de l'Eucharistie, surtout s'il exerce ses droits sans nécessité et d'une manière ou dans des vues peu confolmes à la fin naturelledu mariage. Le directeur comprendrace que nous voulons dire ici. En général , il est certain qu'il faut se montrer plus libéral envers les célibataires qu'envers Ic's personnes mariées. Leur condition» dit TApôtre, est plus parfaite, et leurpureCé les rend généralement plus agréables à Jésus-Christ caché sous les esrièces sacrées. Le lis de pureté virginale, qu ils conserveiit sans souillure, les dispose mieux à s'unir avec le beau lis des vallées, avec notre aimable Rédempteur.

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