‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 3)Chapitre 92 sur 186 · IV. Le directeur rencontrera des persan · texte numérisé non relu

IV. Le directeur rencontrera des persan

^169) Saint'iérÔJne défend ici un passage incriminé de sa réfutation des erreurs de Jovimen,

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D'ASCETISME.

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ùes qui, mieux disposées que les autres à recevoir fréquemorent cette céleste nourrituroy s'abstiennent néanmoins de la table sainte par humilité, reconnaissant leurs bassesses et leurs imperfections. Il faut los avertir que cet humble abaissement de soimôme est nécessaire, il est vrai, pour recevoir cette nourriture; mais que Tamour doit prévaloir et triompher de cette crainte respectueuse produite par rabaissement de soi-même, qui nous priverait des fruits salutaires que cet arbre de vie produit habituellement dans nos âmes. Ils doivent donc considérer leur propre indignité, mais non pas s'arrêter à cette pensée. Il vaut mieux pajer à la contemplation de la bonté infinie, que le Rédempteur nous témoigne dans cet auguste mystère; et à la méditation de Tardent désir avec lequel il souhaite de s*unir à nos âmes. Ces considérations exciteront en elles un mutuel amour, et les enflam- Deront d'ardeur pour la table sainte. Car, selon saint Thomas : « Ce sacrement est la nourriture spirituelle, et comme chaque jour on prend la nourriture cor()orelle, de même c'est une pratique louable de recevoir ce sacrement tous les jours. » (^S, quiBst. 80, art. 10, ad. i. ) Rappelons-nous toutefois qu'il faut remplir les conditions que nous avons exposées plus haut. Aussi Louis de Blois dit avec raison : « Il est Jouable parfois de s'abstenir de la réception sacramentelle de l'Eucharistie par humilité, sainte frayeur ou respect; mais il est bien préférable de s'en approcher souvent, par un sentiment de chanté, par le désir de la gloire de Dieu et du bien général, ou par une dévotion toute spéciale. » IMorUl. spirit., 6, 7, 8. )

Avi» sur ta communion spirituelle. — I. Comme il n'est qu'un très-petit nombre de personnes à oui l'on puisse acc rder l'autorisation ae recevoir tous les jours le corps divin de Jésus-Cbrist, contenu sous les espèces sacrées, tous les fidèles doivent au moins s'appliquer à le recevoir tous les jours spirituellement, c'està-dire, par la communion spirituelle. Elle consiste, selon saint Thomas, dans un vif désir de recevoir cet auguste mystère. « On est baptisé ou on communie spirituellement et non sacramentellement, quand on désire de recevoir ces sacrements. » (m p., quœst. 21, a/taj80,— art. 1, ad 3. ) « On mange spirituellement le corps de Jésus-Christ, quand on croit à sa présence réelle sous les espèces de ce sacrement, et qu'on désire avec ardeur recevoir ce sacrement. » Et alors on oe reçoit pas seulement spirituellement lésus-Chrisl, mais encore on participe spirituellement à oe mystère. Si c'est un désir brûlant et plein d'ardeur, cette réception spirituelle est souvent plus abondante en fruits et plus agréable à Dieu que beaucoup de communions réelles faites avec tiédeur. Cette différence provient non du mystère, mais de la froideur de celui qui s'en approche. Nous voyons dans la Vie de sainte Cathrint de Sienne que, désirant avec la plus

vive ardeur s*unir à son divin époux caché sous les espèces sacrées, elle en vint, dans la violence de ses désirs, jusqu'à éprouver des défaillances, et supplia l'arbitre de sa conscience, le B. Raymond, de vouloir bien dès le point du jour lui apporter le pain des anges, dans la crainte où elle était do suc» comber sous la véhémente impétuosité de ses désirs. Les angoisses d'amour de cette pieuse vierge furent si agréables à Jésus- Christ, qu'un matin, pondant que Raymond célébrait les saints mvstères, le Seiuneur permit qu'au moment Je la fraction de l'hostie une parcelle s'échappât des mains du prêtre et volât sur la langue de Catherine, présente au saint sacrifice : c'est ainsi qu'il voulut rassasier la fervente avidité de son épouse. ( Saint Antonin, m part. Chron,^ lit. 23, c. 13, § 8. )

