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sons bien cet examen, nous sommes égaie* ment assurés de bien faire notre confession. Atîs au directeur.
1. Relativement à cet usage quotidien de 1*eiamen de conscience, le directeur doi^ remarquer deux choses: 1* que cet exercice peut être pratiqué par toutes sortes de per«> sonnes, même par celles qui ne peuvent, à raison de leur ignorance, employer le^ autres moyens spirituels, comme la médil'^ion ou la lecture des livres de piété. Car quiconque est (capable de se confesser, rest aussi de s'examiner chaque jour et de produire des actes de contrition à la vue de ses péchés; 2* que personne ne doit être exempt de cet examen, ni ceux qui aspirent à la perfection, ni ceux qui ne s^apphquent point à la perfection. Car cette pratique est d*un grand secours, non-seulement pour rendre Tâme parfaite, mais encore pour la sauver. Un directeur n'éprouvera aucune difficulté de reconnaître cette vérité;npoiHP peu qu'il considère que le propre de toutes les cooses humaines est de se détériorer toujours et de marcher sans cesse à leur destruction, si on ne les répare. Ainsi en est- il de notre Ame. Les inclinations perverses qui nous portent au mal ont une telle force, les tentations du démon nous excitent au péché avec tant de violence, et une foule d occasions dangereuses nous entraînent à notre perte avec une fatalité si déplorable, qu'il est impossible à notre âme, si misérable et si faible, de ne tomber jamais soustantd*attaques,denese laisser prendre jamais à tant de pièges, de ne sortir jamais de la voie droite, ou de n'éprouver jamais quelque dommage considérable. Si donc ces pertes, hélas I trop fréquentes, ne sont pas réparées chaque jour par l'examen de conscience, par la contrition et le ferme propos, l'âme tombera nécessairement dans un état de délabrement tel, qu'elle finira enfin par périr misérablement. C*est pourquoi le directeur doit employer toutes les ressources d'un saint zè\e, pour inculquer à l'esprit de ses pénitents l'usage habituel d'une pratique aussi avantageuse.
Saint Grégoire explique, par une comparaison tirée du corps humain, les perles que nos Ames éprouvent chaque jour, ainsi que la nécessité d*y remédier chaque jour aussi parles examens , les actes de contrition et les larmes. Voici les propres paroles du saint docteur : « De même que nous ne sentons pas quand nos membres croissent , q«iand notre corps s'augmente, quand notre visage se change, quand nos cheveux noirs blanchissent (car tout cela se pas<*e en nous à cotre insu); de môme notre Ame, pendant la vie, se change, devient autre, et nous ne le savons que quand, par une garde vigilante sur nos sens intérieurs, nous rentrons en nous-mêmes pour examiner nos progrès et nos chutes... Or, en s'ioterrogeant ainsi elle-mèmeet en s'examinent soigneusement avec un sentiment de repentir, notre Ame se piirifie par ses larmes de ses souillures, et se renouvelle au creuset de la douleur. »
(MoR. 1. XXIII, c.6.)Nous le répétons donc, ua directeur, qui a à cœur le salut des Ames qui lui sont confiées, ne doit pas cesser de leur inculquer la pratique de l'examen quotidien
H. Il serait à désirer que cet examen se fit chaque jour deux fois, le matin et le soir. Telle est la doctrine des saints, et en particulier de saint Ephrem , de saint Dorothée et de saint Bernard ; il y eut même plusieurs fondateurs d'ordres religieux , qui , se conformant à la doctrine de ces saints, imposèrent ce double examen A leurs communautés et en firent un article de leur règle. Mais parce qu'un directeur ne pourra obtenir de tous la pratique de ce double examen, qu'il insiste du moins pour que tous fassent un examen sur le soir, avant Theure du repos, non-seulement à raison de ce que, à la fin de la journée , le moment est plus favorable pour demander à sa propre consxience un compte de toutes les actions du jour, mais encore parcé*gue les ténèbres et le repos de la nuit favorisent l'attention, le recueillement, et, par conséquent, sont plus propres à faire naître le repentir.
Si le pénitent a si peu cfe piété qu'on ne puisse espérer de lui un examen exact et complet, le directeur doit exiger au moins de lui un apercu,un coup d'œil sur la journée écoulée, un examen des choses les plus frappantes, avec un acte de repentir, un sentiment de regret. Non-seulement cet exercice, tout imparfait qu'il soit, servira h purifier la conscience de ses souillures, mais il rendra le pénitent plus précautionné pour le jour suivant. Il en résultera pour lui
Ju'il ne tombera point dans le malheur 'une foula de Chrétiens, qui, devenus une fois pécheurs, lAchent la bride à toutes leurs passions, et se jettent dans toutes sortes d'excès sans frein ni retenue.
Si le pénitent ne veut pas même s'astreindre à si peu, il faut sans hésiter lui dire qu'il n'a point A cœur son salut éternel. Dn marchand qui ne peut se résoudre à repasser ses comptes, à examiner ses gains et ses pertes, assurément se soucie peu d'obtenir de son commerce des résultats avantageux.
m. L'usage de Texamen particulier sera utilement conseillé aux personnes qui , dégagées des fautes graves, commencent à aspirer A la perfection, car c'est lA un moyen fort efScace pour y parvenir. Le directeur aura donc soin de leur laisser désigner les sujets sur lesquels elles devront le faire. Pour cela, qu*il remarque, pendant que son pénitent lui rend compte de sa conscience, quel est la mauvaise inclination qui remporte en lui sur les autres , auel est le défaut dans lequel il tombe plus souvent, et 3ui met le plus d'obstacle A ses progrès ans la vertu ; et alors il lui donnera ce vice dominant pour sujet de l'examen particulier, après toutefois lui avoir enseigné la manière de la faire avec fruit. Or, il e«t préférable de choisir parmi plusieurs dé* fauts è corriger , ceux qui sont extérieurs,
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