Cette réception spirituelle de TEucharislie peut se répéter plus de cent fois par jour avec la plus grande utilité. L'âme pieuse en effet peut par de fréquentes affections s*élever jnsau'à Jésus caché dans l'Eucharistie, et s exciter au désir de s'approcher do lui et d'unir à son corps le corps sacré de son Rédempteur. Saint Ignace, martyr^ d t dans sa lettre aux Romains : «Je ne désire pas les plaisirs de ce monde, mais I0 pain de Dieu, le pain céleste, le pain de vie, qui est la chair de Jésus-Christ, nls du Dieu vivant; et je veux boire son sang, qui est l'amour incorruptible et la vie éternelle, h De même une âme spirituelle pourra répéter souvent dans la journée, quand les charmes et les plaisirs du siècle s'offriront à sa pensée : Ce ne sont pas les plaisirs de ce mondCf les richesses, la beauté, etc., que je désire , mais le pain de Dieu, le pain céleste^ le pain de vie. Je souhaite uniquement de recevoir mon Jésus, délices des anges, trésor inépuisable do richesses et fleur de toute' beauté. Je désire avec ardeur seulement de participer h ce corps divin, dont le glorieux visage remplit le paradis d'allégresse; h ce sang, qui a été versé pour moi, h cette âme que le Sauveur a rendue pour moi sur la croix; à cette divinité qui e£t lorigine et la source de tous les biens. Je- SHS-Ckrist est ma nourriture et je suis la sienne^ dit saint Bernard. ( Serm. 71 in Cant. ) Car il désire s'unir à moi et je désire m'unira lui dans ce divin mystère.

C'est par de telles aspirations que l'âme renouvelle à toute heure la réception spirituelle du pain des anges; réception qui sera d'autant plus parfaite et plus utiie, que seront plus ferventes les.affections pour cet auguste mystère.

II. Cette communion spirituelle doit se faire au moins une fois par jour, avec calme, recueillement et avec une préparation toute spéciale, pour augmenter en nou^ la piété, nous être profitable et compenser en quelque sorte les effets d'une communion véritable. Aussi le moment le plus favorable pour cela est celui du saint sacritice; on peut s'unir au prêtre, pour recevoir affectivement celte divine nourriture, taudis que

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celuFci la reeoit effectivement. I( faut donc %e pénétrer crabord d'une vive douleur de «es péchés, et s'efforcer ainsi de purifier rbabitation de son coeur où Ton désire si ardemment de recevoir le Seigneur et de Vy conserver. Ensuite produire des actes d*une fbi vive sur Ja présence réelle de Jésus- Christ dans ce mystère; considérer la majesté de Dieu qui *se cache Sous le voile de ces apparences, méditer la grandeur infinie de cet amour et de cette bonté avec lesquels non-seulement il ne dédaigne pas de s'unir à nous, mais encore le désire avec ardeur,; arrêter les yeux de l'esprit sur BOtre propre misère. Il faut alors produire dts actes d'humilité et de désir: d'humilité à l'asoect de notre indignité, de désir à ta pensée de l'amabilité infinie de son Seigneur. Se rappelant ensuite qu'il ne peut ce jonr-là s'unir en réalité avec lui par une véritable réception de l'Eucharistie, il doit s'approcher de lui par l'affection et s'unir à lui par le lien d'un amour paisible et tranguille.il lui faut enfin se répandre en sentiments de gratitude et de louange. Si Jésus-Christ n'est pas descendu réellement dans son cœur, cela ne dépendait pas de lui ; non-seulement il était disposé à cette union d'amour, mais encore il la désirait, autant que possible, avec la plus vive ardeur de charité. Qu'il lui demande donc ces grâces dont il se reconnaît indigne, et qu'il s'exerce à produire les actes cfu'il a coutume de produire après la réception réelle de la sainte Eucharistie. Outre les fruits qui résulteront pour lui de cette communion spirituelle, il en retirera encore l'avantage de préparer parfaitement son âme à recevoir le feu de l'amour divin, iusqu'à ce qu'elle s'approche réellement de la sainte table^ pour s'y nourrir véritablement de la chair vénérable de son divin Rédempteur.

EUCHER ( Saint ), évéque de Lyon, d^une naissance illustre et d'une piété éminente, se relira, avec ses fils Salone et Véran dans )a solitude de Lérins, après avoir distribué une partie de ses biens aux pauvres, et l'autre partie h ses filles qui ne le suivirent pas dans sa retraite. Mais il fut tiré de l'obscu*rité où it se cachait, pour être élevé sur le siège de Lyon vers&3«. li assista au premier concile d'Orange en Ul, et s^ signala par sa sagesse et par son éloquence. 11 mourut vers hik. On a de hui : l*" J^loge du désert^ adressé à saint Hilaire; — 2" Traité du mépris du monde f traduit en français par Arnaud d'Andilly; — 3" Jrai7^ des formules ipiriîuelles ; — - k^ Histoire de saint Maurice et des martyrs de la légion Thébéenne. Tous ces ouvrages sont fort bien pensés et encore mieux écrits.

EUCHYTES — Les euchy tes sont des anciens hérétiques ainsi nommés du grec cv^n, prière^ parce qu'ils soutenaient que la prière seule suffisait pour être sauvé. Ils abusaient de ces paroles de saint Paul (J Tkess. v) : Priez sans relâche ; ils bâtissaient dans les

DIGTlONNAlItE

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places publiques des oratoires, quils nom* maient adoratoires: rejetaient comme inutiles les sacrements de baptême, d'ordre et de mariage. Ces sectaires furent aussi nommés massalienSf mot qui signifie en syriaque la même chose- que euchy tes y et enthousiastes^ à cause de leurs visions et de leurs folles imaginations. Ils furent condamnés au concile d'Ephèse en 431.

Saint Cyrille d'Alexandrie, dans une de ses lettres, reprend vivement certains moines d'Egypte, qui, sous prétexte de prier continuellement, menaient une vie oisive», et négligeaient le travail. Les Orientaux estiment encore aujourd'hui ces hommes d'oraison, et les élèvent souvent aux emplois les plus importants.

EUDES ( Jean ), frère du célèbre historien Mézerai, naquit à Rye, dans le diocèse de Séez, en 1601. Il entra de bonne heure dans la congrégation de l'Oratoire, où il régla ses mœurs et forma son esprit sous la con* duite du cardinal de Bérulle. Après y être resté dix-huit ans, il en sortit en 16&^, pour fonder la congrégation des Eudistes^ dont le but était d'élever des jeunes gens dans la piété et les sciences ecclésiastiques. Eudes mourut à Caen en 16S0, laissant plusieurs ouvrages ascétiques qui ont fait plus d'honneur à sa dévotion qu'à son esprit, parmi lesquels on remarque son Traité de la dévotion et de Voffice du cœur de la sainte Vierge^. inl2, 1650.

EULOGË (Saint), de Cordoue, prêtre, élu archevêque de Tolède l'année même otV il fut martyrisé par les Sarrasins, 859, fortifia par ses écrits et par ses discours ses frères dans la foi. Il nous reste de lui : !• Memoriale sanctorum: — 2* Libri ires de martyribus Cordubensibus, et apologeticon pro gestis eorumdem; — 3* Exhortation au martyre: — k" Quelques Lettres. Ces ouvra-

?es ont été insérés dans la Bibliothèque des 'ires,

EUSÈBE d'Ephèse mourut v^rs l'an 359.

Il nous a laissé douze Homélies adressées aux moines.

EUTHANASIE. - Signifie mort heureuse de ceux qui passent sans douleur, sans crainte et sans regret de cette vie à raulre^ ou qui meurent en état de grâce.

EUTRAPÉLIE. -- {V eutrapélie (tOT/xwriXta , facilitas) est la plus agréable de toutes les vertus. Elle peut se définir : La vertu qui tempère les jeux et les divertissements conformément à la droite raison. En eO*et, nous devons quelquefois relâcher notre esprit par des divertissements agréables et joyeux, afin de le rendre plus prompt et plus dispos pour les devoirs les plus importants de la vie. Mais, comme il est facile dans les jeux et les divertissements de violer les préceptes dB la droite raison » il est besoin a'une certaine vertu, qui puisse les retenir dans une juste mesure : et cette vertu , c^est Veutrapélie.

Bi( Q que le jeu soit souvent confondu avec la plaisanterie et le divertissement.

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